Derrière les petits bateaux à destination de Gaza, terre du Hamas, il y a la Turquie et l'Iran.
Si la Turquie s'engage ainsi dans son soutien au Hamas Palestinien (financé par Téhéran), ce n'est que la poursuite de ce grand basculement d'alliance qu'elle a amorcé en octobre 2009 vers son puissant voisin Iranien.
Les échanges commerciaux entre la Turquie et l'Iran se montent à environ 12 milliards de dollars par an et les deux pays cherchent à les porter à 20 milliards de dollars au cours des deux prochaines années. Des accords sur le gaz devraient être négociés, la Turquie achetant à l’Iran cette ressource naturelle.
Si la Turquie s'est opposée à Washington le mois dernier, au sujet du nucléaire iranien, c'est bien à cause des critiques de la secrétaire d'Etat Hillary Clinton, gardienne de la géopolitique américaine. Une tutelle qui semble se fragiliser, et l'affaire des petits bateaux pour Gaza est bien utile à Tayyip Erdogan pour remettre en cause l'alliance entre Israël et la Turquie.
La Turquie pourrait bien être tentée de rassembler ses voisins et leurs richesses pour s'émanciper de l'Amérique, fragilisée par ses échecs irakiens et afghans, et se détourner d'une Europe aux pieds d'argiles qui la regarde de haut.
Share


1 commentaires:
Ben merde alors : je suis AUSSI d'accord avec ce billet-là ! Il y en a sûrement un de nous deux qui file un mauvais coton...
Enregistrer un commentaire