jeudi 29 mai 2008

Le chabichou n'est plus très frais


Ségolène Royal, un an après, en rajoute encore ! On avait découvert en juin 2007 qu'elle voulait se faire élire sur un programme auquel elle ne croyait pas. On avait compris qu'elle ne croyait pas à la 6e république, puisqu'elle était prête à laisser Matignon à Bayrou. Dans son esprit, cette nouvelle république n'était donc pas primo-ministérielle. Elle nous préparait sans doute un "sarkozysme de gauche", un régime dans lequel elle aurait régné sans partage. Usant d'un populisme sans vergogne, elle abusait les électeurs, leur faisant miroiter un salaire minimum à 1500 euros qu'elle n'aurait jamais instauré.

Aujourd'hui, toujours plus autocrate, après avoir trahi ses militants, elle fait maintenant des leçons de morale et promet des sanctions contre les cadres socialistes qui émettent des réserves sur son retour tonitruant. C'est que madame, en fille de militaire, aime la soumission et l'ordre. Elle aime aussi les églises, mais n'aime pas que la presse fasse son travail. Voilà qu'elle vient de gagner le procès qu'elle a intenté à Paris-Match, feuille de choux sans grande valeur, certes, mais qui a le droit d'exister. De vilains photographes ont saisis miss Chabichou en prière dans une église. Crime de lèse majesté, madame n'aime pas qu'on dévoile ses penchants secrets pour la calotte.

Imaginant que les français sont si bêtes qu'ils peuvent se faire abuser une nouvelle fois, elle tente son coup de force pour prendre le parti socialiste, et dans 4 ans l'investiture présidentielle. Heureusement les socialistes, s'il leur reste encore un peu de bon sens, sauront la renvoyer à sa Charente. Les politiques qui font des entorses à la liberté de la presse, fondement de la démocratie, nous n'en voulons plus, ni d'une nouvelle Eva Peron à la française.
Retournez à vos fromages madame, et laissez les gens sérieux préparer la relève.

Quant à la démocratie à la sauce Royal, nous pouvons en juger sur pièce. Le 26 février 2008, une polémique éclate lors d’une session extraordinaire du Conseil Régional. Jean-François Fountaine, premier vice-président (PS) du Conseil Régional, quitte une session de l’assemblée régionale, après le refus de Ségolène Royal de lui donner la parole :

mardi 27 mai 2008

Comme il allait aux putes, Sarkozy va au marché

Je me souviens des débuts de Nicolas Sarkozy comme ministre de l'intérieur. Le petit homme, pour frapper l'opinion, avait accompagné une estafette des forces de l'ordre qui tournait au bois de boulogne, avec quelques caméras de télévision. Geste ridicule et significatif d'une nouvelle manière de faire de la politique. Comme si le fait de reluquer les travestis au travers de la vitre grillagée d'un panier à salade pouvait apprendre quelque chose de plus au ministre de l'intérieur au sujet de la prostitution.

Hier, le président, avec sa dame, a procédé de la même manière. Il est passé a Rungis à l'aube pour glorifier ceux qui se lèvent tôt. Ensuite Nicolas Sarkozy s'est invité à la radio pour expliquer les affaires en cours, comme un de ses porte paroles, celui de l'Elysée ou celui du gouvernement, vous avez le choix. Pendant ce temps, son premier ministre a représenté la France en Amérique Latine.

Cette longue matinée consacrée à l'image du président, aura été perdue pour la France mais elle aura bien profité à monsieur et madame Sarkozy. Etrange manière de considérer son travail de chef de l'état. Il a peut bien geindre à chaque occasion pour se plaindre de la difficulté d'être président, que lui aussi il travaille beaucoup (lors de son grand show médiatique ou face à une syndicaliste de l'Anpe), mais je ne pense pas que le temps qu'il consacre à son autopromotion soit d'une quelconque utilité pour l'intérêt général.

Mais que voulez-vous... Quand on est le fils d'un publicitaire, la réclame et la promotion c'est sacré. Nicolas Sarkozy, titulaire du grand prix Orwell 2002, fait de la propagande au lieu de s'occuper des affaires de la France.

Chronique martienne


image NASA sur Mars...
envoyé par sky3020

Après un voyage de 10 mois et 711 millions de kilomètres, la sonde Phoenix s'est posée dans la nuit de dimanche sur une région polaire de la planète rouge. C'est un exploit, puisque plus de la moitié des projets sur la planète rouge ont jusqu'à présent échoué.

Cette sonde, qui pèse 635 kg sur Terre, est censée déterminer dans les trois mois à venir si la glace polaire a jamais été liquide et analyser sa composition afin de savoir si, oui ou non, des conditions favorables à l'apparition de la vie ont un jour existé sur la planète rouge.

Au moyen d’un bras robot terminé par une pelle mécanique, Phoenix creusera le sol martien jusqu’au permafrost, à une profondeur estimée à 50 cm et y prélèvera des échantillons qui seront alors examinés par un laboratoire miniature super équipé. Parmi les instruments de ce laboratoire, nous trouvons un four, un pHmètre, un potentiomètre équipé d’un large éventail d’électrodes spécifiques, un analyseur de gaz, un spectromètre de masse, un microscope optique classique et un microscope à force atomique.

