lundi 31 mai 2010

Ouroboros, le serpent qui se mord la queue



« Ce qui importe, c’est la sécurité dans les rues britanniques. Pas que les jeunes femmes afghanes aillent à l’école », déclarait le 22 mai dernier au Time le nouveau ministre de la défense de Londres, en ajoutant : « Nous ne sommes pas un policier mondial… Nous sommes là pour que la population britannique et nos intérêts mondiaux ne soient pas menacés. »

Le problème aujourd'hui, c'est qu'une des justifications des actes terroristes est l'occupation de l'Afghanistan par la coalition menée par les Américains.
Alors, on ressort le 11 septembre (mais on pourrait aussi dire Londres ou Madrid) et le spectre d'Al Qaïda. Pourtant, il faut bien reconnaitre que l'organisation mystérieuse n'a pas de "capitale" bien définie. On pourrait tout aussi bien occuper le Pakistan, la Somalie, pourquoi pas les pays du Maghreb ?

Peut-être que pour préserver la sécurité des pays Européens, il y a des moyens plus efficaces que d'aller guerroyer dans l'Hindu Kush. On peut même penser que les rivalités des chefs Afghans (ethniques, politiques, territoriales) sont suffisantes pour les détourner des grandes villes occidentales, et que les laisser s'exprimer, en se retirant de ce pays, serait un bon moyen d'avoir la paix chez nous.

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dimanche 30 mai 2010

Jean-Louis Masson, la tactique sans éthique



Dans cet entretien filmé, le sénateur Masson explique que l'internaute doit assumer la reponsabilité de ses écrits, comme tout rédacteur, dont celui de tract, précise-t-il, cette position motivant sa proposition de loi interdisant l'anonymat des blogueurs. Il énonce dans une formule sybilline "On en arrive presque à ce que ça soit les gens diffamés qui sont responsables de pas se laisser diffamer"... Il conclut : "sur Internet, il y a des gens qui font n'importe quoi, dans un but malhonnête, il faut les sanctionner".

En lisant Stéphanie Hancq sur Le Nouvel Obs, on en apprend de belles sur le sens de l'éthique de monsieur Masson, qui juge certains des élus de sa région comme "pas très clairs, voire malhonnêtes, ou malfaisants".
Il faut reconnaître que monsieur Masson est un fin tactitien, clair, honnête et bienveillant, enfin presque :

En 1983, il fait imprimer des tracts anonymes diffamatoires à son encontre, pour faire porter le chapeau à son adversaire aux municipales de Metz et passer pour une pauvre victime. Démasqué, il devra retirer sa candidature.

En décembre 1997, aux législatives, il finance une fausse candidature s'opposant à sa liste, pour plomber son  adversaire véritable. Il sera encore une fois démasqué, et condamné à un an d'inéligibilité alors qu'il venait d'être réélu comme député de la 3ème circonscription de la Moselle.

Le sénateur Masson doit s'imaginer que chaque blogueur est un génie de la machination, des coups tordus, des procédés les plus vils, à l'image de lui-même en quelque sorte. (J'exprime cette réflexion en tremblant, mon point de vue est-il honnête, tirer une conclusion d'ordre moral des conséquences d'une décision de justice, est-ce autorisé ?)

Mais monsieur le sénateur fait beaucoup d'honneur aux petits blogueurs anonymes, qui n'ont pas ce sens de la manipulation qui caractérise son parcours. Non, monsieur le sénateur, nous ne sommes que des médiocres, et non pas comme vous des élus de la République, que la valeur et le sens de l'éthique hissent au rôle de législateurs, gardiens de la morale et des mœurs.

Remercions la démocratie de nous offrir des élus si exemplaires.


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vendredi 28 mai 2010

Vladec Djuriedine, itinéraire d'un marchand d'armes

par Jôzt Khimbûs pour Dze Züntze Klowaswa

Le nom a filtré, comme par hasard, dans un quotidien du soir de Klow.
Djuriedine… Qui a remarqué ce nom inconnu dans une liste édifiante, où les personnalités politiques les plus en vue cotoyaient les capitaines de l'industrie syldave ?
Ce petit nom dans cette listes d'invités prestigieux était pourtant lourd de sens.

Ce soir là, on s'en souvient, Klàs Szirközku fêtait sa nomination à la Présidence du conseil au restaurant le khoujchzdösztwa's, achèvement de son "coup d'état de velours" de 2007. Que faisait là Djuriedine ?

Les registres de police connaissent bien ce personnage. La Zepo (Zekrett Politsz) a un dossier long comme le bras sur cet énergumène louche qui a démarré sa carrière dans les maisons closes de la rue de Sbrodj, à Klow. D'origine bordure, il est né à Zlip, sur les bords de la Flatule et on le baptise Amaïh. On ne sait rien de son enfance, mais c'est dans la capitale qu'on retrouve sa trace, il a alors une trentaine d'années, et il a changé son prénom, sans doute trop connoté, en Vladec. Un temps garde du corps de Alün Tilôhn, le célèbre acteur, il se fait vite une spécialité de fournir en jeunes beautées Syldaves les émirs du Moyen Orient qui organisent des orgies à l'hôtel Hilton de l'avenue Ottokar V (ci-dessus).

Les archives de la Zepo (voir annexe) notent qu'il a été soigné à l'hôtel Saint Wladimir, le 31 août 1982, victime d'une blessure par balle dans l'omoplate. Vladec racontera aux agents de la Zepo ébahis, qu'il nettoyait une arme de collection quand le coup est parti. Puis on perd sa trace. Il faut attendre 1992 pour trouver, si on est très curieux, un rapport de police de l'Emirat de Khemed mentionnant une bagarre à l'Hôtel Mamamiah de Wadesdah avec un homme lié au magnat Laszlo Carreidas...


 Hôtel Mamamiah de Wadesdah

Il faut dire que ses relations particulières avec l'élite du Khemed (une "fraternité" datant du Hilton) ont fait de son carnet d'adresse un puissant attractif pour les industriels Sydaves. Et maintenant, si l'ami Vladec traine dans les palaces arabes, c'est pour parler d'autre chose que de galipettes. Le cabinet particulier de Szirközku, alors qu'il n'était que ministre du Budget, avait très tôt repéré l'entregent particulier de Djuriedine. Ce dernier fréquentait maintenant le chef de la Zepo, qui lui accordait une certaine protection.
On se souvient des contrats d'armements des années 90, qui ont marqué le gouvernement de transition du Baron Gwâtr Albadurian, dont les sous-marins "Tabatä" (ci dessous) à destination du Khemed, et on devine le rôle de notre compère dans l'aboutissement de ces affaires.



Djuriedine avait "décoincé" le roi Abdallah, qui s'était détourné de l'influence Bordure. Alors que les carnets de commande se remplissaient, Djuriedine fréquentait maintenant la haute société Syldave, du magnat de l'eau Här Amätklow au prince Bürgbräd.

