jeudi 8 juillet 2010

Le Woerthgate en images

C'est Nicolas qui a dégainé le premier avec un schéma intéressant sur l'affaire Woerth-Bettencourt (cliquez dessus pour voir en grand) :


Médiapart a fait le sien, à voir sur le site avec les liens vers leurs articles (abonnés)  :


Florent en propose un autre, très design :


Alors moi aussi je propose le mien, sur le réseau Woerth, basé sur mes articles :



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13 commentaires:

红落日_ROUGEMER a dit…

UN PAYS DE HONTE ! Je n,ai que mépris pour cette classe dirigeante qui ruine ce pays.

Alexis a dit…

Wow ! C'est un concours ? Qu'est-ce qu'on gagne ? (si c'est un demi à la comète je pourrais pas venir chercher mon lot, faudrait trouver aut'choz)

BA a dit…

Florence Woerth, l'épouse du ministre du Travail éclaboussé par l'affaire Bettencourt, a demandé au parquet de Nanterre à être entendue dans les meilleurs délais, a annoncé jeudi son avocat.

Elle a écrit au procureur de Nanterre, Philippe Courroye, "afin de lui décrire les conditions de son embauche et les fonctions qu'elle a exercées", a dit Maître Antoine Beauquier dans un communiqué.

http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRPAE6670OB20100708

Pourquoi Florence Woerth a-t-elle écrit au procureur de Nanterre Philippe Courroye ?

Parce que Philippe Courroye est un ami : lui-aussi fait partie du clan Sarkozy.

Lisez ces enregistrements dévastateurs : ce sont deux dialogues entre Liliane Bettencourt (L.B.), Patrice de Maistre son gestionnaire de fortune (P. de M.), et Fabrice Goguel son avocat (F.G.) :

BA a dit…

12 juin 2009.

– P. de M. : Bonjour, Madame. – F.G. : Bonjour, comment allez-vous ? – L.B. : Bien. Ça fait longtemps que je ne vous ai pas vu ! – F.G. : Une semaine. Je suis ravi que vous trouviez le temps long quand vous ne me voyez pas, mais…– L.B. : Alors, où en sommes-nous ? – F.G. : Je sors du bureau du procureur de la République. Je suis allé discuter avec M. Courroye, le procureur, du dossier. J’ai voulu lui expliquer pourquoi vous refusiez qu’il y ait une nouvelle expertise [médicale]. – L.B. : Est-ce qu’il a compris, d’abord ? – F.G. : Je pense qu’il a compris, mais ça l’ennuie. En réalité, il voudrait faire juger l’affaire par l’expert. Pour lui, en fait, l’expertise est une façon de ne pas avoir de décision à prendre lui-même. Donc, il est déçu que vous n’acceptiez pas l’expertise. Mais je lui ai expliqué que vous aviez le sentiment que c’était votre fille qui poussait toute cette procédure. – L.B. : Il faut lui dire que je suis expertisée tout le temps ! (De Maistre rit.) – F.G. : C’est un peu ce que je lui ai dit. (Elle rit.) Je lui ai dit qu’il y avait une question de dignité de votre part, et que refuser de se contenter des expertises que vous avez déjà faites, ce serait sous-entendre qu’elles auraient pu être manipulées, qu’elles ne correspondraient pas à la vérité, et que vous trouvez que ce serait contraire à votre dignité. – L.B. : (S’adressant à de Maistre.) Vous êtes d’accord ? – P. de M. : Cent pour cent. – F.G. : La conclusion de cet entretien, c’est qu’il va réfléchir maintenant au dossier. Et il ne m’a absolument pas dit s’il allait arrêter l’affaire ou s’il allait saisir le tribunal. […] Il n’y aura en tout cas pas de juge d’instruction. – P. de M. : Moi, j’ai été appelé par l’Elysée pendant que Maître Goguel était chez le procureur, et donc j’y vais cet après-midi. Je ne sais pas ce qu’il va me dire. Mais, enfin, tout le monde suit ce cas. – L.B. : Qui va me voir ? – P. de M. : Non, moi, je vais à l’Elysée cet après-midi puisque le conseiller de Sarkozy m’a appelé ce matin – je ne lui avais rien demandé – pour me dire : « Je sais que Maître Goguel est chez le procureur et je veux vous voir. » […] Donc peut-être que cet après-midi, j’aurai quelque chose de nouveau. – L.B. : C’est quand même plutôt bon signe, non ? – P. de M. : Oui, il suit l’affaire…– L.B. : Et s’il s’en lavait les mains ? – P. de M. : Il suit l’affaire. Mais ils font ce qu’ils peuvent. C’est Courroye qui est le nœud du truc. C’est pas Sarkozy, c’est Courroye. – L.B. : Il est gêné aux entournures. – F.G. : Courroye aussi est très gêné. Il a très peur de devoir prendre une décision. Il pense qu’il y a des risques. C’est pour ça qu’il aurait préféré l’expertise, qui lui aurait évité le risque. – P. de M. : En tout cas, Maître Goguel et moi, on est tout à fait derrière vous pour dire que les expertises, ça suffit. Vous en avez eu assez. Et il ne peut pas vous l’imposer. – F.G. : D’autant plus que – il me l’a dit ce matin – l’expertise qu’il voulait aurait été quelque chose de très long et de très approfondi, donc de très désagréable pour vous. Il voulait faire beaucoup de recherches…