Une mission dont le coût semble dérisoire (270 millions d'euros) puisque c'est ce que va débourser le Groupe Bouygues pour construire un hôtel de luxe dans le centre de la capitale turkmène Achkhabad, ou le groupe français « Pierre et Vacances », spécialisé dans les résidences de loisirs, pour la réalisation d'un projet touristique au Maroc.

lundi 26 mai 2008

Sarkintox : les français ne travaillent pas assez


L'excellent Léon Mercadet (qui a éveillé mon esprit à l'époque d'Actuel) démonte le dogme de la sarkozidéologie : la France est une des nations de l'UE ou on travaille le plus ! Plus qu'en UK, plus qu'aux Pays Bas.
Merci à Canal + de donner une large audience à ce constat. Un mensonge mille fois répété a plus de valeur qu'une vérité occultée... le principe de la sarkintox !

Le secret de Mozinor


Deadzone
envoyé par mozinor

Mozinor, le prince du détournement, est en panne créative. Au bord du nervous breakdown, il ne peut plus détourner de vidéo et s'explique avec sincérité.
Bon courage Mozinor !

samedi 24 mai 2008

approximation et affabulation : la sarkintox

Peu importe ce qu'ils disent, l'important est de le dire.

La sarkintox se distille tranquillement à coup de petits arrangements avec les chiffres, d'approximatives formules qui frappent plus les esprits que leur démentis.
Petit florilège de la sarkintox, informations puisées chez les mots ont un sens et contre-info.

Dati et les prisons :
Au sujet du nombre de prisons surpeuplées : 6% selon Rachida Dati, qui contredit son ministère de façon flagrante, puisque les statistiques officielles affichent un taux de 63% ! Une erreur de 1000 %, il faut le faire. L'OIP (Observatoire international des prisons) est dépité.

Nicolas Sarkozy et les chômeurs :
« Un agent m’a dit qu’il recherchait des plaquistes. Il a proposé à un chercheur d’emploi qualifié dans ce domaine, 63 offres dans l’année écoulée. Ce dernier les a toutes refusées. C’est honteux et ça on va le changer ! ».
Contactée par Libération, la direction départementale de l’Anpe de Seine-et-Marne dément formellement cette information : « La personne qui lui a dit cela est déséquilibrée et n’aurait jamais dû être présente ce jour-là. Le président aurait pu comprendre qu’il avait, face à lui, une personne souffrant de troubles graves ».
Au-delà de cette fausse information, la direction ne comprend pas la logique présidentielle : « 63 offres annuelles de plaquiste sur Melun... Et proposées à une même personne... Mais comment a-t-il pu croire une telle chose ? Pourquoi n’a-t-il pas vérifié cette information avant de la reprendre à son compte ? ».

Nicolas Sarkozy et les dockers :

"Je crois à la réforme des ports. Qu’est-ce que vous voulez que je vous dise...
Un grutier du port de Marseille travaillait 2000 heures par an.
Un grutier du port de Barcelone ou un grutier du port d’Anvers travaillait 4000 heures par an."
Si l’on prend pour base les 220 jours travaillés en moyenne chaque année par les français, les 2000 heures créditées aux dockers Marseillais représentent tout de même un peu plus de 9 heures par jour.
Les surhommes de Barcelone et Anvers effectuant quant à eux 18 heures par jour.... Alors que l'OIT (Organisation Internationale du Travail) interdit des cadences de plus de 48 heures par semaine.

Une parfaite illustration du principe de Peter.

Graphiti







Quelques graphs d'Arles...

mercredi 21 mai 2008

Rimbaud le journaliste

Le rêve de Bismarck

C'est le soir. Sous sa tente, pleine de silence et de rêve, Bismarck, un doigt sur la carte de France, médite ; de son immense pipe s'échappe un filet bleu.
Bismarck médite. Son petit index crochu chemine, sur le vélin, du Rhin à la Moselle, de la Moselle à la Seine ; de l'ongle, il a rayé imperceptiblement le papier autour de Strasbourg : il passe outre.
A Sarrebruck, à Wissembourg, à Woerth, à Sedan, il tressaille, le petit doigt crochu : il caresse Nancy, égratigne Bitche et Phalsbourg, raie Metz, trace sur les frontières de petites lignes brisées, — et s'arrête…
Triomphant, Bismarck a couvert de son index l'Alsace et la Lorraine ! — Oh ! sous son crâne jaune, quels délires d'avare ! Quels délicieux nuages de fumée répand sa pipe bienheureuse !…
Bismarck médite. Tiens ! un gros point noir semble arrêter l'index frétillant. C'est Paris.
Donc, le petit ongle mauvais, de rayer, de rayer le papier, de ci, de là, avec rage, — enfin, de s'arrêter… Le doigt reste là, moitié plié, immobile.
Paris ! Paris ! — Puis, le bonhomme a tant rêvé l'œil ouvert, que, doucement, la somnolence s'empare de lui : son front se penche vers le papier ; machinalement, le fourneau de sa pipe, échappée à ses lèvres, s'abat sur le vilain point noir…
Hi ! povero ! en abandonnant sa pauvre tête, son nez, le nez de M. Otto de Bismarck, s'est plongé dans le fourneau ardent… Hi ! povero ! va povero ! dans le fourneau incandescent de la pipe…, Hi ! povero ! Son index était sur Paris !… Fini, le rêve glorieux !
Il était si fin, si spirituel, si heureux, ce nez de vieux premier diplomate ! — Cachez, cachez ce nez !…
Eh bien ! mon cher, quand, pour partager la choucroute royale, vous rentrerez au palais...

