dimanche 31 août 2008

Arelate, la tortue romaine



Dans le cadre du festival Arelate 2008, l'asssociation "Legio VIII Augusta" reconstitue un camp romain, et ses legionnaires font la manœuvre de "la tortue".
Legio VIII Augusta est une association de bénévoles originaires de toute la France qui recrée les costumes de l'époque romaine, sur des bases archéologiques sérieuses.
Ils sont associés à l'organisation "peplum-Arelate" qui fait revivre Arles à l'époque antique.

Arelate, la course de chars



Course de chars au cours du spectacle dans l'amphithéâtre d'Arles, pour la soirée de clôture du festival Arelate, le 30 août 2008.

Une soirée orchestrée par Acta, association spécialisée dans les combats de gladiateurs, ainsi que par les "Attelages du Pays d'Arles" qui fournissait les chars et les auriges.

vendredi 29 août 2008

Laisse pisser, c'est une pub !



Ceux qui sont parents d'un petit garçon savent de quoi on parle :-)

Troops out of Iraq



Une étonnante publicité pour le magasin Toys'r'Us trouvée sur le blog Advert Showroom.
Comment une société commerciale adopte une position politique sur une question majeure, la guerre en Irak, pour vendre des armes en plastique.
Chez Toys'r'Us, on a l'air de voter démocrate !

Imaginons le même genre de communication en France à propos du conflit afghan, quel annonceur chez nous aurait les couilles de s'engager comme cela pour une cause politique ?

Fête de la Rose de Frangy-en-Bresse


Discours d'Arnaud Montebourg, à propos de ce bourbier afghan dans lequel nos meilleurs soldats sont sacrifiés au bon vouloir du Président de la République.

Concernant le futur congrès du PS, Arnaud Montebourg réitère sa volonté de choisir le candidat présidentiel en 2011 au cours de primaires ouvertes à toutes les forces de gauche.
Pierre Moscovici est son candidat pour le poste de Premier Secrétaire, sans ambition présidentielles futures. Un moyen de reconstruire un programme cohérent commun, avant les futures primaires. Une façon d'éviter les erreurs de 2007, quand Royal avait son propre think tank, désir d'Avenir, sa propre équipe et le difficile travail de synthèse avec les éléphants pour aboutir a un programme mal ficelé. On se rappelle des propos désastreux de Ségolène critiquant son propre programme après sa défaite.
Il est à noter que Martine Aubry dit un peu la même chose, bien qu'elle soit "présidentiable" : "Dans le contexte actuel, la présidentialisation du PS serait une erreur. Il nous faut un chef, certes, mais il nous faut d'abord travailler sur les idées, définir une ligne forte, et retrouver un collectif qui s'ouvre à la société et qui soit capable de parler non pas d'une seule voix, mais d'une même voix."

Il n'y a pas d'obligation que le Premier Secrétaire soit le futur candidat a la Présidentielle.
Dans le cadre d'un régime primo-ministeriel, d'une véritable 6e république, comme cela est revendiqué par les socialistes, le rôle politique majeur est au premier ministre... Qui pourrait être le chef du parti majoritaire à l'Assemblée Nationale.
La principale question des futures primaires socialistes devrait être le futur rôle du président de la République, et si le vainqueur de la présidentielle est prêt à abandonner une partie de ses pouvoirs au profit du gouvernement et du parlement. Faute de quoi, la présidentialisation extrême de notre République va se maintenir.

jeudi 28 août 2008

Un dimanche aux Champs Elysées...



Sacré Nicolas, toujours blagueur, avec cette gouaille bien franchouillarde qui fleure bon le café du coin, celui où on met de la sciure par terre.
Avec Obama, il avait fait la blague des secrétaires d'Etat américains au nom étranger ;
Avec Merkel, il avait parlé de M. Merkel pour désigner le mari de madame Merkel...
qui ne s'appelle pas Merkel (au passage, monsieur Merkel n'existe pas, Merkel étant le nom de jeune fille de la chancelière allemande) ;
Avec les paras du 8e RPIMa, devant les cercueils, il y était allé de sa p'tite blague...
Quel rigolo ce Nico !
Sur cet excellent montage de Nonolimit, Nico nous raconte sa p'tite histoire sur les Champs Elysées.
Saisissant.
Nicolas est un grand conteur. Il nous sert l'histoire le 6 mars à Vesoul, le 20 mai à Orléans (vidéos) et vient de la refaire en Mayenne, dans son discours pour le RSA.
Trop fort ce Sarko !

