jeudi 27 mars 2008

en mai, fais ce qu'il te plaît...


Un récent sondage de l'institut CSA qui paraît aujourd'hui dans le Nouvel Observateur indique que les trois-quarts des Français ne sont pas d'accord pour "liquider l'héritage de mai 68", selon l'expression de Nicolas Sarkozy en avril dernier, en pleine campagne présidentielle.
74% des personnes interrogées se déclarent "plutôt pas d'accord" avec l'idée développée par le président "parce que les reproches que l'on peut faire sur l'état d'esprit de la société française ne sont pas liés à Mai 68".

L'idéologie néoconservatrice du Guaino-sarkozisme ne passera pas. La rue n'est pas d'accord.

La rue c'est la diversité, des êtres et de leurs idées, et cette affiche de Mai 68 est sa plus belle publicité.

Je n'aime pas Olivier Martinez !


Je ne le connaissais pas ce mec avant qu'il ne réclame une somme de 30 000 euros pour dommages et intérêts, parcequ'on a parlé de lui et d'une liaison qu'il aurait avec je ne sais qui et dont je n'ai que faire. Juste un article sur un blog, un truc insignifiant sur un comédien assez obscur (il a bien eu un César, mais ça ne m'avait pas marqué).

Et bien du coup, maintenant je le connais et je ne l'aime pas. Tous ces inconnus prétentieux me déplaisent, comme la femme de l'UMP qui emmerde nonolimit pour son clip super sur les élections municipales à Neuilly-sur-seine (voir sur le Post), qui censurent ou réclament du pognon à des gens qui n'en gagnent pas. De drôle de gens "bling-bling" qui bavent devant l'argent facile et la très haute opinion qu'ils ont d'eux-même.

Moi je préfère un monde d'expression, d'humour et d'art, un espace libre dans lequel la calomnie comme l'insulte ont leur place, un monde de franchise et d'audace. En cas de litige, on peut avoir un droit de réponse, on peut aller jusqu'à supprimer le message douteux, et voilà... Olivier Martinez agit comme Nicolas Sarkozy (qui veut fliquer le net), il a une démarche liberticide, et si un jour le conformisme et la pensée unique dominent internet, il en aura sa part de responsabilité.

Avec les mille euros qu'on lui a concédé, il pourra faire une bombance égoïste. Bling-bling vont faire les coupes de champagne qui s'entrechoquent.
Honte à lui. H'chouma.

mercredi 26 mars 2008

Pierre Larrouturou


L'auteur d'une pétition fameuse pour "mettre le PS au travail" propose des solutions bien différentes de celle du rapport du "Grand Yaka" Attali. Selon lui, la course à la croissance est un modèle révolu, ainsi que la perception que nous avons de notre économie. Les récents événements qui ont agité notre univers financier, les dernières déclaration du gouvernement concernant la diminution de notre croissance, ne font que confirmer ses observations. L'endettement, publique ou privé, est-il une solution pérenne ? Vous pouvez consulter l'Express où il s'exprime sur ce sujet.
Au cours d'un débat sur internet organisé par le quotidien Libération, Pierre Larrouturou explique brièvement sa position :
"Le néolibéralisme ne l'a emporté que parce que, dans bien des pays, les forces de gauche ne se sont pas données les moyens de construire une alternative. Sur le fond, le néolibéralisme nous amène dans le mur. La question des subprimes a permis de montrer la fragilité de la croisssance américaine (sans l'immigration et sans l'augmentation de la dette, les USA auraient une croissance plus faible que l'Europe).
La crise écologique est manifeste… Le besoin de nouvelles régulations est de plus en plus évident. Je ne crois pas du tout que le néolibéralisme ait gagné la partie de façon définitive. Dans mon livre, je fais 20 propositions pour sortir de la crise, aussi bien des outils pour changer nos échanges avec la Chine, qu'un Traité social européen qui empêcherait le dumping entre Etats membres. Je fais des propositions concrètes pour financer la Recherche, pour tripler le Plan Borloo en matière de logement, des propositions pour investir dans l'intellec dès les premières années de la vie. Des propositions pour sortir du chômage… Et je ne suis pas le seul, évidemment, à faire des propositions.
C'est pour cela que je suis en colère contre l'équipe qui dirige le PS. On a laissé le pouvoir à Sarkozy parce qu'on avait un projet assez médiocre alors que jamais les élus locaux, les militants, les associations ou les universitaires n'ont apporté autant de matière pour construire une alternative au libéralisme. C'est comme les morceaux d'un puzzle qu'il faut rassembler, hiérarchiser. En quelques mois, si la gauche se met au travail, nous pourrions avoir un projet absolument génial."
Pour plus d'information, et une démonstration en image de ses conclusions vous pouvez visionner ce bon document :



