
En Europe, tous les citoyens doivent avoir accès à un emploi correct, offrant des conditions de travail normales, leur permettant de vivre décemment.
L'action du Parti Socialiste Européen doit faciliter la croissance des entreprises, la création d’emplois plus qualifiés et l’investissement dans les nouvelles technologies. Contrairement à la droite, il n’assimile pas l’emploi et les droits sociaux des salariés à des charges qu’il faudrait sans cesse réduire.
Bien au contraire : ils sont essentiels au succès de notre économie en contribuant à motiver les salariés, à améliorer la qualité de l’emploi, à garantir la paix sociale et à impliquer les travailleurs dans les projets de l’entreprise.
Pour la droite, la mondialisation impose de travailler plus dur et plus longtemps. Les progressistes savent que ce n’est pas le résultat de la mondialisation mais celui d’une politique injuste. Il ne s’agit pas de travailler plus mais de travailler mieux.
C'est un autre rapport au travail que nous devons rechercher. Il faut oublier le culte de l'enrichissement personnel, et priviliégier l'enrichissement collectif. Cette aspiration populaire se sent dans les nouveaux modes de consommation, dans le combat pour un Internet libre. Laissons la quête du luxe ostentatoire à ceux qui croient qu'une Rolex est un signe de réussite sociale. La raréfaction des matière premières, le respect de l'environnement, nous obligent à reconsidérer notre façon de consommer, de jouir du fruit de notre travail. L'intérêt collectif doit primer sur l'intérêt de quelques nantis.
Quand certains ne voudraient voir dans l'Europe qu'un vaste marché, dans lequel le capitalisme décomplexé retrouverait sa légitimité, le socialisme rappelle que l'humanisme est aussi une des composantes européenne. Nous sommes les héritiers de Luther, de Voltaire, de Hugo, de Jaurès et de Blum. L'histoire de l'Europe est aussi une histoire d'idées, quand la laïcité s'est imposé face au conservatisme religieux, quand la collectivité a combattu l'enrichissement d'une élite, quand la culture a retrouvé sa place dans un monde de travail exclusif.
Le vrai changement, la vrai rupture c'est celle là, et non dans une l'idéologie dépassée qui vient de montrer ses limites et ses vices. Refonder une Europe sur des bases nouvelles, humanistes, solidaires, c'est le sens du vote socialiste. Tous les progressistes de l'Union se rassemblent pour que ce nouveau parlement soit à l'écoute de chaque citoyen, et pas seulement des puissances financières ou industrielles. Le respect de l'environnement, de la vie sociale, voilà les fondements d'une realpolitik moderne. Alors que le monde est ébranlé par le choc de la crise financière, cette élection est une occasion historique d'offrir à l'Europe le choix de son destin.
L'Europe sera sociale ou elle ne sera pas.
6 commentaires:
Elle aurait vraiment intétérêt à l'être. mais comment changer des millénaires de cupidité;
voilà un petit texte qui résume un bouquin à lire absolument.
Je te le livre brut dans le commentaire, mais la critique du livre et sa promotion auraient leur place dans tes colonnes.
Qui se souvient que dans sa célèbre Théorie générale de l'emploi,
John Maynard Keynes recommandait « l'euthanasie des rentiers ?
Paru en 1936, sur le brasier de la crise économique, le livre de
l'économiste britannique trouvait un étonnant échos, quelques années
plus tôt dans le Malaise dans la culture de Freud : le capitalisme est
une névrose de la société qui, d'accumulation en risque incontrôlés
auquel succèdent d'inévitables crises, jubile dans la destruction de
lui-même. Comme Néron jouant de la lyre pendant l'incendie de Rome.
Comme les banquiers partant en séjour de luxe pendant la crise financière.