Arelate


Teaser du Festival Arelate - Video Arles - Pixel Events from Pixel Events on Vimeo.

C'est le festival Arelate !
Pendant une semaine, la ville d'Arles retrouve ses origines romaines. Dans l'antiquité, Arelate était une cité d'importance, comptant jusqu'à 20 000 habitants à son apogée.
En souvenir de ce passé glorieux, l'association Peplum a lancé il y a 20 ans un festival de cinéma peplum. Aujourd'hui, c'est un grand festival soutenu par les collectivités locales et régionales.
Tout est dans le film de Pixel Event, il suffit de le visionner.
Clôture du festival dimanche.

mercredi 27 août 2008

Lancement de Siné Hebdo


Merci, Merci, merci... Vous avez été formidables, incroyables, je ne m'en suis pas encore remis ! Plus de 15 000 signatures pour me soutenir contre l'adversité, mais surtout contre mes adversaires.

Comment vous prouver mieux ma gratitude que de sortir un canard qui ne respectera rien, n'aura aucun tabou, qui chiera tranquillement dans la colle des bégonias sans se soucier des foudres et des inimitiés de tous les emmerdeurs !

Comptez sur moi, vous n'avez pas misé sur un bourrin... Vous n'allez pas être déçus ! « Siné Hebdo » va débouler et ça va décoiffer ! Attention les yeux !

Merci encore de votre aide sans laquelle ce projet n'aurait jamais vu le jour.

Siné

A PARTIR DU 10 SEPTEMBRE

CHEZ LES BONS MARCHANDS DE JOURNAUX

contact :

courrierdeslecteurs@sinehebdo.eu
Par courrier : LES EDITIONS DE L’ENRAGÉ, 118-130 avenue Jean-Jaurès

75169 Paris Cedex 19

Encore MERCI !

La communication d'Al Qaïda


Comme une réponse au message précédent, et d'une propagande à l'autre, voici un reportage (un peu long) de As Sahab, l'agence de communication d'Al Qaïda, sur l'embuscade contre un convoi de police sur la route Kabul-Kandahar (province de Paktika).

Très actif dans la communication, As Sahab avait invité en décembre dernier, les internautes à poser des questions, via des sites islamistes, à Ayman Al-Zawahiri, le numéro deux égyptien de l’organisation terroriste.

Ce dernier a donc livré ses réponses dans un enregistrement audio d’une durée d’une heure et demie et que la société américaine IntelCenter, spécialisée dans la veille de l’activisme islamique sur Internet, a rendu public la semaine dernière. Un compte rendu trouvé sur le blog Zone Militaire :

Concernant l’état de santé d’Oussama Ben Laden, au sujet duquel subsistent des interrogations, Zawahiri s’est montré rassurant. Le chef d’Al-Qaïda se “porte bien” selon lui.

Répondant aux critiques suscitées par les méthodes d’Al Qaïda, récusées par Sayed Imam Al-Cherif, le fondateur et l’idéologue du Djihad islamique égyptien, Zawahiri a balayé l’accusation selon laquelle son organisation agirait sans discernement. “Nous n’avons pas tué d’innocent, ni à Bagdad, ni au Maroc, ni en Algérie, ni ailleurs” a-t-il déclaré, avant d’ajouter que “s’il y a eu des innocents tués au cours d’opérations menéees par des moujahidines, c’était soit par erreur, soit par nécessité.”

Outre cette réthorique habituelle propre aux islamistes radicaux que l’on pourrait résumer par “tuez les tous, Dieu reconnaîtra les siens”, Zawahiri s’est livré à une critique virulente des Nations unies, qu’il accuse d’avoir “codifié et légitimé l’instauration d’un Etat d’Israël et l’approbation des terres des musulmans.”

