vendredi 24 avril 2009

Cannabis



Un site web (Teuchiland) fermé pour apologie du cannabis, hier, montre bien que contrairement aux années 68, la liberté d'opinion n'est qu'une liberté surveillée...

D'autre part, Une étude menée par des chercheurs bien connus de l'Université Complutense de Madrid (Espagne) montre que le tetrahydrocannabinol (THC), pourrait réduire la taille des cellules cancéreuses de tumeurs du cerveau (Bob Marley ne fumait peut-être pas assez de Ganja). Un essai clinique effectué sur deux personnes atteintes d'un cancer récurrent très agressif et qui ont reçu des injections intra-craniennes de THC ont montré "un processus de mort des cellules par autophagie" au bout d'une trentaine de jours.
D'autres études suggèrent un usage plus étendu du cannabis dans d'autres domaines thérapeutique.
Un autre article par contre suggère au contraire des effets cancérigènes induits par le cannabis.

Difficile de se faire une opinion objective à propos de ce marché de 832 millions d’€ (estimation 2007 de l'OFDT) pour lequel divers lobbies semblent s'affronter.
En Hollande l'exportation de "skunk" rapporterait deux milliards d'euros. De quoi donner à réfléchir en ces temps de fins de mois difficiles.
En comparaison, on notera que le chiffre d'affaire de l'alcool est de 13,7 milliards €.

Rue 89 met en parallèle deux études :
L'une est anglaise et émane du British crime survey, le nombre de fumeurs de cannabis déclarés aurait sensiblement diminué depuis l'entrée en vigueur de la dépénalisation et ce dans le pays européen jusque-là le plus friand de marijuana.
Selon L'autre, la France est l'un des moutons noirs du pétard en Europe. Non contente d'être l'un des pays les plus répressifs de l'Union, elle est également l'un de ceux où l'on fume le plus. Les chiffres sont sans appel : 22% des jeunes Français auraient consommé du cannabis au cours du dernier mois –record européen– contre 1% en Suède. Au total, " la France figure parmi les pays les plus consommateurs en Europe tant chez les jeunes adultes que les adolescents" , conclue le rapport " Cannabis, données essentielles" publié mardi par l'Office français des drogues et toxicomanies (OFDT) et qui dresse un bilan très complet du phénomène en France.

Des résultats bien différents d'un côté ou de l'autre du Channel, mais il semblerait que les seuls résultats attendus par Nicolas Sarkozy de sa politique du tout répressif soient avant tout électoraux.

6 commentaires:

Suzanne a dit…

Un petit coup de Nino , ça fait toujours du bien...

romain blachier a dit…

moi aussi je suis pour la légalisation...mais ça reste un combat de consommation...

Romy a dit…

Imaginons que toutes les personnes atteintent d'un cancer se mettent à consommer du cannabis....
allez soyons fous quelques minutes....
;-)))

dommarco a dit…

un petit truc sur le canabis je crois que c'est le texte de rue 89.

30 Novembre : Votez OUI à l’initiative « Protéger la jeunesse contre la
Narco-Criminalité » !
Votez OUI au référendum contre la révision de la Lstup parce qu’elle
interdit la plante cannabis.
OUI à l’Initiative du chanvre Votation 30 novembre 2008

* Quelle est la dangerosité du cannabis ? Meta étude.
* 30 Nov 2008 : Pourquoi dire oui à l’initiative populaire et au réferendum
contre la révision de la Lstup
* Initiative pro Chanvre « Protéger la jeunesse contre la narco-criminalité »

Chanvre Info > Le Chanvre et la Médecine

Résumé des utilisations du Cannabis dans la médecine

Pour la plupart des gens, le cannabis présente, littéralement, des
centaines d’utilisations thérapeutiques telles que :

Asthme :
Fumer du cannabis (ce que l’AMA appèle la « drogue brute ») serait
bénéfique à 80% des asthmatiques et prolongerait considérablement leur
longévité, par rapport aux médications actuelles toxiques comme par
exemple la Théophylline que l’on prescrit aux enfants. Le Dr. D. Tashkin
déclara le 12 décembre 1989 qu’ »il est connu que prendre quelques
bouffées de marijuana peut arrêter une crise d’asthme majeure ».
L’utilisation du cannabis par les asthmatiques remonte à des milliers
d’années. Les lésions liées au THC pouvant être provoquées par la
fumée du cannabis dans les poumons, ne contiennent pas de
radioactivité contrairement aux lésions provoquées par le tabac.

