Le procureur de la République de Tarascon, Antoine Paganelli, répond à la presse au sujet de l'enlèvement de la petite Elise.
Le plan Alerte enlèvement a été déclenché, vendredi 20 mars, après l'enlèvement d'Elise, 3 ans et demi, à Arles (Bouches-du-Rhône), a annoncé la direction centrale de la police judiciaire à Paris.
La voiture dans laquelle la petite fille a été enlevée – une Renault Modus immatriculé 399 ABD 76 (couleur beige ou marron) – a été repérée peu après le déclenchement de l'alerte. Elle a été flashée par un radar alors qu'elle se dirigeait vers Nîmes (Gard) et est suivie par un hélicoptère.
La police a précisé que la fillette a été enlevée par deux hommes et une femme qui ont agressé son père, avec qui elle se promenait. Née d'un père français et d'une mère russe, la fillette avait été enlevée une première fois par sa mère après un divorce très conflictuel courant 2007. Elle avait été emmenée de France en Russie où le père était récemment allé la chercher. La mère fait l'objet depuis début 2008 d'un mandat d'arrêt international pour cet enlèvement. (Le Monde)
Ci-dessous la déclaration du commissaire de Police d'Arles Marie-Josèphe Mazel (toujours charmante, ce serait dommage de s'en priver) :

La petite Elise. Contact police : 0805 200 200
Mise à jour 23:00
d'après L'Obs
Jean-Michel A. et son ex-femme, Irina B., sont bien connus du juge des affaires familiales. En 2007, alors qu'ils étaient en instance de divorce, Irina avait déjà enlevé sa fille. Le père avait dû aller chercher l'enfant en Russie et la ramener à Arles.
Selon les éléments fournis par les enquêteurs, Irina B. fait depuis le début de l'année 2008, et à la suite de cet enlèvement, l'objet d'un mandat d'arrêt international. Mais la situation est d'autant plus confuse que la justice française a confié la garde de l'enfant à son père et la justice russe à la mère.
De source policière, on précise que des centaines de policiers, gendarmes et douaniers ont été mobilisés dans les gares, aéroports et sur les routes ainsi qu'un hélicoptère.
L'enquête a été confiée au parquet de Tarascon (Bouches-du-Rhône).
Les autorités précisent que si des témoins localisent l'enfant ou les suspects, il leur est demandé de ne pas intervenir eux-mêmes mais d'appeler la police au 0805-200-200.
D'après 20 minutes :La femme mise en cause dans le communiqué d'alerte de la direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) avec deux autres hommes, serait la mère russe d'Elise, Irina Belenkaya,
explique le Parquet de Tarascon à 20minutes.fr. «Ce qui est relativement rassurant pour la santé de la petite fille», confie un magistrat.
Une information confirmée ce vendredi soir par nos confrères du «Midi Libre», qui expliquent qu'à 13h15, Irina Belenkaya s'est présentée avec Elise dans les locaux d'Europcar Montpellier, gare Saint Roch: «Nerveuse, elle cherchait à louer une nouvelle voiture. Mais sa carte bleue a été refusée.» L'employée d'Europcar a fait le rapprochement dans l'après-midi et a alerté la police.
Le père français, Jean-Michel André, et la mère russe, Irina Belenkaya, se sont séparés peu après la naissance D'Elise. En 2007, alors que le couple est en instance de divorce, la mère qui n'en a pas la garde, l'a emmenée en Russie. Elle fait l'objet depuis le 8 janvier 2008 d'un mandat d'arrêt international pour ce motif. Puis le père est allé la récupérer là-bas pour la ramener à Arles. D'après le Midi LibreC'est à 13 heures 15 qu'Irina Belenkaya s'est présentée avec sa fille Elise dans les locaux d'Europcar Montpellier, gare Saint Roch. Nerveuse, elle cherchait à louer une nouvelle voiture. Mais sa carte bleue a été refusée.
Ce n'est que plus tard que l'employée, en écoutant la radio, a réalisé qu'il s'agissait d'une des personnes recherchées. L'immatriculation contenait le code spécial de la société. En consultant l'ordinateur, elle s'est aperçu que le véhicule avait été loué à Avignon. Elle a fait le rapprochement et a immédiatement alerté la police.