A une question portant sur l’attentat revendiqué par Al Qaïda au Maghreb islamique et qui avait visé les locaux de l’ONU à Alger le 11 décembre 2007, l’égyptien a déclaré que les 11 personnes qui y avaient été tuées faisaient partie “des croisés infidèles et des troupes gouvernementales qui les défendent.”

Pour le dirigeant d’Al Qaïda, qui ne doit pas connaître le sens du mot “tolérance”, l’ONU est “l’ennemie de l’Islam et des musulmans” car, selon lui, elle prendrait systématiquement parti contre eux en considérant “la Tchétchénie comme une entité inséparable des croisés russes” et “Mellila (une île appartenant à l’Espagne revendiquée par le Maroc) comme une entité inséparable des croisés espagnols.” Zawahiri reproche également à l’ONU de soutenir la présence de “croisés” en Afghanistan et en Irak et d’avoir approuvé l’indépendance du Timor Oriental par rapport à l’Indonésie musulmane.

Le sécrétaire général des Nations unies, le Coréen Ban Ki-moon, a réagi aux propos de Zawahiri en les qualifiant de “totalement faux et inacceptable.”

Sur France 24, on trouve des explications sur As Sahab, et ses ambitions sur internet :

Les experts en sécurité ont peut-être des opinions contradictoires sur l’état de santé de Ben Laden, mais ils portent une appréciation unanime sur l’utilisation de l’Internet par Al-Qaïda.

Dans un monde où la technologie est accessible à tous, où aucune action, aussi horrible soit-elle, aucune menace aussi sinistre soit-elle, ne passent inaperçues, les sites djihadistes se situent sur une parallèle constamment en mouvement au sein des failles de l’Internet.

Les opérations globales d’Al-Qaïda en ce moment, selon les experts, sont divisées grosso modo en quatre branches régionales majeures : Al-Qaïda dans le pays des deux fleuves (Irak), Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Arabie saoudite), Al-Qaïda au Maghreb islamique (Afrique du Nord), et le haut commandement d’Al-Qaïda, quartier général des pères fondateurs, qui est supposé être basé dans la région frontalière de l’Afghanistan et du Pakistan.

Alors que chaque branche a son propre département médiatique, les experts disent qu’as-Sahab se trouve au somment de la structure.

“A chaque fois qu’as-Sahab envoie un message, tout le monde est attentif” dit Ned Moran, directeur adjoint de Total Intelligence Solutions, une compagnie de consultants en sécurité basée en Virginie. "Quand la direction centrale fait un communiqué, ça a une grande portée." (...)

Alors que certains experts préconisent qu’il vaut mieux garder des sites Internet djihadistes dans des buts d’espionnage, d’autres pensent qu’ils présentent une menace pour la sécurité. Mais de nos jours, les experts admettent que contrôler la propagande djihadiste est plus facile à dire qu’à faire.

Des sites qui sont démantelés réapparaissent rapidement sur d’autres serveurs selon un processus appelé "pillage de connection", qui consiste à héberger les contenus des sites militants sans même que les opérateurs des sites officiels ne s’en rendent compte.

La production est si abondante que les experts en sécurité qui recherchent les sites djihadistes admettent qu’ils sont en train de perdre la guerre des médias contre les extrémistes islamistes. "En ce moment, ils nous font littéralement tourner en bourrique", dit Moran.

Cette production vidéo n'est pas exempte de suspicion, parfois. Le site alter info note "qu'il s'agisse de justifier une guerre, de gagner une élection ou de détourner un scandale, on peut toujours compter sur Ben Laden, Al-Zawahiri ou leurs faire-valoir pour proposer la marchandise et sauver la peau de Bush."

Mais dans son dernier message, c'est le Pakistan qui est la cible, comme l'explique La Presse Canadienne :
La majeure partie de l'intervention longue d'une heure est un appel aux soldats pakistanais à repenser leur rôle dans les combats qui les ont souvent opposé à leurs compatriotes, en particulièrement dans les régions tribales.
"Tout soldat et tout officier devrait absolument désobéir aux ordres de tuer des musulmans ou d'aider leurs assassins", déclare l'auteur du message, en qualifiant également le chef de l'armée, le général Ashfaq Parvez Kayani, d'"ennemi hostile de l'islam".
Il exhorte les Pakistanais à se rebeller et à combattre les Etats-Unis, ou au moins à soutenir les insurgés.

