samedi 28 novembre 2009

Facebook et Twitter en chiffres

En octobre 2009, près de 30 millions d'internautes, soit 94,8% des internautes à domicile, sont connectés en haut débit. Cette population progresse de 10% par rapport à octobre 2008. 6 foyers sur 10 ont accès à Internet (+ 15 % en un an).
(Médiamétrie, novembre 2009)

• Facebook, premier réseau social

En France plus de 23 millions d’internautes passent 2 heures et demie par mois sur les sites communautaires ou blogs. (Médiamétrie mars 2009)
Aujourd’hui Facebook est le 4e site le plus consulté en France et le 1er réseau social avec une audience de plus de 19,5 millions de visiteurs uniques ce qui représente un peu moins de deux internautes sur trois.
(Médiamétrie, novembre 2009)

Voici les chiffres et le classement du nombre d’inscriptions sur Facebook en 2009 (13 millions en France en octobre 2009) sur les différentes villes de France (une personne pouvant avoir plusieurs inscriptions). A titre de comparaison, le Royaume-Unis totalise 22 millions d'inscriptions et l'Allemagne près de 5 millions.

  1. Paris (et banlieue) = 2 374 620 (4 888 120)
  2. Lyon = 558 060
  3. Marseille = 529 920
  4. Toulouse = 402 580
  5. Lille = 391 160
  6. Nantes = 370 060
  7. Bordeaux = 324 280
  8. Montpellier = 320 520
  9. Strasbourg = 283 640
  10. Nice = 218 700
  11. Aix en Provence = 48 860
Ces résultats n'étant pas obtenus auprès d'un agence officielle mais étant basés sur des données de la régie publicitaire Facebook, ils sont à considérer comme une simple indication et non un reflet exact de la situation réelle. (source Webmarketing buzz)

- En 2008 le site a connu en France une augmentation de trafic de +500 % avec l'apparition de la version française.

- Dans l'Union Européenne, les 18-34 ans représentent 64 % des utilisateurs de FB.
Le taux de pénétration serait de 20 % en France.

Les possibilités offertes par les réseaux sociaux sont gigantesques et encore largement inexplorées, pour des coûts très attractifs. Les partis politiques ne s'y trompent pas, et développent leurs propres réseaux sociaux, inspirés par Facebook.

• Le Vatican s'intéresse aux réseaux sociaux

Le pape Benoît XVI avait laissé pantois nombre de catholiques en attribuant le plus gros couac de son pontificat (l'affaire Mgr Williamson) à une utilisation insuffisante d'Internet. (Le Monde, 12/11/09)
Les évêques d'Europe se sont donc donnés rendez-vous du 12 au 15 novembre 2009, dans la cité du Vatican, pour s'initier au Web 2.0. « La culture d'Internet et la communication de l'Eglise » est le thème retenu pour l'assemblée plénière de la Commission épiscopale européenne pour les médias (CEEM). L'Assemblée va accueillir des représentants de Facebook, de Google, de YouTube, de Wikipédia…

• Twitter, très petite audience mais forte influence

Si Twitter a un trafic bien inférieur à Facebook, sa croissance laisse songeur : 949 % sur un an, dans le monde ! (Le Figaro). Son influence est telle que lorsque Frédéric Lefebvre y intervient, l'AFP fait une dépèche. En effet ce réseau encore modeste en France semble drainer une "élite" médiatique et politique.

L'audience réelle de Twitter semble un mystère, seulement 7253 inscrits sur le territoire français selon les données de Twitter, mais certains usagers de mentionnent pas leur vrai lieu de résidence, et 2% des 1015 internautes interrogé pour l'étude Ifop de juin 2009 ce qui donnerait 600 000 utilisateurs français en extrapolant sur la population internaute entière, chiffre aussi fantaisiste que l'autre.

Mais son intérêt n'a pas échappé aux opérateurs de téléphonie, puisqu'il y a 10 jours Orange a annoncé un partenariat avec Twitter pour faciliter les interactions avec le réseau social depuis son réseau mobile. Premier lancement au Royaume-Uni en attendant une extension à d'autres marchés, dont la France. (Génération NT)

vendredi 27 novembre 2009

Arles sur fond vert


Le campus universitaire de l'Atelier des roues, à Arles, vient d'inaugurer son plateau technique audiovisuel, un studio disponible en location à l'usage des professionnels.

