dimanche 11 juillet 2010

La Courroye de transmission du pouvoir


Le procureur de Nanterre, Philippe Courroye, pourrait bien n'être qu'un démineur.
En effet, c'est lui qui a ouvert les 3 enquêtes préliminaires de "l'affaire Bettencourt".

On peut légitimement se poser la question de son impartialité, puisque Philippe Courroye est souvent cité dans les enregistrements clandestins de L. Bettencourt.

De plus, il y a 8 mois, sept avocats avaient adressé une lettre au président de la République, pour dénoncer les liens entre le procureur et le pouvoir, elle se terminait ainsi :
"... Monsieur COURROYE, qui serait « devenu la risée de ses collègues ». Il reste que que les liens qui vous unissent à ce dernier peuvent laisser penser que vous l'approuvez ou, pire, que vous en êtes l'initiateur. Il vous appartient de le démentir. Nous attendons."
 Serge Portelli (vice-président au tribunal de Paris) a demandé que l'enquête soit confiée à un juge indépendant, comme Arnaud Montebourg, Dominique de Villepin…

Enfin, il faut se souvenir qu'il a été nommé procureur de Nanterre en 2007, contre l'avis du Conseil supérieur de la magistrature.

Néanmoins, le Rimbusblog fait confiance à la Justice, et si un faisceau d'indices peut amener à se poser des questions, un citoyen honnête concluera rapidement à une accumulation de coïncidences et de hasards, et comprendra que tirer des conclusions d'anecdotes diverses serait une méthode de fasciste-stalinien.
Le Rimbusblog n'est pas Gringoire(1).

(1) paragraphe destiné à messieurs les avocats, les lecteurs habituels du blog comprendront le sens exact de cette note.

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4 commentaires:

Joe Liqueur a dit…

Rimbus, vous m'avez convaincu de m'abonner à Mediapart. Tout simplement.

BA a dit…

Affaire Bettencourt : le rapport qui blanchit Woerth.

INFO LE FIGARO - Selon le rapport de l'IGF que s'est procuré Le Figaro, l'ancien ministre du budget «n'est pas intervenu pour demander, empêcher ou orienter une décision ou un contrôle portant sur Mme Bettencourt, MM. Banier ou de Maistre».
L'étau se désserre autour d'Eric Woerth. Le Figaro a pu consulter le rapport de l'Inspection générale des Finances (IGF), attendu lundi et destiné à contrer ceux doutant de l'absence d'intervention de l'actuel ministre du Travail dans le dossier fiscal de Liliane Bettencourt. En conclusion, l'IGF est très clair : «M. Eric Woerth, durant la période où il était ministre du budget, n'est pas intervenu auprès des services placés sous son autorité pour demander, empêcher ou orienter une décision ou un contrôle portant sur Mme Bettencourt, MM. Banier ou de Maistre, ainsi que sur les sociétés Téthys et Clymène».
Par ailleurs, «les informations obtenues dans le cadre du contrôle fiscal de M. Banier, notamment de source judiciaire, n'étaient pas de nature à conduire l'administration à déclencher un examen de la situation fiscale personnelle de Mme Bettencourt.»

http://www.lefigaro.fr/politique/2010/07/11/01002-20100711ARTFIG00129-affaire-bettencourt-le-rapport-qui-blanchit-woerth.php

Pipeau !
C'est un rapport pipeau !
Pour comprendre pourquoi ce rapport est complètement pipeau, lisez cet article :

Woerth : le rapport déjà contesté.

François Baroin veut "obtenir de l’inspection générale des finances (IGF) la preuve de l’absence d’intervention de son prédécesseur, Eric Woerth, dans le dossier fiscal de la milliardaire Liliane Bettencourt" constate Le Monde, mais la procédure choisie n’est pas habituelle.
"Le rapport n’a pas été commandé à l’IGF, comme il est d’usage, mais à son chef, Jean Bassères. L’IGF n’a pas travaillé selon ses méthodes habituelles, collectives, contradictoires et inquisitoriales. Ce ne sera pas un rapport de l’IGF, mais de son patron. Il a été confié directement par le ministre au haut fonctionnaire qu’il a nommé ", souligne un ancien chef de l’IGF.
"Le délai très court imparti à M. Bassères pose aussi question."
"Ce ne sont pas de bonnes méthodes, relève un autre expert de l’IGF. Comment huit jours peuvent-ils suffire pour voir ce qu’a fait l’administration générale, aller au fond du dossier transmis par le procureur de Nanterre en janvier 2009, sur de possibles fraudes fiscales liées à l’enquête pour "abus de faiblesse" visant le photographe François-Marie Banier ?"
"Jamais par le passé, rappelle cette source, un rapport de l’IGF n’a mis en cause un ministre ou un gouvernement. On ne peut demander l’impossible à ses membres, ils ne bénéficient pas des garanties de neutralité ou d’inamovibilité des magistrats de la Cour des comptes ou du Conseil d’Etat."

Gilles Klein.

http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=8619

BA a dit…

Vendredi 9 juillet, Daniel Schneidermann expliquait comment Eric Woerth allait se faire blanchir : le procureur de Nanterre Philippe Courroye et le chef de l’Inspection Générale des Finances Jean Bassères sont à la manœuvre.

Ils sont nommés par le gouvernement.

Leur carrière et leur promotion dépendent du gouvernement.

En clair : Eric Woerth va se faire blanchir par deux hauts-fonctionnaires qui sont sous les ordres du gouvernement.

1- Philippe Courroye n’a aucune indépendance pour mener l’enquête, d’autant plus que les enregistrements pirates montrent qu’il fait partie des amis de Nicolas Sarkozy.

2- Jean Bassères n’a lui non plus aucune indépendance pour écrire en quelques jours le rapport complètement pipeau qui « blanchit » Eric Woerth.

3- Ces deux hauts-fonctionnaires zélés font ce que le gouvernement veut qu’ils fassent : blanchir Eric Woerth, coûte que coûte.

Lisez cet article écrit le vendredi 9 juillet :

Courroye et Bassères, enquêteurs indépendants.

http://www.arretsurimages.net/vite-dit.php#8617

Rimbus a dit…

@Joe Liqueur : transmis à Edwy Plenel...