jeudi 31 janvier 2008

Bling-bling


Nicolas et Carla... La nouvelle image des magazines people, mise en scène pour la gloire de la République Française.
Ils sont donc unis, pour le meilleur comme le pire. Le mariage a été célébré samedi 2 février.
Bon en tout cas ces deux-là ne vivent plus dans le péché. C'est Benoît Seize qui va être content.
Sur les ondes de RTL, Bernadette Chirac est bien contente, et la diplomatie française aussi.

Bientôt un petit héritier ?


Pour information, le blog va subir une interruption d'une durée indéterminée pour cause de changement continental.

mardi 29 janvier 2008

Edgar Morin antipub

Edgar Morin, le père du concept de "politique de civilisation" remis à l'honneur par Nicolas Sarkozy lors de ses voeux 2008, prêtera main forte aux antipubs le mois prochain.

A bientôt 87 ans, l'intellectuel, qui avait été reçu par le chef de l'Etat début janvier, apparaîtra comme témoin au procès en appel des Déboulonneurs, dont l'audience aura lieu le 6 février.

C'est le parquet qui fait appel de la décision de première instance. Comme pour les affaires précédentes du collectif des Déboulonneurs, le juge avait prononcé une condamnation à un euro d'amende seulement le 9 mars 2007 contre sept "barbouilleurs" qui avaient soigneusement massacré des affiches publicitaires accrochées dans le sud de Paris, six mois plus tôt.

Cette position d'Edgar Morin, notée dans un très bon article de Rue 89, montre bien la distance qui existe entre "la politique de civilisation" d'Edgar et celle de Nicolas. Sa critique de la publicité ne date pas d'hier : la publicité, écrivait Edgar Morin en 1968, « consiste à transformer le produit en stupéfiant mineur – ou à lui inoculer la substance droguante, de façon que son achat-consommation procure immédiatement l’euphorie-soulagement, et à long terme l’asservissement ». Une critique lucide de notre société du marketing et de la consommation. Il défend les déboulonneurs en ces termes : "Il serait inique que des barbouilleurs animés par un esprit civique de dépollution des images soient poursuivis et condamnés, alors que tant d’ignominies dues à la recherche du profit maximum sont tolérées."
Le mouvement antipub, qui n'est pas inintéressant, se réclame volontiers de la théorie de la décroissance, ou acroissance, des réseaux informels (TAZ, nologo) hostiles au droit d'auteur...

Le 9 janvier Edgar Morin répondait à Libé pour s'expliquer de son entrevue avec le président Sarkozy : "Il faut donc changer de voie, opérer une conversion, passer d’une civilisation quantitative à une civilisation qualitative, s’orienter vers le mieux et non le plus. Regardez la façon dont les gens quittent dès qu’ils le peuvent la vie robotisée pour une vie plus naturelle, à la campagne ! "

On notera ainsi une différence de base avec les conclusions ultra-libérales du rapport Attali "libération de la croissance", orienté vers des mégapoles du futur et une croissance économique (donc une consommation) toujours croissante.
Entre les deux, Morin ou Attali, Nicolas Sarkozy devra choisir.

Alors, politique de civilisation ou rapport Attali ?
Foutage de gueule et verbiage guaino-sarkozien à coup sûr, mais pour le reste...

lundi 28 janvier 2008

Carla Sarkozy, un coup à 100 000 billets

Une publicité assez osée pour Ryanair, ou comment être dans l'air du temps.
Le créatif qui a pondu ça va avoir chaud aux fesses, David Martinon a jugé ça "inacceptable" et qu'il étudiait les suites judiciaires possibles. Insinuer que les Bruni-Tedeschi voyagent en low coast comme les manants, c'est absolument inacceptable, en effet.
Mais pour Ryanair c'est un buzz magnifique !

