dimanche 30 novembre 2008

Tiens, voilà du Boutin !


Il y a un an, le directeur de cabinet de "la mère tape-dur" était contraint de démissionner devant le scandale au sujet de ses conditions de logement (un loyer HLM de complaisance). Ce pur produit de l'église tendance intégriste, Jean-Paul Bolufer se distinguait par des pensées assez étranges : En 1983, il coédite un Projet pour la France : construire nos communautés dans lequel il déclare vouloir établir un délit contre "toutes les atteintes morales et physiques aux familles", c'est à dire, l'avortement, l'homosexualité, la pornographie. Il propose aussi des "retraites à capitalisation familiale", c'est-à-dire en fonction du nombre d'enfants.

Ce triste sire pestait un mois avant sur les ondes de France Culture contre les locataires de HLM qui ont les moyens de se loger dans le parc privé. Le cynisme de ces cathos intégristes amis de l'Opus Dei n'a pas de borne ! ça fait penser à Hervé Gaymard. Une morale très appréciée par le président de la république (qui a perdu sa majuscule depuis mai 2007).

Christine Boutin, la pleureuse de l'hémicycle (au moment du débat sur le Pacs), trébuche sur les sans-abris qui meurent de froid : il faut les placer en hébergement d'urgence, exige la ministre mercredi. Que nenni, répond Fillon le lendemain. Offrez-leur au moins repas chaud, suggère Sarkozy vendredi. Quelqu'un pourrait-il leur dire que les hébergements sont en nombre insuffisant ?

Une de plus qui ne devrait pas passer l'hiver au gouvernement, mais la protection du Chanoine de Latran semble encore protéger la folle de Dieu.

Pauvre France.

samedi 29 novembre 2008

Mélenchon se fâche tout rouge !


Le sénateur Méluche vient de porter sur les fonds baptismaux son nouveau parti de gauche (pégé). Le meilleur ennemi de Ségolène ne mâche pas ses mots concernant le PS :
"La droite qui faisait déjà ce qu’elle voulait grâce à l’abstention du PS n’a plus rien en face d’elle. C’est tout le dispositif de riposte qui doit être reconstruit. Et pour cela c’est l’espace politique occupé par le PS qui doit changer de leadership. Naturellement cela ne veut pas dire que le parti socialiste va disparaître. Sous le même nom, autre chose va se présenter sur la scène. Soit, autour de Martine Aubry, une sorte de nouvelle SFIO, syndicat d’élus gérant les rites de la gloire passée, soit avec Ségolène Royal un parti de type démocrate à l’italienne."
Sa stratégie est de s'unir avec les communistes qui restent (il y en a encore un peu) et le nouveau parti anticapitaliste du facteur de Neuilly pour pratiquer un antisarkozysme de gauche, aux couleurs du rouge de la passion et de la révolution.

Bonne chance camarade !

jeudi 27 novembre 2008

Une pub geek



Un film complètement dingue décrypté par l'équipe de culture pub. On se demande si l'annonceur n'en devient pas mécène... le budget est de 3,5 millions d'euros... et 20 000 gigas de données !

mardi 25 novembre 2008

Martine chef du PS ?

... mais combien de temps ?
(de toute façon, j'aime pas les chefs).

Les calculs de Vincent Peillon


Vincent Peillon a déclaré que l'écart de voix entre les 2 candidates au poste de premier secrétaire du Parti Socialiste n'était que de 4 voix. Pointant de nombreuses irrégularités, celui-ci demande un nouveau vote. Sur 135 000 votants, il faudrait une fraude de 1350 voix en faveur d'un candidat pour faire changer le scrutin de 1 %. Néanmoins, il est clair que des tricheries ont été suspectées dans les 2 camps, dans le Nord pour Aubry et dans les Bouches du Rhône pour Royal. La crainte que l'on peut avoir, c'est qu'en cas de nouveau vote, le résultat soit aussi serré, autant sujet à réclamation. Finalement, nous reviendrions au même point de suspicion.

