Ce dessin est un de ceux que préfère leur talentueux auteur, Plantu.En ces temps incertains, alors que la liberté de la presse doit plus que jamais être préservée, il est bon de rappeler l'article 19 de la déclaration universelle des droits de l'homme :
"Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit. "
Dans les faits, la plupart des médias se procure la majeure partie de l'information par le biais des agences de presse. L'AFP , troisième agence mondiale est donc une des principales sources.
Pour cette raison, son conseil d'administration est pluraliste et l'état y est en minorité. Huit représentants des directeurs d'entreprises françaises de publication de journaux quotidiens, deux représentants du personnel, deux représentants du monde télévisé et 3 représentants du gouvernement doivent élire un PDG n'appartenant pas au CA.
L'Etat apporte 40 % de son budget au travers d'abonnements à ses services, dont il fixe le montant en conseil d'administration, le reste provient des activités commerciale (vente de l'information). Sage mesure : une certaine autonomie, avec assez de subventions pour ne pas tomber dans l'avidité mercantile, et offrant des moyens pour exercer une mission essentielle à la démocratie : informer en toute liberté.
Mais cette indépendance n'est pas du goût de tous.
Le chef de l’Etat a un problème personnel avec l’AFP. Il n’a pas supporté quand il était ministre de l’intérieur qu’elle évoque un jour d’octobre 2005, alors que son épouse d’alors s’était envolée à New York avec son amant, une relation intime qu’il avait avec une journaliste politique du Figaro. L’Agence entre alors dans le collimateur du ministre-candidat pour ne pas avoir su protéger sa vie privée à laquelle, « ni plus qu’un autre ni moins qu’un autre », il a droit.
En décembre 2005, il s'arrange pour qu'un candidat en sa faveur devienne Pdg de cette structure incontrôlable, puisque sans capital ni actionnaire. Pierre Louette est un énarque, un enfant du sérail, passé par le cabinet de Balladur et qui vient de chez l'ami Bernard, LVMH. Sa mission est simple : modifier le statut de l'AFP pour en faire une société normale, et préparer l'ouverture de son capital. Laisser la porte ouverte à tous ses amis du Fouquets.
Qu'en sera-t-il de la composition du CA alors ? Les futurs actionnaires auront bien la tentation d'orienter l'information à leur avantage... Mais voyons diront-ils, c'est bien légitime, nous sommes dans une entreprise commerciale, n'est-ce pas ? A ce compte là, l'AFP deviendra une agence de marketing et plus une agence de presse. Et toute l'information sera corrompue à sa base.
Louette, assuré de voir son mandat renouvelé pour 3 ans doit mettre en place cette réforme au cours du premier trimestre 2009, c'est à dire demain.
le 28 novembre dernier, l’intersyndicale de l’agence a mis en ligne une pétition pour interpeller l’opinion sur la nécessité de ne pas transformer le statut de l’agence. A ce jour, elle a déjà recueilli plus de 8400 signatures.
Sources :
Le Monde Diplomatique - Bakchich
2 commentaires:
Salut Rimbus,
Oui ... à la liberté de la presse, sans DASSAULT, HACHETTE, BOUYGUES et l'ELYSEE !
A+
Salut Eric
Sarkozy est sur un cap PB
(poutine-berlusconi) ça craint !
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