La merde du stade anal et l'argent du capitalisme
C'est dans ces lectures croisées du père de la psychanalyse et du pape
de la nouvelle économie que se sont retrouvés Gilles Dostaler, historien
des idées, et Bernard Maris, économiste et chroniqueur. Fruit de leurs
recherches communes, Capitalisme et pulsion de mort plonge aux racines
des mécanismes qui font du capitalisme un système qui cherche sans
arrêt sa propre destruction. Invoquant la notion freudienne de pulsion de
mort, les auteurs y expliquent ce goût du risque, de l'accumulation de
l'argent, culminant dans le société de consommation qui brule tout ce
qu'elle touche (selon le principe du « consumérisme ») où tout est sacrifié
au « principe de plaisir », au détriment du « principe de réalité »,
contredisant le principe freudien de la raison « la civilisation, c'est le
refoulement ».
Mais, expliquent Dostaler et Maris, le génie de la civilisation est de
détourner la pulsion de mort pour la rendre « productive ». Peu importe
dès lors l'utilité de ce qui est produit, tant que cela l'est en quantité
exponentielles permettant l'accroissement du capital sous sa forme
pécuniaire. Que ces montagnes d'or qui dorment dans les coffres fondent
et les banquiers et toute l'économie s'affolent pour les reconstituer, au
nom de ce « désir morbide de liquidité » que dépeignait Keynes d'un trait
de psychologue, devenu entre temps un cliché de la crise économique.
Cette envie de la masse, c'est le stade anal théorisé par Freud, où le
bébé espère satisfaire la mère en produisant la seule chose qu'il sait
produire : des excréments. Pour les deux scientifiques, le mot n'est pas
trop faible : l'argent, c'est de la merde !
Peut-on dépasser le système ?
Conté d'une plume curieuse et érudite, l'ouvrage explore autant le fond
des théories que l'histoire qui les a vu naître : on y découvre Keynes,
traducteur de Freud, et Freud avide de connaissances économiques.
Les références y sont nombreuses qui renvoient aux disciplines de
Freud (comme Ferenczi) dont les marxistes freudiens (où Marcuse
s'impose) jusqu'au philosophe chrétien de la violence dans la civilisation, René Girard.
Les auteurs restent cependant sceptiques : face à ces crises systémiques,
aux dégâts humains et écologiques de l'économie, l'homme est-il
capable de retenir la leçon et de changer de cap ? « La question n'est
pas de refonder le capitalisme, concluent-ils. Elle est de savoir si on peut
dépasser un système fondé sur l'accumulation indéfinie et la destruction
sans limite de la nature. » Sur ce point, Keynes entrevoyait l'Eden d'une
civilisation d'honnêtes hommes vivant de culture, de vin et de partage.
Freud, pessimiste, imaginait un cycle d'éternel recommencement de la
destruction. En un demi-siècle de pensée économique, il serait peut-être
temps de trouver une réponse !
... travailler moins ... pour vivre plus !
Bésitos
que j'aime lire ton blogue
ça me réconforte de lire des textes qui me montrent qu'il y a encore des être humains sur cette planète
http://blorg.canalblog.com/archives/2009/03/25/13135530.html#comments
La semaine de 4 jours, c'est peut-être pas mal…
@ dommarco : Bernard Maris est quelqu'un de très interessant !
il a écrit la semaine dernière sur son blog :
"Sarko, qui voulait généraliser les fonds de pension, introduire les subprimes et le « credit revolving » en France et qui vilipende aujourd’hui les banques. Maintenant que le fric public est arrivé, le libéral reprent du poil de la bête, mais non plus sous la forme débridée « vive le marché libre et la mondialisation » mais sous celle, plus perverse du : « De toutes façons les hommes sont cupides et n’aiment que le fric ; c’est la vie. »
@Eric citoyen : nous sommes d'accord
@Jul' : ne te prive pas, c'est une lecture gratuite :-)
@ cécile : il y a juste un an j'ai fait un article sur Lourrouturou :
http://rimbusblog.blogspot.com/2008/03/pierre-larrouturou.html
... tu avais déjà commenté qu'il était salutaire :-)
Bon, bah l'ami Rimbus va commencer par travailler à la fois mieux et plus... et à la chaîne, en plus.
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