Actuellement, les recherches se concentrent sur le secteur de Vauvert.
D'après La ProvenceAprès son agression, le père a été transféré à l'hôpital Joseph-Imbert, ses jours ne seraient pas en danger.Née d'un père français et d'une mère russe, elle avait été enlevée une première fois par sa mère après une procédure de divorce très conflictuelle courant 2007. Elle avait été emmenée de France en Russie où le père était récemment allé la chercher. La mère fait l'objet depuis début 2008 d'un mandat d'arrêt international pour cet enlèvement. Le véhicule a bien été repéré par un radar automatique entre Nîmes et Montpellier aux alentours de 12h30. Elle aurait ensuite été flashée dans le sens inverse de circulation par un radar embarqué entre Salon et Miramas vers 16h15. "Cela nous étonne un peu car ces informations sont contradictoires. Nous continuons à chercher tous azimuts" ajoutait le procureur de la République de Tarascon, Antoine Paganelli qui attend l'accord de la Chancellerie pour que l'alerte enlèvement soit prolongée afin de diffuser l'information au journal de 20 heures, en espérant faire réagir de nouveaux témoins. Mise à jour 00:00 :Mais qui est Irina Belenkaya ?
Google indique une fiche pour une
Irina Belenkaya, 41 ans, divorcée, un enfant, se présentant comme "
serious, calm, smart, responsible, honest…" qui pourrait correspondre, mais rien ne permet de lever
le doute sur une
homonymie.
Mise à jour samedi 21 - 11:00
Selon France Info :
"Nous ne pouvons pas affirmer pour l’heure que c’est bien la mère qui a enlevé l’enfant, mais c’est une piste que nous considérons avec beaucoup d’attention", a déclaré le procureur de la République de Tarascon.
Les enquêteurs soupçonnent la mère,
âgée de 36 ans et
de nationalité russe, qui fait l’objet d’un mandat d’arrêt international depuis 2008 pour avoir tenté une première fois en 2007 d’enlever la fillette à son père français. Le père était, selon les premiers éléments de l’enquête, allé rechercher sa fille en Russie. Une procédure judiciaire a également été engagée par la mère dans son pays. Océanographe de 51 ans résidant à Arles, Jean-Michel André a obtenu la garde de l’enfant dans une procédure de divorce toujours en cours. Le trio l’a agressé alors qu’il ramenait à vélo sa fille qu’il venait de récupérer à l’école maternelle.
"J’ai croisé le regard de ma femme. Même si elle portait une perruque, je sais que c’est elle", affirme-t-il dans l’édition de samedi de
La Provence (informations très complètes et témoignage d'un témoin direct de la scène).
Mise à jour à 21:16D'après le Midi Libre :Un porte-parole du ministère français de l'Intérieur avait indiqué au conditionnel que la fillette, sa mère et deux hommes qui ont participé à l'enlèvement alors qu'Elise était sous la garde de son père pourraient se trouver à Moscou. L'alerte avait été donnée par une femme qui a dit avoir rencontré la mère de nationalité russe et son enfant dans un train entre Montpellier et Bellegarde (Gard), où la première lui aurait demandé comment se rendre à Genève. Un policier français de la Paf (Police de l'air et des frontières) présent à l'aéroport de Genève a également cru reconnaître le groupe et alerté ses collègues suisses.
Mais ces derniers, auxquels on a présenté
« des papiers en règle qui avaient une identité différente des gens ont autorisé les quatre personnes à embarquer malgré la demande française de contrôles plus poussés, a dit le porte-parole. La France a alors alerté son ambassade à Moscou pour obtenir des contrôles plus approfondis à l'arrivée de l'avion, qui a atterri à l'aéroport de Domodedovo samedi soir. Les passeports des quatre personnes ont été scannés et envoyés en France, où le père d'Elise, Jean-Michel André, a procédé à des vérifications au commissariat de police d'Arles. « Les passeports que j'ai vus ne sont pas ou ne correspondent pas ni à ma femme, ni à ma fille, ni à l'agresseur d'hier que je peux reconnaître », a déclaré ce dernier à la presse.