Michel Vauzelle avait 2 raisons particulières de venir inaugurer le nouveau "Studio des Ateliers", à l'université d'Arles. Comme président de Région, il représentait le principal financier de ce projet, et en tant qu'Arlésien, il ne pouvait que se réjouir de cette innovation qui a toute sa place dans la future cité de l'Image, ce nouveau quartier de la ville qui renforce la position d'Arles comme une capitale de l'image. Les Rencontres internationales de la photographie, l'écran géant de la Grande Halle (qui accueille Main Demoparty), le futur siège de la fondation d'Art contemporain Luma, l'Ecole nationale de la Photographie, tous se regroupent sur cette friche industrielle des anciens ateliers de la Sncf qui accueille aussi l'école Supinfocom (spécialisée dans l'animation 3D) et l'IUT de Provence-Arles (imagerie numérique, technologie Web et informatique).

Créé dans le cadre de la plateforme technologique PRISM qui associe différents laboratoires de recherche universitaire régionaux, le nouveau plateau technique répond à une demande des professionnels du multimédia, de l'audiovisuel et de la photographie. Doté d'un cyclo de 120 m2 en vert Chromakey (le fameux fond vert pomme qui permet les incrustations vidéos), d'un équipement complet (éclairage, travelling, consoles techniques image et son), de loges et d'un plateau insonorisé et climatisé, ce studio apporte de surcroît l'expertise des membres de l'équipe PRISM dans les domaines de la captation et de la diffusion des données numériques.

Le site sera accessible en location à la journée et demi-journée, ou par abonnement annuel, avec possibilité d'accompagnement technique.

jeudi 26 novembre 2009

Jules César


L'exposition "César, le Rhône pour mémoire", au Musée départemental de l'Arles antique, a été inaugurée le 30 octobre avec faste. C'est l'occasion d’une rétrospective de 20 ans de fouilles sous les eaux du Rhône à la recherche du passé romain d'Arles qui se tiendra jusqu'en septembre 2010.

Arelate, nom antique de la ville d'Arles, a été un des premiers soutiens du consul Jules César. Son engagement pour le futur dictateur, au cours de la guerre pour le pouvoir suprême qui opposa César à Pompée, vit la cité récompensée et gagner le statut de colonie romaine, dévolue aux anciens militaires de laVIe légion. La ville n'a cessé alors de se développer et de voir s'élever des bâtiments et des sculptures monumentales. Le Rhône a gardé la mémoire de ce passé prestigieux. Couchés dans sa vase protectrice, les trésors de la Rome antique ne demandent qu'à être révélés. C'est ce à quoi s'emploie l'équipe d'archéologues du Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines dirigée par Luc Long, qui fouille depuis une vingtaine d'années un petit périmètre riche en trouvailles pour les remonter à bord du bateau Nocibé II, amarré entre les deux ponts de la ville.

Lorsqu'il a mis la main sur ce buste de marbre blanc à l'automne 2007, Luc Long est sorti de l'anonymat et le passé Romain d'Arles est devenu le sujet à la mode.



Il faut dire que ce buste est unique, un portrait de Jules César, authentifié par le spécialiste mondial des portraits du chef romain, Fleming Johansen, fait du vivant du dictateur et sans doute la plus ancienne de ses rares représentations. Cette découverte importante n'est pourtant qu'un éléments des vestiges arrachés aux entrailles du fleuve (près de sept cents pièces). D'autres merveilles ont été trouvées depuis, comme une statue monumentale de Neptune.



Mais aussi de magnifiques bronzes rehaussés d’or, des éléments de colonnes, des objets précieux, bijoux, glaives ou de nombreuses amphores, représentatives de la grande activité commerciale de la ville antique.

