mardi 20 juillet 2010

Pause estivale



Blog en vacances pour 10 jours, en principe.

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vendredi 16 juillet 2010

François Rossé & Mieko Miyazaki, moment précieux



Moment d'émotion hier soir à Arles.

On entre dans la cour de l'Archevêché sur la pointe des pieds pour ne pas déranger l'étonnante union du piano et de du koto, cette étrange harpe japonaise.
Les notes précieuses se répandent dans la cour, pour le public restreint (forcément), et le vent qui fait bruisser les arbres s'ajoute comme instrument naturel au duo inattendu.

François Rossé joue parfois du piano comme on joue de la harpe, plongeant les mains dans les entrailles de l'instrument pour en extraires des sons étranges, rejoignant le koto de Mieko Miyazaki.

Alors, les oiseaux accompagnent le concert de leur chant, et les duettistes leur répondent en sifflant.

Un moment unique, un moment précieux.
 

(Vidéo de Vincent Truffy pour Mediapart)


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mercredi 14 juillet 2010

Au festival Les Suds, Salif Keita marque sa différence


Les Suds mettent Arles en musique pour toute la semaine. Le festival des musiques différentes ne pouvait pas mieux commencer qu'avec Salif Keita.


Un premier grand concert envoûtant, dans un Théâtre Antique plein à craquer, dont les images seront prochainement en ligne sur Mediapart, qui est partenaire de l'événement musical de l'été arlésien.

Pour les amateurs de musique africaine, regardez avec délice ce reportage sur le nègre-blanc le plus célèbre, qui commente ses dernières chansons, le sens qu'il veut leur donner, dans son album "La différence". Installez-vous, décompressez, et choisissez le bon moment pour déguster Salif, en 20 minutes.




mardi 13 juillet 2010

Les fondations du Sarkozysme attaquées par la calomnie



C'est de la perfide Albion que viennent les coups les plus bas.
Après Dunkerque, Mers el Kebir, voici que les officines à la solde de l'anti-France entretiennent une campagne de calomnies d'inspiration fasciste, sans doute pour nous détourner de notre collaboration économique avec l'Allemagne.

Les méthodes de la presse britannique ne sont plus à démontrer.

Le Daily Mail. évoque un partenariat, rendu public en septembre par Carla Bruni, avec Lancôme, une marque du groupe l'Oréal, qui aurait donné plus de 500 000 euros à la fondation de la Première dame de France. "Bien qu'il n'y ait rien d'illégal dans l'accord entre Lancôme et madame Bruni, cela représenterait un réel conflit d'intérêt, si madame Bettencourt était considérée comme bénéficiaire de ses liens avec le gouvernement de Mr Sarkozy" Comme nous l'indique la traduction de Gilles Klein sur @rrêt sur Images.

Les anglais avaient déjà tenté ce genre de manœuvre basée sur le mensonge et le scandale, en avril de cette année :

C'était le Telegraph qui s'étonnait d'une donnation de 500 000 euros de la part de Monsieur Paulson, le très estimé prédident de Goldman Sachs, à la fondation Carla Bruni-Sarkozy.

Une manœuvre grossière pour semer l'idée noire du soupçon, là où il n'y a qu'altruisme, charité et désinteressement.

Il faudrait se souvenir que l'argent n'est pas sale, comme le Président de la République l'a rappelé hier soir, et qu'engranger des millions d'euros est toujours une saine activité, morale et républicaine.

La fielleuse presse anglo-saxonne voudrait donner des leçons de vertu au Président Français, mais la bave du vilain crapaud n'atteint pas la pure colombe.



Rencontres Photo : Shoot !







Apparu dans les années 20, le tir photographique permet aux amateurs de carabines à plombs et de gros nounours en peluche rose d'emporter un autre trophée: soi-même en photo au moment fatidique où le centre de la cible est atteint. A chaque balle dans le mille, c'est un flash qui se déclenche et vous prend en pleine action.

C'est un peu le thème majeur de cette exposition des Rencontres Internationales de la photographie, qui ne laisse pas insensible dans son exploration de l'univers des armes à feu (Commissaire de l'expo : Clément Chéroux).

La collection de clichés de tir photographique saisi les vedettes comme les anonymes dans la position du tireur, et cette accumulation d'humanité armée a de quoi donner le tournis.




A découvrir, cette tireuse d'élite qui a collectionné 40 ans de tirs au but, une série étonnante et pleine d'humour sur fond de fête foraine.