Aujourd'hui que Klàs Szirközku a les pleins pouvoirs, et que sa politique de détente avec la Bordurie met à mal le complexe militaro-industriel syldave, quoi de plus utile pour la croissance, que les marchés toujours prometteurs du Khemed, du San Theodoros ou du Nuevo Rico ? Le savoir-faire nucléaire civil syldave, qui est reconnu mondialement, et qui vient d'être couvert du "Zekrett-varztvô" (secret défense), ne demande qu'à s'exporter dans ces pays d'avenir, tout comme les avions "wintfläk" ou les nouveaux chars "Hikaski". C'est là que Djuriedine donne toute la mesure de son talent. Un talent qui vaut bien qu'on lui ouvre la porte du khoujchzdösztwa's pour les soirées très privées du nouveau maître de la Syldavie.

Traduction du Rimbusblog pour "Le Soleil de Klow".


 Annexe : le rapport de la Zepo sur Vladec Djuriedine



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jeudi 27 mai 2010

Retraite et réduction du temps de travail



Dany le rouge rejoint la position de Rocard à propos des retraites : allonger la durée de cotisation au delà de 60 ans, oui, mais à la condition de réduire le temps de travail, quotidien ou hebdomadaire. C'est une piste qu'on évoque rarement concernant cette question. L'inventeur des 35 heures, qui donne des leçons de morale au monde devrait s'exprimer là-dessus. Je ne crois pas que ce soit le cas.

Selon Michel Ricard : "Il paraît que les deux tiers du loisir non marchand se prennent après la retraite... Pourquoi ne pas répartir ce temps-là plus harmonieusement ? On pourrait liquider sa pension plus tard, tout en effectuant moins d’heures par semaine tout au long de sa carrière. Mais avant que les cervelles gouvernementales et patronales intègrent cela..."

Rocard souligne aussi quelque chose : "Et puis il faut dire ce qui ne plaira pas : la France est aussi un des rares pays d’Europe où, depuis quatre à cinq ans, le niveau de vie des retraités est supérieur à celui des actifs ! La pension moyenne d’un homme est de 1 617 euros ; le salaire moyen masculin de 1 613 euros."

Mais on va pas chipoter pour 4 euros (2 Ricards), vous ne pensez pas ? En tout cas, en prévision d'une retraite qui va venir de plus en plus tard, quittez votre bureau de plus en plus tôt.
Ce sera toujours ça de gagné pour les heures de bistro.

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mercredi 26 mai 2010

Avec Handicap International, le don change la donne

 

Aujourd'hui, une action concrète !

Handicap International lance une campagne pour le don.

Voilà, ça c'est concret.


Donc j'ai donné ce que je pouvais, sur le chouette site de HI (l'équivalent d'une paire de béquilles).
Chacun des petits dons que nous pouvons faire (un domino parmi d'autres) aide à soigner, rééduquer et réinsérer les victimes des guerres, souvent d'innocents civils et de nombreux enfants. Quand on vit dans un des pays dont la spécialité est la vente d'armes, c'est un petit geste que nous avons le devoir de faire.

N'hésitez pas à faire ce petit geste pour ceux qui vivent l'enfer, les petits ruisseaux font les grandes rivières. Cliquez ICI ou sur le bouton, dans la colonne à droite.


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Secret défense et lutte d'influence sur le nucléaire civil

 Lauvergeon et Proglio

Le groupe d'Anne Lauvergeon, Areva, est en mauvaise posture.
Principalement à cause de son échec commercial à Abu Dhabi, la chasse gardée de Claude Guéant, l'éminence grise.

Il faut dire que l'émirat, qui contrôle le plus gros fond souverain du monde (627 milliards de dollars), a des moyens qui attirent les meilleurs VRP de la planète (lundi dernier, la chancelière allemande, A. Merckel, y représentait le savoir faire allemand, avec le groupe Siemens).

Si certaines indiscretions font penser que la chef d'entreprise "Mitterrandienne" pourrait terminer son mandat à la tête d'Areva en 2011, d'autres informations laissent imaginer des changements conséquents dans les mois à venir concernant le nucléaire civil.

Le chef de l'Etat a déclaré en mars dernier vouloir "mettre de l'ordre" dans la filière, et pour commencer, il décide de jeter une chape de plomb sur ces questions radioactives, en faisant classer "Secret défense" le rapport Roussely qui propose des orientations quant à « l'évolution du nucléaire civil à l'horizon 2013 »... une extension de la défense civile, sans doute.

Néanmoins, d'après Le Figaro, ce rapport préconise de donner l'avantage à EDF, et de laisser Areva le seconder comme simple fournisseur. Une position partagée par Patrick Kron, le patron du groupe Alstom, qui se range du côté d'Henri Proglio (En février, le nouveau PDG d'EDF Henri Proglio avait jugé que son groupe devait être le "capitaine" de la filière nucléaire française).

Henri Proglio semble avoir gagné son match face à Anne Lauvergeon.





mardi 25 mai 2010

Pure Players à la loupe



Les sites d'information "pure players" (société exerçant uniquement ses activités sur Internet) sont maintenant nombreux. Leur diversité mérite qu'on regarde leurs spécificités. On se reportera au débat d'@rrêt sur Images ci-dessus (émission de Guy Birenbaum "La Ligne J@une", plus d'une heure, attention, c'est du lourd) dont ce billet s'inspire.

Etudions 4 sites d'info indépendants, et analysons leur différences.

Site de Daniel Schneidermann, lancé en 2007 suite à l'interruption de son émission de télévision sur France 5.

- Financement : basé sur abonnement (35 €/an), il réussit à proposer l'abonnement le plus économique, sans recours à la publicité ni aux subventions d'état. Propose des accès gratuits à ses anciennes émissions, ainsi qu'à un fil de brèves. En léger déficit après une année d'équilibre financier. 25000 abonnés. Coût annuel du site 750 000 €.

- Rédaction : 4 journalistes salariés + 6 chroniqueurs externes

- Activités connexes : repris dans Marianne (2 pages), diffusion audiovisuelle sur la Freebox.

- Spécificité : analyse critique des médias, production audiovisuelle, mise en perspective de l'actualité.

- Convivialité : pas de blogs, mais des forums très ergonomiques et vivants. Grande transparence, consultation et dialogue avec les abonnés.

- Point fort : Décryptage des médias, débats audiovisuels et chroniques de grande qualité. Ergonomie générale très agréable. indépendance.

- Point faible : peu de scoops d'actualité et d'investigation de terrain.


Site de Pierre Haski (venant de Libération) lancé en 2007 .

Financement : accès gratuit, financé par la publicité (400 000 €) opérations de diversification (400 000 €). En déficit, mais sa progression lui permet d'espérer un équilibre en 2012. Bénéficie de subventions d'état. Coût annuel du site 1 million €.

- Rédaction : 15 journalistes salariés

- Activités connexes : formation, lance une version papier en juin, à gros tirage.

- Spécificité : Actualité très diversifiée, engagée, le site avec la plus forte audience.

- Convivialité : système de commentaires très ergonomique. Blogs chroniqueurs "invités".

- Point fort : gratuité, richesse et diversité du contenu, liberté de ton, est bien adapté au web.

- Point faible : mériterait peut-être d'un peu plus de convivialité.