L'année passée, on avait cru que César allait réveiller une nouvelle guerre des Gaules, quand le président de la Région Lanquedoc-Roussillon Georges Frêche avait revendiqué le buste pour l'exposer à Nîmes. Michel Vauzelle a insisté pour que le buste illustre reste à Arles au Musée départemental de l'Arles antique, dans le "musée bleu" comme l'appellent les arlésiens, avec les autres vestiges trouvés dans le fleuve. C'est l'objet de cette exposition unique qui s'ouvre pour une année et révèle au public le résultat de vingt années de recherches difficiles, mais fructueuses. Jules César retrouve donc sa cité d'Arelate, après avoir été nettoyé et restauré à Toulon. Il a même été radiographié et autopsié par le laboratoire de mesures nucléaires du CEA de Cadarache, ainsi que les bronzes "Le captif" et "La victoire", dont les délicates techniques de fabrication antique ont été dévoilées par nos moyens les plus modernes.



Cette exposition est aussi l'occasion de (re)découvrir les autres merveilles du musée arlésien, qui regorge de statues aussi belles que ce buste renommé, mais dont l'anonymat attire moins l'attention.

Le travail se poursuit pour les plongeurs-archéologues, ils savent que le fleuve renferme encore des secrets innombrables. Certains, comme ce navire romain entier à l'embouchure du Rhône, dans un état de conservation unique, dorment encore dans les eaux boueuses... faute de moyens pour en assurer l'extraction et la conservation. Ils dorment déjà depuis deux millénaires, ils attendront quelques années de plus pour être réveillés par nos chercheurs infatigables.

mercredi 25 novembre 2009

Mes bistrots

Tiens j'ai été tagué par mon pote FalconHill, que j'aime appeler FlaconHill, ce pochtron aviné !

Il faut parler de ses bistrots préférés... une chaîne lancée par cet autre pochtron de Nicolas.

C'est simple, une grande partie de ma jeunesse, au début des années 80, s'est passé dans le quartier des Halles à Paris, et mon QG s'appelait le Conway's bar, rue Saint-Denis. Un vrai bar américain tenu par Avia la fille de Joe Conway, un boxeur. Les murs étaient pleins de photos de boxe, j'y buvais des bloody mary ou du bourbon en mangeant du chili con carne.

Le deuxième bar qui mérite une citation, c'est le bar "Marcel Cerdan" à Casablanca. Encore un bar de boxeur (Cerdan en était réellement le proprio). Moi j'ai habité le quartier où avait vécu Cerdan, entre le rond point Mers Sultan et l'immeuble 17 étages (voir photo). Le bar a été refait il y a 2 ans, mais avant, il y avait encore de la poussière qui datait des années cinquante, le bar n'avait pas changé depuis. Il m'arrivait de m'y envoyer des doubles Ricard sans eau. Super classe et nostalgique.


Bien sûr, mon dernier bar c'est le bar de la Roquette, à Arles, j'y buvais du vin blanc ou des mauresques et il a fermé depuis un mois. Depuis je suis orphelin.


mardi 24 novembre 2009

Modeste et accessible, c'est Lacroix de Camargue



Il y a un peu plus d'un an, Lacroix créait une sublime exposition à Arles, au musée Réattu. C'est à cette occasion que j'ai croisé son chemin pour la première fois. A cette époque j'avais écrit un article pour un petit journal de Marseille :

De retour dans sa ville natale, Christian Lacroix renoue avec ses amitiés de jeunesse. Après le vernissage officiel de l'exposition, avec ses strass et ses stars, c'est avec ses intimes qu'il a fini sa soirée, dans un petit estaminet du quartier populaire de la Roquette, à Arles. C'est que ce maître du chic parisien est un homme modeste qui sait apprécier la simplicité authentique. "J'ai du mal avec le côté papier glacé, people, bling-bling, la tendance porno chic. Tout cela me pose un problème. Je me dis qu'on peut faire de belles collections sans que ça passe forcément par la réputation du mannequin" dit-il. Chez Ali, pas de surfait, mais un mélange populaire de gitans, maghrébins et bobos. Au milieu de la nuit, alors que ses amis parisiens ont déjà investi le petit café, il arrive, décontracté dans un costume clair d'une élégante simplicité. Françoise, son épouse, se laisse bercer par les guitares gitanes, dans ces lieux qu'elle connaît bien. Christian, Accoudé au comptoir de zinc, boit avec de vieux amis, ceux des premiers souvenirs, le vin rouge du Gard.