(une info d'Arrêt Sur Image)

dimanche 27 janvier 2008

Arles, l'autre postier de la LCR

Bruno Leclerc, postier arlésien, présente une liste autonome "LCR" aux municipales d'Arles :
il est "100% à gauche". Un terrain sur lequel la LCR, à la différence de ses concurrents, ne se trouve pas à l'étroit. "Il y a le combat des trois chefs sarkozystes, Flandin, Berthomieu et Sayn-Urpar. Si on y ajoute Levraud, qui tente d'exister avec le MoDem en s'exerçant au grand écart, et un candidat salinier dont je doute qu'il soit à gauche (Jouveaux, ndlr.), avec ses cinq listes, la droite va faire rire dans les chaumières!", raille le candidat postier.

La mesure phare du programme des émules locaux d'Olivier Besancenot ? "Un budget participatif, pour que les citoyens soient parties prenantes des décisions budgétaires." La remunicipalisation de l'eau, du stationnement et de la restauration scolaire, actuellement délégués à des prestataires privés, est l'autre inspiration majeure d'un projet qui veut se démarquer du "consensus mou dont se satisfait le maire." "La mairie se portera caution pour les demandeurs en cas de manque de logements sociaux", promet Bruno Leclerc. Utopique ? "De l'argent, il y en a !", assure- t-il.

le maire sortant Hervé Schiavetti qui refuse de se définir comme "un maire communiste" préférant souligner la diversité de son équipe municipale, se représente pour un deuxième mandat avec un bilan solide: l'endettement a reculé de 15 millions d'euros, comme le chômage (-25% en 7 ans) même s'il reste légèrement supérieur à la moyenne nationale. Ancien adjoint du socialiste Michel Vauzelle, il dirige une municipalité d'union de la gauche avec le socialiste David Grzib.

La ville bénéficie d'un rayonnement croissant à l'étranger, attirant des grands noms de l'architecture comme le New-yorkais Frank Gehry (pour la fondation d'Art et de Culture Luma de Maja Hoffmann). Modeste, M. Schiavetti souligne qu'il a aussi bénéficié du dynamisme du sud de la France. Il s'attire même les éloges de Michel Capron, président de l'Union pour les entreprises du pays d'Arles (Medef): "Ouvert d'esprit, non sectaire, disponible, excellent connaisseur de ses dossiers: je n'ai jamais eu d'aussi bonnes relations avec un maire. En 2001, son projet était plus séduisant que ceux de ses concurrents."

Toujours membre du PCF par "honnêteté intellectuelle", il ne cache pas qu'il attend que le parti se transforme et "ferme l'épisode révolutionnaire".

Cette position a-t-elle motivé la décision du facteur communiste révolutionnaire ?

(d'après la provence.com, AFP, l'Express)

samedi 26 janvier 2008

Le Grand Yaka au rapport


Experts et contre-experts sont une constante dans le domaine scientifique. Que ce soit dans toutes les disciplines, chaque expert, chaque étude, trouve un contradicteur et il n'y a pas de vérité absolue, ni complètement fausse, ni complètement vraie. Il y a même plusieurs vérités, comme il y a plusieurs points de vue.

Le cas du rapport Attali est intéressant. Sur 42 auteurs, d'horizons et d'expertises diverses, il serait étonnant que rien de pertinent ne sorte. Encore qu'il faille bien noter que l'approche économique libérale, basée sur la croissance continue, ne soit pas forcément la seule voie. Comparer comme le fait Attali, les pays du sud ou de l'orient qui affichent des taux de croissance de plus de 5 % ne prend pas en compte le retard économique que ces pays ont à rattraper.
Les français et la plus grande partie des européens, coincés sur un territoire limité à forte concentration démographique, saturés d'infrastructures, ne trouvent la croissance économique que dans une mutation technologique perpétuelle alimentée par le crédit financier. C'est implicitement le renforcement de cette tendance qu'exprime le rapport, tourné vers la mégapole du futur. Jacques Attali est un technophile convaincu, et son livre une brève histoire de l'avenir est une anticipation sur notre avenir, un mélange entre "Gattaca" et "Matrix".