Est-il si improbable que les militants du PS se répartissent de manière égale entre les deux écuries ? Même à 1 % d'écart, le bon sens n'est-il pas de donner une direction collégiale à ce parti souffrant de schizophrénie ? Pour apaiser les tensions, ne faut-il pas confier des responsabilités à des membres moins médiatiques de chacun des 2 camps, représentant la jeune génération, et laisser aux "présidentiables" la possibilité de se départager en 2011 au cours d'une primaire démocratique ? Le culte de la personnalité et le goût du pouvoir autocratique confié à un leader tout puissant est-il compatible avec l'esprit socialiste ?

Vincent Peillon, qui représente la modération et l'intelligence du camp Royal semble emporté par une passion qui fait obstacle à ses qualités : «Ce qui fait désordre, c'est de vouloir faire des coups d'Etats. Ce n'est pas une République bananière», ajoute-t-il, dénonçant «un mensonge médiatique organisé par quelques malfaisants».

Le camp Royal, qui accueille Rebsamen dans ses rangs, l'ancien n°2 du parti depuis 11 ans, ne devrait pas jouer l'innocence virginale, le jeu malsain du bourrage d'urne n'est pas une nouveauté inventée pour faire perdre Ségolène, et on pourrait même penser que cette pratique déloyale a aussi été utilisée pour la faire gagner.

lundi 24 novembre 2008

Qui est Joe La Pompe ?



Le site Culturepub.fr a une page sur Dailymotion, avec des extraits de l'émission et des goodies. Dont ce petit reportage qui perce le mystère de Joe La Pompe : et si c'était Joe the Plumber, qui a participé a la campagne de John Mac Cain ?

Le remède du docteur Moscovici



Le Parti Socialiste n'est fort que s'il est uni. L'important ce n'est pas le leadership, c'est l'unité. Si le premier secrétaire doit être remplacé par un triumvirat, moi ça me convient si ça peut sauver le Parti, au moins dans un premier temps. Ou alors, il n'y a qu'une scission possible, et le congrès de Reims sera comme le congrès de Tours.

Appuyer un camp contre l'autre, c'est en rajouter à la dichotomie suicidaire du parti socialiste. Les ségolistes sont facilement reconnaissables : ils courent après une victoire, quitte à tuer le PS. La seule attitude possible est celle de la sauvegarde du premier vecteur d'opposition au sarkozysme. Je suis d'accord avec la proposition de Moscovici, la seule raisonnable :
"La réalité c'est qu'on ne sait pas vraiment et qu'on ne saura pas" qui de Martine Aubry ou de Ségolène Royal a gagné l'élection pour le poste de premier secrétaire du PS, a déclaré le député du Doubs sur RTL.
Selon lui, il faut donc que "du Conseil national" organisé mardi "sorte une direction collective resserrée associant tous les courants, le courant de Martine Aubry, le courant de Ségolène Royal évidemment, mais les autres aussi, celui de Benoît Hamon".
Cette direction "avec tel ou tel premier secrétaire ou sans tel ou tel premier secrétaire" aura pour tâche "pendant quelques mois" de faire "un travail d'apaisement, de réconciliation, de préparation des élections européennes", a-t-il conseillé. "Et puis, après les élections européennes, il faudra remettre les choses sur le métier", a-t-il dit.

samedi 22 novembre 2008

La fracture du PS, c'est grave docteur ?



jeudi 20 novembre 2008

Autre chose que la socialitude


Votez Benoît Hamon
envoyé par unmondedavance

Parce que Benoît Hamon n'est pas un présidentiable, et qu'il veut juste recréer un nouveau parti, pour élaborer le programme de demain. Parce que le PS est encore la seule force capable de contrer demain l'Ump s'il reste uni. Parce que le PS n'est pas un club, ou un think tank, dévoué à un leader, et parce que c'est autour d'un projet commun que doit émerger un porte étendard, et non un programme qui doit s'adapter au charisme d'un égo.

Le temps du leader charismatique n'est pas venu.