De sa jeunesse il garde un souvenir de mélange social. Sa famille oscillait entre l'univers un peu notable de maître Panisse et le petit commerce d'Honorine, comme il aime à le rappeler. "Cette éducation m'a permis d'être aussi à l'aise chez les Rotschild que dans une fête votive". C'est aussi ce qu'ont remarqué les petites mains laborieuses qui ont préparé avec lui l'installation de l'exposition. Accessible, il tutoie facilement et reste tel qu'en lui-même : un Arlésien passionné.

Un Camarguais.

Depuis, la crise est passée par là. Le Bar de la Roquette a fermé pour cause de faillite et la maison Lacroix n'est pas loin de subir le même sort...

Coquin de sort !

lundi 23 novembre 2009

Besson et la vie en gris


Besson s'inquiète des mariages gris.

Un mariage gris c'est quand une jeune femme étrangère séduit un monsieur Français plus âgé en usant de ses charmes pour se faire épouser par lui, obtenir la nationalité française tout en profitant de ses biens matériels. Mais la dame en fait elle aime pas le monsieur, la vilaine.

Il sait de quoi il parle le nouveau nationaliste du gouvernement : il est né à Marrakech. C'est pas comme la relation qu'il entretient avec cette jeune Tunisienne de 22 ans, Yasmina, non, rien à voir ; cette jeune beauté a juste succombé au charme irrésistible de sa maturité physique. Le fait qu'il soit ministre français ne rentre pas en ligne de compte. C'est beau l'Amour...

Pauvre Besson.

dimanche 22 novembre 2009

Plein le Fillon !


Fillon atteint les 50 % de mécontents, selon le dernier sondage. Fillon régresse.
Réforme de la taxe professionnelle, réforme de la garde à vue, Fillon réussit à se mettre à dos (qu'il a pourtant fragile) les élus locaux, les policiers et la moitié de la population.

Attention monsieur Fillon, vous allez encore vous casser les reins, et vous l'aurez bien cherché !

samedi 21 novembre 2009

Van Rompuy, président très chrétien ?


Ancien étudiant du Collège jésuite et de l'Université catholique flamande de Louvain, où il a décroché un doctorat en économie, cet homme au visage lisse et serein aurait sans doute fait merveille dans les cénacles du Vatican, précise Le Monde pour définir le profil du nouveau président du Conseil Européen, Hermann Van Rompuy, en rappelant qu'il était l'auteur d'un ouvrage intitulé Le Christianisme, une pensée moderne.

Vincent Jauvert, sur son blog Affaires étrangères, met en avant sa déclaration de 2004 devant le parlement belge : « La Turquie ne fait pas partie de l'Europe et ne fera jamais partie de l'Europe... Un élargissement de l'UE pour inclure la Turquie ne peut pas être considéré comme une simple extension comme dans le passé. Les valeurs universelles qui sont en vigueur en Europe, et qui sont aussi des valeurs fondamentales du christianisme, perdront de leur force avec l'entrée d'un grand pays islamique comme la Turquie. »

Ce Flamand, qui se définit "plus Flamand que le gouvernement Flamand" semble donc un bon militant chrétien, et la laïcité n'est pas prête à être la vertu première de l'Europe avec de telles influences flamandes, qui dégagent un fumet islamophobe.
"
Sous son apparente modestie et son humour se cache un profond cynisme. Cet homme peut tuer ses rivaux sans laisser de traces..." dit de lui un cadre du parti chrétien-démocrate belge.

Des flamands, moi je ne connaissais que les flamants roses de Camargue, de drôles d'oiseaux, et la chanson de Brel :



mercredi 18 novembre 2009

Les Pachtounes



Parlons un peu des Pachtounes, ce peuple qui semble déséquilibrer le monde. En effet, entre Afghanistan et Pakistan, ces guerriers font couler le sang et tiennent en échec la coalition des pays les plus riches du monde.

Les Pachtounes, ou Pathan (en langue Ourdou) sont aussi appelés Afghans en Persan. Ethnie comptant environ 15 millions d'individus, elle peuple le sud-est de l'Afghanistan et le nord-ouest du Pakistan. Si elle est majoritaire en Afghanistan (45 % de la population), elle est minoritaire au Pakistan (12 %). Il est intéressant de noter qu'il y a cependant plus de Pachtounes au Pakistan qu'en Afghanistan.

