
Hervé Schiavetti, maire communiste d'Arles, est reconduit pour un deuxième mandat à la tête d'une liste d'union avec le socialiste Grzyb. Ce jeune maire, qui a voué sa vie à la politique, est un proche de Michel Vauzelle, président de la région PACA et ancien maire de la capitale de la Camargue.
Réélu dès le premier tour avec un peu plus de 57 % des voix, il s'impose sans discussion.
A son local de campagne, pas de militantisme forcené, ce communiste là n'est pas un stalinien, il défend les intérêts de la ville sans dogme et avec un sens diplomatique du consensus. A écouter ses amis d'enfance, on a l'impression qu'il a toujours voulu être un homme politique. Avec sa petite taille, son poil noir et son agitation permanente, on lui prête même le don d'ubiquité tant il est partout dans la ville, à chaque exposition, pince-fesse ou autre inauguration. Autant de traits qui en font un Sarkozy de gauche, un politicien lumineux dont l'autre, le hongrois, ne serait que le négatif. Avec Michel Vauzelle ils font d'Arles la capitale culturelle du sud, avec ses maisons d'édition prestigieuses, ses rencontres internationales de la photographie ou son école de création numérique pour ne pas parler de ses vestiges antiques ou de ses férias.
Schiavetti est aussi l'homme qui sait gérer les crises, comme les cruelles inondations du Rhône en 2003. Schiavetti dont l'objectif n'est pas de briguer de troisième mandat, mais qui envisage logiquement des responsabilités à une chambre ou une autre, il ne manque pas d'assemblées pour accueillir les élus du peuple.
Personne en Arles ne doutait vraiment de sa réélection...
Mais j'ai vu tout à l'heure, dans mon QG, les derniers liguards communistes révolutionnaires fêter le score de l'autre postier de la LCR, Bruno Leclerc, qui a réalisé 7 % dans le quartier de la roquette, le quartier populaire qui a vu grandir les Gipsy kings, mon quartier en voie de boboïsation. Tout un symbole.
Les Bouches du Rhône abritent encore quelques ilôts de résistance, petits fortins de la gauche qui s'opposent à la grande bleue. Port-de-Bouc, notre voisine balnéaire voit la communiste Patricia Fernandez élue avec 72 % des voix ; à Port Saint Louis du Rhône, Jean Marc Charrier (PCF) regagne la ville perdue en 1989 avec 51,6% des voix, mais aussi Aubagne où le candidat communiste est en tête...
Moi, petit plébéien de Lutèce, j'ai le souvenir perpétuel de la Commune de 1871, et le rouge, celui de la muleta, est ma couleur préférée.
6 commentaires:
Je suis content pour toi que tu sois heureux.
Personnellement, mon candidat, et ami, a été élu dés le premier tour. Moi avec.
Je te passe l'émotion réelle et forte que j'ai pu ressentir : je crois que c'était une des plus belles émotions que j'ai ressenti...
J'espère avoir l'occasion de fêter ça avec toi. Tu as mes coordonnées ^___~
A bientot
En surfant je tombe sur un Arlésien comme moi, dragon comme moi donc de 64, que de points communs lol ! peu être un jour nous croiserons nous ailleurs que sur la toile, je suis sur Mas-Thibert, allez a +
salut Falcon, on se voit pour la féria si tu veux, viens faire la fête à Arles !
Merci patrick de ton petit mot, j'ai vu les photos de ton blog c'est super ! Nous avons surement des connaissances communes sur Mas thibert.
Je suis à Arles depuis 2 mois et hier soir j'étais très fière d'avoir fait ce choix.
Morale de l'histoire : lorsque l'on choisit de tirer les gens vers le haut, de privilégier le développement par la culture, les gens sont reconnaissants qu'on ne les prenne pas pour des cons.
Falcon est sur un petit nuage… ;o)
Rimbus est content Patrick est dragon comme moi, de 64 itou… He be ce blog est peace and love… chouette !
@ aurelia : moi aussi je viens d'arriver à Arles, et la couleur politique de la ville a aussi été un des critères de mon choix ;)
@ cécile : c'est une bonne saison pour les dragons, la sortie de l'hiver !
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