Le Pakistan, allié-clé des Etats-Unis, paye un lourd tribut à leur "guerre contre le terrorisme": outre le millier de soldats tués dans les zones tribales depuis 2002, près de 1.200 personnes, dont une majorité de civils, ont péri en un peu plus d'un an dans tout le pays dans une vague sans précédent d'attentats, suicide pour la plupart.

Le chef de guerre pakistanais Omar Khaled, dans un reportage de Rue 89, ne cache pas les liens entre son combat contre l'Etat Pakistanais et la guerilla afghane. « Nous sommes en contact avec les talibans en Afghanistan. Nous recevons nos ordres du Mollah Omar. Certains de mes hommes se battent là-bas. Après la chute des taliban en Afghanistan, nous avons recrée le mouvement ici, en secret. »

Ce matin encore, des hélicoptères de combat ont pilonné des positions des combattants islamistes dans le district tribal de Bajaur, réputé être un bastion d'Al-Qaïda, plus au nord, et théâtre d'une importante offensive de l'armée depuis trois semaines, a assuré à l'AFP un haut responsable de l'armée sous couvert de l'anonymat.

Huit combattants islamistes ont été tués et 12 blessés dans cette attaque, a assuré cette source. Pour Reuters, c'est 30 activistes qui sont tombés.

Le quotidien des soldats en Afghanistan


Guerre afghanistan Patrouille armee francaise
envoyé par tomviguier

Thomas Viguier est journaliste et, pendant dix jours, il a pu suivre les troupes françaises engagées en Afghanistan.
Plus exactement le 13e bataillon de chasseurs alpins de Chambéry.
A travers une série de reportages, accès sur les actions de l'armée, il donne un aperçu de la situation de tension dans cette zone du pays.
Ici il s'agit d'une patrouille dans une zone montagneuse mal connue avec pour objectif de rejoindre une base avancée italienne.

Un document récent de France 24 retrace de son côté le quotidien des Para du 8e Rpima, quelques jours avant l'embuscade fatale à 10 militaires français. (Pour le visionner, clicquer sur l'écran) :


Le quotidien des militaires étrangers est difficile. Très difficile.
La seule issue possible est la formation d'une force militaire afghane sûre et efficace. Et de laisser rapidement aux afghans la maîtrise de leur destin.
Le ressentiment de la population, appuyé par les propos d'Hamid Karzaï, à l'encontre des forces de l'Otan commande d'accélérer ce transfert de compétence.

D'autre part, les forces de résistances, inconnues, mouvantes, semblent se renforcer. Qu'elle soient celles d'un chef de guerre narco-traficant, d'un mollah combattant ou d'une guerilla nationaliste et résistante, elle semble composée d'éléments vétérans.
Divers témoignages parlent de combats rapprochés lors de la dernière attaque contre les français. Un document a écouter sur Le Parisien.fr :

A 23 ans, Julien a vécu l'horreur. Engagé en Afghanistan auprès des forces l'OTAN, il a assisté, depuis le véhicule blindé qu'il conduisait, à l'embuscade qui a fait dix morts parmi les soldats français dans la région de Kaboul. Sa petite soeur, Deborah, qui s'apprête à rentrer au lycée à Bonneuil-sur-Marne (Val-de-Marne), raconte l'angoisse de sa famille et les pleurs de son frère, traumatisé à jamais.


lundi 25 août 2008

Hamid Karzaï en colère


Hamid Karzaï n'en est pas à son premier «coup de gueule» contre les forces de l'Otan. Depuis quelques semaines, déjà, les critiques du président afghan s'étaient faites plus acerbes, dénonçant à l'envi les inadmissibles «bavures» de la coalition sous commandement américain. Depuis vendredi, il ne décolère pas. Quatre-vingt-quinze civils, dont une cinquantaine d'enfants et une vingtaine de femmes, auraient été tués lors d'un bombardement américain près du village d'Azizabad, dans la province d'Hérat, à l'ouest de l'Afghanistan.