(lignes manquante)

Un inédit de Rimbaud vient bien d'être découvert chez un bouquiniste de Charleville-Mézières. C'est un article de journal, titré "Le rêve de Bismarck".

Septembre 1870. Les armées de Napoléon III sont battues à Sedan et piégées à Metz.
Les Prussiens font le siège de Mézières.
Mais à la guerre franco-prussienne, s'ajoute une guerre civile. Bientôt la Commune va enflammer Paris et d'autres républicains se soulèvent en province.
A Charleville, Arthur trépigne. Il veut écrire, il veut agir.
Ancien révolutionnaire de 1848, Jacoby fonde le Progrès des Ardennes, journal de gauche, imprimé rue du Château, à Mézières.
Cet homme à la barbe grisonnante a toutes les sympathies du jeune Rimbaud qui le connaît bien : ils furent voisins rue Forest. Mais la mère Rimb', elle, lisait le très conservateur Courrier des Ardennes.
Si Rimbaud a déjà commencé à écrire des poèmes, il souhaite aussi devenir journaliste.
Cet automne-là, avec Delahaye, Rimbaud se joue du siège prussien et déclame des vers sur les remparts, il parcourt la campagne (les environs de Saint-Julien, notamment).
Il laisse aussi dans la boîte aux lettres du Courrier des manuscrits. Textes en vers ou en prose.
Il a choisi le pseudonyme de Baudry : c'est le héros d'un drame écrit par Auguste Vacquerie que Rimbaud a apprécié. Le héros, amoureux déçu, quitte sa maîtresse en s'exclamant : « Je m'abrutirai, je traînerai mes haillons dans les bouges, j'anéantirai en moi tout ce qui vous appartient. Dès ce moment, je redeviens le vagabond que j'étais. »

L'imprimerie détruite par les obus
Des mots qui ont évidemment ravi le futur auteur de « Ma Bohème ».
Le 31 décembre 1870, 6.000 obus tombent sur Mézières. L'imprimerie du Progrès est détruite. Des stocks entiers de publications aussi, sans nul doute.
Entretemps, Rimbaud a multiplié les allées et venues.
Il est donc probable qu'il n'ait pas su que son « Rêve de Bismarck » avait été publié fin novembre.
Pourtant, quelques mois plus tard, il sera embauché une semaine au Progrès pour trier des dépêches. Mais sans écrire, cette fois.
Hélas, Jacoby qui avait eu la force de faire renaître son journal se heurte au front conservateur qui a repris les rênes de l'Etat.
Le Progrès est interdit en avril 1871. Un mois plus tard, à Paris, c'est « la Semaine sanglante ».

A double sens
Le texte en lui-même est savoureux. Il brocarde l'ennemi, de manière caricaturale mais dans un style déjà très maîtrisé, et peut donc passer pour patriote.
Mais Paris est mis en exergue. Comme si Rimbaud-Baudry se doutait que dans la capitale, était en germe la révolte anti-prusienne, certes, mais aussi républicaine et socialiste.
Le vieux chef qui s'assoupit, comme repu, c'est aussi le prototype du bourgeois engraissé, l'archétype d'un monde que le poète se jure de renverser. Avant de le fuir.
Quelques mots italiens, enfin : « Hi ! povero ! ». C'est-à-dire : « Le pauvre ! ». Un hommage à Garibaldi ?

Un article du journal L'Union.

Puisque cette découverte fait honneur au métier de journaliste, il est bon d'avoir une pensée pour les journalistes de l'AFP qui manifestent aujourd'hui place de la Bourse, devant l'immeuble de l'agence de presse, pour protester contre les pressions qu'ils subissent de la part de l'UMP. Vive l'information libre, garante de la démocratie.

à lire sur Bakchich

mardi 20 mai 2008

Putain de dope

Keny Arkana - Le fardeau
envoyé par akanone

Chouette chanson de Keny Arkana. Sujet difficile, traité loin des clichés habituels, moi décidément j'adore Keny.

lundi 19 mai 2008

Paris à la chaîne

Questionnaire sur Paris

Mon magasin préféré: les boutiques indiennes du passage Brady

Mon restaurant préféré: Le pied de Cochon aux halles.

Mon musée préféré: Beaubourg

La station de métro: Argentine, sur la ligne 1. Ma folle jeunesse.

