mercredi 31 décembre 2008

Bonne année !






lundi 22 décembre 2008

Les pubs de Michel Gondry

Michel Gondry est un magicien de l'image.
Pour preuve cette sélection de son talent inventif...

Son utilisation du mouvement est une de ses marques de fabrique (Smirnoff 1995) :


La pub Levi's de 1994 est un des plus grands classiques :


toujours cette utilisation du mouvement pour cette pub Motorola :


... Et tout le monde a été charmé par cette pub Air France sur une musique de Chemical Brothers :


La meilleure preuve que Michel Gondry est un monstre sacré de la pub mondiale, c'est qu'il est utilisé comme référence pour vendre de l'informatique, et en plus il réalise aussi le film !

Mais enfermer ce grand artiste de l'image dans la case réductrice d'icône publicitaire, c'est oublier que c'est un réalisateur (son dernier long est sorti en mars 2008, "c'est sympa, rembobinez", qui a lancé la mode des films "suédés") et c'est aussi une grande référence dans la réalisation de clips (Kylie Minogue, Rolling Stones, Chemical Brothers, Björk etc.).

Son dernier pour Dick Annegarn est encore une trouvaille visuelle :

En plus Dick Annegarn c'est trop cool !

samedi 20 décembre 2008

Drôles de Noëls à Arles !



Pour l'ouverture de cette 5ème édition de "Drôles de Noëls" d'Arles, La compagnie hispano-argentine Grupo Puja! présente K@osmos, un spectacle dynamique de théâtre à grande altitude. Huit artistes sont suspendus à 'La Bola', une grande sphère en acier, à 50 mètres au-dessus du sol. Une énorme grue les élève vers le ciel.

Exceptionnel !!!!

La compagnie est née en Argentine, en 1998, et s'est installée depuis 2002 en Espagne. Elle se produit lors de nombreux festivals dans le monde entier. En 2008, les villes de Mexico (Mexique), Dubaï (Emirats Arbes-Unis) et Zagreb (Croatie) ont pu accueillir la compagnie. Elle a également été programmé à Saragosse (Espagne) dans le cadre de l'Exposition Universelle et à Liverpool (Royaume-Uni), capitale européenne de la Culture en 2008.

Le spectacle se termine sous une pluie d'une multitude de plumes blanches...


Besancenot défend la culture en Arabie Saoudite



Et bien ce n'est pas Olivier bien sûr, mais Bertrand Besancenot, ambassadeur Français à Riyad qui a organisé une exposition proposée par des femmes saoudienne artistes dans les locaux de l'ambassade et qui s'est déroulée du 27 novembre au 6 décembre 2008.

Mais on peut se souvenir qu'Olivier Besancenot est aussi un ami des musulmans :
La discrimination des musulmans est une donnée incontestable et se mesure en particulier aux difficultés (parfois l’impossibilité) d’une pratique honorable du culte. Fidèle aux principes de laïcité, je suis hostile à tout financement public d’une religion quelconque. Mais je suis tout autant hostile aux pratiques qui bloquent la construction des mosquées par le jeu des refus des permis de construire, ou de celles qui (dans les cantines scolaires en particulier) rendent impossible l’observation de règles du culte. Mais je suis opposé à l’extension illimitée de ce que l’on appelle « islamophobie ». Je lutte pour garantir le droit public et privé à la pratique religieuse en général, mais je refuse que la critique des religions soit criminalisée (par le biais par exemple de l’interdiction du « blasphème »). Plus généralement, je ne scrute pas les consciences : je me sens plus proche d’un croyant qui soutient les sans papiers que d’un athée qui sacrifie au Dieu profit.

jeudi 18 décembre 2008

Madoff et Mukasey, petites affaires de famille

Comment ne pas penser à l'affaire Stavisky en fouillant dans les méandres de l'affaire Madoff. Justement, j'ai trouvé cette couverture du journal Dectective. Le premier journal à sensation inventé en 1928 par Gaston Gallimard et Joseph Kessel. Joseph Kessel qui était un grand noceur a bien connu Stavisky. Il en a tiré un livre en 1934, l'année ou Detective fait sa une sur l'affaire qui vient d'éclater... Kessel et Gallimard savaient que le scandale fait vendre.

Pour en revenir à l'affaire Madoff, celui qui hier était encore complètement mad et qui se retrouve tout à fait off, voici ce qu'on peut lire outre-atlantique :


La SEC ne se mouille pas

La Securities and Exchange Commission (SEC, gendarme de la bourse américaine) était sous le feu des critiques pour ne pas avoir réussi à détecter l'arnaque. Son président Christopher Cox tentait de calmer le jeu. "Jusqu'à présent, nous n'avons aucune preuve qu'un employé de la SEC ait mal agi", a-t-il déclaré depuis le siège de Washington.

La nièce de Madoff épouse un gendarme de la bourse

David Kotz, inspecteur général de la SEC, va tenter de voir où le gendarme de la bourse a pêché. Il va notamment examiner la relation entre un ancien avocat de la SEC Eric Swanson et la nièce de Madoff, Shana, à présent mariés.

Swanson a fait partie d'une équipe qui a surveillé les opérations boursières de Madoff en 1999 et en 2004. Aucun de ces audits n'a débouché sur une enquête. La SEC rappelle dans un communiqué que son règlement interdit strictement à ses employés d'auditer des entreprises où ils détiennent un intérêt personnel.

Pourtant, les autorités américaines ont été prévenues durant des années qu'il y avait quelque chose de louche derrière les performances affichées par les fonds de Bernard Madoff, mais ces avertissements ont été ignorés et les rares enquêtes diligentées n'ont jamais débouché.

D'où venait la fortune de Madoff ?

Une ancienne journaliste du magazine économique Barron's, Erin Arvedlund, rappelle qu'elle avait écrit dès 2001 un article sur le gestionnaire vedette de Wall Street, intitulé "Ne jamais poser de questions, ne jamais rien dire".

