Gérald Dahan bilan 2009 voeux de Sarkozy [fun] FR2 311209
envoyé par peanutsie. - Gag, sketch et parodie humouristique en video.
La version de France 2
La version de Birenbaum
Noël 2007: Fermeture du TGI d’Arles
Noël 2008 : Fermeture du Tribunal de Commerce, Fermeture de LINPAC Tarascon (127 licenciements)
Noel 2009 : Fermetures des Papeteries Etienne d’Arles (108 licenciements)
"Là tu sais où je suis ? Je suis dans l'hémicycle du parlement de Strasbourg. J'en peux plus. Je n'en peux plus ! Je pense qu'il va y avoir un drame avant que je finisse mon mandat, là. Je suis obligée de rester, là, de faire la maligne, parce qu'il y a juste un peu de presse, et d'autre part il y a l'élection de Barroso. Oui oui, il va être élu, mais si tu veux,quand t'es à Strasbourg, on voit si tu votes ou pas. Sinon ça veut dire que t'étais pas là"
La classe !
Fritjof Capra explique ceci :Le modèle de l'univers que propose la physique classique considère que la matière est composée d'éléments solides, les atomes, constituant les objets qui forment un tout semblable à une grande machine. On croyait que cette grande machine fonctionnait selon des principes mécaniques sans aucun rapport avec le monde de l'esprit; on croyait aussi que les fonctions de l'univers étaient indépendantes et qu'elles ne pouvaient pas être affectées par l'observation scientifique. Selon le modèle que propose la physique moderne - la théorie de la relativité, celle des quanta et les autres qui en découlent -, l'univers apparaît au contraire comme un tout unifié, organique, holistique; comme un processus dont tous les facteurs sont reliés entre eux - en interaction. On ne peut séparer de l'ensemble aucun élément sans le détruire. Ce qui paraît évident lorsqu'il s'agit de l'homme, qu'on ne peut séparer de son environnement sans le détruire. Mais la physique moderne a démontré que cette interdépendance des éléments d'un système entre eux, et de chaque élément par rapport à l'ensemble, est vrai non seulement des organismes vivants mais aussi de ce que nous appelons la matière inorganique.
(France Lecture)
Mais cette prise de conscience était aussi celle de Heisenberg (Nobel de physique 1932):"Niels Bohr (Nobel de physique 1922) était bien conscient du parallélisme entre son concept de complémentarité et la pensée chinoise. Lorsqu'il visita la Chine en 1937, à un moment où son interprétation de la théorie quantique était déjà complètement élaborée, il fut profondément impressionné par l'ancestrale idée chinoise de pôle opposés et dès lors, il porta un vif intérêt à la culture extrême-orientale. Dix ans plus tard, Bohr fut fait chevalier en récompense de ses éminentes réalisations scientifiques et ses importantes contributions à la vie culturelle danoise ; et, lorsqu'il eut à choisir une arme pour son blason, son choix se porta sur le symbole chinois de T'ai-Chi représentant la relation complémentaire des archétypes opposés yin et yang . En choisissant ce symbole pour son blason avec la devise Contraria sunt complementa ("Les opposés sont complémentaires"), Niels Bohr reconnaissait la profonde harmonie entre l'ancienne sagesse extrême-orientale et la science moderne occidentale."
"Lorsque j'interrogeai Heisenberg sur ses propres opinions au sujet de la philosophie orientale, il me dit que non seulement il avait été très conscient des parallèles entre la physique quantique et la pensée orientale, mais aussi que son propre travail avait été influencé, au moins au niveau subconscient, par la philosophie indienne.
En 1929, Heisenberg passa quelque temps en Inde, invité par le célèbre poète Rabindranath Tagore, avec qui il eut de longues conversations sur la science et la philosophie indienne. Cette introduction à la pensée indienne lui procura un grand réconfort. Il commença à voir que la reconnaissance de la relativité et de l'impermanence en tant qu'aspects fondamentaux de la réalité physique, qui avait été si difficile à accepter pour ses collègues physiciens et pour lui-même, était le fondement même des traditions spirituelles indiennes. "Après ces conversations avec Tagore, dit-il, quelques-unes des idées qui avaient paru si folles prirent soudain un sens. Cela m'aida beaucoup."
(Fritjof Capra, L'âge du Verseau, p. 38)
"Je ne peux pas me figurer un Dieu qui réglerait sa volonté sur l'expérience de la mienne. Je ne peux pas et je ne veux pas concevoir un être qui survivrait à la mort de son corps. Si de pareilles idées se développent en un esprit, je le juge faible, craintif et stupidement égoïste." Il ajoute : "Ce que vous avez lu sur mes convictions religieuses était un mensonge, bien sûr, un mensonge qui est répété systématiquement. Je ne crois pas en un Dieu personnel et je n’ai jamais dit le contraire de cela, je l’ai plutôt exprimé clairement. S’il y a quelque chose en moi que l’on puisse appeler "religieux" ce serait alors mon admiration sans bornes pour les structures de l’univers pour autant que notre science puisse le révéler."
Revenons à Capra et reconsidérons ces propos, dans le livre "le Tao de la physique", qui sont, 30 ans plus tard, plus que jamais d'actualité :Il est un être confus qui existait avant le ciel et la terre. Ô qu'il est calme ! Ô qu'il est immatériel ! Il subsiste seul et ne change point. Il circule partout et ne périclite point. Il peut être regardé comme la mère de l'univers. Moi, je ne sais pas son nom. Pour lui donner un titre, je l'appelle Voie (Tao). (Tao te king, livre I, 14)
Vous regardez le Tao et vous ne le voyez pas : on le dit incolore. Vous l'écoutez et vous ne l'entendez pas : on le dit aphone. Vous voulez le toucher et vous ne l'atteignez pas : on le dit incorporel. Ces trois qualités ne peuvent être scrutées à l'aide de la parole. C'est pourquoi on les confond en une seule. Sa partie supérieure n'est point éclairée ; sa partie inférieure n'est point obscure. Il est éternel et ne peut être nommé. Il rentre dans le non-être. On l'appelle une forme sans forme, une image sans image. On l'appelle vague, indéterminé.
Si vous allez au-devant de lui, vous ne voyez point sa face ; si vous le suivez vous ne voyez point son dos. (Tao te king, livre I, 12)
(Ce billet est une suite nécessaire au billet d'hier)"La vision du monde impliquée par la physique moderne est incompatible avec notre société actuelle, qui ne reflète aucunement l'interdépendance harmonieuse que nous observons dans la nature. Afin de réaliser un tel état d'équilibre dynamique, une structure économique et sociale radicalement différente sera nécessaire : une révolution culturelle au vrai sens du mot. La survie de notre civilisation entière dépend peut-être de notre possibilité de réaliser une telle transformation. Cela dépendra, en dernière instance, de notre capacité à adopter quelques-unes des attitudes yin de la spiritualité orientale ; à faire l'expérience de la totalité de la nature, et de l'art de vivre en harmonie avec elle."