Emphysème :
Le Dr Tashkin a utilisé de la marijuana sur des patients souffrant
d’emphysème et a admis que cela leur faisait du bien à cause de
l’ouverture et de la dilatation des passages

Glaucome :
Aux Etats-Unis, 14% des cas de cécité sont la conséquence du
glaucome, une perte progressive de la vision. Le cannabis serait deux
à trois fois plus efficace que tous les médicaments actuels dans la
réduction de la pression oculaire. Il est sans effets secondaires toxiques
pour les reins et le foi, et ne fait courir aucun risque de « mort soudaine »
au contraire des syndromes associés aux préparations pharmaceutiques
oculaires légales (en goutte) contre le glaucome. La plupart des
ophtalmologues de Californie conseillent à leurs patients atteint de
glaucome de consommer de la « marijuana de la rue » en sus des
médicaments légaux, mais toxiques, qu’ils leurs prescrivent, soit pour ses
propres vertus, soit pour en atténuer l’effet des premiers.

Tumeurs :
Prolifération anormale de cellules, aboutissant à une surproduction
tissulaire. Des chercheurs de la faculté de Médecine de Virginie ont
découvert que le cannabis était un produit d’une grande efficacité dans
la réduction de nombreux types de tumeurs, soit bénignes, soit malignes
(cancéreuses).

Nausées :
Les traitements de chimiothérapie contribuent à influencer sur le cancer
et le sida, mais ils présentent des effets secondaires pénibles,
notamment des nausées. « La marijuana est le meilleur agent pour
contrôler les nausées dans la chimiothérapie cancéreuse » d’après le
Dr. T. Ungerleider, responsable du programme de recherche sur la
marijuana et le cancer de 1979 à 1984. C’est également vrai dans le cas
du sida et des nausées dues au mal de mer ou de l’air.

Epilespsie, sclérose en plaques, douleurs dorsales, spasmes
musculaires :
Le cannabis est bénéfique à environ 60% des épileptiques. L’extrait de
cannabis se montre encore plus efficace que le Dilantin (anti-épileptique
fréquement prescrit, mais dont les effets secondaires peuvent être graves).
« Le cannabis est propbablement l’anti-épileptique le plus puissant connu
à nos jours en médecine et peut servir de traitement pour de nombreuses
formes d’épilepsie (mais pas toutes) » pouvait-on lire dans Medical World
News en 1971. Les crises sont alors moins fréquentes et moins fortes que
chez les patients prenant des produits pharmaceutiques. Fumer de la
marijuana soulage profondément les personnes souffrant de sclérose
en plaques, maladie qui affecte le système nerveux et se traduit par une
faiblesse du tonus musculaire, des tremblements, etc. Enfin, le cannabis,
fumé ou même appliqué en cataplasme, est aussi le meilleur relaxant
musculaire, le meilleur antispasmodique et le meilleur traitement des
douleurs dorsales, si l’on excepte la morphine.

Effets désinfectants, antibiotiques et antibactériens :
Les jeunes plants de chanvre, avant bourgeonnement, permettent
l’extraction du CBD (acide cannabidiolique). Il existe de nombreuses
application antibiotiques des cannabidiols, y compris dans le traitement
de la blennorragie (maladie sexuellement transmissible, due au
gonocoque). Une étude en Floride en 1900 semble aussi indiquer leur
utilité dans le traitement de l’herpès. Eléments acides du
tétrahydrocannabinol, les cannabidiols sont inversément proportionnels,
en quantité, au THC présent dans la plante, et donc plus acceptables
pour les prohibitionnistes parce qu’ils ne permettent pas de « planer ».
Pour presque chaque affection susceptible d’être soignée à la téramycine,
les dérivés du cannabis ont fait mieux, d’après une étude tchèque
conduite en 1952-1955. En 1989, les Tchèques publiaient encore des
rapports sur les techniques de culture du chanvre pour obtenir une plante
riche en cannabidiols.