Dans la série "lourd et piquant", l'Argentin Oscar Bony propose des autoportraits, qu'il mitraille après les avoir mis sous verre, dans un suicide photographique.

Oscar Bony - El Triunfo de la muerte, 4 images de la série de 6

Photo d'une des photos exposées d'O. Bony, avec reflets sur le verre troué


Plus violente, mais non dénuée d'un certain effet comique dans son outrance, l'installation "Crossfire" de Christian Marclay explore la violence de nos productions audiovisuelles. Projetées sur 4 écrans géants dans une salle-caisson, ces images juxtaposées dans un montage adroit ne peuvent pas laisser indifférent.



Pour finir l'exposition, un stand de tir photographique permet de tenter sa chance, comme à la foire, et d'emporter sa photo souvenir.

Rimbus et Janfi, correspondants spéciaux aux Rencontres de la photo.

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lundi 12 juillet 2010

L'avenir de Arles dévoilé par Hervé Schiavetti














Hervé Schiavetti dévoile la maquette définitive de l'équipe de Frank Gehry, l'architecte vedette, qui préfigure le nouveau quartier de la ville "des anciens ateliers de la Sncf", ou comment une friche industrielle est reconvertie en pôle culturel, grâce au mécénat d'une Arlésienne de cœur : Maja Hoffmann.

Un reportage de Arles Web TV.

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Mes chers compatriotes...

 En exclusivité, le Rimbusblog publie l’interview que le Président doit donner ce soir (au cas ou vous ne pourriez pas la voir).

• DP : Bonsoir monsieur le Président, vous avez voulu vous exprimer ce soir au sujet de l’affaire en cours, celle qui éclabousse votre ministre Eric Woerth...

NS : Je voudrais dire à tous nos compatriotes, m’sieur Pujadas, que je suis en train de mettre en place une république irréprochab’. C’est pour ça que face à cette campagne de calomnies sans précédent, j’ai décidé de rentrer dans le jeu des subversifs, et que des enquêtes ont été menées par la justice et les services administratifs. En toute transparence, m’sieur Pujadas, en toute indépendance. Nous on a rien à cacher.
Et elle disent quoi ces enquêtes ? Hein ?

Et bien elles blanchissent monsieur Woerth, ou elle mettent en évidence les mensonges de ceux qui sont manipulés par l’opposition.

Voilà la vérité m’sieur Pujadas. Il n'y en pas d'autre.

• Mais monsieur le Président, la question du conflit d’intérêt de monsieur Woerth, comme trésorier de l’UMP ?

Vous savez, ça commence à bien faire ces calomnies sans queue ni tête, ces mensonges de journalistes. Je dis pas ça pour vous m’sieur Pujadas, j’me permettrai pas, mais vous voyez qui j’veux dire, les petits rédacteurs d’Internet, qui organisent une campagne diffamatoire sur les blogs, en toute impunité, au mépris de la plus élémentaire décence.

Et bien je vais vous dire m’sieur Pujadas, les Français en ont assez. Si vous croyez que c’est rendre service à votre profession que d’insinuer des mensonges diffamatoires, et bien non, parce que les Français sont des gens intelligents. Les Français, quand ils se lèvent tôt le matin pour se battre contre la crise, pour assurer leur av’nir, m’sieur Pujadas... leur av’nir... et ben ça les intéresse pas les ragots.

Mais franchement, vous croyez pas qu’il y a de vrais problèmes à traiter ? Vous croyez que les ministres n’ont pas autre chose à penser, que ces allégations politiciennes ?
C’est tout d’même incroyab’ ! Alors que nous traversons la pire crise de l’histoire de l’humanité (et je pèse mes mots m’sieur Pujadas) on ne s’occupe que de la vie privée de ceux qui relèvent la France. Vous savez m’sieur Pujadas, nous on travaille 18 heures par jour pour sauver not’ pays, alors comme on dit : “les chiens aboient et la caravane passe”.

Les sondages vous sont défavorables en ce moment monsieur le Président, qu’avez vous à dire à ceux qui nous écoutent, allez vous remanier le gouvernement ?

Mes chers compatriotes, J'ai des choses graves à vous dire. De plusieurs régions de France, je sens se lever depuis quelques semaines un vent mauvais. L'inquiétude gagne les esprits, le doute s'empare des âmes. L'autorité de mon gouvernement est discutée ; les ordres sont souvent mal exécutés. Nos difficultés intérieures sont faites surtout du trouble des esprits : ce n'est pas moi qui vous bernerai par des paroles trompeuses. Je hais les mensonges qui vous ont fait tant de mal. La terre, elle, ne ment pas. Elle demeure votre recours. Elle est la patrie elle-même. Un champ qui tombe en friche, c'est une portion de France qui meurt. Une jachère à nouveau emblavée, c'est une portion de la France qui renaît.