Un monument: La mosquée de Paris


Voilà les réponses à la chaîne de romy que je j'arrête ici et maintenant.
En cette période de contestation sociale, et conformément aux directives gouvernementales, j'assure un service minimum pour la garde du chat.
Paris est un vieux souvenir, et j'ai trop de souvenirs.

dimanche 18 mai 2008

Allocution du général De Gaulle

vendredi 16 mai 2008

Lobby or not lobby ?


Lobby or not lobby ?

la question mérite de se poser, pour choisir de se ranger derrière Rousseau et dire que les groupes de pression défendent des interêts privés au détriment de l'intérêt général, ou derrière de Tocqueville et défendre la société civile et ses revendications.

Les lobbies que représentent certaines Ong, comme Greenpeace ou Wwf peuvent sembler louables et bénéfiques pour l'interêt général, mais les pressions exercées par les industries du tabac, de l'alcool, du jeu ou d'énergie polluantes sont inquiétantes.
Quant à ceux qui vendent leur savoir-faire sans état d'âme et avec cynisme, ce ne sont que des hommes d'affaires dont la seule morale est basée sur le chiffre d'affaire.

On savait le sarkozysme inspiré par l'exemple américain, démocratie présidentielle dans laquelle les lobbies sont une véritable institution, aussi ne faut-il pas s'étonner de voir le sarkoboy Frédéric Lefebvre, spécialiste en lobbying, s'illustrer dans l'actualité (il s'attaque à l'AFP). La manipulation est un savoir faire qui remonte fort loin...

On se reportera avec intérêt sur une émission de Canal +, éclairant sur le parcours de Frédéric Lefebvre, un collector du temps où Nicolas Sarkozy était ministre de l'intérieur et que son égérie s'appelait encore Cécilia. Un extrait disponible à l'origine sur Dailymotion ayant été censuré (Nicolas Princen est peut-être passé par là) depuis la création de cet article, cette nouvelle illustration télévisuelle ci-dessus la remplace et montre néanmoins la gêne de M. Lefebvre (derrière lequel plane l'ombre de sa société Pic conseil), lorsqu'on évoque la question du Lobbying... La trahison de l'ex-première dame de France, hostile au jeune Frédéric, a permis son retour en grâce, et aujourd'hui il entend affirmer sa place dans le premier cercle sarkozyste. Lefebvre, spécialiste des réseaux et de l'influence est peut être le Karl Rove de Nicolas Sarkozy.

Un autre film, mis en lumière par Juan de Sarkofrance (on se reportera à son article pour le visionner), montre Lefebvre se faisant prendre à parti par des députés, soulignant son goût pour les caméras de télévision au détriment de l'hémicycle parlementaire.

D'autres lobbyistes font appel à la générosité des entreprises pour financer leurs œuvres dédiées à l'environnement. Comme l'explique le représentant des journalistes de l'AFP, Christophe Beaudufe, pour évoquer les pressions du pouvoir sur son agence, "c'est celui qui paye qui choisit la musique"...


De nos jours, Rousseau épouse de Tocqueville et l'intérêt privé se pare du faux nez du bien public. La fondation Hulot se fait soutenir par les banques et les autoroutes, la téléphonie ou les services liés à l'automobile. L'industrie alimentaire a aussi compris depuis longtemps qu'il fallait vendre la santé... comme les propriétaires d'autoroute vendent leurs jardins en bordures des voies pour faire oublier le péage et les émissions de carbone.

Lobby, profit et morale... Dans ce vaudeville, qui est cocu ?

jeudi 15 mai 2008

La difficile rentrée en sixième...


Il y a un an, nombreux étaient ceux qui portaient sur leur bulletin de vote l'espoir secret de voir la Ve république stopper son "coup d'état permanent" et se transformer en une sixième république primo-ministérielle.

Hélas, hélas, hélas, comme disait le général, cette belle idée est morte sous l'ère du sarkozysme triomphant. Dès le mois d'août 2007, Bernard Debré annonçait que le président gouverne, et le jeune président donnait du "collaborateur" à son premier ministre. L'horrible expérience du quinquennat de Chirac et de sa majorité parlementaire montrait déjà l'absence totale de représentativité de l'opinion populaire des institutions actuelles, comme si le mandat donné a un président "par défaut", lui donnait le droit d'appliquer un programme qui n'avait le soutien que d'un cinquième des électeurs.

Triste époque, et bel espoir que cette promesse d'une nouvelle république... Mais la passion de Nicolas Sarkozy pour les Etats Unis d'Amérique semble s'immiscer dans le fonctionnement de nos institutions au point que la présidentalisation du régime semble une inspiration d'outre atlantique. Elle n'est certainement pas européenne, et nous faisons figure d'exception, avec ces nations dirigées par un premier ministre qui nous entourent.
Sarkozy prend clairement l'option opposée à une république primo-ministérielle.