Elle s'y demandait "pourquoi Madoff a renoncé à des centaines de millions de dollars d'honoraires", car sa société ne faisait pas payer les frais classiques des fonds d'investissements à risque (2% de tout argent investi et 20% de tout profit engrangé). Pourquoi, se demandait-elle déjà, fait-il pression sur les investisseurs pour ne jamais révéler qu'ils ont de l'argent chez lui. Comment se fait-il que "personne ne comprend comment il gagne de l'argent".
La même année, Michael Ocrant, de la revue spécialisée dans les fonds d'investissement MAR/Hedge, se demandait comment les investissements de M. Madoff pouvaient assurer "une telle régularité et un tel manque de volatilité"

Le fils du ministre de la Justice est l'avocat d'un associé de Madoff

Les réseaux relationnels entre la sphère financière et ses "régulateurs", qui dépendent du monde politique, commencent à émerger comme une question centrale du scandale. Pour ajouter à l'embarras, mercredi, le ministre de la justice américain, Michael Mukasey, s'est "démis" de toute intervention dans l'affaire Madoff. Explication : son propre fils, Marc, est l'avocat de Frank DiPascali, l'un des plus hauts responsables de BMIS, le fond de placement de Madoff...


sources : canadian press, romandie news Le Monde


mercredi 17 décembre 2008

Cabinet Noir et Black man


J'ai acheté ce bouquin la semaine dernière, à la librairie d'Actes Sud, en sortant d'une interview de Jean-Paul Capitani...
Depuis je suis plongé dans toutes les affaires sombres qui ont agité le monde politique ces dernières années... Comment l'auteur, mon pote Birenbaum, fait-il pour dormir la nuit ?

La page 192 m'a particulièrement étonné.
Birenbaum a rendez-vous avec Guillaume Dasquié. C'est ce journaliste qui avait été enchristé, comme Philipis de Libération, il y a un an. Un type qui enquête sur les barbouzes et les magouilles, pour résumer. Je m'étais intéressé à cette affaire à l'époque.
Et bien suite a cette histoire, j'ai été contacté par le "black man". Ce black man dont il est question page 192.
Un type qui n'a pas d'accent.
D'abord il m'a engueulé un peu, puis il m'a dit bravo. Quand j'ai su qui était ce black man en lisant la suite de cette page, j'ai failli faire tomber le livre sous le coup de la surprise.
Mais qu'est-ce que c'est un black man ?

Vous le saurez en lisant la page 193.

mardi 16 décembre 2008

L'advertainment



Nouvelle tendance publicitaire décortiquée par Culture Pub : l'advertainment, un mélange d'entertainment et d'advertising, bref du spectacle !
Pour exemple, les nouveaux films suédois de l'agence Farfar pour Diesel mis en images par les réalisateurs Legs. Où l'art de l'entertainment par l'absurde. Idées déjantées et mise en scène loufoque... le clou étant "Pete, la marionnette de viande", sorte de pinocchio de viande totalement dingue qui devient le roi de la jet set :


lundi 15 décembre 2008

Bettie Page, encore...



Mad off, la folie prend fin


Pour Noël, Bernard Madoff nous fait un beau cadeau. Il porte le coup de grâce a un système pervers qui gouverne le monde. Moi je dis que c'est sympa.

Pourtant, on sait depuis longtemps que la spéculation financière n'est pas une bonne chose.
Dans son Manuel du Spéculateur en Bourse, de 1857, Pierre-Joseph Proudhon cite un article du Journal des chemin de fer, qui dénonce l’utilisation des capitaux mobilisés pour le groupe Crédit Mobilier à d’autres fins que l’investissement dans des biens réels. « De deux choses l’une, » explique le journal, « ou ces capitaux ont été confiés à l’entreprise pour les faire valoir dans les affaires industrielles et alors on s’étonnera que ces capitaux n’aient pas été mis dans les affaires faites par le Crédit Mobilier lui-même. Ou bien ces capitaux ont été destinés à des opérations de Bourse et l’on regrettera que des sommes aussi considérables aient été détournés des grandes entreprises industrielles pour être portées vers le jeu. »

Le jeu.

Arrêté jeudi, Bernard Madoff, 70 ans, célèbre gestionnaire de fonds de Wall Street et ancien président du conseil d'administration du Nasdaq, l'une des deux grandes bourses de New York, est accusé d'avoir monté une gigantesque fraude portant sur quelque 50 milliards de dollars.

50 milliards de dollars. 2 fois le plan de relance de Sarkozy.

La tentation est grande, pour les professionnels de la finance, d’aller toujours plus loin. Au point de dépasser parfois les bornes de la légalité ou de faire des paris qui les dépassent.
L'escroquerie n'etait qu'une classique chaîne pyramidale dans laquelle ce sont les dépôts des nouveaux arrivants qui payent les intérêts des anciens : un mécanisme qui s'est effondré à l'heure de la crise des liquidités lorsque les clients ont souhaité récupérer leur mise.

Et Madoff n'agissait pas sans savoir à quel jeu il jouait : il refusait de prendre l’argent de ses quelques amis intimes, alors que ceux-ci le suppliaient de les accepter comme clients...

Sources : L'Express, Challenges, Canoe

Et la liberté de la presse ?

Ce dessin est un de ceux que préfère leur talentueux auteur, Plantu.

En ces temps incertains, alors que la liberté de la presse doit plus que jamais être préservée, il est bon de rappeler l'article 19 de la déclaration universelle des droits de l'homme :
"Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit. "

Dans les faits, la plupart des médias se procure la majeure partie de l'information par le biais des agences de presse. L'AFP , troisième agence mondiale est donc une des principales sources.
Pour cette raison, son conseil d'administration est pluraliste et l'état y est en minorité. Huit représentants des directeurs d'entreprises françaises de publication de journaux quotidiens, deux représentants du personnel, deux représentants du monde télévisé et 3 représentants du gouvernement doivent élire un PDG n'appartenant pas au CA.

L'Etat apporte 40 % de son budget au travers d'abonnements à ses services, dont il fixe le montant en conseil d'administration, le reste provient des activités commerciale (vente de l'information). Sage mesure : une certaine autonomie, avec assez de subventions pour ne pas tomber dans l'avidité mercantile, et offrant des moyens pour exercer une mission essentielle à la démocratie : informer en toute liberté.