N'espérez pas trop de l'État. Il ne peut donner que ce qu'il reçoit. Comptez, pour le présent, sur vous mêmes et, pour l'avenir, sur vos enfants que vous aurez élevés dans le sentiment du devoir. Nous avons à restaurer la France. Montrez-la au monde qui l'observe, dans tout son calme, tout son labeur et toute sa dignité. Notre défaite est venue de nos relâchements passés. L'esprit de jouissance détruit ce que l'esprit de sacrifice a édifié. C'est à un redressement intellectuel et moral que, d'abord, je vous convie. Français, vous l'accomplirez et vous verrez, je vous le jure, une France neuve sortir de votre ferveur. 

Tous les Français, ouvriers, cultivateurs, fonctionnaires, techniciens, patrons ont d'abord le devoir de travailler, ceux qui méconnaîtraient ce devoir ne mériteraient plus leur qualité de citoyen. Mais tous les Français ont également droit aux travail. On conçoit aisément que, pour assurer l'exercice de ce droit et la sanction de ce devoir, il faille introduire une révolution profonde dans tout notre vieil appareil économique.

Le problème du gouvernement dépasse donc en ampleur le cadre d'un simple remaniement ministériel. Il réclame, avant tout, le maintien rigide de certains principes. L'autorité ne vient plus d'en bas ; elle est proprement celle que je confie, ou que je délègue. Je sais par métier ce qu'est la victoire : je vois aujourd'hui ce qu'est la défaite. J'ai recueilli l'héritage d'une France blessée ; cet héritage, j'ai le devoir de le défendre en maintenant vos aspirations et vos droits.

• Ah, vraiment monsieur le Président, je crois qu’on ne pouvait pas mieux dire.

Merci m’sieur Pujadas, c’est des professionnels comme vous que l’histoire retiendra.

Vive la République, vive la France !

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Rencontres Photo : I am a cliché



Clip de sneakyuploads qui a mélangé les images de "Legs & Co" (à l'origine sur la musique `Everybody dance` de Chic) avec la chanson "i am a cliché" de X Ray Spex (1977).

Empruntant son titre à la chanson du groupe punk X Ray Spex, l’exposition I Am A Cliché explore le statut de l’image et de ses métamorphoses dans l’esthétique punk.

Le punk n’est plus considéré aujourd’hui comme une « Great Rock and Roll Swindle », cette grande escroquerie du rock’n’roll tel que l’avait qualifié Malcolm McLaren, mais comme un mouvement dont les fondements, les postulats et l’iconographie définissent une esthétique.

À l’heure où le rock peut sembler récupéré et édulcoré par la publicité, l’énergie du punk, conjuguant humour et subversion, est réactivée par de nombreux artistes. Il s’agit d’appréhender à travers ces œuvres la portée d’un mouvement musical et artistique dont le nihilisme de façade a longtemps occulté la validité esthétique et l’héritage.

« Les Sex Pistols étaient un mécanisme d’attraction/répulsion doué d’une puissance infernale qui permettait de passer à l’action », confirme Mike Kelley, un des fondateur du groupe punk Destroy All Monsters.

En se faisant l’écho de l’esthétique punk, « ces voix anciennes qui paraissent aussi touchantes et effrayantes que jamais, en partie à cause de la qualité irréductible de leur exigence, en partie parce qu’elles sont suspendues dans le temps », ces artistes, de Christian Marclay à Wolfgang Tillmans, de Dan Graham à Céleste Boursier-Mougenot, s’inscrivent dans cette histoire secrète retracée par Greil Marcus dans Lipstick Traces, qui relie les Sex Pistols à Guy Debord et au dadaïsme. Ils en écrivent au présent un nouveau chapitre.


d'après Emma Lavigne, commissaire de l’exposition.

Exposition présentée dans le cadre des Rencontres Internationales de la Photographie, à la Grande Halle, Parc des Ateliers à Arles, du 4 juillet au 14 septembre 2010.


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dimanche 11 juillet 2010

La Courroye de transmission du pouvoir


Le procureur de Nanterre, Philippe Courroye, pourrait bien n'être qu'un démineur.
En effet, c'est lui qui a ouvert les 3 enquêtes préliminaires de "l'affaire Bettencourt".