"Ce n'est pas en améliorant la monarchie qu'on a inventé la République" dit Pierre Larrouturou, et ce n'est pas en faisant mine de complaire au prince qu'on changera le projet sarkozyste en 6e république. Il y a quelques semaines, Montebourg déclarait que "tout ce qui nous éloigne de la 6e république rend tout statu quo inacceptable" il ajoutait par ailleurs : "Les dérives sarkozystes dans la pratique du pouvoir, le projet actuel de réforme des institutions porté par le pouvoir, qui pour l'instant ne constitue qu'un ravalement de façade, placent au coeur des problèmes que pose à la démocratie française le projet de VIe République. Ce n'est d'ailleurs pas pour rien que le groupe socialiste vient de me confier la responsabilité du texte de la réforme des institutions proposée par le gouvernement Fillon, car en considération de l'esprit exigeant du projet de VIe République que j'ai porté pendant de longues années, à mes yeux un peu trop seul au début, et aujourd'hui soutenu par de nombreuses forces de gauche. Vous voyez donc que je n'ai en rien renoncé à ce grand et magnifique projet."

Il est tout à fait navrant que ce "grand et magnifique projet" ne soit pas mentionné par les candidats à la direction du PS, comme si c'était un point mineur. A moins que l'ambition secrète des postulants socialistes au leadership soit de s'asseoir un jour sur le trône de cet autocrate républicain que représente le président de la Ve république. Le caractère autoritaire de monsieur Sarkozy est un travers que partagent nombreux ambitieux de tout sexe et de tout bord.

La dictature sans en avoir l'air...


Après son coup d'état, car la présidentialisation du régime en est un, le sarkozysme continue ses entorses à la liberté. Par petites touches législatives (l'inquiétante loi sur la rétention de sûreté en est un bel exemple) ou par des actions discrètes des forces de police.
Libé Lyon nous informe fort opportunément de la mésaventure survenue à certains citoyens de Vienne (Isère) avant la venue du président Sarkozy le 13 mai, pour la visite rapide d'une usine locale. Fouillés, les opposants présents ont dû abandonner leurs tracts, journaux, qui ont été confisqués par les force de l'ordre, sous peine d'être arrêtés.

"... le journaliste présent constate que les policiers sont en train de contrôler et fouiller les militants, et surtout de saisir tous leurs tracts, leurs autocollants, et même leurs journaux. Celui-ci a Rouge dans son sac ? Saisi. Celui-là l'Huma à la main ? Saisi également. Quelques jeunes gens de la LCR refusent de remettre leurs tracts, ils sont alors menottés et embarqués."

Il n'est pas inutile de se souvenir de la Déclaration universelle des droits de l'homme :

Article 9 : Nul ne peut être arbitrairement arrêté, détenu ou exilé.
Article 19 : Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

mercredi 14 mai 2008

Javier Conde



Cette note est dédiée à mes commentateurs, amicaux ou hostiles.

Ode à ces anciens rites,
souvenir de nos aïeuls,
ces plaisirs des yeux
qui ne sont pas sybarites.

La douleur et le sang :
sacrifices aux dieux,
préservés en ces lieux
qui défient le temps.

En Arles comme à Nîmes
dans un cadre fastueux
pour Mythra dans les cieux
cette ferveur se ranime.

Voyons large !



Deux points de vue d'une même réalité, la nôtre.
Au fond, si on y réfléchit sérieusement, que signifient nos petites vanités humaines ?
Et quelle suffisance que de prétendre que cet univers n'a été conçu que pour nous y voir apparaître...

8 mai 2008, Nîmes en émoi



Sebastian Castella, El Juli, Javier Conde : le sommet de l'art tauromachique

La corrida de gala sans Tomas a tourné à l'avantage du biterrois Sébastien Castella qui, après avoir coupé deux oreilles en prenant beaucoup de risques avec son premier toro de Garcigrande, a coupé les deux oreilles, et la queue, du sixième toro de l'après-midi.

La faena a été idyllique, elle a fait se lever toutes les arènes de Nîmes tellement elle a été intense. El Juli a coupé deux oreilles également en reprenant en main un toro sans fond. Quant à Javier Conde, théâtral Javier Conde, il a également coupé deux oreilles en offrant une bouffée d'oxygène dans un spectacle où la compétition a été optimale.

(Source : La Provence)

Venus Nun, la vierge sulfureuse


Venus_Nun
envoyé par Rimbus


Belle Pub, avec la belle Melissa Leigh, pour les rasoirs Venus.

Advertising Agency: BBDO, NY, USA
Agency Producer: John Lacey
Group Creative Director/Art Director: Gro Frivoll
Copywriter: Susan Golkin
Editorial/Post Production Company: Crew Cuts, NY, NY
Editor: Sherri Margulies (Nun, Carnival), Karen Kourtessis (Tattoo)
Editorial Producer: Michelle Bellaff
Post Production Company: Nice Shoes, NY, NY
Online Artists: Chris Ryan & Matt Resenblum
Telecine: Complete Post, NY, NY
Colorist: Sparkle
VFX Company: Semerad, NY, NY
VFX Artist: Johnnie Semerad
VFX Producer: Gary Hirschfield
Audio Post Company: Buzz, NY NY
Engineer: Mike Marinelli and Rob McIver
Music Company: Semerad, NY, NY
Composers: David Horowitz (Nun), Singing Serpent Music (Tattoo), Jon Fields (Carnival)
Song: "Quelle Jolie Fille" by David Horowitz, Jan Horowitz and Jake Holmes
Production Company: Tool of North America, Santa Monica, CA
Director: Tom Routson
DP: Bill Pope
Line Producer: Caroline Pham
Production Designer: Tom Wilkins
Exec Producers: Jennifer Siegel and Brian Latt

