Lobby or not lobby ?
la question mérite de se poser, pour choisir de se ranger derrière Rousseau et dire que les groupes de pression défendent des interêts privés au détriment de l'intérêt général, ou derrière de Tocqueville et défendre la société civile et ses revendications.
Les lobbies que représentent certaines Ong, comme Greenpeace ou Wwf peuvent sembler louables et bénéfiques pour l'interêt général, mais les pressions exercées par les industries du tabac, de l'alcool, du jeu ou d'énergie polluantes sont inquiétantes.
Quant à ceux qui vendent leur savoir-faire sans état d'âme et avec cynisme, ce ne sont que des hommes d'affaires dont la seule morale est basée sur le chiffre d'affaire.
On savait le sarkozysme inspiré par l'exemple américain, démocratie présidentielle dans laquelle les lobbies sont une véritable institution, aussi ne faut-il pas s'étonner de voir le sarkoboy Frédéric Lefebvre, spécialiste en lobbying, s'illustrer dans l'actualité (il s'attaque à l'AFP). La manipulation est un savoir faire qui remonte fort loin...
On se reportera avec intérêt sur une émission de Canal +, éclairant sur le parcours de Frédéric Lefebvre, un collector du temps où Nicolas Sarkozy était ministre de l'intérieur et que son égérie s'appelait encore Cécilia. Un extrait disponible à l'origine sur Dailymotion ayant été censuré (Nicolas Princen est peut-être passé par là) depuis la création de cet article, cette nouvelle illustration télévisuelle ci-dessus la remplace et montre néanmoins la gêne de M. Lefebvre (derrière lequel plane l'ombre de sa société Pic conseil), lorsqu'on évoque la question du Lobbying... La trahison de l'ex-première dame de France, hostile au jeune Frédéric, a permis son retour en grâce, et aujourd'hui il entend affirmer sa place dans le premier cercle sarkozyste. Lefebvre, spécialiste des réseaux et de l'influence est peut être le Karl Rove de Nicolas Sarkozy.
Un autre film, mis en lumière par Juan de Sarkofrance (on se reportera à son article pour le visionner), montre Lefebvre se faisant prendre à parti par des députés, soulignant son goût pour les caméras de télévision au détriment de l'hémicycle parlementaire.
D'autres lobbyistes font appel à la générosité des entreprises pour financer leurs œuvres dédiées à l'environnement. Comme l'explique le représentant des journalistes de l'AFP, Christophe Beaudufe, pour évoquer les pressions du pouvoir sur son agence, "c'est celui qui paye qui choisit la musique"...

De nos jours, Rousseau épouse de Tocqueville et l'intérêt privé se pare du faux nez du bien public. La fondation Hulot se fait soutenir par les banques et les autoroutes, la téléphonie ou les services liés à l'automobile. L'industrie alimentaire a aussi compris depuis longtemps qu'il fallait vendre la santé... comme les propriétaires d'autoroute vendent leurs jardins en bordures des voies pour faire oublier le péage et les émissions de carbone.
Lobby, profit et morale... Dans ce vaudeville, qui est cocu ?
3 commentaires:
Et que dire de l' écolobby Nicolas Hulot, ce prétendu écolo sponsorisé
par des lobbies polluants ?
Cette mafia gangrène notre pays mais les français désinformés et passifs, ou naïfs , les laissent parasiter leur pays . Ils sont le vrai pouvoir du pays.
Video : et quelle galerie de sales tronches !les français qui votent pour ces gens-là sont vraiment des bouchés du neurone ( rien à voir avec les Bouches - du - Rhône ,voyons ! )
Bonjour les-rg, je suis passé dans vos bureaux et j'y ai trouvé une fraternité idéologique qui m'a bien interessé ! en particulier la petite note sur la fondation Nicolas Hulot. Une info complémentaire dont je vais étoffer cette note !
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