« De plus, les policiers russes disposaient depuis hier de la photo d'identité de ma fille, donc ils étaient alertés par leurs collègues français. S'ils avaient vu ma fille à côté des photos, ils auraient dit 'oui, c'est elle' », a-t-il ajouté.
Le procureur de Tarascon, Antoine Paganelli, a confirmé que la piste russe n'était désormais plus crédible. « Les vérifications qui ont été faites par les autorités suisses n'ont pas permis de confirmer qu'il s'agissait de l'enfant », a-t-il dit. « Cet enfant a embarqué en compagnie de trois personnes en direction de Moscou mais vraiment, et j'insiste la-dessus, sans aucune certitude que cet enfant soit (...) le jeune enfant qui a été enlevée hier à Arles. »
mise à jour lundi 23 - 13:40
D'après l'AFP :La fillette franco-russe enlevée vendredi en France
se trouve en Russie, a annoncé lundi le département du ministère russe de l'Intérieur chargé du Transport aérien et maritime cité par l'agence Interfax.
"Nous disposons d'informations selon lesquelles E. André-Belenkaya, qui fait l'objet d'un avis de recherche international via Interpol, se trouve sur le territoire de Russie", indique Interfax citant ce département ministériel.
D'après Le Midi Libre
Mis à jour à 13 h 35 - Les enquêteurs cherchent toujours en vain la trace d'Elise, la fillette franco-russe au coeur d'un conflit parental, enlevée vendredi dans le sud de la France.
La piste russe évoquée encore ce matin s'est une nouvelle fois évanouie. La police moscovite chargée du transport aérien a démenti que l'enfant de trois et demi, de père français et mère russe, se trouve en Russie, comme l'avaient affirmé un peu plus tôt des sources dans ce service, citées par les agences russes. « Nous démentons cette information. Elle n'est pas juste. Nous n'avons aucune information sur le lieu où elle se trouve actuellement », déclare Tatiana Bondareva, porte-parole de l'antenne moscovite du ministère russe de l'Intérieur chargée du Transport aérien et maritime.
Les agences russe Interfax et Ria Novosti, citant ce même département, avaient affirmé peu auparavant que l'enfant se trouvait en Russie. « Nous disposons d'informations selon lesquelles E. André-Belenkaya, qui fait l'objet d'un avis de recherche international via Interpol, se trouve sur le territoire de Russie », assure une source au sein de ce service à Interfax.
L'ambassade de France à Moscou a aussi déclaré que l'enfant ne se trouvait pas, à sa connaissance, en Russie. « Nous ne savons absolument pas où est localisée la petite fille. A priori elle n'est pas en Russie », affirme une porte-parole de l'ambassade, Tiphaine Ricordel.
D'après La Provence :
"Dans les aéroports, toutes les 5 minutes, quelqu'un voit la petite", glisse-t-on à la PJ de Marseille. Depuis le témoignage de cette ressortissante suisse, qui a donné des détails sur l'enfant de 3 ans et demi, enlevée vendredi à Arles et croisée dans le train Montpellier-Genève, la police a perdu la trace d'Élise. Pourtant, comme dit le procureur de Tarascon, Antoine Paganelli,
"la piste suisse est celle qui nous semble être la plus sérieuse". Les investigations se poursuivent.
"Les autorités suisses sont en alerte et font le nécessaire,précise-t-il.
Mais il n'y a pas d'élément prépondérant qui ait permis pour l'heure à l'enquête de progresser." Des photos récentes de la mère et de l'enfant ont été adressées aux divers services, partout en Europe, Suisse comprise.
En principe, la mère et l'enfant voyageraient ensemble. Les deux agresseurs du père ne seraient plus de la partie. Mais rien n'est définitivement écarté. La piste russe, elle, s'est effondrée. Ni Élise ni sa mère Irina Belenkaya
"ne sont sur le territoire russe aux dernières nouvelles", a déclaré hier un diplomate à l'ambassade de France à Moscou.