Site d'Edwy Plenel (venant du Monde), lancé il en 2008 ans

- Financement : basé sur l'abonnement uniquement (50 à 150 €/an), sans publicité, + opérations de diversification (apport mineur). Pas de vitrine gratuite. En déficit important, mais sa progression d'abonnement lui permet d'espérer un équilibre en 2012. Bénéficie de subventions d'état. 25 000 abonnés. Coût annuel du site 3 million €

- Rédaction : 25 journalistes chevronnés (principal coût de fonctionnement)

- Activités connexes : édition, produit une version papier trimestrielle

- Spécificité : Actualité politique, articles fouillés, style proche de la presse papier. Le site aux fonctionnement le plus cher, avec la meilleure équipe rédactionnelle.

- Convivialité : Hébergement de blogs pour les abonnés, avec sélection de la rédaction. Club des lecteurs, organisation régulière d'événements culturels.

- Point fort : journalisme d'investigation, rigueur, professionnalisme.

- Point faible : ne tire pas assez parti des techniques web (articles courts, multimédia).


Site de Nicolas Beau (venu du Canard Enchaîné en 2007), existe depuis 2006

- Financement : partiellement sur abonnement (2000 abonnés), et par la publicité (50 000 €) en recherche de diversification (journal hebdo). En déficit constant, compte se recentrer sur le papier au détriment du web, qui s'orientera sur la video (avec DSS). Bénéficie de subventions d'état. Coût annuel du site 1 million €.

- Rédaction : 12 journalistes salariés

- Activités connexes : version papier

- Spécificité : Traitement de l'actualité politique de manière polémique et satirique qui n'est pas sans rappeler "Le Canard Enchaîné". Un des plus premiers sites pure player.

- Convivialité : faible, blogs chroniqueurs "invités".

- Point fort : grande impertinence, journalisme d'investigation, scoops.

- Point faible : un contenu rédactionnel inégal. Un site qui semble chercher son second souffle.


Ce petit comparatif est loin d'être exhaustif. Il conviendrait de parler aussi de Slate, du Post.fr, ou encore "La Télé Libre", entre autres, qui ont leurs particularités propre.

Cependant, on constate que l'avenir des "indépendants du web" conduit vers une diversification des revenus, et un retour vers le papier, les différents médias étant plus complémentaires que concurrents. Le théâtre n'a pas été tué par le cinéma, qui a survécu à la télévision, et ceux-ci n'ont pas non plus tué la presse. Chaque média trouve sa place dans l'orchestre de l'information, et sa musique vient accompagner l'ensemble de son timbre singulier.

Chacun des sites étudiés adopte des stratégies différentes dans son développement, signe d'une diversité qui devrait s'accentuer.
Mais d'une manière ou d'une autre, il faudra bien que les lecteurs de ces plumes indépendantes mettent la main à la poche, s'ils veulent préserver cette qualité d'information nécessaire à notre vie moderne, si complexe à décrypter.

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lundi 24 mai 2010

On dirait les Suds


Marie-Jo, festivalière côté Suds

L'association Les Suds, à Arles, a vu le jour au mois de janvier 1996 à l'initiative de passionnés et de professionnels de la culture méditerranéenne dont Michel Vauzelle, fraîchement élu maire de la ville. Ce dernier propose alors à Marie-José Justamond qui travaillait à l'organisation des Rencontres internationales de la photographie, de lui soumettre un projet pour valoriser l'identité des pays de la Méditerranée. Le concept est de promouvoir et diffuser leurs cultures, développer leur attractivité et contribuer à leur pleine reconnaissance dans l'espace européen et international. C'est ainsi que se crée le festival de musique Les Suds.

Dès le départ, le succès est au rendez-vous avec Massilia Sound System ou Cheb Mami. Très vite Marie-Jo développe son réseau et devient vite une habituée du milieu de la World Music, du festival Babel Med de Marseille à la Fiesta des Suds (dont la presque homonymie n'est qu'un hasard), en passant par les salons internationaux comme le Womex (World music expo) qui lui permettent de composer ses programmations. Son souci premier est le public qui est au centre du projet.

 Sa préoccupation est de l’amener à découvrir d’autres cultures avec l’émotion comme déclencheur. Chaque soirée doit correspondre à un certain esprit. Quand elle a la chance de présenter en tête d’affiche des artistes de très haut niveau comme Ravi Shankar, cela lui permet d’éclairer les autres artistes encore inconnus du grand public.
D'année en année le festival prend de l'ampleur et devient indissociable de la ville dont il investit les lieux les plus prestigieux, mais aussi les villages de Camargue. Depuis ses débuts, l'association anime en parallèle des ateliers à vocation sociale destinés aux jeunes arlésiens, comme la danse hip-hop ou l'initiation à l'écriture à travers le slam, qui sont relayés toute l'année par des soirées à thème dans les cafés de la ville. Ces ateliers sont appuyés par les différentes structures sociales en place sur la municipalité.
Depuis 2005, dans le cadre des actions de coopération décentralisée menée par le Conseil général des Bouches-du-Rhône, l'association est missionnée en tant qu’expert au niveau du secteur musical pour développer des actions avec des partenaires étrangers, en Israël comme en Palestine ou au Liban.

Pour sa quatorzième édition qui s’est déroulée l'an dernier, Les Suds ont continué d'enchanter les gradins du théâtre antique d'Arles, scène principale du festival (Cesaria Evora, Khaled…), mais aussi la cour de l'archevêché pour les "Moments précieux", petits concerts plus intimes qui permettent des découvertes surprenantes (cette année la musique népalaise était à l'honneur) ou les anciens ateliers de la SNCF pour une "after" plus décontractée. Mais le festival proposait aussi des concerts gratuits en ville, avec entre autres Sayyon Bamba, étoile Guinéenne déjà remarquée à Babel Med, ou l'étonnante formation Syl Nuvaanu qui mélange la guitare flamenca au chant japonais. Au total 250 artistes qui pendant une semaine sur plus de 10 scènes ont donné une cinquantaine de concerts.

Pour l'été 2009, le budget approchait le million d'euros, dont environ 20 % est amorti par les recettes de billetterie, le reste étant couvert par les diverses subventions régionales, les institutionnels (Sacem, Fond de création Musical) et le mécénat privé (Fondation Luma, Arte). La structure qui emploie jusqu'à 150 personnes en période de festival, se dégonfle ensuite pour retrouver son noyau dur d'une dizaine de passionnés.
Mais dès que l'été s'est terminé, après une semaine de folie durant laquelle le sommeil n'était pas invité, Marie-Jo  a commencé à travailler à l'affiche 2010, qui doit être aussi réussie que les précédentes. Rendez-vous en juillet.


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Haräld Hikasky, combattant méconnu de la Liberté

 Haräld Hikasky (3e à partir de la gauche), capitaine en 1912 à Kragoniedin 

Le 24 mai est une triste jour pour les Syldaves.

C'est au petit matin du 24 mai 1949 que s'est éteint à Schnôk, Haräld Hikasky, le défenseur de Zwiët en 1937. Peu de gens se souviennent encore de la terrible guerre Borduro-Syldave (août 1937 - mars 1938) et du terrible siège de Zwiët, ville stratégique qui contrôle l'accès à Klow, la capitale. En tenant la vallée de Sziewmjeiwk, dans le massif des Zmyhlpathes, Hikasky a arrêté l'offensive Bordure pendant tout l'hiver, malgré le pilonnage incessant de l'artillerie ennemie et l'infériorité numérique syldave.