On peut légitimement se poser la question de son impartialité, puisque Philippe Courroye est souvent cité dans les enregistrements clandestins de L. Bettencourt.

De plus, il y a 8 mois, sept avocats avaient adressé une lettre au président de la République, pour dénoncer les liens entre le procureur et le pouvoir, elle se terminait ainsi :
"... Monsieur COURROYE, qui serait « devenu la risée de ses collègues ». Il reste que que les liens qui vous unissent à ce dernier peuvent laisser penser que vous l'approuvez ou, pire, que vous en êtes l'initiateur. Il vous appartient de le démentir. Nous attendons."
 Serge Portelli (vice-président au tribunal de Paris) a demandé que l'enquête soit confiée à un juge indépendant, comme Arnaud Montebourg, Dominique de Villepin…

Enfin, il faut se souvenir qu'il a été nommé procureur de Nanterre en 2007, contre l'avis du Conseil supérieur de la magistrature.

Néanmoins, le Rimbusblog fait confiance à la Justice, et si un faisceau d'indices peut amener à se poser des questions, un citoyen honnête concluera rapidement à une accumulation de coïncidences et de hasards, et comprendra que tirer des conclusions d'anecdotes diverses serait une méthode de fasciste-stalinien.
Le Rimbusblog n'est pas Gringoire(1).

(1) paragraphe destiné à messieurs les avocats, les lecteurs habituels du blog comprendront le sens exact de cette note.

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samedi 10 juillet 2010

Edwy Plenel en trotsko-fasciste


Edwy Plenel, fondateur et animateur de Mediapart, le célèbre site Internet fasciste et stalinien devrait accueillir pour une chronique hebdomadaire l'agitateur trotskiste Didier Porte. Il passerait ainsi du "Fou du Roi" aux "Camelots du Roi".

L'idéologue fasciste Stéphane Guillon n'a pas encore décidé si il rejoignait cette dangereuse équipe terroriste.

Le Rimbusblog, qui a une annexe sur Médiapart, adresse ses plus respectueuses salutations au Kamarade Edwy, et à son équipe de repris de justice.

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jeudi 8 juillet 2010

Le Woerthgate en images

C'est Nicolas qui a dégainé le premier avec un schéma intéressant sur l'affaire Woerth-Bettencourt (cliquez dessus pour voir en grand) :


Médiapart a fait le sien, à voir sur le site avec les liens vers leurs articles (abonnés)  :


Florent en propose un autre, très design :


Alors moi aussi je propose le mien, sur le réseau Woerth, basé sur mes articles :



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mercredi 7 juillet 2010

Le retour du dada bling-bling



Paul Warguin, de l'Express, vient de faire une très belle enquête qui est le parfait prolongement de mon billet sur l'écurie de madame Woerth, Dam's.

Elle est à lire dans le détail, mais je vais en résumer une partie, pour l'adapter à la lecture rapide de mes amis blogueurs pressés :

L'écurie Dam's a aujourd'hui un capital de 360 000 euros, et une trentaine d'actionnaires (tous issus de l'élite industrielle). Comment expliquer un tel pouvoir d'attraction, cette concentration inédite de VIP, où tout est luxe et CAC 40 ? La passion des chevaux ?

Il faut préciser que l'écurie Dam's a été créée quelques mois après la loi TEPA, qui donne la possibilité de déduire de l'impôt sur la fortune 75% des investissements directs dans des PME, à concurrence de 50 000 euros.

Les "pros" de l'optimisation fiscale ont eu tôt fait de s'engouffrer dans la niche, en élaborant des placements sans risque ou presque, et n'ayant qu'un lointain rapport avec la notion de PME, par exemple, assimiler une écurie de groupe -réunissant plusieurs actionnaires- à une PME, afin de pouvoir profiter du rabais d'ISF.

La Banque Privée 1818 , une de ces entreprises spécialisées, connait bien cette combine. Par un extraordinaire hasard, Florence Woerth a été employée par cette banque.

Par un autre extraordinaire hasard, le 10-12-2007, Eric Woerth s'est opposé à l'Assemblée Nationale à Gilles Carrez (Ump), rapporteur général de la commission des finances, parce que ce dernier voulait réduire le cadre de cette disposition fiscale, en souligant le risque d'abus (il soutenait un amendement prévoyant que pour être valides les investissements devraient concerner des entreprise de plus de 10 ans ayant plus de 50 salariés). La réponse d'Eric Woerth est claire, dans sa conclusion :
 "Pourquoi chercher à rogner un dispositif efficace ?"