Mais cette indépendance n'est pas du goût de tous.

Le chef de l’Etat a un problème personnel avec l’AFP. Il n’a pas supporté quand il était ministre de l’intérieur qu’elle évoque un jour d’octobre 2005, alors que son épouse d’alors s’était envolée à New York avec son amant, une relation intime qu’il avait avec une journaliste politique du Figaro. L’Agence entre alors dans le collimateur du ministre-candidat pour ne pas avoir su protéger sa vie privée à laquelle, « ni plus qu’un autre ni moins qu’un autre », il a droit.

En décembre 2005, il s'arrange pour qu'un candidat en sa faveur devienne Pdg de cette structure incontrôlable, puisque sans capital ni actionnaire. Pierre Louette est un énarque, un enfant du sérail, passé par le cabinet de Balladur et qui vient de chez l'ami Bernard, LVMH. Sa mission est simple : modifier le statut de l'AFP pour en faire une société normale, et préparer l'ouverture de son capital. Laisser la porte ouverte à tous ses amis du Fouquets.

Qu'en sera-t-il de la composition du CA alors ? Les futurs actionnaires auront bien la tentation d'orienter l'information à leur avantage... Mais voyons diront-ils, c'est bien légitime, nous sommes dans une entreprise commerciale, n'est-ce pas ? A ce compte là, l'AFP deviendra une agence de marketing et plus une agence de presse. Et toute l'information sera corrompue à sa base.

Louette, assuré de voir son mandat renouvelé pour 3 ans doit mettre en place cette réforme au cours du premier trimestre 2009, c'est à dire demain.
le 28 novembre dernier, l’intersyndicale de l’agence a mis en ligne une pétition pour interpeller l’opinion sur la nécessité de ne pas transformer le statut de l’agence. A ce jour, elle a déjà recueilli plus de 8400 signatures.

Sources :
Le Monde Diplomatique - Bakchich

samedi 13 décembre 2008

Bettie Page

En mémoire à la première des pin-ups.

Au printemps 1954, Bettie rencontre Bunny Yeager, une photographe, ancien modèle elle-même. C’est avec elle que Bettie réalisera la fameuse collection de photos où Bettie, Princesse de la jungle, pose avec des léopards.

jeudi 11 décembre 2008

Mystérieuse Rachida Dati


Edifiante lecture que l'article de Denis Demonpion dans Le Point sur Rachida Dati !

J'avais déjà parlé de ses extravagances de Diva, mais j'avais omis les déplacements en avion :
"elle exige, pour un oui, pour un non, d’emprunter les avions (...) réservés au transport du chef de l’Etat et des membres du gouvernement. Les appareils aux couleurs de la République française ont de 8 à 12 places, mais voyagent pratiquement à vide, la ministre ne tolérant auprès d’elle que son chef de cabinet, qui tient l’agenda, et un chargé de communication. Or un vol de Villacoublay, la base aérienne de la flotte, revient en moyenne de 15 000 à 20 000 euros."

Plus loin, le journaliste évoque ses relations étranges avec l'Emirat du Qatar :

"Le conseiller diplomatique, Jean-David Levitte, quant à lui, en a assez des récriminations des ambassades et du Quai d’Orsay, qui se plaignent des extravagances de la ministre. Lors de ses déplacements à l’étranger, y compris privés, comme ce fut le cas au Qatar-un endroit où, pour de mystérieuses raisons, Rachida Dati se rend régulièrement-, elle exige que l’ambassadeur l’accueille à sa descente d’avion, même à 2 heures du matin."

L'article se termine sur cette effarante révélation :

"Elle confie volontiers à des proches qu’après son accouchement, une nouvelle vie s’offrira à elle. Elle afficherait, dit-elle, le père de son enfant avec qui elle pourrait partir vivre à l’étranger. Peut-on la croire ? Des âmes charitables affirment qu’à l’heure de la curée Rachida Dati, qui connaît les histoires de famille et du département des Hauts-de-Seine pour s’être occupée pendant quelque temps, en 2005, du secteur sensible des marchés publics, saura, le cas échéant, se rappeler aux bons soins de son protecteur."

Petite de taille, gonflée d'orgueil et d'ambition, elle est le portrait féminin de son maître Nicolas, mais ses secrets et son arrogance pourraient néanmoins signer sa disgrâce. Peut-être que les secrets de Rachida Dati ont leur origine dans l'Emirat du Qatar, richissime "joker diplomatique de Sarkozy"... Un pays ami de la France, qui accueille des entreprises nationales comme Veolia environnement depuis 2007, et qui vient d'acquérir 3 % de son adversaire Suez environnement. C'est un très gros morceau pour Sarkozy, un marché prometteur.

Comme toujours, Rachida est au cœur du big business...

lundi 8 décembre 2008

Bon voyage monsieur Lauzier

Gérard Lauzier est décédé samedi des suites d'une longue maladie à son domicile parisien.

J'ai lu Lauzier très jeune et un jour j'avais recopié une de ses histoires dans une rédaction, au collège. Ma prof de français, qui ne lisait pas les "tranches de vie" avait été très impressionnée.
Un autre jour, un copain qui connaissait quelqu'un chez Dargaud m'y avait amené. Je me souviens que j'avais tenu l'original de la couverture de "La Course du Rat" (c'était en 1978 et j'avais 14 ans), un lavis format A3 rehaussé d'Ecoline...

Voilà, la mort de Lauzier, c'est un peu la mort de ma jeunesse, comme quand Pratt est mort (je m'en souviens encore, c'est quand je suis parti m'installer au Maroc, le 20 août 1995).

Chapeau bas monsieur Lauzier.


lundi 1 décembre 2008

Une société se juge à l'état de ses prisons


Dans son rapport rendu le 20 novembre 2008, le Commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe, Thomas Hammarberg, dénonce « les conditions de vie inacceptables de nombreux détenus, qui doivent faire face à une surpopulation, une absence de vie privée, des locaux vétustes, et une hygiène pauvre » ou encore « le haut niveau de suicides dans les prisons françaises […] symptôme des défaillances structurelles du système pénitentiaire »

... et depuis une semaine, 3 détenus de plus ont encore mis fin à leur jour, un dans le fief très chrétien de Laurent Wauquiez, Le Puy-en-Velay, un autre à la prison de Luynes près d'Aix-en-Provence et le troisième à Fresnes (3e suicide le l'année pour cette prison du Val de Marne).