Vendredi soir, le ministère de l'Intérieur de Kaboul avait d'abord avancé le chiffre de 76 morts. Mais, après s'être rendus sur les lieux, des membres du gouvernement ont revu le chiffre à la hausse. Soixante-dix ou quatre-vingt-quinze… il s'agirait d'ores et déjà de la «bavure» la plus meurtrière depuis 2001. Le mois dernier, les forces internationales avaient tué 64 personnes lors de deux incidents séparés.

Compromise depuis longtemps, la popularité des troupes occidentales en Afghanistan risque de souffrir encore davantage du drame d'Azizabad. Sur les quelque 700 civils afghans qui ont trouvé la mort au cours des six derniers mois dans le cadre de ce qu'il est convenu d'appeler les «dommages collatéraux», 255 auraient été tués par l'armée afghane et les troupes de la coalition. Les autres auraient été fauchés par les tirs des talibans, ou auraient sauté sur les bombes artisanales que les rebelles islamistes plantent le long des routes. Destinées aux convois militaires, elles explosent souvent à l'aveuglette. «Ce dernier incident nous met dans une situation extrêmement difficile, car il apporte de l'eau au moulin des talibans», reconnaît un responsable de Kaboul qui ne veut pas dire son nom.

(Le Figaro)

dimanche 24 août 2008

Le Waziristan et le Baloutchistan, au Pakistan

Le Waziristan


Petit rappel du dessous des cartes sur le Waziristan, territoire tribal du Pakistan.
Où comment la guerre Afghane se joue au Pakistan.

En bonus, un témoignage d'un waziristani :

Le Baloutchistan


Le Baloutchistan, autre facteur de terrorisme au Pakistan. Encore une fois, les hydrocarbures turkmènes sont l'enjeu stratégique principal de la politique pakistanaise.

Double bonus, témoignage à Quetta, au Baloutchistan, d'une jeune étudiante pakistanaise qui étudie en Angleterre.

La jeunesse pakistanaise : Entre tradition et modernité
envoyé par lagrandeaventure

Pour conclure, on est en droit de s'interroger sur la psychose entretenue par les USA à propos de l'Iran, quand on prend conscience de la poudrière (atomique) que représente le Pakistan. La récente demission de Pervez Musharraf est un facteur supplémentaire d'instabilité, 8 mois après l'assassinat de Benazir Buttho. Le nouveau président sera élu le 6 septembre. Une date déterminante pour la future sécurité du monde.

vendredi 22 août 2008

Sarkozy à Kaboul : l'armée a les boules !


Afghanistan et Sarközy de Nagy-Bocsa
par pantanate
L'image ne peut pas mentir. (une vidéo empruntée chez De Source Sûre)

Avant-après.

Le superprésident se moque bien des propos du petit candidat.
On ne joue plus, on fait de la realpolitik !
Monsieur Nicolas Sarkozy assume ses responsabilités, dit-il. Le problème, c'est que dans la cinquième République le président est irresponsable.
Il ne semble pas très responsable non plus quand il affirme que "la défaite nous y est interdit (sic)" quand on s'interesse a la réalité afghane. "Or aucun stratège raisonnable n'imagine aujourd'hui une telle victoire possible" explique Roland Hureaux, haut fonctionnaire à la Cour des Comptes. Le candidat a l'élection connaissait mieux l'histoire... On s'inclinera devant le respect envers le parlement du président, puisque devant celui-ci, il annonce en mars 2008 le renforcement des troupes en Afghanistan... Mais il s'agissait du parlement anglais, petite facécie envers l'Assemblée Nationale.

Il fanfaronne même, comme a son habitude, disant devant les militaires endeuillés de Kaboul que "si c'était à refaire, il le referait. (sourire) Pas la patrouille, hein (rire), pas l'enchainement des événements, mais le choix qui m'a amené à confirmer le choix de mes prédécesseurs" (bonjour Jacques).
Etrange sens de la dignité... Peut être était-ce du populisme troupier ?
Mais monsieur Sarkozy ne peut s'empêcher de blaguer, on se souvient du "monsieur Merkel" qui fit le ravissement de notre Quai d'Orsay. Voir le billet de Richard Trois, sur Le Post, au sujet des bonnes blagues de Sarkozy.