BA a dit…

Deuxième dialogue hallucinant concernant le procureur de Nanterre Philippe Courroye :

21 juillet 2009.

– L.B. : Vous êtes content ? – P. de M. : Je suis très content. Pour vous. – L.B. : Pourquoi ? – P. de M. : Euh, il faut vraiment que ça ne parte pas vers François-Marie [Banier] ce que je vais vous dire. J’ai eu l’Elysée et l’Elysée m’a dit que…– L.B. : Qui ? – P. de M. : Le palais de l’Elysée. Le conseiller de Nicolas Sarkozy. Il m’a appelé, il y a… – L.B. : Sarkozy ? – P. de M. : Non, son conseiller juridique, à l’Elysée, que je vois régulièrement pour vous. Et il m’a dit que le procureur Courroye allait annoncer le 3 septembre, normalement, que la demande de votre fille était irrecevable. Donc classer l’affaire. Donc, voilà. Mais il ne faut le dire à personne, cette fois-ci. Il faut laisser les avocats travailler. Voilà.

http://www.lepoint.fr/societe/document-affaire-bettencourt-les-enregistrements-secrets-05-07-2010-1211175_23.php

Rimbus a dit…

@rougemer : remember 1789

Alexis : oui. Du coup j'ai remis le mien plus propre.

BA : que de maux, que de mots !

pow wow a dit…

C'est génial, et malgré qu'il n' y ait pas de quoi, j'ai bien ri!

Alexis a dit…

Tiens, je sais pas si ça vaut une chope, mais voilà ce que j'en fais, du diagramme :
http://shtonk.blogspot.com/2010/07/un-coup-de-fil-de-liliane.html

Aliciabx a dit…

En tous cas, j'ai bien rien. C'est un sac de noeuds amis que tout le monde comprend mieux expliqué de cette façon.
Plus sérieusement, malheureusement, c'est là que l'on voit le tissu de connivences.
Ce pays part en live...

BA a dit…

L'ancienne secrétaire d'André Bettencourt confirme les dires de l'ex-comptable.

Chantal Trovel parle elle-aussi d'argent versé à des politiques.

Chantal Trovel, ancienne secrétaire particulière d’André Bettencourt, "a confirmé", selon son avocat, les affirmations de Claire Thibout sur l’argent versé à des politiques. Chantal Trovel, qui a travaillé pour André Bettencourt de la fin des années 90 jusqu’à son décès en novembre 2007, a été à son tour entendue, hier, par la Brigade Financière. Elle disposait d’un bureau au domicile du couple Bettencourt.

Si, comme la comptable, elle n’a jamais assisté à la remise d’une enveloppe, explique son conseil Antoine Gillot, elle a assuré aux policiers qu’elle savait que "Monsieur" donnait de l’agent à un certain nombre de personnalités. Selon elle, tout le personnel était "au courant".

C’est aussi ce qu’affirme le maître d’hôtel, Pascal Bonnefoy, auteur des enregistrements pirates.

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20100709.OBS6885/info-obs-l-ancienne-secretaire-d-andre-bettencourt-confirme-les-dires-de-l-ex-comptable.html

BA a dit…

Courroye et Bassères, enquêteurs indépendants.

Ecoutez bien, dans les jours et les heures qui viennent, les présentateurs qui vous parleront "du rapport de l’Inspection des Finances", censé apprendre lundi au pays soulagé qu’Eric Woerth, non, quelle surprise, n’a pas donné d’instructions écrites, en trois exemplaires, avec copie carbone et exemplaire aux Archives Nationales, demandant de ne pas contrôler le patrimoine de Liliane Bettencourt.