A la manière des méthodes nippones, l'action commence dès la crèche, et l'enseignement primaire, pour créer de géniaux petits français... initiatives louables et pétries de bon sens. D'autres initiatives sont surprenantes, comme celle d'ouvrir les frontières à une immigration choisie, développer les secteurs de parapharmacie (dans un des pays les plus consommateurs de médicaments), et côtoient des réflexions lucides, comme l'allongement de l'activité professionnelle et le recul de l'âge de la retraite, des solutions injustes comme la hausse de la TVA pour faire financer par tous et surtout les plus pauvres, l'exonération des charges patronales sur les salaires les plus bas, abaissant encore la valeur du travail. Un catalogue à la Prévert en somme. Le toujours plus n'est-il pas en train de prendre le pas sur le toujours mieux préconisé par Edgar Morin ?
Un rapport à ajouter à la "politique de civilisation" de la Sarkofrance.

La recette miracle du docteur Attali est un remède complexe dont il faudra supporter les effets indésirables et respecter scrupuleusement la posologie, sinon ça ne marche pas. Nous somme prévenus. Le président était bien content de recevoir enfin un mode d'emploi pour sa nouvelle fonction, et il y a fort à parier que ce rapport qui se définit comme un tout, une mécanique homogène, une patate chaude pourrait-on dire, ne finisse comme la plupart des propositions des "boîtes à idées" classiques... à la corbeille. Jacques Attali affirme avoir établi un rapport chiffré donc applicable... mais cette révolution de la petite enfance à la vieillesse, conduite à marche forcée, ne semble pas avoir pris en compte l'avis des gens concernés, l'expression démocratique. Les dégraissages de mamouth n'ont pas toujours les effets souhaités.

Ce rapport est donc une analyse lucide de notre société, de notre politique, de leur défaillance, avec des réponses ultra-libérales. Une vision de civilisation technologique du futur. Comme quand on était petit et qu'on lisait, "dans tout l'univers" des années 60, les projections futuristes sur l'an 2000, monde merveilleux d'oisiveté d'une humanité servie par des robots.

Lorsqu'on se définit un but précis, il est facile de tracer sa route. Tout dépend du choix du but à atteindre. Jacques Attali nous prédit une france comme la Californie de l'Europe, plus Los Angeles que San Francisco... avec son élite dirigeante.





Pour se faire une idée, on pourra consulter quelques vidéos sur Jacques Attali dans le bon dossier de "De Sources Sûres".
On écoutera l'audition de Jacques Attali devant la commission des Finances du Sénat pour la présentation de son rapport sur la libération de la croissance (extraits).
La Chaîne Parlementaire, 23/1/7.
On lira son livre "Une brève histoire de l'avenir".

vendredi 25 janvier 2008

Le réveil du jaguar


Ne me demandez pas comment j'en suis arrivé à faire ce dessin, je ne sais pas vraiment moi-même...

jeudi 24 janvier 2008

Henri Guaino, éminence grise

Henri Guaino, on ne le présente plus... L'idéologue de Nicolas Sarkozy est né à Arles en 1957.
Grand mystificateur, il a l'idée d'utiliser le thème de la fracture sociale pour aider Jacques Chirac à se faire élire en 1995 face à Lionel Jospin, et réaliser ainsi son premier hold-up intellectuel.
Beaucoup de choses nauséabondes chez Sarkozy viennent de son esprit machiavélique :
les références à Jaurès, Blum ou Guy Mocquet dans les discours de Sarkozy sont du Guaino pur jus, comme le contestable discours de Dakar ou encore récemment la politique de civilisation.
Guaino est l'esprit malin de Sarkozy, sa mémoire culturelle dévoyée... C'est lui qui fustige l'héritage de mai 68, et ses idées décadentes.
Peu apprécié par le premier cercle sarkozyste, Guaino ne doit son soutien qu'au président lui-même. Est-ce la similitude de leur enfance de petits garçons abandonnés par leur père qui les rapproche ainsi ?
S'il y a bien quelque chose de pourri au palais de l'Elysée, ce sont ces idées malsaines et cette réthorique perverse distillées par Henri Guaino dont on souhaiterait retirer le "i" du patronyme pour le rendre conforme aux idées de celui qui le porte.