samedi 10 mai 2008

Triste muleta et toro Rusé


J'ai vu la corrida à Nîmes, hier... dévevante.
A part Miguel Angel Perera, qui est sorti du lot (2 oreilles), Jean-Baptiste Jalabert "Juan Bautista", a raté son premier toro et s'est à peine rattrapé avec le second tandis que Alejandro Talavante a démontré son manque d'expérience. Ce jeune a des prétentions louables, on devine l'influence de Castella, mais sa muleta, à trop traîner au sol, nous a privé d'un beau spectacle. Une belle estocade sur son dernier toro lui a fait gagner une oreille indulgente.

Mieux vaut regarder un tableau de Nadine Rusé, artiste étonnante qui fait l'éloge de la virilité à travers ses toiles tauromachiques ou consacrées au rugby. Son blog photo est plus éclectique.

vendredi 9 mai 2008

Tribune libre : Marsupilami

bonjour je mapelle marwan j'é 7 an c'est un animal qui est moitié sinje moitié pantère il sapèl marsupilami.

Tribune libre : les Winx

bonjour, je suis la fille de rimbus . Aujourd' hui c'est moi qui fait le message.
J'ai choisi les winx club, parce que c'est comme des contes de fées. Et moi, puisque j'aime bien les contes de fées et c'est pour ça que j'ai choisi cela.
C'est l'histoire de 6 fées, elles ont chacun un pouvoir magic. Par exemple flora celle qui est sur l'image, a le pouvoir de la végétation. Flora est ma préférée, c'est pour ça que je l'ai choisi.
Et ça m'amuse !

jeudi 8 mai 2008

Non au travail à la chaîne !

J'hallucine... je me fais attraper dans une chaîne à la con, venant d'Embruns via Luc

c'est un questionnaire de femmes.

Mon fond de teint : Halé avec des cernes
Un mascara : j'ai des lunettes noires
Une crème de jour : je bois mon café noir
Une marque de produits : Gillette
Ma marque fétiche de maquillage : crème à raser Palmolive
Un produit must : le papier à rouler aLeda (en cas de coupure)
Mon parfum : le jus d'aisselle
Mon magazine fétiche : Le canard enchainé
Tu pars sur une île déserte et tu emportes quoi (trois produits max, sans protection solaire ni rasoir) : une femme et une canne à pêche
La femme que tu admires pour sa beauté : Carla Sarkozy
La femme dont tu envies le look : Len Lovitch
Je me damnerais pour : un certain type de champignon
Que signifie pour toi la féminité : une mère
Un dernier mot : mot
Ton adresse blog fashion/beauté préférée : SBEP

Mon univers cosmétique...

Je balance à Farid, Ibn Kafka, Eric, Violette, Romy
Désolé...

mercredi 7 mai 2008

Pour les vierges composez le 911



Un grand classique, mais qui fait toujours rire... et qui prouve qu'on peut rire de tout ; et même ça fait du bien ! En plus, mon titre me semble assez attractif. J'ai hésité avec "ReOpen 911 : toute la vérité" ou "Le 11 septembre mis à nu". Il faut dire que j'ai mis un encart pub sur le blog, et que va falloir générer du passage.

Demain je parlerai du vieillard incestueux qui congelait les nouveaux-nés qu'il faisait à son fils qu'il a violé pendant 50 ans en le tenant séquéstré dans un placard de sa cuisine.

... mais non, je déconne, c'est juste pour Google :)

Feria de Nîmes, peinture et toro



Claude Viallat à l'honneur

Peintre nîmois mondialement connu, co-fondateur du mouvement Support/Surface, Claude Viallat, à l’occasion de la Feria de Pentecôte, fait bénéficier sa ville d’une contribution artistique exceptionnelle, sous différentes formes.
Il a d’abord réalisé l’affiche des deux ferias, en rouge et vert, les couleurs de Nîmes. Par ailleurs, son importante collection personnelle d’objets tauromachiques sera exposée au Musée des Cultures Taurines.
D’autre part, Claude Viallat installera ses œuvres à l’intérieur des arènes, qui seront couronnées par ses oriflammes !
A l’école des Beaux-Arts, qu’il a dirigé, il présentera des œuvres tauromachiques récentes. Enfin, il peindra la bâche monumentale recouvrant la Maison Carrée, face à Carré d’Art !

Castella, Ponce, El Cid, El Juli, Mendoza, Ventura...