Dans le même temps, le très droitier Varinard recommande de mettre les enfants en prison dès 12 ans, et d'abaisser la responsabilité pénale de 13 à 12 ans. Pour en rajouter, Frédéric Lefèbvre nous ressert cette vieille lubie du ministre de l'intérieur de 2005, celle du dépistage précoce de la délinquance, dès le plus jeune âge (thèse basé sur le funeste rapport de l'Inserm de 2005).
Pour bien mettre la pression, la gendarmerie du Gers fait des descentes dans les collèges, avec chiens anti-drogue et fouille au corps d'enfants de 12 à 14 ans, dans l'enceinte de l'établissement. Bonne ambiance.

L'air de rien, la société réactionnaire se met en place, par pressions constantes, grignotage continu de la liberté individuelle. Encore un journaliste menotté et placé abusivement en garde à vue il y a 3 jours : Vittorio de Filippis, journaliste économique et ancien directeur de la publication de "Libération".

Un an après Guillaume Dasquié, bon anniversaire !

dimanche 30 novembre 2008

Tiens, voilà du Boutin !


Il y a un an, le directeur de cabinet de "la mère tape-dur" était contraint de démissionner devant le scandale au sujet de ses conditions de logement (un loyer HLM de complaisance). Ce pur produit de l'église tendance intégriste, Jean-Paul Bolufer se distinguait par des pensées assez étranges : En 1983, il coédite un Projet pour la France : construire nos communautés dans lequel il déclare vouloir établir un délit contre "toutes les atteintes morales et physiques aux familles", c'est à dire, l'avortement, l'homosexualité, la pornographie. Il propose aussi des "retraites à capitalisation familiale", c'est-à-dire en fonction du nombre d'enfants.

Ce triste sire pestait un mois avant sur les ondes de France Culture contre les locataires de HLM qui ont les moyens de se loger dans le parc privé. Le cynisme de ces cathos intégristes amis de l'Opus Dei n'a pas de borne ! ça fait penser à Hervé Gaymard. Une morale très appréciée par le président de la république (qui a perdu sa majuscule depuis mai 2007).

Christine Boutin, la pleureuse de l'hémicycle (au moment du débat sur le Pacs), trébuche sur les sans-abris qui meurent de froid : il faut les placer en hébergement d'urgence, exige la ministre mercredi. Que nenni, répond Fillon le lendemain. Offrez-leur au moins repas chaud, suggère Sarkozy vendredi. Quelqu'un pourrait-il leur dire que les hébergements sont en nombre insuffisant ?

Une de plus qui ne devrait pas passer l'hiver au gouvernement, mais la protection du Chanoine de Latran semble encore protéger la folle de Dieu.

Pauvre France.

samedi 29 novembre 2008

Mélenchon se fâche tout rouge !


Le sénateur Méluche vient de porter sur les fonds baptismaux son nouveau parti de gauche (pégé). Le meilleur ennemi de Ségolène ne mâche pas ses mots concernant le PS :
"La droite qui faisait déjà ce qu’elle voulait grâce à l’abstention du PS n’a plus rien en face d’elle. C’est tout le dispositif de riposte qui doit être reconstruit. Et pour cela c’est l’espace politique occupé par le PS qui doit changer de leadership. Naturellement cela ne veut pas dire que le parti socialiste va disparaître. Sous le même nom, autre chose va se présenter sur la scène. Soit, autour de Martine Aubry, une sorte de nouvelle SFIO, syndicat d’élus gérant les rites de la gloire passée, soit avec Ségolène Royal un parti de type démocrate à l’italienne."
Sa stratégie est de s'unir avec les communistes qui restent (il y en a encore un peu) et le nouveau parti anticapitaliste du facteur de Neuilly pour pratiquer un antisarkozysme de gauche, aux couleurs du rouge de la passion et de la révolution.

Bonne chance camarade !

jeudi 27 novembre 2008

Une pub geek



Un film complètement dingue décrypté par l'équipe de culture pub. On se demande si l'annonceur n'en devient pas mécène... le budget est de 3,5 millions d'euros... et 20 000 gigas de données !

mardi 25 novembre 2008

Martine chef du PS ?

... mais combien de temps ?
(de toute façon, j'aime pas les chefs).

Les calculs de Vincent Peillon


Vincent Peillon a déclaré que l'écart de voix entre les 2 candidates au poste de premier secrétaire du Parti Socialiste n'était que de 4 voix. Pointant de nombreuses irrégularités, celui-ci demande un nouveau vote. Sur 135 000 votants, il faudrait une fraude de 1350 voix en faveur d'un candidat pour faire changer le scrutin de 1 %. Néanmoins, il est clair que des tricheries ont été suspectées dans les 2 camps, dans le Nord pour Aubry et dans les Bouches du Rhône pour Royal. La crainte que l'on peut avoir, c'est qu'en cas de nouveau vote, le résultat soit aussi serré, autant sujet à réclamation. Finalement, nous reviendrions au même point de suspicion.

Est-il si improbable que les militants du PS se répartissent de manière égale entre les deux écuries ? Même à 1 % d'écart, le bon sens n'est-il pas de donner une direction collégiale à ce parti souffrant de schizophrénie ? Pour apaiser les tensions, ne faut-il pas confier des responsabilités à des membres moins médiatiques de chacun des 2 camps, représentant la jeune génération, et laisser aux "présidentiables" la possibilité de se départager en 2011 au cours d'une primaire démocratique ? Le culte de la personnalité et le goût du pouvoir autocratique confié à un leader tout puissant est-il compatible avec l'esprit socialiste ?