Billet mis en ligne sur Le Post sous le (meilleur) titre : le Guaino, engrais fertile des idées noires

mercredi 23 janvier 2008

Jean Sarkozy sur son scooter

Jean Sarkozy, prince héritier, a choisi la vie publique. Engagé auprès de David Martinon-non-non dans la conquête de la mairie de Neuilly. Déjà célèbre pour avoir fait rechercher son scooter volé par la police de papa, à coup de test ADN, comme dans "Les Experts", on parle de lui dans la presse quotidienne au sujet d'un banal accrochage avec ce même scooter. Le prince Jean n'aime pas les embrouilles. Nicolas Sarkozy devrait se méfier, un bel éphèbe comme Jean, qu'on croirait inventé par Sandro Botticelli, ne devrait pas laisser insensible madame Carla, la belle italienne qui a un faible pour les fils de ses amants...

Billet mis en ligne sur Le Post sous le (meilleur) titre : De Raphaël à Botticelli, l'amour à l'italienne...

mardi 22 janvier 2008

TORO



lundi 21 janvier 2008

Sébastien Castella



envoyé par aurelien1281

Un pur moment d'élégance... Sébastien Castella dans ses œuvres.


C'est magistral...

dimanche 20 janvier 2008

Manuel Benítez Pérez dit « El Cordobés »


Première Feria française du calendrier,

à Arles, les 21, 22, 23 et 24 mars prochains.

Sollicité pendant l'été pour que soit interdit l'accès des arènes, à l'heure des corridas, aux moins de 16 ans, le président de la République, par l'intermédiaire de Cédric Goubet, son directeur de cabinet, vient de répondre. "Le président de la République m'a confié le soin de répondre à vos lettres. La corrida est une tradition à laquelle sont attachés nos compatriotes dans certains territoires français. Ignorer cette tradition serait considéré par ces populations comme un affront et un déni de leur identité. Nous ne pourrons faire évoluer la corrida sans l'adhésion de tous car opposer une partie de la communauté nationale à l'autre serait la pire des politiques."

Interdire la corrida aux moins de 16 ans reviendrait à tuer les vocations chez les jeunes méridionaux, alors que Sébastien Castella a acquis le rang de figura, non seulement en France, mais également en Espagne, après avoir reçu le prix « Cossio » décerné par la Fédération taurine d'Espagne de « Meilleur matador de toros » de la temporada 2006 et s'affirme comme un des meilleurs toreros de sa génération.

Verónica Rodríguez

jeudi 17 janvier 2008

Saint Paul, ami des femmes et des coiffeurs


1re épitre de Saint Paul apôtre aux Corinthiens


Chapitre 11 -( extrait)

(…)
3 - Je veux cependant que vous sachiez que le chef de tout homme c'est le Christ,
que le chef de la femme, c'est l'homme, et que le chef du Christ, c'est Dieu.
4 - Tout homme qui prie ou qui prophétise la tête couverte, déshonore sa tête.
5 - Toute femme qui prie ou qui prophétise la tête non voilée, déshonore sa tête: elle est comme celle qui est rasée.
6 - Si une femme ne se voile pas la tête, qu'elle se coupe aussi les cheveux. Or, s'il est honteux à une femme d'avoir les cheveux coupés ou la tête rasée, qu'elle se voile.
7 - L'homme ne doit pas se couvrir la tête, parce qu'il est l'image de la gloire de Dieu, tandis que la femme est la gloire de l'homme.
8 - En effet, l'homme n'a pas été tiré de la femme, mais la femme de l'homme;
9 - et l'homme n'a pas été créé pour la femme, mais la femme pour l'homme.
10 - C'est pourquoi la femme doit, à cause des anges, avoir sur la tête un signe de sujétion.
11 - Toutefois, ni la femme n'est sans l'homme, ni l'homme sans la femme, dans le Seigneur.
12 - Car, si la femme a été tirée de l'homme, l'homme aussi naît de la femme, et tout vient de Dieu.
13 - Jugez-en vous-mêmes : est-il bienséant qu'une femme prie Dieu sans être voilée?
14 - La nature elle-même ne nous enseigne-t-elle pas que c'est une honte à un homme de porter de longs cheveux (…)