Les stars sont là pour un spectacle de premier ordre. Les toros de Victorino Martin et les Miuras défendront, entre autres, la bravoure taurine.
Castella et El Juli sont les favoris des Nîmois et représentent le sommet de la tauromachie. Coup de chance, Castella remplace Adame, malade, le samedi et pour parler franchement, les aficionados vont y gagner au change, tant Adame était décevant à Arles. Quant à El Juli, il remplace José Tomas le jeudi pour la corrida de gala, le petit neveu de Victorino Martin a été sérieusement blessé samedi 3 mai à Jerez de la Frontera (coup de corne de 9 cm dans le cou).
Ils seront contents de voir Marc Serrano, l'enfant du pays qui va essayer d'augmenter son palmarès de 37 oreilles et 2 queues, qui doit rentrer dans l'arêne à l'heure où que j'ecris cette note.
Intéressantes novilladas avec Marco Leal, l'arlésien inédit à Nîmes et Camille Juan le nîmois.
Magnifique rejoneo avec Ventura et Mendoza, on ne présente plus ces centaures habitués au triomphe.

renseignements

mardi 6 mai 2008

Un an après

Tract de la résistance

Un an après... je n'ai pas changé.


mon point de vue depuis un an n'a pas changé. Le problème majeur de la France, c'est la définition des règles du jeu, c'est à dire de la constitution.

On voit bien depuis Chirac II et Sarkozy ce que la présidentialisation du régime a d'antidémocratique. Comme une chimère vite oublié, les socialistes ont évoqué l'idée d'une 6e république. C'était bien un changement de la règle du jeu politique fondamental ; comme au football, lorsque l'invention du "hors jeu" a radicalement transformé la pratique de ce sport.
Au lieu de militer pour faire avancer cette noble aspiration, on préfère parler des joueurs, la personnalité des politiques et éventuels leaders. Mettez n'importe qui sur le trône de la Ve république, et vous aurez un autocrate, un despote en puissance.

Pourquoi ne pas parler plutôt d'une inversion du calendrier électoral, en mettant les élections législatives avant la présidentielle ?

Ce simple changement, en apparence mineur, aurait pour conséquence de renforcer le parlement, en donnant la primauté à l'Assemblée Nationale, et donc forcément à l'idéologie commune à la nouvelle majorité parlementaire élue. Ensuite, viendrait l'élection du président qui ne serait pour les électeurs que le représentant de cette idéologie majoritaire et non pas un leader charismatique pour lequel on constituerait une majorité parlementaire.

Se poser la question du leadership est donc une démarche forcément "présidentielle", alors que les socialistes, a priori, se définissent comme partisans d'une république parlementaire.

Poser la question du leadership revient forcément à reléguer la question idéologique au second plan, ce qui ne pourrait pas être le cas si l'élection législative précédait l'élection présidentielle.

Peu importe la composition d'une équipe en comparaison de la règle du jeu.

La 6e république est donc une chimère, et le coup d'état de Nicolas Sarkozy, qui veut gouverner la France en contradiction avec l'esprit de la constitution, n'a pas fait prendre conscience aux gens de gauche qu'il faut changer de régime, et vite !

(Pour commémorer le funeste 6 mai 2007,
je remet ce que je postais ici-même il y a un an)

dimanche 4 mai 2008

Un clip qui étonne : Le Tone



Le 7 mai au Divan du Monde, 75 rue des Martyrs, Paris 18e.
Je ne connaissais pas Le Tone, et il y a longtemps que je n'avais pas regardé un aussi joli clip. Bravo.

Parties de Cartes



samedi 3 mai 2008

Jeudi Noir, la résistance active





Ma copine Mathilde m'a alerté sur le collectif Jeudi Noir, et là je suis impressionné. On fait les kéké avec nos blogs, mais là il s'agit de gens qui s'engagent concrètement contre ce système de merde. Moi en 2003 j'ai carrément quitté la France à cause de cette histoire de logement. Maintenant je suis rentré, mais pas en région parisienne... Là bas c'est bling-bling moi je peux pas suivre. La grenouille de bénitier chargée de s'occuper du problème au gouvernement, elle confond Emmaüs avec l'Opus Dei, et à part chialer à l'Assemblée Nationale et se faire reluire dans les palais de la république, on se demande ce qu'elle fait. Ah si elle a les cheveux courts, genre broute-gazon libérée, et elle est pote avec les rebeus (mais si, tu sais bien, la beurette qui n'était ni pute ni soumise et qui a retourné sa veste... tu vois qui je veux dire ?). Alors mémère, elles sont où les réquisitions de logement dont tu avais dis "qu'elle se feraient si c'était nécessaire" ? Non c'est plus charitable de concocter des lois en faveur des propriétaires, braves gens qui sont parfois confrontés à des loyers impayés... les pauvres ! D'ailleurs c'est bien connu, les gens qui ne payent pas leur loyer c'est parce qu'ils achètent du vin ou de la drogue. Salauds de pauvres ! Au sujet des pauvres, sœur Christine a trouvé la solution : créer une commission européenne sur le sujet. Histoire de bien noyer le poisson dans la bureaucratie. Même le Journal Chrétien ne se laisse plus prendre à son verbiage politicien.
C'est que la plus réac de nos ministres sait parfaitement manier la langue de bois... voici son point de vue sur Jeudi Noir :
récemment, le collectif jeudi noir a réquisitionné des locaux inutilisés dans Paris : 5 000 m², inoccupés depuis 10 ans !! Le gouvernement a-t-il une proposition afin de mieux utiliser les bâtiments vides existant déjà ?