Benoît Hamon peut être le ciment qui ressoudra la maison fissurée de la rue de Solférino.

lundi 17 novembre 2008

Julio Oumraou

Ben vraiment je me faisais chier, j'avais plus envie d'écrire quoi que ce soit sur mon blog... Et puis je suis tombé sur ce blog, par hasard, en faisant une recherche sur blogspot sur des blogs arlésiens... Un dessinateur arlésien que je ne connais pas et qui gagne a être connu ! Du coup j'ai envie de faire connaître son travail, et j'ai retrouvé un intérêt au blogging !

Entre la crise financière, le congrès de Reims, autant de sujets d'actualité sur lesquels je n'ai pas envie de gloser, les dessins de Julio sont un courant d'air frais. J'adore.

jeudi 6 novembre 2008

L'outrage


Chloé Leprince sur Rue 89 revient sur son excellente enquête "les visages de l'outrage" :

Hervé Eon, le militant de gauche qui avait dégainé une pancarte sur laquelle était écrit "Casse toi pov'con" au passage de Nicolas Sarkozy, a reçu ce jeudi vers 14 heures la décision du tribunal correctionnel de Laval:

il est condamné à une amende de trente euros avec sursis.

Retour sur les faits: le 28 août, Hervé Eon se rend à vélo à la manifestation organisée à Laval à l'occasion d'un déplacement présidentiel.

Sur le chemin, il est arrêté par la police qui lui reproche cette pancarte de la taille d'un document A4. Il sera finalement poursuivi par le parquet pour "offense au chef de l'Etat" (délit passible de 45 000 euros d'amende).

C'est la sixième fois depuis le début de son mandat que Nicolas Sarkozy saisit la justice, faisant de lui le roi de la procédure. Ainsi, ce "casse toi pov'con" crée une inquiétante jurisprudence. Si on n'a pas le droit de dire que le président est con, on a certainement pas le droit de dire qu'il a un profil psychologique inquiétant, on ne peut pas dire non plus que ce n'est qu'un vil opportuniste, et encore moins que ses tics nerveux et son agitation trahissent un caractère vindicatif et agressif.

Tout cela semble donc interdit. Un peu comme si on réhabilitait le délit d'opinion, cette version laïque du blasphème... Interdit de critiquer ! Seuls quelques heureux possesseurs de la carte de presse pourraient encore prétendre à franchir la ligne de la censure. Mais même les journalistes ont besoin d'un média pour porter leur message. Et tout le monde vous le dira (à l'Elysée), l'avenir est à la concentration, aux grands groupes multimédia. Le genre d'endroit où contre de généreux subsides les journalistes en vogue restent tout de même politiquement corrects et sarkocompatibles. Mais les citoyens, les bloggers incontrôlables, les farceurs n'ont qu'à bien se tenir.

Sa Majesté Nicolas Sarkozy ne tolère pas l'outrage.

mercredi 5 novembre 2008

le 44e homme

lundi 3 novembre 2008

Un faux en guise d'info



Un amusant exercice de Virginie Roels sur Marianne2 qui reprend les techniques de Charles Villeneuve pour détourner un reportage. On le savait, mais voilà un exemple à montrer dans les écoles de journalisme.

dimanche 2 novembre 2008

Les cent jours de Rachida Dati


A priori, elle ne passera pas l'hiver.
Dati, enceinte jusqu'aux yeux devra bien se libérer de son fardeau, et le bureau de la Place Vendôme par la même occasion. Sauf accouchement prématuré, il lui reste à peine 100 jours. Beaucoup d'indices laissent à penser qu'elle laissera son ministère... Des bruits ont circulé... Christophe Barbier de l'Express a parlé du socialiste Vallini justifiant de la sorte son propos :
"Le président de la République a évoqué cette offre de services devant plusieurs témoins. Quatre ministres nous l'ont confirmé. André Vallini assure qu'on a pris sa présence dans la commission Balladur pour une offre de services, soit par malentendu, soit par malveillance."
Il faut dire que la disgrâce est totale et au plus haut niveau de l'état.
Un petit congé maternité permettrait à la maman de récupérer (elle n'est plus de première jeunesse), et le monde judiciaire pourrait profiter d'une trêve bien méritée, en attendant un ministre qualifié et diplomate, susceptible de comprendre la magistrature.

samedi 1 novembre 2008

Un monde d'avance fait toute la différence.