(source)

Oh la belle religion que la religion catholique ! Priez mesdames pour votre salut en cachant votre chevelure, priez messieurs Saint Paul, qui mérite plus d'être le saint patron des coiffeurs que Saint louis.

Je l'avais déjà cité sur ce blog, Saint Paul, mais je ne résiste pas à le replacer, tant ces écrits sont savoureux.

mercredi 16 janvier 2008

Sous le soleil du Mec Sarko


Une merveille signée © LeFred
Peut-être le prochain hymne de la féria de pâques à Arles...
Bravo monsieur LeFred (alias chezwat, alias Frédéric Boismoreau, artiste de première catégorie, graphiste, réalisateur et comédien fétiche de Fred Vignale) !

dimanche 13 janvier 2008

Politique de civilisation ou politique de communication ?

Prométhée par Frantisek Kupka

La politique de civilisation vantée par Nicolas Sarkozy, concept inventé par Edgar Morin, mérite d’être étudiée dans les faits. Au-delà des effets d’annonce, seuls les actes concrets sont significatifs. Regardons quelques mesures mises en place le président :

Immigration choisie

Alors que c'est en Afrique que les besoins en personnels de santé sont les plus criants, le continent affiche la plus faible densité de médecins au monde.
Aujourd'hui, 20 % des médecins africains travaillent au Nord.
L'Afrique où, le paludisme et le sida font des ravages, où le taux de mortalité infantile est encore de 1 pour 10 contre 1 pour 200 en France, ne compte en moyenne que 14 médecins pour 100 000 habitants, contre 380 en France.
Le président sénégalais Abdoulaye Wade s'insurge contre le concept d'immigration choisie, revenant selon lui, à « piller les élites des pays en voie de développement ». « Ce n'est pas honnête de vouloir prendre nos meilleurs fils », faisant référence notamment aux médecins formés à grands frais au Sénégal ou dans tout autre pays d'Afrique subsaharienne et qui partent ensuite exercer dans les pays développés.
Voilà une inquiétante civilisation française dominante qui écrase les autres.

Rétention de sécurité

Pour l’ancien Garde des Sceaux Robert Badinter, cette mesure de rétention constitue une dérive dangereuse car une personne faisant l’objet d’une telle mesure serait maintenue en prison « au nom d’une infraction virtuelle, d’un crime qu’il pourrait éventuellement commettre s’il était libre ». Ce projet défendu par Rachida Dati consisterait à maintenir en détention les délinquants « condamnés pour crimes odieux », après avoir effectué leur peine. Destiné à prévenir la société contre les violeurs récidivistes ou les pédophiles, ce projet en apparence de bon sens, soulève néanmoins des questions. Sachant qu’un pédophile est le plus souvent lui-même une ancienne victime d’un abus sexuel dans son enfance, la logique serait d’emprisonner ces victimes avant qu’elles ne commettent leur crime. Tout cela n’est pas concevable, ni sur le plan de la morale, ni sur le plan juridique. Voilà un projet qui ne brille pas par son avancée civilisatrice.
On pourra se référer au point de vue des professionnels de la justice sur cette question éthique ici.

Civilisation gestionnaire ou humaniste ?