La forteresse de Zwiët, clé de la vallée de Sziewmjeiwk

La fin des hostilités (cessez-le feu de février 1938) laisse la ville détruite aux trois quart, la population civile est décimée, par les obus et la famine. Hikasky, blessé au visage (il perdra un œil), est évacué.

Un parcours sans faute

L'homme mérite qu'on évoque son parcours. Né dans une famille modeste de Klow en 1885, il rentre comme cadet de l'armée à l'académie militaire en 1901. Pendant la tentative de coup d'état du général Blogzspot Döhtkom de 1910 il se range dans les troupes loyalistes, ce qui lui vaut un avancement rapide. Nommé capitaine en 1911 à Kragoniedin, il rejoint ensuite le corps expéditionnaire Syldave sur le front Serbe pendant la Grande Guerre, en 1915, avec le grade de lieutenant colonel des hussards à Kragoujevatz.
Au contact avec les socialistes serbes, il semble qu'il fût à cette époque sensible à leurs idées.

En 1922, il est nommé colonel de la garde royale, à Klow. En 1925, il épouse la Comtesse Szálopâ de Vaughan-Szákskoboursz de Nágû-Brötsz, ce qui lui ouvre la voie à une carrière politique brillante. Nommé secrétaire d'Etat chargé de la défense dans le deuxième gouvernement de Jegoün Nomjberwan (1929), il accède au poste de ministre de la défense dans le gouvernement de coalition de Fjëvkjor Almjawjkün (1932-1935).
Ecarté du pouvoir après la défaite électorale d'Almjawkün du 6 septembre 1935, il est nommé gouverneur militaire de Zwiët avec le grade de général.

Après la victoire Syldave de 1938 et la restitution de la ville de Bjhow (qui avait été annexée en 1890), sa popularité est à son comble, mais il refuse de participer au gouvernement du socialiste krazyazcki de 1939.  Le roi Muskar XII le nomme alors ambassadeur à Bruxelles.
Hélas, cette courte victoire n'allait pas empêcher les événements de se précipiter, et c'est de l'étranger qu'il voit les forces de l'axe fondre sur sa patrie.

Le sauveur de la nation

C'est sur les routes de l'exil vers L'Angleterre, alors que la deuxième guerre mondiale vient d'éclater, qu'il fait la connaissance de Tryphon Tournesol, rencontre essentielle.

Alors que son pays subit l'occupation de la république nationale socialiste Bordure, alliée de l'Allemagne, (ainsi que l'ignoble collaboration du Zyldav Zentral Revolutzionär Komitzät, ZZRK) il met en place le gouvernement provisoire de la Syldavie Libre à Londres. A la libération, il revient dans son pays à la tête de la 1re division blindée des Forces Syldaves Libres (Zyldavjazfôbëd Förszen).
(Ci contre, Hikalsky sur son célèbre char Sherman "Maria-Petazsä" pendant le débarquement à Dbrnouk).
 Toujours loyal au monarque, il déploie ses blindés devant le palais royal de Kropow lors de la tentative de coup d'état marxiste-libéral de Klaszëo Wykiôh du printemps 1946, sauvant ainsi la monarchie.

Il refuse la présidence du Conseil, et préfère se retirer de la vie politique pour participer à la réorganisation de l'armée syldave. C'est à lui qu'on doit la mise en place du programme atomique et des missiles balistiques, grâce à ses contacts dans la communauté scientifique (dont T. Tournesol). Ces programmes ont ensuite ouvert la voie au programme spatial qui a fait la gloire de la Syldavie.

Haräld Hikasky en 1946, 
avec sa croix de Grand Commandeur de l'Ordre du Pélican noir

Haräld Hikasky a néanmoins été fortement critiqué par la gauche syldave, qui lui a reproché ses liens avec l'OSS, les services secrets américains rencontrés à Londres, et sa répression musclée des événements de 1946.

Une mort mystérieuse

Le 23 mai 1949, en fin de journée, il venait de faire une promenade dans les forêts de Schnôk, où il avait sa résidence d'été, pour y faire une cueillette de champignons (le célèbre Morchella syldavis ou morille syldave) afin de se faire préparer la spécialité nationale, le Szlaszeckmorchenïev. Après un repas arrosé de szprädj rouge, partagé avec son épouse Szálopâ, il travailla à la rédaction de ses mémoires, comme souvent. Dans la nuit, il fût incommodé par une indigestion. Hospitalisé d'urgence, il décèdera le 24 mai à 4h30 du matin. Son certificat de décès fut établi par le Dr Sëdhynter, chef du service de gastro-proctologie de l'hôpital de Schnôk.

Ses obsèques furent nationales, et il fut fait maréchal du royaume à titre postume.

En 1951, Muskar XIII qui vient d'accéder au trône demande l'ouverture d'une enquête sur la mort du maréchal Hikaski. Celle-ci conclut à un empoisonnement aux champignons (Enquête parlementaire karkmän-Lapzöjfl de 1952). Mais dans le contexte des tensions de l'époque avec la Bordurie, de nombreuses voix dénoncent aujourd'hui une enquête truquée, et accusent les espions Bordures d'avoir empoisonné Hikaski.

En particulier le journaliste Fedor Waldemjzski, dans son enquête du journal "Le Soleil de Klow" (Dze Züntze Klowaswa, 20-12-2006) qui soulève plusieurs points non expliqués : si le Szlaszeck était empoisonné, pourquoi Szàlopâ n'a pas été incommodée ? Pourquoi n'a-t-on jamais retrouvé la page du 23 mai 1949 sur le grand livre dans lequel le maréchal écrivait ses mémoires ? Pourquoi l'enquête sur la mort du Dr Sëdhynter en février 1951 a conclut à un "suicide", alors que d'après un inspecteur de la Zepo, Antün Zbrodjwa, le cadavre a été trouvé "les mains liées dans le dos" ?

La sortie de son livre "La verité" (Waristindze) a été bloquée en 2007  et Waldemjzski raconte avoir subit des pressions et des menaces. En juillet 2009, Robert Menard a fait le déplacement à Klow pour dénoncer la censure et défendre la liberté d'expression syldave, lors d'une réunion houleuse au Hilton de l'avenue Ottokar V.

Annexe :

Document exclusif de l'armée syldave sur le programme de missiles balistique :



Une agence de voyage propose un circuit touristique en Sydavie.

Ambassade de Syldavie en France

L'encyclopédie Syldave

Choses vues dans la Syldavie en guerre, par BHL

Apprendre à parler le Syldave



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dimanche 23 mai 2010

Et si Max était un blogueur ?

 

Allez, c'est dimanche, alors soyons légers... je vous propose une chansonnette.
Cette chanson de 1981 me rappelle de bons souvenirs, ceux d'un temps que je regrette.