Mon pote Benoît Hamon tenait meeting à Paris pour défendre la motion C.
Voici un extrait de la dépêche Afp piochée sur le blog de Hamon :

“Qu’on ne me demande pas d’éteindre le feu Besancenot,
ce qui m’intéresse, c’est d’éteindre le feu Sarkozy!”

Benoît Hamon a tenu délibérément le discours d’un homme qui s’appelle à gouverner le PS, appelant “à la gravité et la solennité” car “il est loin d’être acquis que de la crise naisse un progrès, il n’y a pas d’automaticité”.
“Nous allons au-devant d’une grande catastrophe sociale. Et il n’y a pas de grande crise sociale sans crise politique”, d’où la lourde responsabilité du PS, a jugé Benoît Hamon.

Il s’en est pris à “ceux et celles (au PS) qui enracinent l’idée qu’on peut être de gauche et sarko-compatible”. “Ceux-là nous ont fait du mal. Ils n’auront aucune place dans la nouvelle direction du PS” que Benoît Hamon espère constituer autour de lui.

Le leader socialiste a estimé qu’”une bataille est d’ores et déjà gagnée” car les autres responsables PS “sont tous venus sur notre ligne politique, à un moment ou à un autre” dans la préparation du congrès, la crise financière ayant fait des thèses des forces de la gauche du parti “les plus crédibles”.

Sans les nommer, il a adressé des piques à Bertrand Delanoë, ironisant sur la nécessité pour le PS “d’avoir un vrai chef”, à Ségolène Royal pour avoir songé à François Bayrou comme Premier ministre en cas de victoire en 2007, et à Martine Aubry à qui il a reproché un accord avec le MoDem aux dernières municipales.

J'en profite pour mettre un petit message de Razzi Hammadi :

Je ne peux que conseiller de relire la leçon de maître Paï Maï que j'écrivais il y a un an.

La poupée Vaudou


La poupée vaudou, celle de Nicolas ou de Ségolène, est bien révélatrice de la dérive vers la médiocrité de la vie politique française.

L'un attaque en justice, et est débouté, l'autre raille les pressions du premier, en se parant de l'habit virginal de la liberté, aux couleurs de l'humour.
Il y a effectivement de quoi rire. Lady Ségolène préfère attaquer la presse qui la montre en prière dans une église, ou ceux qui écrivent des livres sans craindre de ternir l'image parfaite d'une femme aux ambitions autocratiques. Là où le champion du libéralisme attaque des commerçants malicieux, l'égérie du socialisme s'en prend à la presse et à l'édition.

Mais c'est ainsi, la vie politique est devenu un grand marché avec ses produits, son marketing, ses icônes qui démontrent plus que jamais l'importance de la forme qui prime sur le fond. Le show de Ségolène, happening théâtral inédit, est à l'image de cette évolution. A la manière des "peoples" dont la vie privée artificielle alimente l'information, nos politiques mettent en scène leurs aventures. L'américanophile Sarkozy est le champion de ce jeu de dupes ; il a choisit pour immortaliser sa présidence un photographe spécialiste de la mode et des peoples, élément significatif. Mais la poitevine Royal n'est pas en reste, jetant ses enfants en pâture à la presse aux ordres, quand cela l'arrange, ou intentant des procès quand l'image n'est pas "contrôlée". Belle vision de la liberté d'expression. Mais le culte de la personnalité ne tolère aucune contestation. Cette poupée vaudou symbolise pourtant bien ce nouveau culte. C'est peut-être ce qui dérange.

C'est que ces gens-là voudraient nous faire croire qu'il sont des gens-comme-tout-le-monde. Non seulement ils profitent des ors de la République, en usent et abusent sans retenue, décident de notre quotidien, se construisent une image pour mieux nous subjuguer, mais ils voudraient être traité comme des anonymes, comme vous, comme moi. Il faudrait même les plaindre, et Sarkozy dans chacun de ses discours rappelle combien c'est difficile d'être Président de la République.

Le pauvre.