Pourquoi ne pas le faire s'il est source d'abus, pourrait-on répondre ? Je laisse au lecteur essayer de deviner les motivations de monsieur Woerth.

Mais il est dans les habitudes de Bercy d'accorder des compensations, surtout à la filière hippique :

Le PMU a ainsi obtenu la permission de diversifier ses activités en proposant des paris sportifs en ligne; la taxe sur les paris en dur (la version papier) a été abaissée de 11,5% à 7,5%, soit un cadeau annuel, pour le PMU, estimé à une grosse centaine de millions d'euros - et autant de moins dans les caisses publiques.

Que le propriétaire du PMU soit France Galop, où madame Woerth a travaillé, est encore une coïncidence. Que monsieur Monzat, directeur de France Galop, ait été employé par Eric Woerth à Bercy est une autre coïncidence. Que monsieur Woerth soit maire de Chantilly, la capitale du hippisme est toujours une coïncidence.

Et se baser sur des coïncidences pour engager des chasses à l'homme, c'est vraiment des méthodes de fasciste, aussi nous ne tirerons aucunes conclusions de ces extraordinaires coïncidences.

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Le fascisme selon Xavier Bertrand


Le site d'information Mediapart va "saisir le doyen des juges d'instruction du tribunal de grande instance de Paris d'une plainte en diffamation" après les propos de Xavier Bertrand, qui a accusé sa rédaction d'employer des "méthodes fascistes", indiquent ses avocats mercredi (propos repris par Nadine Morano, l'Internetophobe en chef).

"Les propos de M. Xavier Bertrand, émanant d'un dirigeant d'un parti du gouvernement, sont d'une exceptionnelle gravité", affirment dans un communiqué Me Jean Pierre Mignard et Emmanuel Tordjman.

Comme Eric Woerth va lui aussi porter plainte contre "X" on va donc avoir 2 juges qui vont tourner autour de ces affaires. C'est très intéressant.

Trouver un juge complaisant avec le pouvoir, c'est difficile, mais en trouver deux, c'est 2 fois plus difficile !

Monsieur Bertand considère qu'un journaliste qui fait son travail est un fasciste. Son cadet, Benjamin Lancar, considère que Plenel est un trotskiste et que Mediapart est un journal stalinien.
Bref ces gens mélangent tout, avec le même excès qu'il reprochent aux détracteurs de l'Ump, ils ont besoin de vacances.

Il ne nous reste qu'à attendre les conclusions de ces juges, pour savoir qui diffame qui.


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mardi 6 juillet 2010

La calomnie selon Baroin



Concernant le Woerthgate, François Baroin, le petit nouveau du gouvernement, qui a tout intérêt à bien se faire voir, vient de dire : «Comment vous pouvez jeter l'anathème sur les uns et sur les autres, sans preuves, en additionnant les twitts, les blogs, les gens qui règlent des comptes, les opposants politiques qui ne partagent même pas vos valeurs ?»

J'aime beaucoup le "les twitts, les blogs". Les discussions de bistro sont autorisées, nous ne sommes donc pas dans un pays totalitaire.

Que la justice ait reconnu le droit d'utiliser les enregistrements du valet de madame B. ne rentre pas en ligne de compte. Que "les blogs et les twitts" ne fassent que reprendre les informations de Médiapart ne rentre pas non plus en ligne de compte.

Mais si nous ne faisons que constater des faits révélés par Médiapart et que cela est considéré comme de la calomnie, sans doute est-ce que les journalistes de l'équipe de Plenel sont des menteurs ?
Dans ce cas, il faut attaquer le journal, en démontrant que les faits racontés sont des mensonges. C'est simple.
Ce serait même utile, puisque Médiapart (c'est bien connu) roule pour le Front National. François Baroin n'a-t-il pas dit que parler et commenter cette enquête de Médiapart c'était faire le jeu de l'extrême droite ?

C'est normal, puisque Marine Le Pen a cité cette sulfureuse enquête de Médiapart, c'est donc que ceux qui y portent crédit sont d'extrême droite.
Je sais de source sûre que Marine Le Pen pense que la terre est ronde. Ceux qui pensent cela sont donc aussi d'extrême droite ?

La logique de François Baroin est imparable.