La pétition est en ligne, ici

Nestor Makhno


Véritable personnage de légende, cet ukrainien de Gouliaï-Polié, pays des cosaques zaporogues, est un des révolutionnaires les plus étonnant de la guerre civile russe. Créateur d'une république anarchiste, il a eu tour à tour comme adversaires, les russes blancs du général Denikine et l'armée rouge dirigée par Trotsky depuis son train blindé. Joseph Kessel l'a décrit dans sa nouvelle "Makhno et sa juive" comme le pire des soudards, chef de guerre cruel et illuminé, ivrogne et ultra-violent... Description éxagérée et imaginaire d'un combattant, un ancien bagnard sous le régime tsariste, qui ne devait pas être un tendre, loin de là. Encore un qui a sauvé sa peau et s'est exilé en France. Il a montré alors des qualités de penseur et de théoricien sur la société anarchiste et son expérience de la Makhnovchtchina, son armée libertaire qui a dominé l'Ukraine des années 20. Que reste-t-il de ce digne descendant de Tarass Boulba, à part une chanson d'Etienne Roda-Gil reprise par les Béruriers Noirs ?
Laisse moi te rendre ce modeste hommage Makhno, et puisse ton aventure ne jamais tomber dans l'oubli.


2e partie,
3e partie,
4e partie,
5e partie,
6e partie

mardi 25 mars 2008

Pablo Hermoso de Mendoza, le roi du rejoneo

video

video

Pablo Hermoso de Mendoza a brillé lundi dans les arènes de Arles. Numéro 1 de l'escalafon (classement) depuis 2 ans, Mendoza, sublime cavalier de 42 ans, a dominé la corrida de rejon en emportant 3 oreilles dans un parcours sans fautes, aux estocades fulgurantes. Du très grand art.

vendredi 21 mars 2008

Première corrida à Arles



Féria de Pâques à Arles. El Cid exécute son 2e toro. Beau travail. Pris le 21 mars 2008 vers 18 h.

La diplomatie à la Rama(sse)


Belle démonstration de Rama Yade qui manie parfaitement la langue de bois, même quand elle est de la meilleure essence sylvestre, le bois d'ébène. J'aime beaucoup la référence à la position diplomatique de De Gaulle, qui est un exemple lorsqu'il s'agit de la Chine mais qu'on peut oublier quand il s'agit de l'Amérique et de l'Otan. Merci charmante Rama, peut être faudrait-il, comme à Argenteuil, utiliser du Malodore contre les moines tibétains ?

Une excellente vidéo trouvée sur l'espace arc-en-ciel, inépuisable source d'information dont l'origine est arlésienne. Merci Hugues.

jeudi 20 mars 2008

Yves Leterme, une histoire belge

Yves Leterme, premier ministre belge depuis ce soir, met fin à 9 mois d'instabilité politique au plat pays. L'homme qui pense que les wallons n'ont pas assez de cervelle pour parler flamand, ou qui croit que la Marseillaise est l'hymne de la Belgique pourrait avoir été inventé par Franquin ou Magritte. Il a pour pour principal mérite que contre l'instabilité de la Belgique, il a su y mettre Leterme.

Bœuf en Camargue



Juste une petite tranche de ma vie camarguaise, cet après-midi, vers le paty de la trinité, sur les bords du petit Rhône... Avec Armando et Laurent, le célèbre duo "Lorenzo De La Vega".
Un petit avant goût de la féria.

mercredi 19 mars 2008

Des minettes comme je les aime



Puisque Romy me taquine avec Gloria Gaynor (j'adore) moi je réponds avec "Proud Mary" par Tina Turner & Beyonce. Question de swing. Chauffe Marcel !

mercredi 12 mars 2008

Léotard que jamais

François Léotard publie "Ça va mal finir",
livre plein d’ironie et de sévérité envers le nouveau président.

Un étrange personnage que ce François là, un qui vote Mitterrand en 1981, est ministre de la culture sous la première cohabitation, puis ministre de la défense sous "sa suffisance" Edouard le levantin. Mouillé dans des affaires de financement occulte de parti politique, l'homme de Fréjus sort de sa retraite pour écrire son book.
«Il y a un manque de pudeur, une faute sur l'usage du droit et des institutions, du Parlement, de la justice. Certains, qui comme moi, ont voté Sarkozy sont dans un état d'exaspération qui, je le crains, peut finir dans la rue». Ses propos sont assez directs.

Comme Dominique de Villepin, on peut le classer dans le camp des antisarkozistes de droite.
Bienvenue au club monsieur Léotard, mieux vaut tard que jamais.

Bon article de Rue 89 sur le sujet, à lire, et petite vidéo du sieur Léotard, à voir...

mardi 11 mars 2008

Premier discours du nouveau maire


Un des premiers discours du nouveau maire de Arles, Hervé Schiavetti, fraichement réélu dimanche, pour l'inauguration du salon Ecorismo à Arles, un salon national des écoproduits et des solutions environnementales pour l'hôtellerie, le camping, la restauration et le tourisme.
Vous noterez la petite pochette tricolore de Hervé dans sa poche de veston, c'est un bout du ruban traditionnel à toute inauguration officielle que son mentor Michel Vauzelle a coupé quelques minutes auparavant et dont il l'a décoré, comme par boutade, pour le féliciter de sa réélection. On reconnaitra le balancement du pied caractéristique qui accompagne la rhétorique schiavettienne.

un grand classique...