Vincent Peillon, qui représente la modération et l'intelligence du camp Royal semble emporté par une passion qui fait obstacle à ses qualités : «Ce qui fait désordre, c'est de vouloir faire des coups d'Etats. Ce n'est pas une République bananière», ajoute-t-il, dénonçant «un mensonge médiatique organisé par quelques malfaisants».

Le camp Royal, qui accueille Rebsamen dans ses rangs, l'ancien n°2 du parti depuis 11 ans, ne devrait pas jouer l'innocence virginale, le jeu malsain du bourrage d'urne n'est pas une nouveauté inventée pour faire perdre Ségolène, et on pourrait même penser que cette pratique déloyale a aussi été utilisée pour la faire gagner.

lundi 24 novembre 2008

Qui est Joe La Pompe ?



Le site Culturepub.fr a une page sur Dailymotion, avec des extraits de l'émission et des goodies. Dont ce petit reportage qui perce le mystère de Joe La Pompe : et si c'était Joe the Plumber, qui a participé a la campagne de John Mac Cain ?

Le remède du docteur Moscovici



Le Parti Socialiste n'est fort que s'il est uni. L'important ce n'est pas le leadership, c'est l'unité. Si le premier secrétaire doit être remplacé par un triumvirat, moi ça me convient si ça peut sauver le Parti, au moins dans un premier temps. Ou alors, il n'y a qu'une scission possible, et le congrès de Reims sera comme le congrès de Tours.

Appuyer un camp contre l'autre, c'est en rajouter à la dichotomie suicidaire du parti socialiste. Les ségolistes sont facilement reconnaissables : ils courent après une victoire, quitte à tuer le PS. La seule attitude possible est celle de la sauvegarde du premier vecteur d'opposition au sarkozysme. Je suis d'accord avec la proposition de Moscovici, la seule raisonnable :
"La réalité c'est qu'on ne sait pas vraiment et qu'on ne saura pas" qui de Martine Aubry ou de Ségolène Royal a gagné l'élection pour le poste de premier secrétaire du PS, a déclaré le député du Doubs sur RTL.
Selon lui, il faut donc que "du Conseil national" organisé mardi "sorte une direction collective resserrée associant tous les courants, le courant de Martine Aubry, le courant de Ségolène Royal évidemment, mais les autres aussi, celui de Benoît Hamon".
Cette direction "avec tel ou tel premier secrétaire ou sans tel ou tel premier secrétaire" aura pour tâche "pendant quelques mois" de faire "un travail d'apaisement, de réconciliation, de préparation des élections européennes", a-t-il conseillé. "Et puis, après les élections européennes, il faudra remettre les choses sur le métier", a-t-il dit.

samedi 22 novembre 2008

La fracture du PS, c'est grave docteur ?



jeudi 20 novembre 2008

Autre chose que la socialitude


Votez Benoît Hamon
envoyé par unmondedavance

Parce que Benoît Hamon n'est pas un présidentiable, et qu'il veut juste recréer un nouveau parti, pour élaborer le programme de demain. Parce que le PS est encore la seule force capable de contrer demain l'Ump s'il reste uni. Parce que le PS n'est pas un club, ou un think tank, dévoué à un leader, et parce que c'est autour d'un projet commun que doit émerger un porte étendard, et non un programme qui doit s'adapter au charisme d'un égo.

Le temps du leader charismatique n'est pas venu.

Benoît Hamon peut être le ciment qui ressoudra la maison fissurée de la rue de Solférino.

lundi 17 novembre 2008

Julio Oumraou

Ben vraiment je me faisais chier, j'avais plus envie d'écrire quoi que ce soit sur mon blog... Et puis je suis tombé sur ce blog, par hasard, en faisant une recherche sur blogspot sur des blogs arlésiens... Un dessinateur arlésien que je ne connais pas et qui gagne a être connu ! Du coup j'ai envie de faire connaître son travail, et j'ai retrouvé un intérêt au blogging !

Entre la crise financière, le congrès de Reims, autant de sujets d'actualité sur lesquels je n'ai pas envie de gloser, les dessins de Julio sont un courant d'air frais. J'adore.

jeudi 6 novembre 2008

L'outrage


Chloé Leprince sur Rue 89 revient sur son excellente enquête "les visages de l'outrage" :

Hervé Eon, le militant de gauche qui avait dégainé une pancarte sur laquelle était écrit "Casse toi pov'con" au passage de Nicolas Sarkozy, a reçu ce jeudi vers 14 heures la décision du tribunal correctionnel de Laval:

il est condamné à une amende de trente euros avec sursis.

Retour sur les faits: le 28 août, Hervé Eon se rend à vélo à la manifestation organisée à Laval à l'occasion d'un déplacement présidentiel.

Sur le chemin, il est arrêté par la police qui lui reproche cette pancarte de la taille d'un document A4. Il sera finalement poursuivi par le parquet pour "offense au chef de l'Etat" (délit passible de 45 000 euros d'amende).

C'est la sixième fois depuis le début de son mandat que Nicolas Sarkozy saisit la justice, faisant de lui le roi de la procédure. Ainsi, ce "casse toi pov'con" crée une inquiétante jurisprudence. Si on n'a pas le droit de dire que le président est con, on a certainement pas le droit de dire qu'il a un profil psychologique inquiétant, on ne peut pas dire non plus que ce n'est qu'un vil opportuniste, et encore moins que ses tics nerveux et son agitation trahissent un caractère vindicatif et agressif.

Tout cela semble donc interdit. Un peu comme si on réhabilitait le délit d'opinion, cette version laïque du blasphème... Interdit de critiquer ! Seuls quelques heureux possesseurs de la carte de presse pourraient encore prétendre à franchir la ligne de la censure. Mais même les journalistes ont besoin d'un média pour porter leur message. Et tout le monde vous le dira (à l'Elysée), l'avenir est à la concentration, aux grands groupes multimédia. Le genre d'endroit où contre de généreux subsides les journalistes en vogue restent tout de même politiquement corrects et sarkocompatibles. Mais les citoyens, les bloggers incontrôlables, les farceurs n'ont qu'à bien se tenir.