Par ailleurs, non, il n’a pas donné non plus d’instruction personnelle de lui rembourser 30 millions, au titre du bouclier fiscal.

Peut-être, par la même occasion, découvrira-t-on qu’il n’a pas donné de reçu tamponné pour les enveloppes kraft demi-format, ni envoyé de bristol de remerciement après les dîners.

L’affaire aura donc sérieusement du plomb dans l’aile. Comme dit l’excellent Frédéric Lefevbre : "Tout le monde devra se taire, et certains devront s’excuser publiquement".

Ecoutez-les bien : à chaque fois qu’ils évoqueront "le rapport de l’Inspection générale des Finances", ils vous tromperont. Ce n’est pas un rapport de l’IGF, qui va être rendu lundi, mais un rapport personnel de son chef, Jean Bassères, très estimable haut fonctionnaire certainement, mais nommé par son ministre, et dont le sort ultérieur (promotion ou placard) dépend de lui, ainsi que l’explique Le Monde dans un excellent article d’une de ses spécialistes économiques.

Se faire blanchir par l’administration placée sous ses ordres : si Poutine (au hasard) avait recours à cette grosse ruse, on entend d’ici les ricanements de la presse française.

En France, on trouve encore des journalistes pour détailler la perfection du système. Meilleure preuve, selon eux : ce haut fonctionnaire a fait une partie de sa carrière sous des ministres de gauche. Imaginez jusqu’où Jean Bassères pousse le trotzkisme : il a dirigé "pendant quelques jours" le cabinet de Laurent Fabius à Bercy. Le seul fait qu’il ait accepté cette mission, dans ces conditions mirobolantes, démontre d’ailleurs assez sa parfaite indépendance : au moins, il ne craint pas les critiques.

Ainsi blanchi par son efficiente administration, le gouvernement peut aussi compter sur le parquet placé sous ses ordres. Les mêmes, qui parlent de l’enquête de l’IGF, évoquent en général "l’enquête judiciaire" qui se mène à ciel ouvert depuis quelques jours. Il n’y a pas d’enquête judiciaire pour l’instant. Il y a une enquête souverainement dirigée par le procureur Courroye. Avec zèle et efficience, il est vrai.

Toujours hier, on apprenait que la nouvelle audition, plus favorable à Sarkozy, de Claire Thibout, s’était déroulée selon son avocat "jusqu’après minuit", par des policiers dépêchés toutes affaires cessantes dans sa maison du Gard. Au moins, dans la tourmente, l’Etat fonctionne.

Daniel Schneidermann.

http://www.arretsurimages.net/vite-dit.php#8617

BA a dit…

Trois ex-employés des Bettencourt confirment la corruption de personnalités politiques. Ces trois ex-employés des Bettencourt sont :

- Claire Thibout, l'ex-comptable des Bettencourt de mai 1995 à novembre 2008 ;

- Chantal Trovel, l'ex-secrétaire de la fin des années 90 à novembre 2007 ; elle disposait d'un bureau au domicile du couple Bettencourt ;

- Pascal Bonnefoy, le maître d'hôtel, auteur des fameux enregistrements pirates qui ont déclenché une cascade de révélations.

Et en face ?

Qui trouvons-nous dans le camp d’en face ?

- Patrice de Maistre nie tout en bloc.

Patrice de Maistre est le gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt. Il a accepté la demande d'Eric Woerth d'embaucher son épouse Florence Woerth : Patrice de Maistre a embauché Florence Woerth le 12 novembre 2007 au sein de la petite entreprise qui gérait la fortune de Liliane Bettencourt. Il a été décoré de la Légion d'Honneur par Eric Woerth le 23 janvier 2008.

- De même, l’ex-banquière de Liliane Bettencourt nie tout en bloc : Eva A. dément avoir reçu une demande de retrait de 150 000 euros en liquide.

Mais l’information la plus importante est la suivante : l’ex-banquière Eva A. est l’amie de la sœur de Patrice de Maistre !

Lisez cet article :

L'ex-banquière connaissait le gestionnaire.


http://www.liberation.fr/politiques/0101646317-sarkozy-me-soutient-de-maniere-incroyable-se-felicite-woerth

jtombeur a dit…

J'ai plusieurs fois suggéré un organigramme complet, en y incluant des lieux (dont le Cap Nègre, voir Gilibert, de Chantilly) et des noms, dont celui de Sébastien Proto...