La liberté de Max, chantée par Hervé Christiani, c'est un peu celle que devraient chercher les petits blogueurs. Max est un blogueur idéal :
Libre de s'amuser, de vivre sa vie sans s'occuper des grimaces, il travaille un peu quand son corps est d'accord, il sait doser son effort. Comme il n'a pas d'argent pour faire le grand voyageur, il va parler souvent aux habitants de son coeur.

Au lieu de se chercher querelle, certains blogueurs (je ne mets personne en lien, exprès) devraient s'inspirer de Max, et défendre avec solidarité cette liberté (menacée sur Internet) qui permet notre diversité, nos différences, nos couleurs singulières, nos exubérances, nos outrages et nos erreurs…

En plus je vous ai mis la version Karaoké, donc vous pouvez chanter ça en famille, en vous tenant par les coudes. Sympa, non ?


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samedi 22 mai 2010

Olé !




Au lendemain de son triomphe nîmois, le torero espagnol Julio Aparicio a été grièvement et spectaculairement blessé, hier, à Madrid. Glissant durant la faena, il se retrouvait à genoux devant son premier taureau dont la corne se plantait dans le bas de sa mâchoire pour ressortir par sa bouche. Il était rapidement secouru et hospitalisé (notamment pour une fracture du maxillaire) dans un état qualifié de "très grave". Ses jours ne seraient pas en danger. (La Provence)



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Freedom of speech



Le 3 mai, Jean-Louis Masson, sénateur non inscrit de Moselle (UMP jusqu'en 2004), a déposé une proposition de loi tendant à interdire l'anonymat des blogueurs.

Il pousse un peu plus loin que la loi Loppsi 2, et son article 222-16-1 qui dit « le fait de faire usage, sur un réseau de communications électroniques, de l'identité d'un tiers ou de données de toute nature permettant de l'identifier, en vue de troubler la tranquillité de cette personne ou d'autrui, est puni de 1 an d'emprisonnement et de 15 000 € d'amende »

Maintenant l'anonymat, ou le pseudonyme, autorisé chez l'artiste, est interdit au blogueur. Pourquoi interdire à l'un ce qu'on autorise à l'autre ? Le blogueur ne pourrait être un artiste ?
Pas de george Sand, ni de Romain Gary ou autres Crésus sur Internet.
Le blogueur de pourra plus, par la mise en scène d'un personnage illustre, créer un espace de mystère... Le blog François Mitterrand, tenu à son époque par Bruno Roger-Petit ne pourrait plus exister avec une telle loi. Quelle tristesse !

La justification de monsieur Masson est bien entendu de protéger les victimes des incessantes diffamations qu'Internet est censé toujours colporter.
Sans la liberté de blâmer, il n'est pas d'éloge flatteur, disait Beaumarchais, mais sans doute était-ce un homme dépourvu de sens moral, glorifiant des personnages libres-penseurs et libertins. Faudrait-il interdire les gens comme Zola, les gens qui accusent, sous prétexte qu'on peut accuser à tort ? Sans accusation, c'est une autre impunité qui va se mettre en place.
Voilà le genre de nuance qui échappe à notre législateur.

Ainsi, cette mésaventure d'un blogueur racontée par Vincent Truffy sur Médiapart :

Alors qu'il tirait d'articles de presse et du livre "Le Contrat" des conclusions concernant des commissionaires dans des ventes d'armes, en se basant comme en une revue de presse, sur les enquêtes de journalistes professionnels, il concluait "Quand certains intermédiaires sont soupçonnés d'être impliqués dans les méandres de la vie politique, dans les grands groupes industriels, qu'ils sont consultés par les conseillers du président de la République, les ministres, on se demande où est la vertu et la morale, et s'il ne faut pas lever le voile sur ces magouilles, ces trafics d'influences et ces dessous de table…"

Une conclusion morale et citoyenne que ne pourrait renier M. le sénateur.

Mais ceci a été jugé diffamatoire par un de ces commissionnaires, et il a reçu une mise en demeure de l'avocat de cet intermédiaire de haut vol, le sommant d'effacer toutes traces du nom de son client. La liberté d'expression semble alors moins importante que la réputation d'un puissant même s'il a les mains sales.

C'est un peu l'Omerta que nous promet le sénateur Masson, un loi du silence offrant l'immunité à tous les amateurs de coups tordus qui pourront punir tous ceux qui voudraient les dénoncer ; une société aseptisée et puritaine sans liberté d'expression : un enfer.

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jeudi 20 mai 2010

Dieu va-t-il faire jouer son copyright ?



Il vient de créer la vie synthétique !

Une cellule vivante dotée d'un génome synthétique et capable de se répliquer a été conçue par une équipe scientifique dirigée par le Dr Daniel Gibson et le Dr Craig Venter, coauteur de l'un des premiers séquençages du génome humain dévoilé en 2001.

Selon les mots du docteur Venter, il a créé "le premier être dans l'univers dont le parent est un ordinateur !"

le génome qu'ils ont fabriqué est la copie d'un génome existant, celui de la bactérie mycoplasme mycoïde, mais avec des séquences d'ADN supplémentaires pour les distinguer.
Les chercheurs ont ensuite transplanté ce génome synthétique dans une autre bactérie, appelée microplasme capricolum, et ont réussi à activer les cellules de cette dernière. Celle-ci se divise comme tout être vivant, et se développe en transmettant ses gènes.

La prochaine étape est, selon Craig Venter, la création de cellules synthétiques conçues pour réaliser des tâches particulières, par exemple la création d'algues capables de capturer le dioxyde de carbone (CO2), principal gaz à effet de serre et de produire de nouveaux carburants propres. (à lire sur Radio-Canada)

L'humanité se détache du règne animal, pour atteindre une forme de divinité.
Si notre espèce disparaît, les nouveaux gènes qu'il peut créer lui survivront peut-être, et pour la première fois dans l'aventure de la vie, des êtres échappent à la loi de la sélection naturelle.

Le 20 mai 2010 est une date historique, pas seulement dans l'histoire de l'homme, mais dans les milliards d'années que compte l'histoire de la vie.


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Quand Barbier veut couper les barbes



Christophe Barbier de l'Express s'embrouille dans son éditorial filmé d'hier, au sujet de la question du voile intégral.

Selon lui, le niqab ou la burqa sont des expressions politiques. Quelle politique ? D'après lui une phalange d' "intégristes" pas vraiment définis. Christophe Barbier veut couper leurs barbes.

Sont-ils Salafistes ? Tablighis ? Hanafistes ?
Sont-ils antisionistes comme les militants de  Sirât Alizza, la voie de la fierté (En fait ce sont eux qui ont perturbé la réunion de Montreuil de mardi dont je parlais hier) ?
Christophe Barbier ne le dit pas.

Mais en mettant le port du voile sur le domaine politique, son interdiction devient encore plus controversée. En effet, la Déclaration universelle des droits de l'homme, est explicite dans son article 19 : Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

En conclusion, M. Barbier, qui n'est pas à une contradiction près, dit que cette loi est "un début de rééquilibrage de la place qu'occupent les religions dans l'espace républicain", signifiant alors que c'est bien une question religieuse.

