vendredi 31 octobre 2008

ne restons pas muets face à la violence



Olivier Dahan a réalisé un film de 2 minutes 30 qui met en scène les violences conjugales et incite les témoins de ces violences à réagir.

Ce film, conçu par TBWA\Paris, soutient la campagne d’Amnesty International sur les violences faites aux femmes. L'objectif de ce film est de provoquer une prise de conscience de la réalité de ce problème en France, du rôle important de chacun d’entre nous et de la responsabilité du gouvernement pour y mettre un terme.

En détournant les codes du muet, ce film amplifie l’horreur du silence qui entoure trop souvent les violences domestiques souligne l’importance d’oser dire "stop" pour briser ce silence insoutenable. Le message final "En France, 1 femme décède tous les 3 jours suite aux violences conjugales" veut mettre un terme à l’idée reçue selon laquelle la violence contre les femmes fait partie d’un passé révolu, pour inciter chacun à réagir.

Sensible à l’importance de la campagne et attiré par la qualité artistique du projet, Olivier Dahan a immédiatement accepté de réaliser ce film mettant avec brio son art au service de ce film publicitaire. Répondant à l’invitation du réalisateur et désirant soutenir ainsi l’action d’Amnesty International, Clotilde Courau, Didier Bourdon et Claude Perron ont mis à leur tour leur talent au service de la force du film, en incarnant des personnages que l’on pourrait croire tout droit surgis du passé mais qui se révèlent être effroyablement contemporains.

http://www.amnesty.fr/violences_conjugales

Learning for an open world.



Très belle publicité, dans son fond comme sa forme, pour une grande école de Nouvelle Zélande, Open Polytechnic of New Zealand.

Advertising Agency: Ogilvy Wellington, New Zealand
Creative Director: Scott Henderson
Art Director: Geoff Francis
Copywriters: Scott Henderson, Jonathan Horner
Agency Producer: Christina Hazard
Director: Ned Wenlock
Producer: Jane Byrne
Production Company: Teaspoon
Aired: September 2008

mardi 28 octobre 2008

Mœbius : le chasseur déprime.


Après le cultissime Major Fatal, paru dans Métal Hurlant, et L’Homme du Ciguri, Moebius nous offre avec Chasseur déprime un nouvel épisode du Garage Hermétique. Rien que pour nous, il ouvre les portes de son univers graphique, ésotérique… et foutraque.

Chasseur déprime, Moebius, éditions Stardom. (L’album, sorti en mai 2008, a été épuisé en quelques mois, il vient d’être réédité).

Moi j'adore Mœbius. J'adore aussi Jean Giraud, mais je préfère sa face Mœbius. Mais même chez Blueberry, il y a un Mœbius qui dort. Ce vieux Giraud est un mangeur de champignons hallucinogènes, dans la tradition magique d'un Carlos Castaneda. L'adaptation cinématographique de Blueberry est, du reste, une variation sur un mauvais trip à la mescaline.

Je me souviens des premiers "Métal Hurlant", avec le Garage Hermétique de Jerry Cornélius...

Et de "the Long Tomorrow", cette petite BD qui allait changer la vision que nous nous faisions du futur.

Donc, le major Grubert revient, et c'est une bonne nouvelle qui me replonge 30 ans en arrière, quand je voulais "être Mœbius quand je serai grand".

samedi 25 octobre 2008

King of bling-bling


Avant la prochaine censure néo-bonapartiste. Un clip culte... de la personnalité.

