"Le matin, madame Bettencourt se lève à 7 heures. Elle est à ses affaires toute la journée. Elle a toute sa tête. Elle a beaucoup d'humour" déclare Patrice de Maistre sur Le Figaro, le dirigeant de la société Clymène, chargée de gérer la fortune de madame Bettencourt, l'héritière de l'Oréal, qui employait madame Woerth depuis 3 ans.
Les charges salariales de Clymène (société qui emploie 5 personnes), jusqu'alors stables d'une année sur l'autre, firent un bond spectaculaire en 2008 : de 424 604 euros, elles grimpèrent à 1 501 599 euros, soit un million de plus. Qui en a été le bénéficiaire (certainement quelqu'un qui le valait bien) ?Le plus intrigant est que Clymène, loin de contribuer à faire prospérer la fortune de Liliane Bettencourt, «créer de la valeur» comme le revendiquent les financiers, perd systématiquement de l'argent, détruit du capital. Sur les neuf exercices depuis sa création, elle a été cinq fois en pertes. Celles-ci ont absorbé en huit ans plus de 60% du capital social. Et lorsque qu'elle affiche des bénéfices, ils sont à des niveaux ridicules. Ce n'est pas exactement ce que l'on attend d'une gestion de fortune avisée. A moins que d'autres buts aient été poursuivis ? Et au profit de qui ? (…) Pourquoi faire systématiquement des pertes ? Une évasion pourrait-elle se cacher derrière ? Et au profit de qui ? Dans ce cas, que faisait Mme Woerth ?
Ces questions soulevées par Martine Orange sur Médiapart ne sont pas anodines.
Des questions qui pourraient bien ébranler le gouvernement, elles le valent bien !
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5 commentaires:
Bravo, tu pointes le doigt sur un nouveau gros scandale potentiel dans les œuvres de Mme Bettencourt. Mais qui irait diligenter une enquête approfondie sous le régime faisandé qui est le nôtre?
Des grosses sociétés qui organisent des pertes pour échapper au fisc, tout en s'engraissant par derrière, il y en a sans doute des milliers!
C'est surtout Martine Orange de Médiapart qui lève le lièvre. Moi je ne fais qu'aboyer :-)
Les héritiers rêvent d'avoir leur part de gâteau, dénoncent l'argent détourné, et puis, finalement, de fil en aiguille, le royaume Bettencourt prend l'eau : et encore nous n'avons encore rien vu !Il n'est pas venu le jour où mamie deviendra liquide, elle a su les placer les siennes !
superbe titre Rimbus
Le woerthgate du jour :
Les lingots de Robert Peugeot.
Interrogé hier sur son téléphone portable, Robert Peugeot n’a pas souhaité s’exprimer. Ses conseillers assurent que "tout est en ordre" et ne nient pas l’amitié qui lie le ministre et l’entrepreneur. D’ailleurs, début juin 2010, Robert Peugeot a reçu la Légion d’honneur au siège de PSA, avenue de la Grande-Armée… des mains d’Eric Woerth.
http://www.lejdd.fr/Politique/Actualite/Les-lingots-de-Robert-Peugeot-203209/
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