Il y a des siècles que des soldats meurent "pour rien", ils sont là pour ça, et puisque monsieur le président veut accroitre la présence française dans ce pays du bout du monde, il faut nous résigner et nous habituer aux cercueils tricolores. D'autre français encore seront sacrifiés à la realpolitik.
De plus, comme le souligne JD Merchet sur le blog Secret Défense, la visite éclair de Nicolas Sarkozy a Kaboul a pour effet pervers que "les talibans ont compris depuis hier que les Français représentaient une cible de choix, eu égard à la résonnance politique et médiatique que leur mort suscite", ce qui va arranger le travail des soldats français...

Mais de toute façon, toutes les peines c'est le président qui les porte, et qui assume à notre place.
C'est gentil monsieur le président.

Heureusement on sait que votre doigt est prêt a appuyer sur le bouton rouge. La realpolitik est atomique ou n'est pas, n'est-ce pas ? C'est une chance d'avoir un quelqu'un de responsable, maître de ses nerfs, pour gérer ces histoires là.
Merci monsieur le président.



Gulbuddin Hekmatyar, the warlord


Gulbuddin Hekmatyar est un des plus puissants seigneurs de la guerre afghane.
C'est le chef du Hezb-e islami, un groupe fondamentaliste qui mena la lutte contre l’armée soviétique, combattit un moment les talibans, puis s’allia avec eux après 2002 et son départ d’Iran, où il s’était réfugié en 1998. Ce sont ses hommes qui ont attaqué le convoi français le 18 août 2008.

Tout rapproche le Hezb-e islami des talibans, le fondamentalisme religieux comme les liens avec l’ISI, les services secrets pakistanais, qui sont, pour ce groupe, encore plus étroits et plus anciens. Cela fait trente ans que les hommes d’Hekmatyar font la guerre. Même s’ils ne sont plus très nombreux, ils ont l’expérience et ils ont du matériel.

Selon Noam Chomsky, « un des groupes fondamentalistes islamiques qui figurent vraisemblablement parmi les plus fanatiques du monde ces dernières années est dirigé par Gulbuddin Hekmatyar, extrémiste terroriste qui était l'un des favoris de la CIA et qui était le principal bénéficiaire des 3,3 milliards de dollars d'aide (officielle) des États-Unis aux rebelles afghans (un montant à peu près équivalent étant, dit-on, fourni par l'Arabie saoudite)."

Hekmatyar a rencontré Erdovan, le président Turc, ce qui provoqua un véritable scandale national en Turquie. Dans son commentaire, le journaliste Fatih Cekirge attirait l’attention des lecteurs sur le fait que la photo avait été prise dans le quartier de Fatih, à Istanbul même, et que Hekmatyar avait été reçu avec les honneurs (Star, juillet 2003, journal turc). Et le chef de guerre n'est pas sans influence chez certains musulmans de France (converti à l'islam en 1980, le médecin strasbourgeois Thomas Milcent, a ses contacts en Afghanistan comme à l'UOIF, au CFCM ou au parti extrémiste turc Milli Görüs) comme le note "le blog laiciste".

mardi 19 août 2008

Afghanistan résistant


Que faisons-nous en Afghanistan ?
La guerre contre le terrorisme ? Mais tout le monde sait que c'est au Pakistan qu'est entretenu le mouvement Taliban... Ou le mouvement Pachtoune, cette ethnie de guerriers qui se partage entre le sud de l'Afghanistan et L'ouest du Pakistan. Le président Hamid Karzaï, la créature des américains le reconnaissait lui même il y a un mois :

"Nous avons prévenu le gouvernement du Pakistan et le monde et cela sera désormais répété par chaque membre de la nation afghane: la violence, les meurtres, les destructions qui affectent l'Afghanistan sont perpétrés par les services de renseignements pakistanais", a-t-il poursuivi.