vendredi 24 octobre 2008

On nous prend pour des cons


On nous prend pour des cons.
On nous fait croire que c'est très compliqué de faire des voitures électriques, en nous montrant des crânes d'œufs super fiers de nous montrer leurs derniers prototypes au salon de l'auto. Moi j'ai toujours su que la première voiture a dépasser les 100 km/h, il y a plus de 100 ans, était électrique ! Elle s'appelait la "Jamais Contente", et je me souviens que j'en avait réalisé le modèle réduit, il y a plus de 30 ans, dans la maison de ma grand mère, à La Bourboule. Un souvenir proustien, avec la mémoire olfactive de cette grande bâtisse auvergnate, dont le rez-de-chaussée était occupé par un garage automobile. Alors quoi ? Tout ce merdier, ces guerres pour contrôler le pétrole, ce désastre écologique... tout ça semble si absurde... Le boom pétrolier n'a pas plus d'un siècle lui non plus, et il me semble évident qu'il aurait suffit d'un choix technologique différent, à l'aube du vingtième siècle pour modifier totalement le cours de l'histoire. Si la Jamais Contente avait été perfectionné, que la voie prometteuse du véhicule électrique avait été poursuivi, l'industrie pétrolière ne serait pas ce qu'elle est aujourd'hui. Pas de Rockefeller ni de Standart Oil, pas de pétrodollars, pas de choc pétrolier, pas de guerre en Irak. C'est ce qu'on appelle l'effet papillon. Mais déjà que l'ampoule électrique, qui ne fut inventé que dix ans avant la Jamais Contente, avais mis à mal l'empire pétrolier (basé sur les lampes a pétrole) de Rockefeller, le choix du moteur à explosion s'est imposé, sans doute à force de lobbying. Au nom des intérêts de certains.
On nous prend vraiment pour des cons.

jeudi 23 octobre 2008

Yves Bertrand


L'homme par qui le scandale arrive nous mettait en garde il y a un an contre les 3 dangers qui menacent notre société : l'islam, les éco-terroristes et les défenseurs des animaux.

jeudi 16 octobre 2008

Quand nous chanterons le temps de la crise...



Dernière réalisation de Le fred, bien d'actualité.

mardi 14 octobre 2008

Paul Krugman est un Grateful Dead


Dans un éditorial du New York Times publié le 6 juin 2008, le nouveau prix Nobel donnait raison aux "gourous technologiques des années 1990", qui estimaient qu'avec le numérique, "quel que soit le produit (logiciel, livres, musique, films), le coût de la création devra être récupéré indirectement". Il cite ainsi la journaliste et entrepeneur Esther Dyson, qui avait prédit en 1994 que les entreprises à l'avenir devraient "distribuer gratuitement la propriété intellectuelle pour vendre des services et des relations".

"Octet après octet, tout ce qui peut-être numérisé sera numérisé, rendant la propriété intellectuelle toujours plus facile à copier et toujours plus difficile à vendre plus cher qu'un prix nominal. Et nous devrons trouver les modèles économiques et les modèles d'affaires qui prennent cette réalité en compte".

Il conclut en référence au groupe Grateful Dead, qui avait été pionniers en incitant leurs fans à copier des cassettes audio parce qu'ils avaient réalisé que plus ils avaient de fans, plus ils vendaient de produits dérivés et de places de concerts. "Tout ça n'arrivera pas immédiatement. Mais sur le long terme, nous serons tous des Grateful Dead", prédit l'économiste.

(d'après Numerama)


lundi 6 octobre 2008

Le Taïkonaute


Les astronautes Zhai Zhigang, Liu Boming et Jing Haipeng sont revenus sur terre le 28 septembre après un vol de 68 heures, dont la sortie dans l'espace qui a duré 20 minutes. La Chine est le troisième pays après les Etats-Unis et la Russie à avoir envoyé un homme dans l'espace en 2003. Une mission de deux hommes fut réalisée en 2005. La première sortie chinoise dans l'espace samedi a fait de la Chine le troisième pays maîtrisant la technologie de l'activité extravéhiculaire (EVA).

Un joujou extra qui fait krach boum hue !


C'est amusant, le lundi noir est celui du lancement du nouveau loto.

mercredi 1 octobre 2008

Arles la gitane


La communauté gitane de Arles était présente ce samedi d'automne, pour saluer la mémoire d'un arlésien célèbre, José Reyes. Un gitan qui a accompagné Manitas de Plata avec qui il a parcouru le monde. Mais malgré cette renommée, José Reyes est resté fidèle à sa caravane qui stationnait sur une petite place arlésienne, près du canal. Son fils, François "Canut" Reyes, a créé l'association "Le monde de José Reyes", projet qui comporte une grande partie socio-culturelle en faveur des gitans de la ville, et cette place qui porte son nom est pour lui la reconnaissance attendue d'un artiste gitan qui ne s'est jamais coupé de ses origines, un homme simple qui est toujours resté le même "redevenant ferrailleur au retour de ses tournées triomphales". Quand je l'ai rencontré la semaine dernière rue des Porcelets a Arles, il m'a parlé de son projet :


Canut Reyes
envoyé par Rimbus


La cérémonie était réussie, il y avait même une verdine traditionnelle.