Je suis d'accord avec un combat laïc et anti-religieux, mais cela implique de tolérer les croyances et les rites, même obscurantistes, des croyants juifs, chrétiens et musulmans.
En effet, selon quel critère pourrait-on autoriser certaines manières de pratiquer son culte et en interdire d'autres, la religion étant le domaine de l'irrationnel, et les grandes religions monothéistes étant toutes issues du même livre ?
La tolérance n'est une vertu que si elle s'applique à ceux qui sont d'une opinion opposée à la sienne, et l'athéisme obligatoire n'est pas envisageable (l'exemple soviétique a montré l'echec de cette politique de la contrainte).

Cette loi qu'on nous promet est un faux remède qui croit guérir le mal en traitant un symptôme.
Que mon propos ne soit pas mal interprété : si je critique les diafoirus de la politique, c'est parce que je veux vaincre le mal (l'intégrisme religieux), et que les faux remèdes laissent croître la maladie quand ils ne tuent pas le malade.


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mercredi 19 mai 2010

Message à l'attention de monsieur Patrick Bloche



Monsieur le député, j'ai déjà eu le plaisir, par deux fois, de vous croiser dans ma bonne ville d'Arles, et de vous signifier avec chaleur tout mon soutien dans votre combat contre la loi Hadopi.

J'apprends que vous souhaitez "réguler" Internet.
Je voudrais juste attirer votre attention sur ces réflexions du sociologue Michel Maffesoli concernant les dérives que l'on peut constater sur la toile :

"Il existe de la violence dans notre humaine nature ; l'animal humain garde malgré tout son animalité... L'actualité ne cesse de nous le répéter. Et bien que l'un des grands fantasmes du XIXe siècle fût de tout aseptiser, de tout pasteuriser, le virus revient et sourde au travers des jeux de rôles, des mondes virtuels qui, peu à peu, démasquent cette violence toujours présente en nous.
Dans l'Antiquité, ont toujours existé des rituels pendant lesquels l'homme exorcisait cette violence, se défoulait d'une manière ou d'une autre. Carnavals, scènes de sacrifice, tauromachie... un mot pour dire tout cela est la catharsis. Elle symbolise l'action de se purger, de se purifier... d'une certaine manière, il s'agit d'expulser le mal, d'évacuer l'agressivité latente, l'animal en chaque humain qui se dévoile dans les badboys, les sorcières, tous ces pseudos et avatars qui prennent vie sur le web !

La toile répond à ce besoin de toute société de posséder un exutoire. (…)
Il est frappant de voir une vraie méfiance de l'intelligentsia - je pense aux intellectuels, journalistes, chefs d'entreprise, etc. - vis-à-vis de ces nouveaux médias.  
Le fait de ne pouvoir les maîtriser suscite la peur... encore une fois parce que l'idéologie dominante pense que l'on peut tout maîtriser !
Mais dans le fond, les nouveaux moyens de communication interactifs renvoient à une nouvelle forme de liens qui tendent vers la transversalité. C'est fini Dieu le père, le chef, l'homme, le professeur... tout ce qui signifiait la verticalité du pouvoir."

Je souhaite, monsieur Bloche, que vous considériez les avantages que l'on peut trouver à laisser un espace dans lequel cette catharsis puisse s'exprimer.

D'autre part, Noam Chomsky nous dit très justement : « comment voulez vous combattre une idée si vous ne pouvez même pas en parler ? »
Y a t-il une liberté d’expression convenable et « politiquement correcte » contre une qui serait immorale, voire amorale ? Chomsky dit clairement que non, il nous dit que la liberté d’expression est la liberté des expressions, de toutes les expressions.

J'espère, monsieur le député, que vous tiendrez compte de ces points de vus pertinents lorsque vous étudierez votre "régulation" d'Internet.

Au plaisir de vous saluer lors de votre prochaine escapade arlésienne.


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mardi 18 mai 2010

La Firme

Lloyd Blankfein, président de Goldman Sachs

Connaissez-vous bien Goldman Sachs ?

La plus puissante entreprise financière du monde a des revenus pour 2009 qui sont équivalent au produit intérieur brut de la Corée du Nord et du Salvador mis ensemble, avec 32  500 employés. Goldman Sachs a accordé 16,2 milliards de dollars de salaires et bonus à ses employés en 2009.

Mais cette vénérable entreprise a connu des débuts prometteurs, pendant la crise de 1929. En décembre 1928, la compagnie créa le Goldman Sachs Trading Corp., une société d'investissement à capital fixe avec des propriétés similaires à celle d'une chaîne de Ponzi. La martingale s'est écroulée pendant le grand Krach (elle est consultable en détail dans cette traduction de l'article de Matt Taibbi - Rolling Stone, juillet 2009).  Cette aventure n'a pas tué l'entreprise, ni son goût pour la spéculation.

"La banque d’investissement la plus puissante du monde est une formidable pieuvre vampire enroulée autour de l’humanité, enfonçant implacablement son suçoir partout où il y a de l’argent" précise l'auteur dans son introduction à son extraordinaire enquête sur "La Firme", comme on la surnomme.

Ses anciens cadres sont partout : l’ancien PDG de Goldman, Henri Paulson, a été le dernier ministre des finances de Bush ; Robert Rubin, ex-ministre des finances de Bill Clinton, passa 26 ans chez Goldman avant de devenir président de Citigroup – banque qui, en retour, reçut de Paulson 300 milliards de dollars d’argent public ; Les directeurs des banques centrales du Canada et d’Italie sont des anciens de Goldman, comme le sont le directeur de la Banque Mondiale, le directeur du New York Stock Exchange, les deux derniers directeurs de la Réserve Fédérale de New York – laquelle est, à propos, maintenant chargée du contrôle de Goldman... La liste est loin d'être exhaustive.

Dernier en date, Petros Christodoulou, ancien responsable des marchés de la National Bank of Greece (NBG),  a été nommé le 19 février à la tête de l'organisme de la gestion de la dette publique grecque... c'est aussi un ancien de Goldman Sachs (1987-1988) ! (Le Monde).

La banque d'affaires est maintenant accusée d'avoir profité de la crise des subprimes pour s'enrichir au détriment de certains de ses clients, et dans une plainte déposée le 16 avril, le gendarme de la bourse américain, la SEC (Securities and Exchange Commission), met en cause les méthodes de la banque (en résumé, spéculer contre ses clients). 
De plus la Firme est accusée de montages financiers douteux sur la dette grecque, et le Parlement grec enquête depuis plusieurs mois sur des opérations effectuées en 2000 par les autorités grecques (dont Petros Christodoulou) avec l'aide de la banque américaine qui ont permis de maquiller la réalité de la dette du pays. Papandréou n'exclut pas un recours judiciaire.