Le réforme de la carte judiciaire est représentative de l’évolution de notre société : pour faire des économies, on cherche à concentrer les centres judiciaires. Ainsi, les petites villes de province perdent leurs tribunaux et ceux qui les font fonctionner, magistrats, greffiers et avocats. De la même manière, les bureaux de poste ferment dans les villages, les entreprises délocalisent leurs centres de production, l’emploi disparaît, la vie provinciale s’appauvrit au profit des grands centres urbains.
Comme le dit Edgar Morin lui-même, « il faut abandonner la recherche du toujours plus pour une recherche du toujours mieux » ; il ajoute : « Je pense que l'Occident en général et l'Europe ont développé surtout le côté matériel et technique de la civilisation, et ont sous-développé tout ce qui concerne l'âme, l'esprit, la relation avec soi-même et avec autrui. » (source)

Est-ce réellement le chemin pris par la politique néo-libérale de Nicolas Sarkozy ? Ces quelques exemples ci-dessus ne semblent pas vraiment aller dans le sens d’une recherche qualitative, et la civilisation que nous promet le président ne semble pas être celle qu’Edgar Morin appelle de ses vœux. L’avenir nous dira si cette jolie formule « de politique de civilisation » est une réelle idéologie humaniste, ou si ce n’est qu’un gadget politique de plus sans conséquences pour notre bien-être.

samedi 12 janvier 2008

Pour mes amis du Maroc




Voilà les amis, je suis venu vous dire que je m'en vais...
Ben oui... voilà... C'est comme ça. C'est la vie.
Je peux pas laisser Sarko tout foutre en l'air chez moi, comprenez-moi... Je m'en vais pour me battre contre l'infâme.

Vive le Maroc !
Vive la France !

vendredi 11 janvier 2008

Arles


2008 sera l'année du changement. Je compte m'installer à Arles, et j'abandonne le Maroc pour entamer un nouveau chapitre de ma vie. Choix difficile mais plein de promesses : un nouveau métier, une nouvelle vie, sans doute beaucoup de difficultés à surmonter. Le blog continue malgré tout, avec moins de régularité et malgré 2 semaines de sommeil. Les prochains jours seront décisifs dans cette nouvelle étape. Je croise les doigts.
Affaire à suivre...

jeudi 10 janvier 2008

Le choc des civilisations



En 1993 Samuel P. Huntington, autrefois expert en contre-insurrection de l’administration Lyndon Johnson au Vietnam, puis directeur de l’Institut d’études stratégiques de Harvard, publia son désormais célèbre Choc des civilisations. Jean-Christophe Victor, pour le dessous des cartes, examine cette théorie qui sert d'idéologie aux neoconservateurs américains et justifie les guerres actuelles pour l'opinion publique, d'une manière assez simpliste.

La plupart des gens, alimentés par une propagande médiatique désastreuse, sont convaincus de la véracité de cette thèse, et le replis identitaire qu'elle occasionne n'a pour seul effet que de renforcer l'opposition entre des civilisations qui devraient être complémentaires, comme c'était le cas au moyen-âge, malgré les conflits en Espagne ou en Terre Sainte. La redécouverte des philosophes grecs par les occidentaux est passée par les savants orientaux, ce qui a bouleversé notre histoire et a contribué à la renaissance. A cette époque lointaine, des deux côtés de la méditerranée, les philosophes arabes ou européens progressistes ont été combattus par l'orthodoxie religieuse réactionnaire. Mais déjà les intérêts politiques et économiques dominaient les clivages religieux et la "realpolitik" n'excluait pas des alliances politiques ponctuelles entre musulmans et chrétiens (en Palestine ou dans les royaumes des taïfas de l'Espagne médiévale).

S'affranchir de cette théorie fumeuse du choc des civilisations est le seul moyen pour l'humanité de progresser vers un avenir orienté vers la paix, et cet effort doit être fait de manière globale, du côté occidental comme du côté oriental. Mais voulons-nous vraiment évoluer vers une civilisation du futur, universelle et pacifiée, ou préférons-nous nous reposer sur nos repères culturels archaïques si rassurants et faciles à appréhender ?

C'est la grande question de ce troisième millénaire qui débute dans le chaos et le sang.