Et les officiels étaient là aussi, Michel Vauzelle, Schiavetti et le grand photographe Lucien Clergue, l'initiateur des Rencontres d'Arles, qui ne s'était pas trompé quand il a aidé dans les années 60 Manitas de Plata et José Reyes à se faire connaître, leur ouvrant ainsi la voie du succès international. Le succès n'a pas abandonné cette famille, puisque les petits enfants de Manitas de Plata (la fratrie Baliardo) et les fils de José Reyes se sont retrouvés dans les années 70 pour fonder un groupe de musiciens, Los Reyes, qui est devenu Les Gipsy Kings. Ces artistes de renommée internationale font partie des artistes français les plus écoutés à l'étranger, et ne sont pas pour rien dans l'image d'Arles ville gitane.


Le mythe de la réussite musicale continue à jouer et attire encore des guitaristes gitans dans la ville.

 Cristofe vient depuis peu de Perpignan, sur les traces des Gipsy kings, avec pour seul capital sa guitare, mais aussi des liens communautaires et des liens de sang. Il n'a rien d'un "voleur de poules" et joue la rumba catalane et le flamenco gitan aux terrasses des restaurants de la place du Forum, en costume toujours impeccable. Il chante aussi des chants religieux auprès de la communauté évangélique gitane. Père de famille, sérieux et travailleur, il représente l'image d'une société gitane moderne et responsable. Il perpétue ainsi la tradition d'un José Reyes, et entretient la légende d'une Arles gitane et musicale.



Justement, la question gitane revient sur le devant de la scène politique européenne, avec le premier sommet européen sur les Roms et les gitans (qui a eu lieu mi-septembre) qui veut promouvoir une politique commune pour lutter contre les discriminations dont ils sont victimes dans tous les pays membres. Depuis l'élargissement les Roms et les gitans sont devenus la plus importante minorité au sein de l'Union européenne.
A la suite des opérations de prise d'empreintes digitales des adultes et des enfants menées dans les camps roms en Italie début juillet, la Commission avait exigé du gouvernement Berlusconi un rapport, sur la foi duquel le vice-président de la Commission et commissaire aux affaires intérieures, Jacques Barrot, avait jugé, début septembre, que les principes de non-discrimination n'avaient pas été violés. "Nous avons fait savoir au gouvernement italien que les recensements ne peuvent pas se faire sur une base ethnique. Il s'est engagé à suivre nos recommandations. Il y a les textes et la réalité. Nous avons vu les textes, ils sont convenables. Des parlementaires iront sur place. Et je ne tolérerai aucune pratique incompatible avec le droit communautaire. J'en fais une affaire personnelle", a-t-il déclaré, pour clarifier sa position.

Bien que le problème des roms des pays de l'est soit spécifique et n'ait rien à voir avec la vie des gitans arlésiens originaires de catalogne, la France n'est pas exempte de tristes souvenirs, a l'instar des expériences de Berlusconi, comme le camp de Saliers, en Camargue.


A quelques kilomètres d'Arles, dans la Camargue marécageuse, ce camp regroupait pendant la deuxième guerre mondiale quelques centaines de gitans dans des conditions misérables assez semblables à celles d'un camp d'extermination, ce qu'il n'était pas : c'était une expérience du régime de Vichy de sédentarisation forcée d'une population libre et nomade qui a tourné à la catastrophe humanitaire.

Mais comme ailleurs, une petite communauté de tsiganes venus de l'est s'est établie à Arles.
Deux jeunes comédiens du tout nouveau film de Karim Dridi, Khamsa, qui sort le 8 octobre et raconte une sorte de "400 coups" dans la communauté gitane des Bouches-du-Rhône, sont originaires du clan Gorgan, roms de Hongrie installés depuis 10 ans au nord de Arles. "Contrairement aux autres acteurs de Marseille ou Port de Bouc, qui sont tous gitans espagnols ou manouches, les deux cousins sont roms. Les relations entre Johnathan et Ismaël et les autres enfants n’ont pas été tout de suite évidentes" confie le réalisateur. Karim Dridi tient un blog sur rue 89, qui est une sorte de making off dans lequel il raconte les rencontres occasionnées par la préparation du film. C'est pour lui l'occasion de donner la parole à l'association Rencontres Tsiganes, dirigée à Marseille par Alain Fourest.