mercredi 19 août 2009

Alliances et mésalliances


les alliances politiques sont à l'ordre du jour. Les grandes manœuvres commencent dans la jungle des politiques et le spectre des régionales plane sur cette agitation. Mais au delà c'est la présidentielle de 2012 qui est le grand enjeu.

Pour ma part, je vois deux problèmes distincts. Les élections régionales et la présidentielle ne s'abordent pas de la même façon. Les alliances concevables dans l'une sont prolématiques dans l'autre. Dans un scrutin local, la personnalité singulière des différents protagonistes empêche d'édicter des règles et le bon sens doit primer localement. Dans un scrutin national, il s'agit d'un choix idéologique, encore que le quinquennat fasse de ce scrutin la désignation d'un dictateur constitutionnel.

La question des primaires à gauche, chère à Montebourg, ne me semble pas s'appliquer au Modem, la question n'est pas de faire un premier tour réservé à certains. La pluralité des opinions doit pouvoir s'exercer au premier tour de la présidentielle. Le Modem n'est qu'un avatar de l'Udf et n'a rien à faire dans une primaire de gauche.
Vincent Peillon, qui évoque une alliance du PC au Modem pense-t-il aux primaires ? Le Modem n'est-il pas susceptible d'absorber des électeurs de droite et d'affaiblir l'Ump ? Cette idée d'alliance de la carpe et du lapin me semble bien mauvaise.

"Cette question du leadership qui perdure depuis la retraite de Lionel Jospin est en train de couler définitivement le PS," précise Montebourg, alors qu'un des enjeu de 2012 est de sortir de cette présidentialisation du pouvoir, pour redonner sa fonction au gouvernement et au parlement.

Si la gauche veut être fidèle à son idéal, elle doit laisser le (ou la) président(e) s'effacer devant le premier ministre. La question des alliances et des tractations prend ici tout son sens. La gauche s'est bien faite piéger par le quinquennat.

Trancher ce nœud gordien n'a jamais été aussi compliqué.

4 commentaires:

rébus a dit…

Un noeud gordien ? Pouf, un grand coup d'épée, net, chirurgical et on envahit l'Élysée, comme d'autres la Perse

Nicolas a dit…

Tout à fait d'accord avec le deuxième paragraphe : des alliances qui sont normales en local, tolérables en régional ne sont pas possible en national.

Bon, je vais lire la suite.

Nicolas a dit…

Je n'ai pas d'avis sur les primaires...

Mais ce que tu relèves est intéressant : François Bayrou serait nécessairement exclu de primaires à gauche. Il faudrait donc une "deuxième primaire" (le premier tour !) entre le "candidat de gauche" et "Bayrou", ce qui reviendrait à faire peser 50% à Bayrou dans l'opposition à Nicolas Sarkozy...

Rimbus a dit…

La fête de la rose, Peillon à Marseille, La Rochelle... la semaine prochaine sera déterminante, nous y verrons plus clair en septembre ; enfin, peut-être !