Sa Majesté Nicolas Sarkozy ne tolère pas l'outrage.

mercredi 5 novembre 2008

le 44e homme

lundi 3 novembre 2008

Un faux en guise d'info



Un amusant exercice de Virginie Roels sur Marianne2 qui reprend les techniques de Charles Villeneuve pour détourner un reportage. On le savait, mais voilà un exemple à montrer dans les écoles de journalisme.

dimanche 2 novembre 2008

Les cent jours de Rachida Dati


A priori, elle ne passera pas l'hiver.
Dati, enceinte jusqu'aux yeux devra bien se libérer de son fardeau, et le bureau de la Place Vendôme par la même occasion. Sauf accouchement prématuré, il lui reste à peine 100 jours. Beaucoup d'indices laissent à penser qu'elle laissera son ministère... Des bruits ont circulé... Christophe Barbier de l'Express a parlé du socialiste Vallini justifiant de la sorte son propos :
"Le président de la République a évoqué cette offre de services devant plusieurs témoins. Quatre ministres nous l'ont confirmé. André Vallini assure qu'on a pris sa présence dans la commission Balladur pour une offre de services, soit par malentendu, soit par malveillance."
Il faut dire que la disgrâce est totale et au plus haut niveau de l'état.
Un petit congé maternité permettrait à la maman de récupérer (elle n'est plus de première jeunesse), et le monde judiciaire pourrait profiter d'une trêve bien méritée, en attendant un ministre qualifié et diplomate, susceptible de comprendre la magistrature.

samedi 1 novembre 2008

Un monde d'avance fait toute la différence.



Mon pote Benoît Hamon tenait meeting à Paris pour défendre la motion C.
Voici un extrait de la dépêche Afp piochée sur le blog de Hamon :

“Qu’on ne me demande pas d’éteindre le feu Besancenot,
ce qui m’intéresse, c’est d’éteindre le feu Sarkozy!”

Benoît Hamon a tenu délibérément le discours d’un homme qui s’appelle à gouverner le PS, appelant “à la gravité et la solennité” car “il est loin d’être acquis que de la crise naisse un progrès, il n’y a pas d’automaticité”.
“Nous allons au-devant d’une grande catastrophe sociale. Et il n’y a pas de grande crise sociale sans crise politique”, d’où la lourde responsabilité du PS, a jugé Benoît Hamon.

Il s’en est pris à “ceux et celles (au PS) qui enracinent l’idée qu’on peut être de gauche et sarko-compatible”. “Ceux-là nous ont fait du mal. Ils n’auront aucune place dans la nouvelle direction du PS” que Benoît Hamon espère constituer autour de lui.

Le leader socialiste a estimé qu’”une bataille est d’ores et déjà gagnée” car les autres responsables PS “sont tous venus sur notre ligne politique, à un moment ou à un autre” dans la préparation du congrès, la crise financière ayant fait des thèses des forces de la gauche du parti “les plus crédibles”.

Sans les nommer, il a adressé des piques à Bertrand Delanoë, ironisant sur la nécessité pour le PS “d’avoir un vrai chef”, à Ségolène Royal pour avoir songé à François Bayrou comme Premier ministre en cas de victoire en 2007, et à Martine Aubry à qui il a reproché un accord avec le MoDem aux dernières municipales.

J'en profite pour mettre un petit message de Razzi Hammadi :

Je ne peux que conseiller de relire la leçon de maître Paï Maï que j'écrivais il y a un an.

La poupée Vaudou


La poupée vaudou, celle de Nicolas ou de Ségolène, est bien révélatrice de la dérive vers la médiocrité de la vie politique française.

L'un attaque en justice, et est débouté, l'autre raille les pressions du premier, en se parant de l'habit virginal de la liberté, aux couleurs de l'humour.
Il y a effectivement de quoi rire. Lady Ségolène préfère attaquer la presse qui la montre en prière dans une église, ou ceux qui écrivent des livres sans craindre de ternir l'image parfaite d'une femme aux ambitions autocratiques. Là où le champion du libéralisme attaque des commerçants malicieux, l'égérie du socialisme s'en prend à la presse et à l'édition.

Mais c'est ainsi, la vie politique est devenu un grand marché avec ses produits, son marketing, ses icônes qui démontrent plus que jamais l'importance de la forme qui prime sur le fond. Le show de Ségolène, happening théâtral inédit, est à l'image de cette évolution. A la manière des "peoples" dont la vie privée artificielle alimente l'information, nos politiques mettent en scène leurs aventures. L'américanophile Sarkozy est le champion de ce jeu de dupes ; il a choisit pour immortaliser sa présidence un photographe spécialiste de la mode et des peoples, élément significatif. Mais la poitevine Royal n'est pas en reste, jetant ses enfants en pâture à la presse aux ordres, quand cela l'arrange, ou intentant des procès quand l'image n'est pas "contrôlée". Belle vision de la liberté d'expression. Mais le culte de la personnalité ne tolère aucune contestation. Cette poupée vaudou symbolise pourtant bien ce nouveau culte. C'est peut-être ce qui dérange.

C'est que ces gens-là voudraient nous faire croire qu'il sont des gens-comme-tout-le-monde. Non seulement ils profitent des ors de la République, en usent et abusent sans retenue, décident de notre quotidien, se construisent une image pour mieux nous subjuguer, mais ils voudraient être traité comme des anonymes, comme vous, comme moi. Il faudrait même les plaindre, et Sarkozy dans chacun de ses discours rappelle combien c'est difficile d'être Président de la République.

Le pauvre.

vendredi 31 octobre 2008

ne restons pas muets face à la violence



Olivier Dahan a réalisé un film de 2 minutes 30 qui met en scène les violences conjugales et incite les témoins de ces violences à réagir.

Ce film, conçu par TBWA\Paris, soutient la campagne d’Amnesty International sur les violences faites aux femmes. L'objectif de ce film est de provoquer une prise de conscience de la réalité de ce problème en France, du rôle important de chacun d’entre nous et de la responsabilité du gouvernement pour y mettre un terme.