Warren Buffet, l'un des hommes les plus riches du monde (une soixantaine de milliards de dollars), est entré au capital de la Firme en 2009, à hauteur de 5 milliards. Pourtant, cet amateur d'aphorisme a eu la lucidité de dire : « Les produits dérivés sont des armes financières de destruction massive ». Mais l'appât du gain, ou du pouvoir, s'accomode fort bien d'armes de destruction massive…

Encore une fois, je me souviens du grand Thomas Jefferson, qui avait eu aussi une pensée d'une très grande lucidité :
« Je pense que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés que des armées entières prêtes au combat. Si le peuple américain permet un jour que des banques privées contrôlent leur monnaie, les banques et toutes les institutions qui fleuriront autour des banques priveront les gens de toute possession, d’abord par l’inflation, ensuite par la récession, jusqu’au jour où leurs enfants se réveilleront, sans maison et sans toit, sur la terre que leurs parents ont conquis. »








lundi 17 mai 2010

L'illettré, le bègue et le bâtard (suicide mode d'emploi)

Mes amis, la vie est devenu pour moi un fardeau.
Je suis un nul, un sale con qui ne mérite pas de vivre. En plus, bien que cela soit devenu pour moi une nécessité, je suis trop lâche pour me suicider.

J'ai donc trouvé une astuce. Je vais me servir de la foi des croyants, qui feront le sale boulot à ma place. Ils n'auront qu'à venir à Arles, et demander Rimbus, j'y suis connu.

A mes amis juifs, si un fanatique passe par là, je dédie ce portrait de Moïse, le bègue sensé porter la parole d'un Dieu hypothétique, en porc :

(Portrait du prophète Moïse)

A mes amis chrétiens, si un membre de Dies Irae passe par là, je dédie ce portrait de Jésus  en singe, ce bâtard conçu on ne sait comment, l'époux de sa mère n'ayant jamais eu assez de vaillance pour la déflorer (le viagra n'existait pas encore).

(Portrait du prophète Jésus de Nazareth)

A mes amis musulmans, si un membre d'Al Qaïda passe par là, je dédie ce portrait du prophète Muhammad en chien, cet illettré qui n'a pas été capable d'écrire lui même ses histoires.

 (Portrait du prophète Muhammad)

Qu'ils en profitent, ces chers croyants de tous horizons, pour foutre la paix à Lars Vilks, cet artiste qui a eu le malheur de dessiner le prophète des musulmansen 2007, et dont on a tenté d'incendier la maison après l'avoir agressé.
Amis fanatiques, venez plutôt vous en prendre à moi, je n'ai plus rien à perdre.

Je vous connais, bigots que vous êtes, je vous range dans le même sac : celui où je jette mes ordures.

Les extrémismes des trois religions monothéistes partagent bien les mêmes valeurs et rêvent d’un monde infiniment semblable.
• En vingt ans, le mouvement intégriste chrétien «Pro life» (anti-avortement) a commis aux Etats-Unis 44 400 actes de violence à l’encontre des partisans de l’avortement, 16 tentatives de meurtre, 2 400 assauts ou attentats à la bombe. 
 • L'intégrisme juif existe lui aussi, Ygal Amir qui a assassiné Yitzhak Rabin était un illuminé du sionisme religieux, et les ultra-orthodoxes de Jerusalem militent pour la ségrégation sexiste.
• Quant aux intégristes musulmans, on a le choix, des Tablighs aux Wahhabistes en passant par les Talibans, on sait de quoi ils sont capables.


    retrouver ce média sur www.ina.fr

Voilà, le sort en est jeté, j'ai prononcé trois blasphèmes. Maintenant que la haine des croyants et leur violence profonde s'exerce, mon existence est maintenant en péril (poil au cil).

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samedi 15 mai 2010

Sweet little sixteen



Après les déboires du Quasimodo du football (dont la disgrâce physique justifie bien la conduite triviale qu'on lui reproche), voici que les amours interdites reviennent encore, par voie de presse, nous distraire des réels problèmes que notre pauvre société doit affronter.

Cette fois-ci, c'est le héros Franco-Polonais de l'élite artistique et culturelle qui doit affronter à nouveau des accusations scabreuses d'une actrice inconnue, anglaise de surcroit (perfide Albion). Cette dernière affirme avoir été abusée sexuellement à l'âge de 16 ans par le reclus de Gstaad, et la mémoire lui revient 26 ans après…

Mais quoi ! laissez ces pauvres hommes tranquilles, le seul coupable dans ces affaires est le temps qui passe, inexorablement, et qui fripe l'épiderme de nos corps devenus flasques, dont les chairs s'affaissent comme des cours de bourse ; ce temps qui brouille les mémoires, ce temps qui devrait prescrire. Ce vilain temps qu'on voudrait oublier dans le corps ferme d'une jeunesse qui nous échappe et que la maturité ne peut que posséder furtivement.

Pour beaucoup, les victimes sont ces accusés célèbres que leur fortune devrait couvrir d'un voile d'immunité. Sans vouloir absoudre ces vedettes de leur rut coupable, ni excuser la part bestiale de leur fornication égoïste, je dois avouer que ces jeunes filles dont ils auraient abusé ont un sens de la médiatisation opportuniste assez bien développé, et qu'elles ajoutent à l'élégance de leur corps juvénile un esprit mercantile remarquable.

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jeudi 13 mai 2010

Les mains sales



La République est propre. C'est ce qu'on voudrait croire, on aimerait adhérer aux discours de moralité des hommes politiques et à leurs mains propres.

Hélas, l'actualité nous rappelle, pour qui aime à chercher un peu plus loin, que l'Etat ne dédaigne pas de recourir à des "mains sales" pour faciliter ses affaires.

Et une de ses grandes affaires, c'est la vente d'armes. C'est en tout cas ce qui agite la presse, qui s'intéresse à l'affaire de l'attentat de Karachi. On y voit apparaître un personnage singulier, un Libanais d'origine Druze, Ziad Takieddine. Une de ces figures énigmatiques qui graviterait dans le premier cercle du pouvoir, sans autre légitimité que son entregent et son ambition, selon les affirmations de la presse. M. Takieddine réfute ces implications et dépose plainte.

Ces intermédiaires qui touchent de sonnantes commissions sur les ventes d'armes, ne se contentent pas seulement d'exercer une activité commerciale. L'enquête sur les ventes de sous-marins Agosta souligne le rôle des "rétrocommissions", et le secret voulu par l'Etat sur ces mouvement d'argent obscurs (ainsi que le souligne l'avocat des victimes de l'attentat de Karachi, Me Olivier Morice).

Ces intermédiaires sont en concurrence, et leurs intérêts s'affrontent. Takieddine est rival de ------ (son ennemi acharné selon Bakchich), un autre intermédiaire spécialisé lui aussi dans les relations avec les pays arabes. Et cette rivalité gangrène la vie politique. Un exemple flagrant :  Dominique de Villepin qui charge Takieddine dans l'affaire de Karachi, est devenu l'ami de -----. Un tout petit monde.

Quand certains intermédiaires sont soupçonnés d'être impliqués dans les méandres de la vie politique, dans les grands groupes industriels, qu'ils sont consultés par les conseillers du président de la République, les ministres, on se demande où est la vertu et la morale, et s'il ne faut pas lever le voile sur ces magouilles, ces trafics d'influences et ces dessous de table que le livre "Le contrat" suggère…

Mais la transparence n'est pas pour demain, et la République, tous régimes confondus, gardera longtemps ses mains sales, obligatoires à cette activité très morale qui est la vente d'armes ; il lui reste ses beaux discours, berceuse nécessaire à l'endormissement des citoyens trops naïfs.