La Géographie n'est autre chose que l'Histoire dans l'Espace, de même que l'Histoire est la Géographie dans le Temps, disait Elisée Reclus, et je note qu'il y a plus de 2000 ans, la région d'Arachosie recouvrait le même espace. Alexandre le grand y avait fondé Alexandrie d'Arachosie, aujourd'hui Kandahar (fief afghan des Pachtounes insurgés) et que le pays était peuplé par les Pactyans, sans doute leurs ancêtres, comme le mentionne Hérodote.

Les Pachtounes sont donc établis depuis des millénaires sur ce territoire entre Pakistan et Afghanistan, et les frontières coloniales (la ligne Mortimer Durand) semblent bien fragiles devant la mémoire d'un peuple.

L'identité Pachtoune est prépondérante en Afghanistan, et elle a été mise en avant par Muhammad Daoud Khan, le ministre de l’Intérieur et dirigeant des Affaires des tribus provinciales dès 1948. À ce dernier poste, il exacerbe la dispute déjà existante entre l’Afghanistan et le tout nouvel État du Pakistan, faisant constamment de vigoureuses annonces de soutien pour l’autonomie de la province des Pachtounes, dans les territoires pakistanais. Durant son mandat de Premier ministre, il supporte ouvertement les Pachtounes dans la confrontation de 1963 contre le Pakistan pour le contrôle routier qui permettrait à son pays d’avoir un accès à la mer. Le conflit créé une grave crise économique qui le contraint à la démission.
Après un coup d'état, il devient président de la république, de 1973 à 1978, avant d'être éliminé par les soviétiques qui envahissent le pays. Dès 1975, il dû affronter une guerilla d'orientation islamique menée par le Tadjik Shah Massoud et son rival le Pachtoune Gulbuddin Hekmatyar. Celui-ci deviendra à son tour premier ministre en 1992, après la défaite russe, et l'éviction de Massoud du gouvernement de libération, puis sera a son tour remplacé par les Taliban du mollah Omar (pachtoune fondamentaliste soutenu par le Pakistan) en 1996.

Les Pakistanais ont très tôt joué la carte Pachtoune pour contrôler l'Afghanistan. Le soutien de Pervez Musharraf aux taliban est explicite, comme il le déclara en 2000 : "En raison de la configuration démographique et géographique de la majorité ethnique pachtoune en Afghanistan, il est dans l'intérêt national du Pakistan et dans l'intérêt de sa sécurité nationale de supporter principalement le régime pachtoune taliban".
D'ailleurs, le nom de Pakistan a été formé à partir des initiales (en ourdou) des provinces de l'époque dont on souhaitait la séparation d'avec l'Inde: Penjab, Afghania, Kashemire, Sind, Balouchistan. Il est significatif de voir qu'Afghania y représente la zone pachtoune (territoire du Nord-ouest et zone tribale).

Le conflit en afghanistan semble donc plus tenir au rôle des pachtounes dans la région, qu'à une hypothétique guerre contre un terrorisme international. Tant que la question pachtoune ne sera pas réglée, l'instabilité dans leur zone d'influence afghane et pakistanaise continuera. Plus que jamais, la ligne artificielle séparant le "pachtounistan" semble la cause de tous les maux.

En illustration, des photos de Thomas Dworzak, photo-reporter a Magnum, qui est à Kandahar en 2001 quand il découvre dans une échoppe une pile de photographies de Taliban abandonnées, leurs propriétaires ayant déjà pris la fuite de la ville.


samedi 14 novembre 2009

le golb


Tiens me voilà tagué par Yann dans une chaîne de blog, sur le thème de "qu'est-ce qu'un blog".

Amusante question. Justement, comme je laissais dormir mon blog depuis une semaine, une cure de sevrage bénéfique, c'est une occasion de poser quelques mots sur l'envers du blogging.