En détournant les codes du muet, ce film amplifie l’horreur du silence qui entoure trop souvent les violences domestiques souligne l’importance d’oser dire "stop" pour briser ce silence insoutenable. Le message final "En France, 1 femme décède tous les 3 jours suite aux violences conjugales" veut mettre un terme à l’idée reçue selon laquelle la violence contre les femmes fait partie d’un passé révolu, pour inciter chacun à réagir.

Sensible à l’importance de la campagne et attiré par la qualité artistique du projet, Olivier Dahan a immédiatement accepté de réaliser ce film mettant avec brio son art au service de ce film publicitaire. Répondant à l’invitation du réalisateur et désirant soutenir ainsi l’action d’Amnesty International, Clotilde Courau, Didier Bourdon et Claude Perron ont mis à leur tour leur talent au service de la force du film, en incarnant des personnages que l’on pourrait croire tout droit surgis du passé mais qui se révèlent être effroyablement contemporains.

http://www.amnesty.fr/violences_conjugales

Learning for an open world.



Très belle publicité, dans son fond comme sa forme, pour une grande école de Nouvelle Zélande, Open Polytechnic of New Zealand.

Advertising Agency: Ogilvy Wellington, New Zealand
Creative Director: Scott Henderson
Art Director: Geoff Francis
Copywriters: Scott Henderson, Jonathan Horner
Agency Producer: Christina Hazard
Director: Ned Wenlock
Producer: Jane Byrne
Production Company: Teaspoon
Aired: September 2008

mardi 28 octobre 2008

Mœbius : le chasseur déprime.


Après le cultissime Major Fatal, paru dans Métal Hurlant, et L’Homme du Ciguri, Moebius nous offre avec Chasseur déprime un nouvel épisode du Garage Hermétique. Rien que pour nous, il ouvre les portes de son univers graphique, ésotérique… et foutraque.

Chasseur déprime, Moebius, éditions Stardom. (L’album, sorti en mai 2008, a été épuisé en quelques mois, il vient d’être réédité).

Moi j'adore Mœbius. J'adore aussi Jean Giraud, mais je préfère sa face Mœbius. Mais même chez Blueberry, il y a un Mœbius qui dort. Ce vieux Giraud est un mangeur de champignons hallucinogènes, dans la tradition magique d'un Carlos Castaneda. L'adaptation cinématographique de Blueberry est, du reste, une variation sur un mauvais trip à la mescaline.

Je me souviens des premiers "Métal Hurlant", avec le Garage Hermétique de Jerry Cornélius...

Et de "the Long Tomorrow", cette petite BD qui allait changer la vision que nous nous faisions du futur.

Donc, le major Grubert revient, et c'est une bonne nouvelle qui me replonge 30 ans en arrière, quand je voulais "être Mœbius quand je serai grand".

samedi 25 octobre 2008

King of bling-bling


Avant la prochaine censure néo-bonapartiste. Un clip culte... de la personnalité.

vendredi 24 octobre 2008

On nous prend pour des cons


On nous prend pour des cons.
On nous fait croire que c'est très compliqué de faire des voitures électriques, en nous montrant des crânes d'œufs super fiers de nous montrer leurs derniers prototypes au salon de l'auto. Moi j'ai toujours su que la première voiture a dépasser les 100 km/h, il y a plus de 100 ans, était électrique ! Elle s'appelait la "Jamais Contente", et je me souviens que j'en avait réalisé le modèle réduit, il y a plus de 30 ans, dans la maison de ma grand mère, à La Bourboule. Un souvenir proustien, avec la mémoire olfactive de cette grande bâtisse auvergnate, dont le rez-de-chaussée était occupé par un garage automobile. Alors quoi ? Tout ce merdier, ces guerres pour contrôler le pétrole, ce désastre écologique... tout ça semble si absurde... Le boom pétrolier n'a pas plus d'un siècle lui non plus, et il me semble évident qu'il aurait suffit d'un choix technologique différent, à l'aube du vingtième siècle pour modifier totalement le cours de l'histoire. Si la Jamais Contente avait été perfectionné, que la voie prometteuse du véhicule électrique avait été poursuivi, l'industrie pétrolière ne serait pas ce qu'elle est aujourd'hui. Pas de Rockefeller ni de Standart Oil, pas de pétrodollars, pas de choc pétrolier, pas de guerre en Irak. C'est ce qu'on appelle l'effet papillon. Mais déjà que l'ampoule électrique, qui ne fut inventé que dix ans avant la Jamais Contente, avais mis à mal l'empire pétrolier (basé sur les lampes a pétrole) de Rockefeller, le choix du moteur à explosion s'est imposé, sans doute à force de lobbying. Au nom des intérêts de certains.
On nous prend vraiment pour des cons.

jeudi 23 octobre 2008

Yves Bertrand


L'homme par qui le scandale arrive nous mettait en garde il y a un an contre les 3 dangers qui menacent notre société : l'islam, les éco-terroristes et les défenseurs des animaux.

jeudi 16 octobre 2008

Quand nous chanterons le temps de la crise...



Dernière réalisation de Le fred, bien d'actualité.

mardi 14 octobre 2008

Paul Krugman est un Grateful Dead


Dans un éditorial du New York Times publié le 6 juin 2008, le nouveau prix Nobel donnait raison aux "gourous technologiques des années 1990", qui estimaient qu'avec le numérique, "quel que soit le produit (logiciel, livres, musique, films), le coût de la création devra être récupéré indirectement". Il cite ainsi la journaliste et entrepeneur Esther Dyson, qui avait prédit en 1994 que les entreprises à l'avenir devraient "distribuer gratuitement la propriété intellectuelle pour vendre des services et des relations".

"Octet après octet, tout ce qui peut-être numérisé sera numérisé, rendant la propriété intellectuelle toujours plus facile à copier et toujours plus difficile à vendre plus cher qu'un prix nominal. Et nous devrons trouver les modèles économiques et les modèles d'affaires qui prennent cette réalité en compte".

Il conclut en référence au groupe Grateful Dead, qui avait été pionniers en incitant leurs fans à copier des cassettes audio parce qu'ils avaient réalisé que plus ils avaient de fans, plus ils vendaient de produits dérivés et de places de concerts. "Tout ça n'arrivera pas immédiatement. Mais sur le long terme, nous serons tous des Grateful Dead", prédit l'économiste.