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Rencontres photo : Zhang Dali



Zhang Dali est un des artistes Chinois les plus renommés, et son exposition de photos aux rencontres d'Arles est une des plus marquantes.
Mais Zhang Dali n'est pas seulement photographe, c'est plutôt un artiste éclectique, imprévisible, libre, dont le talent est dans ce renouvellement constant des moyens d'expression, des messages diffusés, dans des séries de travaux tous singuliers.

Il a commencé il y a une quinzaine d'années à taguer Pekin, au retour d'un exil en Italie (pour échapper à la répression de l'après Tien An men) qui lui avait révélé la puissance de cette expression sauvage. Dans la lignée de Keith Haring, il peint alors les murs des maisons vouées à la destruction (dont celle du journaliste Pierre Haski, quand il était en poste à Pékin).


Au début des années 2000, il est remarqué avec ses installation de sculptures en résine aux réalisme morbide, des personnages pendus par les pieds.


Nouvelle période, en 2007, avec des portraits sur fond de slogans de propagande en chinois.


En 2008, il est sélectionné pour l'exposition "Dior et les artistes Chinois" à la fondation Ullens à Pékin par Bernard Arnault, comme représentatif d'un des 20 artistes les plus créatifs de Chine.

Mais pendant ces années de travaux, il compile et archive les photos de la propagande. Un vrai travail d'enquête, à la recherche des originaux qu'il confronte aux retouches politiques, qui s'immiscent dans les moindres détails. Il les expose sous le titre "Re-Visioning History", dans des confrontations lourdes de sens.

Un travail qui fait penser à de celui de l'archiviste, du photographe, et de l'historien par un citoyen engagé dans la vie de son pays. Une démarche originale pour un créateur, qui démonte les créations des étranges artistes (la qualité des trucages est si incroyable qu'elle en devient un art) du parti communiste chinois.

Bérénice Angremy, commissaire de l'exposition et amie de l'artiste, traduit ses propos :






Zhang Dali, dimanche à Arles, quand j'ai eu l'honneur de parler avec lui (sa fille faisait la traduction chinois-anglais) et de lui serrer la main. Il m'a même donné sa carte de visite.
Il est à noter que l'exposition de Zhang Dali crée des tensions en Chine, et le bureau culturel de Shanghai a exigé sa fermeture sous un prétexte fallacieux, comme le signalait Pierre Haski il y a un mois.

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lundi 5 juillet 2010

Joe Cocker, cry me a river

 

Version originale, 1970. Le son est tout pourri, comme la scène et l'image. Ça sent la bière tiède et la fumée. Mais c'est l'odeur de la rébellion, de l'ivresse et de l'exaltation.
Le tempo est sous speed. C'est le bordel, ça déchire.

Joe ressemble au Che. Ces jeunes gens font la révolution.



Autre temps, autres mœurs.
C'est le troisième millénaire, la chanson est la même, pas le style.
Le son, l'image et l'orchestration sont nickel, tout est bien posé, bien rangé, bien policé.
Le tempo est sous Temesta®. C'est propre et luxueux, c'est pro.

Joe ressemble un peu à Brice Hortefeux, la barbe en plus. Ces gens gagnent leur vie.

Le temps passe… Mais tu restes un des meilleurs, Joe.

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dimanche 4 juillet 2010

Rencontres Photo : programme des afters



 Lundi 5 juillet  ATELIER DES FORGES / 22h - 3h30 / 3€
ARIEL WIZMAN

VALENTINE / ADS + Ulysse(YelloRainboRecords)

Le célèbre chroniqueur de Canal +aux platines avec ses pépites musicales. Entouré de Valentine  et le label Yello Rainbo Records.


Mardi 6 juillet  ATELIER DES FORGES / 22h - 3h30 / 3€
KHEOPS, LE DJ D’IAM

VALENTINE / KETCHOW

Kheops, auteur de nombreuses instrumentales et scratchs mythiques du groupe IAM ressort ses vieux vinyls funk et hip-hop en fin de soirée, échauffée auparavant par Valentine et Dj Ketchow.

Mercedi 7 juillet  ATELIER DES FORGES / 20h - 3h30 / 3€
LES DJ’S DU SOLEIL
(MASSILIA SOUND SYSTEM)

ALAIN ARSAC (FATCHE 2) / DEONE

Un apéro dès 20h avec les Dj’s du Soleil, accompagnés par Alain Arsac & Deone, deux Djs bien connus dans la région.


Jeudi 8 juillet  ATELIER DES FORGES / 22h - 3h30 / 3€
DJ ZEBRA
VALENTINE / PAUL FERRIER

DJ Zebra : « Le roi du bootleg », animateur de son émission sur Le Mouv’, se prépare à en faire voir de toutes les couleurs au public.


