
Rachida Dati avait été invitée par le mensuel Entreprendre, sorti en avril (numéro 229 daté du 28 mars), avec d'autres personnalités, comme l'ancien ministre socialiste des Affaires étrangères et avocat Roland Dumas. Au cours de ce déjeuner-entretien, Roland Dumas a déclaré à propos de la contestation de la nouvelle carte judiciaire fin 2007 que les magistrats et avocats étaient des «corps très réactifs», «et très sournois», a ajouté Rachida Dati selon ses propos cités par le magazine. (Libé)
D'après le Canard de cette semaine, Dati a démenti officiellement, et aurait dit à Michel Clerc, le journaliste responsable de ce déjeuner d'Entreprendre : "c'est pas bien ce que vous avez fait, tout était off".
Dans l'esprit de madame Dati, un journaliste ne devrait donc pas rendre compte de la réalité des choses, mais transcrire une langue de bois officielle. La garde des Sceaux s'était déjà occupé des journalistes l'été dernier, on se souvient que la loi censée protéger leurs sources, non seulement ne va pas améliorer la protection des sources, mais en plus est loin, très loin d’atteindre le degré de protection fixé par la Cour européenne des droits de l’homme (selon le webzine Bakchich.info)…
Et l'Elysée nous prépare une refonte du code de déontologie des journalistes. L'AFP aussi est en train d'être reprise en main. Je vois où ils veulent en venir.
Transformer les journalistes en attachés de presse du gouvernement conviendrait-il mieux à ces "démocrates" qui nous dirigent ?
Vive la liberté de la presse !
1 commentaires:
On avait déjà vu ça lorsque Sarko est passé sur France 3 avant la réforme de l'audiovisuel. Ces personnages de notoriété publique ne supportent pas la perte de contrôle de leur image...
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