(NB : Cet article a été modifié le 20 mai, suite à des menaces de procès en diffamation de la part d'un avocat d'une personne précédemment mise en cause )

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mercredi 12 mai 2010

Le Mur des expulsés est-il sarkophobe ?


Rue 89 revient sur l'affaire du Mur des expulsés :

Le Mur des expulsés a été inauguré il y a 6 mois dans la ville de Billère (Pyrénées-Atlantiques). Le maire socialiste, Jean-Yves Lalanne, avait décidé de faire réaliser sur un mur municipal, une fresque en hommage aux familles de sans-papiers expulsés du territoire français pour avertir l’opinion que beaucoup de citoyens sont contre ces expulsions.

L'extrême droite a manqué de s'étouffer, ainsi que le Préfet Philippe Rey, qui a carrément porté l’affaire devant la justice jugeant que le maire s'attaquait à la politique du gouvernement, en demandant la destruction de l'œuvre, sine die.

Samedi, un commando du bloc identitaire a recouvert la fresque de peinture, et signé d'un tag explicite "c'est fait M. le préfet".

Néanmoins, le bon droit du préfet peut être contesté, en se basant sur la jurisprudence de l'affaire de la fontaine de Toulon :

En effet, cette fresque est une œuvre artistique réalisée par un studio graphique au nom prédestiné, le Studio Tricolore.
L'artiste Ben a bien montré que le sens des mots et leur calligraphie étaient en eux même des œuvres artistiques.


Deux articles permettent de protéger une œuvre :

• L'article L. 121-1 du Code de la Propriété Intellectuelle précise que « L’auteur jouit du droit au respect de son nom, de sa qualité et de son oeuvre. Ce droit est attaché à sa personne. Il est perpétuel, inaliénable et imprescriptible. [...] »
• et l'article 27 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme énonce : « […] chacun a droit à la protection des intérêts moraux et matériels […] de toute production scientifique, littéraire ou artistique dont il est l’auteur »

En se basant sur ces articles, René Guiffrey a gagné son procès contre la municipalité Front National de Toulon, qui avait décidé de détruire la fontaine qu'il avait conçue à la demande de l'équipe municipale précédente (UDF) en 1998. La municipalité a été condamnée à verser des dommages et intérêts conséquents à l'artiste.

En clair, il est interdit de détruire une œuvre d'art sans le consentement de l'artiste...
Et l'argument de "neutralité politique" échappe à la notion d'œuvre d'art (Guernica est aussi une oeuvre "politique", faudrait-il interdire son exposition ?)
(à lire en détail sur la LDH de Toulon)

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dimanche 9 mai 2010

Le 9 mai, c'est la fête à l'Europe



Tiens, c'est la fête à l'Europe. Robert Schuman doit se retourner dans sa tombe...

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samedi 8 mai 2010

Le trader, le pâtre grec et le grand Turc



Deux témoignages se confrontent…

Il y a 5 mois, France 24 dressait le portrait d'un représentant de la génération des "700 euros", le salaire minimum en Grèce. Les jeunes Grecs sont parmi les plus diplômés d'Europe, et les plus frappés par le chômage (jusqu'à 40 % chez les jeunes).

Dans le journal Le Monde, un trader Français de New-York donne son point de vue sur la situation grecque : "La Grèce doit sortir de l'euro. C'est géré n'importe comment, ils manifestent pour le maintien de leur 13e et 14e mois alors, qu'à ce que je sache, il n'y a que douze mois dans une année !"

Ce trader, qui ne doit pas toucher 700 euros par mois s'exprime avec un cynisme qui n'est pas sans rappeler celui de l'Allemagne.

Jean Quatremer ne manque pas d'attirer l'attention sur la juteuse vente de sous-marin réalisée par l'Allemagne : Cette dernière, si prompte à donner des leçons de bonne gestion à la Grèce, n’a pas hésité à lui vendre en 2009, six sous-marins U-Boot 124, pour la modique somme de 2 milliards d’euros.

Faut-il rappeler que l'extravagant budget militaire grec (6 milliards d’euros de dépenses militaires, soit 4,3 % du PIB, le taux le plus élevé de l’UE) est motivé par la crainte du voisin turc, son allié dans l'Otan et candidat à l'adhésion européenne ? Une folie qui a fait le bonheur des Européens producteurs d'arme.

Des frégates françaises, des hélicoptères, des avions français et des sous-marins allemands : Paris et Berlin auraient, si l’on en croit Daniel Cohn-Bendit, fait pression sur le gouvernement grec pour qu’il continue à honorer ses contrats d’armements signés avec la France et l’Allemagne. Et il y en a pour des milliards d’euros. Au cours d’une rencontre en marge du sommet de l’Otan à la mi-février, Nicolas Sarkozy et François Fillon auraient glissé à Georges Papandréou : "Nous allons lever des sommes pour vous aider, mais vous devez continuer à payer les contrats d’armements qu’on a avec vous, signés par le gouvernement Caramanlis". (France-Info, Rue 89)






vendredi 7 mai 2010

La pétée à René



Puisque môssieur @jegoun me traite de gérontophile, par solidarité bloguesque je suis contraint de commettre ce post indigne, pour sauver la fiabilité de ses sources. Ça m'apprendra à fréquenter des banlieusards dans des bistros.

Et puis ça m'arrange, je ne savais pas encore quoi poster aujourd'hui.

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jeudi 6 mai 2010

Les Français de seconde zone


Nouvelle lubie du gouvernement : déchoir de sa nationalité ceux qui représentent les "mauvais Français".
Il n'y a pas eu de déchéances de nationalité depuis 2006 en France. Cette année-là, cinq personnes s'étaient vues confisquer leurs papiers français. Toutes pour terrorisme. (Rue 89)

L'article 15 de la Déclaration universelle des droits de l'homme stipule pourtant : 1. Tout individu a droit à une nationalité.
2. Nul ne peut être arbitrairement privé de sa nationalité, ni du droit de changer de nationalité.

Donc, pour être déchu de sa nationalité, il faut l'avoir acquise et en avoir une autre, créer une situation d'apatride étant contraire à cette déclaration.

Ces "mauvais Français" désignés par le tandem Hortefeux-Besson seraient ceux coupables de polygamie, de pratiquer l'excision et de truandage aux allocations familiales.

Que l'excision soit un crime horrible, personne ne pourra le contester (mais le meurtre en est un autre). La polygamie semble un crime dont l'horreur semble plus difficile à établir. Quant à la fraude aux allocations familiales, on se demande pourquoi elle serait plus criminelle qu'une fausse déclaration sur le revenu ou qu'un bilan comptable truqué...

Ces "mauvais Français" sont donc principalement (exclusivement ?) musulmans et africains.

Chers concitoyens qui êtes bi-nationaux d'origine africaine, vous n'êtes pas comme les autres. L'égalité réservée aux vrais Français ne vous concerne pas (vous pouvez être déchus et pas eux). La fraternité, on peut douter que vous en bénéficierez, et il vous reste la liberté d'aller vous faire pendre ailleurs (chez les Grecs par exemple, eux qui sont déjà des Européens de seconde zone). Belle démonstration du modèle républicain.



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