Arthrite, herpès, fibrose kystique et rhumatismes :
Le cannabis est un analgésique local. Jusqu’en 1937, presque tous les
emplâtres, les cataplasmes de moutarde ou autres, et les onguents
musculaires, comportaient des extraits de cannabis. Jusque dans les
années 1960, en Amérique du Sud, on traitait les rhumatismes avec des
feuilles de chanvre et/ou avec des terminaisons florales chauffées dans
de l’eau ou de l’alcool et placées sur les articulations douloureuses.
En fait, cette forme de traitement par les simples herbes est encore
argement utilisée dans le Mexique rural, en Amérique centrale et en
Amérique du Sud, ainsi que par les latinos de Californie, afin de soulager
les douleurs de l’arthrite. Le contact direct avec le THC tue le virus de
l’herpès, d’après une étude de l’Université de Floride du Sud (Tampa)
menée en 1990 par le Dr. G. Lancz, qui avertit néanmoins que « fumer de
la marijuana ne guérira pas un herpès ». Cependant, des rapports
semblent indiquer une plus grande rapidité de dessiccation et de
guérison des lésions après application locale d’inflorescences « fortes »
trempées dans de l’alcool à friction et broyées en pâte.

Expectorant :
Le cannabis est le meilleur expectorant naturel pour nettoyer les
poumons des goudrons, poussières et phlegmes associés à l’usage du
tabac. La fumée de la marijuana dilate effectivement les voies aériennes,
les bronches et permet l’admission de davantage d’oxygène dans les
poumons. Le cannabis est également le meilleur dilatateur naturel des
minuscules conduits menant aux alvéoles pulmonaires, et il peut convenir
pour cet usage à environ 80% de la population (les 20% restant
manifestant parfois des réactions négatives mineures). Beaucoup de
coureurs de fond estiment que l’usage du cannabis nettoie leurs poumons
et leur donne une meilleure endurance.

Sommeil et relaxation :
Le cannabis abaisse la pression sanguine, dilate les artères, et réduit la
température corporelle d’un quart de degré, ce qui contribue à atténuer le
stress. Les personnes qui fument du cannabis le soir disent en général
mieux dormir ensuite. Contrairement au Valium, le cannabis ne
potentialise pas les effets de l’alcool. On estime que le cannabis pourrait
remplacer plus de 50% du Valium, Librium, Thorazine et autres somnifères.
Ces neurotoxines délivrées sur ordonnance sont des produits
chimiquement voisins des pesticides et du gaz neurotoxique « sarin ».

Stress et migraines :
Le cannabis est le meilleur traitement pour lutter contre le stress.
La réaction la plus courante à une « intoxication au cannabis » est un état
calme, légèrement euphorique, dans lequel le temps ralentit et où la
sensibilité à la vue, aux sons et au toucher est exaltée. Contrairement à
l’abus des benzodiazépines, il n’y a pas de danger d’accoutumance
maladive. Alors que le tabac contracte les artères, le cannabis les dilate.
Les migraines étant le résultat de spasmes artériels combinés avec un
état trop détendu des veines, les changements vasculaires induits dans
les méninges par le cannabis les font en général disparaître.

Appétit :
Les consommateurs ont souvent (mais pas toujours) une stimulation de
l’appétit. Ce qui fait du cannabis un excellent médicament contre
l’anorexie. Fumer de la marijuana peut rendre la bouche plus sèche.
C’est la meilleure manière de s’assécher le palais de façon non toxique.
Cet usage pourrait remplacer les composés hautement toxiques de
Probathine (médicament contre l’hyper salivation). Le cannabis pourrait
aussi se montrer utile dans le traitement des ulcères peptiques.

Sida, dépression et autres usages médicaux fondamentaux :
L’un des effet bien connu du THC est son côté euphorisant.
Les utilisateurs jamaicains reconnaissent ses effets bénéfiques pour la
méditation, la concentration, l’élévation de la conscience et la création
d’un état de bien-être et d’affirmation de soi. Ce mode d’ajustement des
attitudes, renforcé par un meilleur appétit et un meilleur repos représente
parfois toute la différence entre « mourir du sida » et « vivre » avec le
sida. Le cannabis soulage les petites douleurs, et aussi certaines des
grandes et pourrait contribuer au mieux-être des gens âgés, affligés de
maux comme l’arthrite, l’insomnie et les infirmités débilitantes. Il leur
permettrait de profiter de la vie avec à la fois plus de dignité et de
confort.

Comme application médicinale du cannabis, on relèvera la guérison des
blessures, la relaxation musculaire, l’effet analgésique, l’effet fébrifuge,
et l’aide sans équivalent qu’il apporte lors d’accouchements. Mais il en
compte des centaines d’autres.

Cécile a dit…

Très bon article,
tout est dit…
@ romy : ;o)

Rimbus a dit…

... souvent je regrette le Maroc et sa douceur de vivre...