"Nous ne cesserons de le répéter jusqu'à ce que nous les chassions hors de notre pays", a-t-il conclu.
Le conseil des ministres a rédigé une déclaration allant dans le même sens.

"Le peuple d'Afghanistan et le monde entier savent bien que les services de renseignements pakistanais ont fait de leur pays le plus grand exportateur du terrorisme, tout particulièrement en Afghanistan", ont écrit les ministres.

(sources)

Que faisons-nous réellement dans ce pays ? On ne gagne pas de guerre d'invasion en Afghanistan : Les anglais au XIXe siècle, les russes hier, ont échoués. Combien faudra-t-il encore de soldats français sacrifiés pour complaire à l'allié américain ?

Nous n'avons rien à faire en Afghanistan.

On regardera avec intérêt cette émission d'avril 2008, qui met en évidence la propagande sarkozyste, puis l'excellent dessous des cartes qui permet de bien comprendre la situation afghane :



Afghanistan Dessous des Cartes
envoyé par Ali_La_Pointe

L'article de decembre 2007 sur ce sujet n'est pas démenti par les derniers événements.

vendredi 8 août 2008

Une chaîne de blog

Kessel

Ce coup-ci c'est Dedalus qui me colle une chaîne au coup ! Lui que je considérais comme un frère...
Bon et bien, je m'exécute...
En plus c'est compliqué !

Règlement :

  1. citer la personne qui vous a tagué et mettre un lien vers son blog ;
  2. indiquer le règlement du jeu ;
  3. ouvrir un livre que l'on aime à la page 123 ;
  4. recopier à partir de la cinquième phrase et les cinq phrases suivantes ;
  5. indiquer le titre du livre, le nom de l'auteur, de l'éditeur, ainsi que l'année d'édition ;
  6. taguer 4 personnes dont vous souhaitez connaître les lectures et les avertir sur leur blog ;
Mon choix se porte sur Les Cavaliers de J. Kessel.
nrf Gallimard,
édition numérotée (891) - 1967.

Et il se penchait sur l'épaule sur l'épaule d'Ouroz avec le désir de crier :
- Faisons comme tout le monde ! Arrêtons-nous enfin ! Mais il avait honte de montrer son impatience, sa fatigue à un homme plus agé, moins fort que lui et blessé par surcroît. Alors, il recourait à des ruses qu'il croyait pleines d'astuce. Il disait : - Vois Ouroz, dans cette tchaïkhana, ils ont un oiseau qui parle, un merle des Iles.

Je refile cette vérole à Cécile, FalconHill, Farid Taha et hurluberlu.

mercredi 6 août 2008

Siné star

Lettre ouverte de Siné à Philippe Val
Paris le 4 aout 2008,

Philippe,
Tu dois être fier de toi de m’avoir, comme tout bon patron qui se respecte, viré comme un malpropre (et sans indemnité), depuis le temps que tu en rêvais.
Le hic, c’est que tu es tombé sur un os. Le "vieux" te donne du fil à retordre et, si j’en crois la rumeur, le fil en question est plutôt barbelé !
Cette peu glorieuse attitude ne m’étonne pas de toi, mais celle de l’équipe à la fois pute et soumise, me bouleverse, sauf quelques rares exceptions qui ont réussi à résister à ta pression et ont accepté de signer la pétition en ma faveur qui, au moment où je t’écris, a dépassé les 10.000 signatures !

Dans ce combat truqué d’avance, où j’ai refusé de me coucher, il y a dans le coin droit du ring, toi et tes soigneurs qui te glissent du plomb dans les gants : Claude Askolovitch, Alexandre Adler, Maitre Goldnadel, Pascal Bruckner, Laurent Joffrin, Bertrand Delanoë, Elie Wiesel, Dominique Voynet, Bernard Henri Lévy, Jean Claude Gayssot, Claude Lanzmann, Fred Vargas… j’en passe et des pires.

Et dans le coin gauche, moi et les miens : Gisèle Halimi, Guy Bedos, Rony Brauman, Jean-Luc Godard, Jean Nouvel, Edgar Morin, Michel Onfray, Philippe Geluck, François Maspero, Pétillon, Gilles Perrault, Willem, Clémentine Autain, Bruno Masure, Marina Vlady, Regine Deforges, Wiaz, Fernando Arrabal, Michel Warschawski, Marcel-Francis Kahn, Olivier Besancenot, Gus Massiah, Gérard Filoche, Marina Vlady, j’en passe et des meilleurs….