Samedi 9 juillet  CARGO DE NUIT / à partir de 22h / 3€
VOXPOP MAGAZINE’S DJ
VALENTINE / MAT. G

Le magazine VoxPop nous envoie ses meilleures recrues pour finir cette semaine d’Afters. Valentine au warm-up et Mat.G au finish !


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Rencontres Photo : élitisme et éthylisme

Les enfants, fini de rire.

On rentre dans le dur. La saison a commencé à Arles avec le lancement des Rencontres de la Photo.

Comme je passais Espace Van Gogh pour récupérer mon sésame (pour tout voir gratos) auquel tout Arlésien a droit, je tombe sur Pierre Haski, avec une nuée indéterminée de V.I.P et de journaleux bien informés. Je lui propose de discuter dans 2 minutes, le temps que je regarde qui sont ces V.I.P.


Tiens c'est François Hebel, le directeur des Rencontres, Hervé Schiavetti le maire de Arles et Frédéric Mitterrand qu'on ne présente plus. Et ils se tapent des esquimaux, tranquilles (tant que c'est pas des Thaïlandais ça va, la vie est ainsi faite).

Bon... je retourne voir Pierre Haski, que c'est la première fois qu'on se rencontre pour de vrai.
On discute et on parle de Frédo. Je filme :



C'est marrant, Pierre est copain avec une commissaire de l'expo qui nous a rejoint, et en faisant sa connaissance je découvre que je connaissais son frère, il y a 25 ans, et que Haski l'a rencontré en Chine il y a 10 ans, où il a émigré. J'ai retrouvé la piste d'Antoine à Arles, et elle remonte en Chine, en passant par Paris. Comme dit Pierre "la vie est compliquée de nos jours".

Ensuite, je vais vite voir un vernissage express a la Galerie de poche : Charlotte Oden, Estelle Ribeyre et Charlotte Rodon, trois charmantes artistes-photographes-Normandes qui se réunissent pour une exposition pendant la semaine des Rencontres de la Photo.



Charlotte Rodon me parle vite fait de l'expo :



Après je passe écouter le discours officiel de Frédo, parce que quoi qu'on en dise, Frédo c'est le neveu de Tonton, et bon sang ne saurait mentir (je recroise monsieur Haski et son exquise épouse).
Il a très bien parlé de la ville et de Hervé Schiavetti. Frédo n'est pas un ennemi. Je ne dirai pas que Frédo est un frère, ce serait difficile ; disons que le neveu de Tonton est un cousin.



Sympa, Frédo. Respect pour monsieur Mitterrand sur ce coup là.

Mais ne croyez pas que j'en suis resté là.

J'ai évité le cocktail mondain... Parce qu'il faut bien imaginer que le lancement des Rencontres déplace le gratin le plus croustillant. Genre mon pote le Président, ce qui est bien le moins puisqu'il habite à côté.


Ou monsieur le sous-préfet, qui n'est pas n'importe qui, puisqu'il nous vient depuis un an du cabinet de monsieur Hortefeux, l'homme censuré.

Ou une foule dans laquelle on entend toutes les langues.
 
Mais, non, j'avais mieux à faire qu'à jouer au paparazzi.
Mon dernier vernissage, était le plus avant-gardiste. L'underground arlésien s'est retrouvé "Au Sarto", chez Johnny, pour une performance sur le thème de "Ethylisme floral rotatif baroque et problématique, sous forme de dessins, de vidéo ainsi que de courtes et menues installations dans un bar de quartier...".
 
La jeune mais prometteuse Emeline Girault a construit un espace baroque et interdimentionnel dans lequel les pelures d'orange accrochées en frise sur les murs sont en lien direct avec les carafes de vin d'orange, dont la recette secrète est à ce jour inconnue. Il faut avouer que quand on m'a dit qu'un des ingrédients se trouvait en pharmacie, je n'ai pas pensé à demander quel était le cépage de ce blanc savoureux, et j'ai compris où se trouvait l'élément rotatif accompagnant "l'éthylisme floral".

Pour finir, on a fait la fête entre Arlésiens, ça m'a rappelé l'ambiance chez Ali.






vendredi 2 juillet 2010

De Maistre et sa bête en cour


Le philosophe de Maistre
chérissait une pouliche
qu'il appelait "Florence"
et cette passion équestre,
réservée aux gens riches,
mangeait tout son artiche
qu'il mettait sous séquestres
en dehors de la France
et dans de fiscales niches.

