jeudi 29 mai 2008

Le chabichou n'est plus très frais


Ségolène Royal, un an après, en rajoute encore ! On avait découvert en juin 2007 qu'elle voulait se faire élire sur un programme auquel elle ne croyait pas. On avait compris qu'elle ne croyait pas à la 6e république, puisqu'elle était prête à laisser Matignon à Bayrou. Dans son esprit, cette nouvelle république n'était donc pas primo-ministérielle. Elle nous préparait sans doute un "sarkozysme de gauche", un régime dans lequel elle aurait régné sans partage. Usant d'un populisme sans vergogne, elle abusait les électeurs, leur faisant miroiter un salaire minimum à 1500 euros qu'elle n'aurait jamais instauré.

Aujourd'hui, toujours plus autocrate, après avoir trahi ses militants, elle fait maintenant des leçons de morale et promet des sanctions contre les cadres socialistes qui émettent des réserves sur son retour tonitruant. C'est que madame, en fille de militaire, aime la soumission et l'ordre. Elle aime aussi les églises, mais n'aime pas que la presse fasse son travail. Voilà qu'elle vient de gagner le procès qu'elle a intenté à Paris-Match, feuille de choux sans grande valeur, certes, mais qui a le droit d'exister. De vilains photographes ont saisis miss Chabichou en prière dans une église. Crime de lèse majesté, madame n'aime pas qu'on dévoile ses penchants secrets pour la calotte.

Imaginant que les français sont si bêtes qu'ils peuvent se faire abuser une nouvelle fois, elle tente son coup de force pour prendre le parti socialiste, et dans 4 ans l'investiture présidentielle. Heureusement les socialistes, s'il leur reste encore un peu de bon sens, sauront la renvoyer à sa Charente. Les politiques qui font des entorses à la liberté de la presse, fondement de la démocratie, nous n'en voulons plus, ni d'une nouvelle Eva Peron à la française.
Retournez à vos fromages madame, et laissez les gens sérieux préparer la relève.

Quant à la démocratie à la sauce Royal, nous pouvons en juger sur pièce. Le 26 février 2008, une polémique éclate lors d’une session extraordinaire du Conseil Régional. Jean-François Fountaine, premier vice-président (PS) du Conseil Régional, quitte une session de l’assemblée régionale, après le refus de Ségolène Royal de lui donner la parole :

5 commentaires:

Anonyme a dit…

"madame n'aime pas qu'on dévoile ses penchants secrets pour la calotte"
c'est du donnant-donnant
les calottes, elles aussi ont quelques fois des penchants secrets inavouables.
(bon c'est nul.. je sais.)
travail intéressant, rimbus
merci
magh

antennerelais a dit…

"Quant à la démocratie à la sauce Royal, nous pouvons en juger sur pièce"

Pour précisions sur cette video, cf lien en signature (commentaire 350)

FalconHill a dit…

J'aurais envie de te dire excellent billet, mais je ne serai pas objectif. Tu as en tous cas épinglé, avec talent, tout ce que je ne supporte pas chez cette personne. Et tu as raison, Sarkozy ou son alter égo de l'autre bord, c'est la même chose.
Et malheureusement, 2007 a accouché d'un triste second tour... Vraiment triste.

J'espère sincérement que vous aurez un bon candidat pour une alternative crédible et efficace pour le pays. Bon weekend (sous la pluie ?)

Romy a dit…

Ambiance.....
Mais cette femme est Une Sarkozette en puissance...
Tout le monde le sait maintenant.
Et franchement j'en veux pas dans ma Charente.....

Tietie007 a dit…

Mélenchon m'a beaucoup déçu ...