(d'après Numerama)


lundi 6 octobre 2008

Le Taïkonaute


Les astronautes Zhai Zhigang, Liu Boming et Jing Haipeng sont revenus sur terre le 28 septembre après un vol de 68 heures, dont la sortie dans l'espace qui a duré 20 minutes. La Chine est le troisième pays après les Etats-Unis et la Russie à avoir envoyé un homme dans l'espace en 2003. Une mission de deux hommes fut réalisée en 2005. La première sortie chinoise dans l'espace samedi a fait de la Chine le troisième pays maîtrisant la technologie de l'activité extravéhiculaire (EVA).

Un joujou extra qui fait krach boum hue !


C'est amusant, le lundi noir est celui du lancement du nouveau loto.

mercredi 1 octobre 2008

Arles la gitane


La communauté gitane de Arles était présente ce samedi d'automne, pour saluer la mémoire d'un arlésien célèbre, José Reyes. Un gitan qui a accompagné Manitas de Plata avec qui il a parcouru le monde. Mais malgré cette renommée, José Reyes est resté fidèle à sa caravane qui stationnait sur une petite place arlésienne, près du canal. Son fils, François "Canut" Reyes, a créé l'association "Le monde de José Reyes", projet qui comporte une grande partie socio-culturelle en faveur des gitans de la ville, et cette place qui porte son nom est pour lui la reconnaissance attendue d'un artiste gitan qui ne s'est jamais coupé de ses origines, un homme simple qui est toujours resté le même "redevenant ferrailleur au retour de ses tournées triomphales". Quand je l'ai rencontré la semaine dernière rue des Porcelets a Arles, il m'a parlé de son projet :


Canut Reyes
envoyé par Rimbus


La cérémonie était réussie, il y avait même une verdine traditionnelle.


Et les officiels étaient là aussi, Michel Vauzelle, Schiavetti et le grand photographe Lucien Clergue, l'initiateur des Rencontres d'Arles, qui ne s'était pas trompé quand il a aidé dans les années 60 Manitas de Plata et José Reyes à se faire connaître, leur ouvrant ainsi la voie du succès international. Le succès n'a pas abandonné cette famille, puisque les petits enfants de Manitas de Plata (la fratrie Baliardo) et les fils de José Reyes se sont retrouvés dans les années 70 pour fonder un groupe de musiciens, Los Reyes, qui est devenu Les Gipsy Kings. Ces artistes de renommée internationale font partie des artistes français les plus écoutés à l'étranger, et ne sont pas pour rien dans l'image d'Arles ville gitane.


Le mythe de la réussite musicale continue à jouer et attire encore des guitaristes gitans dans la ville.

 Cristofe vient depuis peu de Perpignan, sur les traces des Gipsy kings, avec pour seul capital sa guitare, mais aussi des liens communautaires et des liens de sang. Il n'a rien d'un "voleur de poules" et joue la rumba catalane et le flamenco gitan aux terrasses des restaurants de la place du Forum, en costume toujours impeccable. Il chante aussi des chants religieux auprès de la communauté évangélique gitane. Père de famille, sérieux et travailleur, il représente l'image d'une société gitane moderne et responsable. Il perpétue ainsi la tradition d'un José Reyes, et entretient la légende d'une Arles gitane et musicale.



Justement, la question gitane revient sur le devant de la scène politique européenne, avec le premier sommet européen sur les Roms et les gitans (qui a eu lieu mi-septembre) qui veut promouvoir une politique commune pour lutter contre les discriminations dont ils sont victimes dans tous les pays membres. Depuis l'élargissement les Roms et les gitans sont devenus la plus importante minorité au sein de l'Union européenne.
A la suite des opérations de prise d'empreintes digitales des adultes et des enfants menées dans les camps roms en Italie début juillet, la Commission avait exigé du gouvernement Berlusconi un rapport, sur la foi duquel le vice-président de la Commission et commissaire aux affaires intérieures, Jacques Barrot, avait jugé, début septembre, que les principes de non-discrimination n'avaient pas été violés. "Nous avons fait savoir au gouvernement italien que les recensements ne peuvent pas se faire sur une base ethnique. Il s'est engagé à suivre nos recommandations. Il y a les textes et la réalité. Nous avons vu les textes, ils sont convenables. Des parlementaires iront sur place. Et je ne tolérerai aucune pratique incompatible avec le droit communautaire. J'en fais une affaire personnelle", a-t-il déclaré, pour clarifier sa position.

Bien que le problème des roms des pays de l'est soit spécifique et n'ait rien à voir avec la vie des gitans arlésiens originaires de catalogne, la France n'est pas exempte de tristes souvenirs, a l'instar des expériences de Berlusconi, comme le camp de Saliers, en Camargue.


A quelques kilomètres d'Arles, dans la Camargue marécageuse, ce camp regroupait pendant la deuxième guerre mondiale quelques centaines de gitans dans des conditions misérables assez semblables à celles d'un camp d'extermination, ce qu'il n'était pas : c'était une expérience du régime de Vichy de sédentarisation forcée d'une population libre et nomade qui a tourné à la catastrophe humanitaire.

Mais comme ailleurs, une petite communauté de tsiganes venus de l'est s'est établie à Arles.
Deux jeunes comédiens du tout nouveau film de Karim Dridi, Khamsa, qui sort le 8 octobre et raconte une sorte de "400 coups" dans la communauté gitane des Bouches-du-Rhône, sont originaires du clan Gorgan, roms de Hongrie installés depuis 10 ans au nord de Arles. "Contrairement aux autres acteurs de Marseille ou Port de Bouc, qui sont tous gitans espagnols ou manouches, les deux cousins sont roms. Les relations entre Johnathan et Ismaël et les autres enfants n’ont pas été tout de suite évidentes" confie le réalisateur. Karim Dridi tient un blog sur rue 89, qui est une sorte de making off dans lequel il raconte les rencontres occasionnées par la préparation du film. C'est pour lui l'occasion de donner la parole à l'association Rencontres Tsiganes, dirigée à Marseille par Alain Fourest.