A la seule lecture des ces noms, tu as déjà perdu le combat aux points. Il ne me reste plus qu’a te mettre K.O
Compte sur moi, tu vas aller au tapis avant le 15e round.
Ta cote n’est guère brillante chez les parieurs !

Siné

PS : Après que les nationalistes corses aient fait exploser ma maison il y a 4 ans, des extrémistes juifs me menacent aujourd’hui. Hier j’ai déposé plainte contre X pour menaces de mort par messages téléphoniques et par internet.

lundi 4 août 2008

Inconnu à cette adresse


Pendant ces vacances j'ai lu un petit livre publié en 1938, "Inconnu à cette adresse" de Kressmann Taylor.
Très intéressant, d'une soixantaine de pages, il se lit rapidement. En voici un résumé :

Martin Schulse, Allemand et Max Eisenstein, juif Américain, sont associés et tiennent tous eux une galerie de peinture à San Francisco, la galerie Schulse-Eisenstein. Une forte complicité les unit. Ce sont deux vrais amis, deux frères. Au début des années trente, Martin souhaite rentrer en Allemagne. Ils commencent une correspondance épistolaire le 12 novembre 1932. Elle s’achèvera le 3 mars 1934. Les deux amis s’échangeront près d’une vingtaine de lettres. Les premières lettres sont chaleureuses, passionnées.

Puis, en juillet 1933, Max exprime ses doutes et son malaise face à la situation politique en Allemagne . "
Qui est cet Adolf Hitler qui semble en voie d’accéder au pouvoir en Allemagne? Ce que je lis sur son compte m’inquiète beaucoup", écrit-il inquiet, à son ami allemand. Martin, qui est fasciné par le dictateur, répond à son ami juif et avoue un mélange d'admiration et de doute : "Franchement, Max, je crois qu’à nombre d’égards Hitler est bon pour l’Allemagne, mais je n’en suis pas sûr (…). L’homme électrise littéralement les foules ; il possède une force que seul peut avoir un grand orateur doublé d’un fanatique. Mais je m’interroge : est-il complètement sain d’esprit ? Un jour pourtant sa décision tombe comme une sentence : Ici en Allemagne, un de ces hommes d'action énergiques, essentiels, est sorti du rang. Et je me rallie à lui".

Une fracture irréversible se crée entre les eux amis ; Martin demande à son fidèle ami de stopper leur correspondance, en déclarant : "Le Juif est le bouc émissaire universel. Il doit bien y avoir une raison à cela ..."


Cette dernière phrase m'interpelle. Elle me rappelle quelque chose.

C'est le même discours de Soral qui dit que "si depuis 2500 ans les juifs se font dérouiller partout où ils passent au bout de 50 ans c'est certainement de leur faute".
Vous pouvez le constater sur cette vidéo, dans laquelle il est en compagnie de Dieudonné qui rigole bien en entendant ça :
http://www.dailymotion.com/video/x15hnh_alain-soral-dieudonne-sioniste_news

Voilà donc qu'aujourd'hui certains reprennent les mêmes arguments que les antisémites des années trente. Sous couvert d'antisionisme, c'est donc bien d'antisémitisme primaire qu'il s'agit.
Cette mouvance, dont les portes-paroles sont Alain Soral et Dieudonné, cherche à banaliser un discours particulièrement nauséabond. Elle est proche du Front National.

Soyons clairs, tous les juifs ne sont pas sionistes et ne cherchent pas à étouffer le peuple palestinien. J'avais écrit un article sur Uri Avnery qui est un de ceux qui se battent pour la paix, j'encourage vivement de s'y reporter.

Puisque le débat de l'été c'est la question du supposé antisémitisme du dessinateur Siné, je dois juste rappeler que ce dessinateur a épousé en première noce une femme d'origine juive, qui est signataire de la pétition qui le défend. Ne nous trompons pas de cible.