... mais ça fait toujours rire

lundi 10 mars 2008

Hervé Schiavetti réélu au premier tour



Hervé Schiavetti, maire communiste d'Arles, est reconduit pour un deuxième mandat à la tête d'une liste d'union avec le socialiste Grzyb. Ce jeune maire, qui a voué sa vie à la politique, est un proche de Michel Vauzelle, président de la région PACA et ancien maire de la capitale de la Camargue.
Réélu dès le premier tour avec un peu plus de 57 % des voix, il s'impose sans discussion.
A son local de campagne, pas de militantisme forcené, ce communiste là n'est pas un stalinien, il défend les intérêts de la ville sans dogme et avec un sens diplomatique du consensus. A écouter ses amis d'enfance, on a l'impression qu'il a toujours voulu être un homme politique. Avec sa petite taille, son poil noir et son agitation permanente, on lui prête même le don d'ubiquité tant il est partout dans la ville, à chaque exposition, pince-fesse ou autre inauguration. Autant de traits qui en font un Sarkozy de gauche, un politicien lumineux dont l'autre, le hongrois, ne serait que le négatif. Avec Michel Vauzelle ils font d'Arles la capitale culturelle du sud, avec ses maisons d'édition prestigieuses, ses rencontres internationales de la photographie ou son école de création numérique pour ne pas parler de ses vestiges antiques ou de ses férias.
Schiavetti est aussi l'homme qui sait gérer les crises, comme les cruelles inondations du Rhône en 2003. Schiavetti dont l'objectif n'est pas de briguer de troisième mandat, mais qui envisage logiquement des responsabilités à une chambre ou une autre, il ne manque pas d'assemblées pour accueillir les élus du peuple.
Personne en Arles ne doutait vraiment de sa réélection...
Mais j'ai vu tout à l'heure, dans mon QG, les derniers liguards communistes révolutionnaires fêter le score de l'autre postier de la LCR, Bruno Leclerc, qui a réalisé 7 % dans le quartier de la roquette, le quartier populaire qui a vu grandir les Gipsy kings, mon quartier en voie de boboïsation. Tout un symbole.
Les Bouches du Rhône abritent encore quelques ilôts de résistance, petits fortins de la gauche qui s'opposent à la grande bleue. Port-de-Bouc, notre voisine balnéaire voit la communiste Patricia Fernandez élue avec 72 % des voix ; à Port Saint Louis du Rhône, Jean Marc Charrier (PCF) regagne la ville perdue en 1989 avec 51,6% des voix, mais aussi Aubagne où le candidat communiste est en tête...
Moi, petit plébéien de Lutèce, j'ai le souvenir perpétuel de la Commune de 1871, et le rouge, celui de la muleta, est ma couleur préférée.

dimanche 9 mars 2008

Toujours un peu plus pété


Toujours un peu plus pété, là c'était à la soirée tapas du vendredi dans mon QG. Sur la photo c'est Samy et Axel, eux aussi ils étaient un peu pétés. Mais on a bien rigolé !

jeudi 6 mars 2008

Je suis un peu pété


C'est normal... après une journée bien chargée en travail et démarches administratives, après le dernier meeting de Schiavetti au Palais des Congrès de Arles (avec Michel Vauzelle, ancien maire arlésien qui a fait un super beau discours), j'ai terminé chez Ali.
Très bonne ambiance, entre habitués, et je n'en suis pas encore, je suis trop jeune dans la rue, à peine un mois. Mais c'est sympa chez Ali, je me sens déjà un peu accepté, et j'ai eu droit a 2 tournées offertes... Alors je suis un peu pété.
Chez Ali c'est un peu mon point de départ dans ma socialisation arlésienne. Il faut dire que j'habite à 30 mètres et qu'on y croise des gens très sympathiques, de tout horizons, de toutes classes sociales. Moi, j'ai décidé que c'était mon QG.
En fait, j'ai découvert Arles au mois de juin de l'année dernière ; je venais de Marseille, via Casablanca, et j'étais dans le train avec mes 2 chérubins, pour aller au baptème de mes petites nièces, à Nîmes.
Le train s'est arrêté à Arles, sous le soleil de Provence. J'ai vu deux cagoles superbes descendre du wagon et je me suis dit : il ferait bon vivre ici, c'est entre Nîmes et Marseille... 2 jours plus tard mon pote janfi me propose d'être correspondant arlésien pour son canard de Marseille.
Et voilà... C'est comme ça que je me retrouve quartier de la Roquette à Arles, c'est comme ça que je bois des mauresques et que j'affronte le mistral... Mektoub.

Je suis content d'être en France, d'être à Arles... Je m'y sens déjà chez moi.