Un blog n'est pas isolé, pour être vivant il doit être lu, et à l'occasion commenté. Pour être lu, il doit être connu. Plusieurs stratégies sont utilisées pour être remarqué.
La plus efficace est d'intégrer une communauté (politique, tricot, littérature, dessin, blog), le choix est vaste, et de poser des commentaires sur d'autres blogs de cette communauté. En général, quand on lit un commentaire d'un blogueur, on va illico voir à qui on a affaire, sur le blog qu'il anime. On peut faire un billet pour citer un camarade blogueur, ça marche toujours. Le blog peut alors être le centre d'une activité intense sur internet, qui passe par twitter et Facebook, pour entretenir son influence dans la communauté qu'on a intégré et annoncer ses nouveaux billets.
Quand on commence a dépasser les cent lecteurs par jour, l'addiction se met en place. On regarde ses outils statistiques, on analyse son audience, on essaye de faire de beaux billets.
Un jour on est cité par d'autres blogueurs renommés, puis par des sites d'informations en ligne, on est bien placé dans les classements de blog. Un effet boule de neige se met en place, on multiplie ses lecteurs, ses commentateurs, ses liens communautaires avec les autres blogueurs. L'addiction devient forte, on fait 2, 3 billets par jour...

Voilà pourquoi il faut décrocher de temps à autre. Mais comme avec toute drogue, un autre consommateur vous fait un signe, et vous repartez faire un billet.

... Un billet de blog sur l'envers du blog, le golb. Une trace écrite, une mémoire, semblable à ce morceau de manuscrit de mer morte, parce que l'écriture est notre bien le plus précieux. On notera au passage, merveille de la sérendipité, que l'auteur du livre "Qui a écrit les manuscrits de la mer morte ? " s'appelle Golb.

samedi 7 novembre 2009

Le mauvais journalisme du Figaro

Le diable se cache dans les détails.
La légende de ce petit lexique des différentes manière de se voiler, est un chef d'œuvre.
Le Hijab, qui est le voile classique porté par les musulmanes voilée est décrit comme devant être appelé "voile islamiste". Un détail qui rejette chaque musulmane voilée comme islamiste.
Un amalgame discret dans une petite légende.

Personnellement, je ne crois pas en Dieu, mais je connais beaucoup de musulmanes voilées, qui n'ont rien d'islamistes. Comme il faut bien tolérer les croyants, pauvres égarés sur la route de la superstition, je dois aussi tolérer leurs croyances, qui ne sont pas les miennes.

Attaquer une religion particulière sans attaquer les autres (les perruques des juives intégristes ou les cilices des chrétiens fanatiques, par exemple) est particulièrement injuste. Tenter de rejeter toutes les femmes voilées dans le camps des islamistes n'a pas de sens. Désinformer par le mensonge est honteux et indigne d'un journaliste.

Le Figaro est un bien mauvais journal, qui utilise des méthodes contraires au code de déontologie du journalisme.

Serge Portelli, morceaux choisis

Serge Portelli est vice-président au tribunal de Paris, président de la 12e Chambre correctionnelle. Il a été conseiller auprès du président de l’Assemblée nationale et doyen des juges d'instruction au tribunal de Créteil. Serge Portelli est également membre du syndicat de la magistrature, ce dernier étant marqué à gauche.

Il livre quelques-une de ses réflexions sur la politique mise en place par Nicolas Sarkozy sur son blog, à lire absolument. En voici quelques extraits :

"Le sarkozysme n’est pas la droite classique. L’idéologie qui l’anime n’est pas celle que nous connaissions. Le discours qu’il développe n’est en rien celui que nous entendions, avec tant de variantes pourtant, de De Gaulle à Chirac, en passant par Pompidou ou Giscard d’Estaing. Le vocabulaire qu’il utilise - avec soin - n’est pas celui de la droite républicaine. Son dictionnaire ordinaire emprunte de plus en plus au langage de l’extrême droite (…)"
Concernant Eric Besson, sa charge est sans appel :
Eric Besson, lui, avec le zèle touchant des ultimes convertis, tentant de faire oublier ses anciennes et virulentes dénonciations du sarkozysme, avoue sans pudeur qu’en exécution des consignes du président de la République, il cherche à récupérer les voix de l’extrême-droite. Il veut, dit-il, “la mort” du Front National. La paradoxe est que cet homme qui se disait de gauche et se dit à présent de droite, patauge dorénavant non seulement dans les idées mais les pratiques de l’extrême droite. Enfermer des enfants dans des centres de rétention, expulser des jeunes scolarisés, détruire des familles, faire vivre dans l’angoisse des dizaines de milliers d’hommes, de femmes, d’enfants, simplement “coupables” de n’avoir pas de papiers, mobiliser en permanence et pervertir l’appareil d’Etat dans des tâches purement électoralistes, renvoyer des étrangers par charters dans des pays en guerre.... voici la réalité de cette politique nauséabonde.
... Merci monsieur Portelli d'oser écrire ce qu'on ose à peine penser, à force d'être caricaturé et rejeté avec l'étiquette infâmante du "gauchiste".