Devant le roy en audience
il mena sa bête en cour
et cette grave imprudence
(exhiber ainsi ses atours),
causa c'est sûr,  sa déchéance,
comme Fouquet, l'autre jour,
qui paya sa bombance
d'un cachot dans une tour.

Qui monte sa bête en cour
risque la geôle à son tour,
et même l'équitation,
peut conduire en prison.

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Les fenêtres de la perception



Tantôt, je discutais avec mon frère, le Professeur, autour d'une bouteille de Tariquet blanc, bien frais.

Le Professeur s'est mis en tête de monter un site Ouèbe pour y exposer ses élucubrations ésotérico-scientifiques. Comme il a déposé un brevet sur une poudre de Perlimpinpin® sensée le rendre multimilliardaire (en Francs Suisses) et qu'il compte bien la vendre au prix du plutonium enrichi, il a des idées très arrêtées sur le sujet.

La question essentielle, d'après ses travaux sur l'endoctrinement et la suggestion, est que le message soit lisible selon des principes précis : le mot-clé du texte doit être a l'endroit correspondant à une construction d'Euclide sur la section dorée du segment représenté par la largeur de l'écran. Rien de très compliqué selon lui.
 Après divers tests à géométrie variable, le professeur s'est rendu compte qu'entre les différents types d'écrans (ordinateurs portables, fixes, écrans carrés, 16/9e, pour ne pas parler des Iphones et autres Ipads), les résolutions de ceux-ci, le système d'exploitation qui les fait fonctionner ainsi que le navigateur Internet utilisé et les réglages spécifiques de ce dernier, il était impossible de garantir cet emplacement, pourtant nécessaire à l'accomplissement de sa propagande. Après une longue enquête, il dut admettre que chacun percevait la même source d'un façon qui lui était propre, selon son matériel auquel il s'est habitué.



Il jeta avec dépit sur la table des liasses de papiers représentant des milliers d'équations à la recherche de l'algorithme universel. Des heures de travail et de calculs, des jours peut-être.

En vain. 

Nous en vînmes à conclure que chaque internaute vivait son Internet propre et personnel, tout en s'imaginant que tout le monde voyait la même chose.

Je lui racontais alors l'histoire singulière de cette charmante personne que j'avais connu naguère, outre-mer. Cette jeune fille avec laquelle je collaborais professionnellement, dut utiliser mon poste de travail. Je la vis retourner alors la souris de l'ordinateur en la maniant la queue en bas (sic) de sorte que pour descendre elle poussait son engin et que pour aller à droite elle se dirigeait à gauche (comme de nombreux politiciens dont je tairai le nom, pour ne pas les nommer).

Elle m'expliqua que lorsqu'elle avait appris à utiliser un ordinateur, la souris était posée dans cette position "et qu'elle s'était habituée comme ça". Elle vivait l'informatique comme nous mais à l'envers.


La subjectivité de nos sens, les abus qu'ils subissent, hallucinations, acouphènes, illusions optiques, font que nous vivons peut-être tous dans un univers unique qui nous est propre, comme la fenêtre de notre ordinateur n'est pas celle de notre voisin.

Nous pensons que nous sommes dans un même univers parce que nous nous accordons sur des principes évidents, "parce qu'on est habitué comme ça" ; mais personne ne peut assurer que nos perceptions respectives sont identiques. Le seul monde que nous connaissons est celui qui est conçu, enregistré et rendu vivant (avec sa charge émotionnelle) par nos neurones en réseau, stimulés chaque instant par nos sens.
Notre cerveau n'est qu'une fenêtre qui nous montre une partie d'un monde, le notre, dans son interprétation en mode électrique.


Oui, nous nous accordons sur les couleurs. Le rouge est un longueur d'onde lumineuse que nous reconnaissons tous quand elle excite nos cellules sensorielles. Mais la couleur rouge qui est interprétée par notre cerveau, est-elle la même pour tous ? Il y a bien des garçons daltoniens, et ils se sont habitués comme ça...

Sur ces considérations, le professeur oublia tout à fait sa poudre de Perlimpinpin®, et commença à griffonner avec frénésie de nouvelles équations. Il marmonna doucement un étrange monologue inaudible d'où seuls quelques mots émergeaient. "autosuggestion… manufacture du consentement… Big Brother… conditionnement… maître du monde".

Le moment était venu d'ouvrir une deuxième bouteille avant qu'il ne perde la raison.



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