Christine Boutin : Cette affaire me préoccupe beaucoup, car d'après les informations que j'ai, ces locaux sont dangereux et je ne souhaite évidemment pas qu'il y ait d'accident.

J'ai lancé le principe de la réquisition. Cela étant dit, la loi s'impose même aux ministres, il faut donc faire une enquête pour voir quelle est la nature de ces locaux, s'ils sont véritablement vides.

J'ai donc saisi le ministère du budget, qui fait une analyse fine à partir de la fiscalité pour savoir quelle est la réalité des locaux apparemment vides. Cela est très long.

Mes prédécesseurs qui ont utilisé cette procédure sont arrivés, après des mois d'investigation, à reloger 43 personnes. Ce n'est donc pas à la hauteur, malheureusement, des besoins existants. Mais je ne laisse aucune piste de côté.



Bravo Mathilde, bravo Jeudi Noir, je vous aime de tout mon cœur !

Vendredi, soirée tapas chez Ali



Chaque vendredi c'est un peu ça chez Ali, rue de la Roquette à (en) Arles.
Ce soir, on est venu de chez Armando, avec Cédric, et on avait déjà attaqué au Ricard... Alors j'ai continué à la mauresque, parce que moi j'évite les mélanges, mais j'ai bien vu qu'Armando était passé au gin-to et Cédric à la bière. Chacun est libre.

vendredi 2 mai 2008

Promenade en Arles




Hier le soleil était mon allié. Ses rayons obliques, en cet après midi printanier, jouaient avec les murs de la vieille ville et dessinaient de jolies formes avec les ombres qu'ils généraient.
Je suis passé sur la place de l'Hôtel de Ville pour voir les belles arlésiennes dans leur costume traditionnel, accompagnées souvent d'un fier provençal coiffé du chapeau noir de Camargue.
Mais la foule m'a un peu intimidé, et j'ai cherché le calme des ruelles... J'y ai humé l'odeur du crottin frais, signe du passage récent des guardians...

Une question m'est venue, en composant le titre de ce billet : doit-on dire à Arles ou en Arles ?
Le professeur Bernard Cerquiglini, de TV5, affirme qu'employer "En Arles" n'est qu'une fatuité qu'il qualifie de faux chic. Raison tout à fait suffisante à mes yeux pour l'utiliser, puisque ce premier mai était aussi le jour de l'élection de la Reine d'Arles (Caroline Serre).

Le professeur commet de surcroît une erreur ; si les défenseurs de l'expression en Avignon se justifient par le fait qu'Avignon fût un état, il en est de même pour Arles, qui fût un royaume de 932 à 1024. Mais ces deux lettres ne sont qu'une des nombreuses spécificités de la région camarguaise qui en font tout son charme.

jeudi 1 mai 2008

1er mai 1891 : assassinat de Maria Blondeau

Illustration de Tardi pour "Le Cri du Peuple"
bande dessinée sur la Commune de Paris


"Il y a quelque part, sur le pavé de Fourmies, une tache innocente qu’il faut laver à tout prix….Prenez garde ! Les morts sont des grands convertisseurs, il faut s’occuper des morts".

Georges Clemenceau

Le 1er mai 1891, dans une petite ville du nord, à Fourmies, les ouvriers en grève revendiquent pour la journée de 8 heures. Il est 18 h 30. Face à eux 300 soldats équipés du nouveau fusil Lebel qui contient de 9 balles (une dans le canon et huit en magasin) de calibre 8 mm. Ces balles peuvent, quand la distance n'excède pas 100 mètres, traverser trois corps humains sans perdre d'efficacité. le commandant Chapus s'écrie : " feu ! feu ! feu rapide ! visez le porte-drapeau ! ".
9 morts (dont des femmes et des enfants), 35 blessés, restent sur le pavé.

Maria Blondeau,

18 ans

tuée à bout portant, les yeux dans les yeux de son exécuteur, d'une balle dans la tête

Louise Hublet

20 ans

deux balles au front et une dans l'oreille

Ernestine Diot

17 ans

une balle dans l'œil droit, une dans le cou, son corps contient cinq balles

Félicie Tonnelier

16 ans

une balle dans l'œil gauche et trois autres dans la tête

Kléber Giloteaux

19 ans

trois balles dans la poitrine et deux autres dont une à l'épaule

Charles Leroy

20 ans

trois balles

Emile Ségaux

30 ans

cinq balles

Gustave Pestiaux

14 ans

deux balles dans la tête et une à la poitrine

Emile Cornaille

11 ans

une balle dans le coeur




Camille Latour

46 ans

commotionné après avoir assisté à la fusillade, décédera le lendemain

Charles Leroy, Emile Ségaux, Gustave Pestiaux et Emile Cornaille ne participaient pas à la manifestation et furent atteints par des balles qui ne leurs étaient pas destinées.

Moi je ne vous oublierai jamais, et je regarderai toujours à gauche. Pour vous et en mémoire des martyrs de la Commune de Paris, et de tout ceux qui sont tombés pour la liberté.