mercredi 4 novembre 2009

Chirac publie ses trous de mémoire

Chirac publie ses mémoires, alors que la juge Xavière Simeoni a estimé devoir le renvoyer devant le tribunal correctionnel. Mais ce n'est pas dans ce livre qu'elle trouvera une explication sur les mystères de la gestion de la mairie de Paris sous le grand Jacques.

mardi 3 novembre 2009

Introspection d'octobre


C'est le moment du bilan. Comme le Coucou, comme Nicolas, je dévoile ce qui c'est passé ici en octobre. Premier constat, plus de visites (8918) que le mois dernier.

Les 20 premières sources de trafic sont :
1.
google / organic
3 390
2.
(direct) / (none)
1 290
3.
images.google.fr / referral
842
4.
twitter.com / referral
289
5.
wikio.fr / referral
259
6.
facebook.com / referral
233
7.
jegpol.blogspot.com / referral
198
8.
20minutes.fr / referral
165
9.
images.google.com / referral
138
10.
google.fr / referral
125
11.
blogger.com / referral
105
12.
yahoo / organic
100
13.
vendredi.info / referral
96
14.
netvibes.com / referral
91
15. 88
16.
arretsurimages.net / referral
70
17. 50
18.
search / organic
46
19. 44
20.
agoravox.fr / referral
41

... l'affaire de Jean Sarkozy et de l'Epad était un bon buzz, et 20minutes m'a cité 2 fois. Merci les amis !

Mes visites insolites du mois : une double visite viennoise, en Autriche, de la même personne le 8 et le 17 octobre, pour une durée moyenne de 14 minute, une double visite d'Adana en Turquie, pour une durée moyenne de 26 minutes, les 2 et 28 octobre, enfin une double visite de Beyrouth les 21 et 28 octobre pour une moyenne de 10 minutes. Je suis aussi content d'avoir intéressé deux japonais de Nagoya qui sont revenus 2 fois.
J'adore les lecteurs qui habitent loin !

lundi 2 novembre 2009

Diffamation


Elle a bon dos, la diffamation.

La résolution du 27 mars 2009 prise par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU visant à “lutter contre la diffamation des religions“, sur une proposition d'états musulmans, est une belle régression.
Ainsi, on a pas le droit de critiquer les croyances d'autrui. J'en déduis qu'il faut faire interdire le Coran. En effet, d'après la sourate 2 dite de la vache, certains versets diffament les croyances autres que l'Islam :

120. Ni les Juifs, ni les Chrétiens ne seront jamais satisfaits de toi, jusqu'à ce que tu suives leur religion. - Dis : "Certes, c'est la direction d'Allah qui est la vraie direction". Mais si tu suis leurs passions après ce que tu as reçu de science, tu n'auras contre Allah ni protecteur ni secoureur.
190. Combattez dans le sentier d'Allah ceux qui vous combattent, et ne transgressez pas. Certes. Allah n'aime pas les transgresseurs!

191. Et tuez-les, où que vous les rencontriez; et chassez-les d'où ils vous ont chassés : l'association est plus grave que le meurtre. Mais ne les combattez pas près de la Mosquée sacrée avant qu'ils ne vous y aient combattus. S'ils vous y combattent, tuez-les donc. Telle est la rétribution des mécréants.
192. S'ils cessent, Allah est, certes, Pardonneur et Miséricordieux.
193. Et combattez-les jusqu'à ce qu'il n'y ait plus d'association et que la religion soit entièrement à Allah seul. S'ils cessent, donc plus d'hostilités, sauf contre les injustes.
La vache ! on comprend pourquoi c'est le nom de cette sourate.
Voilà donc une diffamation tout à fait intolérable. Il faut saisir le Conseil des droits de l’homme de l’ONU.