dimanche 29 août 2010

L'Art et l'argent



Je connais des artistes.

Des peintres, des sculpteurs et des musiciens.
Arles attire une jolie communauté d'artistes, avec lesquels je prend plaisir à boire, sur les tables de la rue des Porcelets ou de la place du Forum.

Parfois, les discussions tournent autour de l'argent. L'argent que représente une œuvre.
Peut-on fixer un prix sur quelque chose de subjectif ? Qui décide que la création d'un artiste peut valoir un million de fois plus que celui d'un autre ?

Souvent je pense que l'argent est incompatible avec la création. L'objet créé ne devrait avoir d'autre intérêt pour l'artiste que dans sa réalisation et sa conception. Quand le créateur admire son œuvre et cherche à la vendre, il n'est plus un artiste, mais un commerçant, il change de casquette. J'ai même l'impression qu'un artiste qui se satisferait totalement de sa création n'aurait plus de raison de créer.

Je ne suis pas bouddhiste, mais j'aime le travail des moines du Thibet quand ils réalisent un mandala de sable. Ces heures de travail, de conception, dont l'unique finalité est de finir en poussière jetée dans une rivière. Dans leur démarche, la création est une forme d'extase, et l'objet de la création n'en est que le médium éphémère qui n'a pas de valeur en soi.

Quand j'étais gamin, je m'initiais au dessin en suivant des cours de croquis sur modèle vivant, place des Vosges, à Paris. Les poses variaient, se succédant rapidement, le modèle s'immobilisant de quelques minutes à quelques secondes. Il s'agissait d'être rapide et d'aller à l'essentiel. Un exercice difficile.

La plus belle leçon m'a été donnée par ce dessinateur (je cherchais toujours à m'installer derrière lui pour regarder son travail) qui traçait des esquisses à la sanguine d'une perfection étonnante. Sitôt son dessin achevé, il l'effaçait d'un grand coup de peau de chamois pour commencer le suivant, et n'utilisait qu'une feuille de papier pendant toute la séance.

J'ai compris alors que le but de l'artiste était le contrôle du geste et non le résultat du geste.

samedi 28 août 2010

Pour ou contre la corrida ?

Débat sans fin qui divise l’opinion et transcende les habituels clivages politiques, la corrida est à nouveau le sujet d’affrontement entre différents groupes de pression.

La question est d’actualité, depuis que le Parlement régional Catalan a voté fin juillet l'interdiction de la corrida sur son territoire. Profitant de l’événement, un groupe parlementaire français de 58 députés de tous bords politiques a déposé une proposition de loi pour demander l’interdiction des corridas. Mais ce n’est qu’une tentative de plus de la députée UMP des Alpes-Maritimes et maire adjointe à Nice, Muriel Marland-Militello, qui en est à son troisième essai.


Son actualité n’enlève rien à la complexité de cette question, dans laquelle les émotions prennent le pas sur la raison, et où la subjectivité remplace l’objectivité. Ceux qui aiment la corrida, l’aiment comme on aime une épice, qu’on l’aime par instinct ou par apprentissage, avec sa violence et sa saveur, et leurs détracteurs fonctionnent de la même manière… On a beau vous expliquer que le piment est très bon, si vous ne l’aimez pas, vous n’en mangerez pas. Chacun assène des arguments qui trouvent une riposte cinglante venant du camp adverse, et le débat vire rapidement à l’affrontement (ce qui n’est pas sans rappeler la question de la chasse). Tous peuvent se prévaloir du soutien de personnalités médiatiques, du showbiz à la culture en passant par les sciences ou la politique.

Selon un sondage (Ifop) du Midi-Libre, réalisé en 2007 à l’échelle nationale, l’opinion serait en réalité assez partagée (48 % plutôt favorables contre 50 % plutôt opposés). Mais, pour les opposants, la culture taurine est aujourd’hui en perte de vitesse, même sur ses terres traditionnelles. Pour preuve cet autre sondage (Ipsos), réalisé dans le Gard cet été pour l’Alliance anti-corrida, qui montre que 66 % des sondés sont défavorables aux corridas. Les différents groupes anti-corridas ont multiplié cet été les actions médiatiques.

À Béziers (14 août), une cinquantaine d’opposants ont manifesté leur dégoût de la corrida, à Bilbao (21 août), un groupe de 150 adversaires de la tauromachie s'est dévêtu devant le musée Guggenheim pour former au sol l'image d'un taureau ensanglanté, à Carcassonne (22 août), l'association du Comité carcassonnais pour l'abolition des corridas se mobilise pour protester contre le retour de la tauromachie dans la ville, après plus de 50 ans sans mise à mort.

 Le 11 septembre, c’est à Nîmes qu’a lieu une grande manifestation pour rassembler tous les opposants de France, mais cette fois-ci, les aficionados appellent à une contre-manifestation à Arles, au même moment, devant les arènes (avant la corrida “Goyesque” de la féria du riz).

Décor de la corrida Goyesque du 11 septembre 2010 par Ena Swansea

La tension monte, mais quoi qu’il en soit, tant qu’il y aura des clients pour remplir ses arènes, la tauromachie devrait se maintenir ; mais si le public se détourne largement de ce genre de manifestation, alors la loi du commerce pourrait avoir raison de cette culture d’exception.


Mais en ce qui me concerne, je ne suis pas choqué par la corrida.
L'homme a toujours vécu (même survécu la plupart du temps) en tuant les animaux. La sensiblerie a commencé quand l'homme est sorti de l'harmonie naturelle, faite de vie et de mort. Dans ses villes sans animaux, il en a choisi certains, dits "de compagnie" pour en faire des jouets antropomorphiques, eux aussi exclus de la nature sauvage.


Ce changement ne date que d'un siècle, tout au plus, et il croit étrangement au même rythme que la dégradation de l'écosystème. Troublante analogie.


Pendant des dizaines de milliers d'années l'homo sapiens a été un chasseur, ou une proie, et la mort était un phénomène normal. Renier  cet héritage qui nous a façonné pour vouloir vouer un culte à l'homme moderne du XXe siècle, celui qui détruit l'environnement et ne connaît que des animaux en cage (même dorée), pour qui la mort est anormale au point qu'il la cache dans des usines, (tout en organisant de grands massacres humains rituels appelés guerres pour lesquels il consacre le meilleur de sa technologie), me semble d'un grand manque de lucidité. C'est oublier que nous ne sommes nous même que des animaux, avec juste un verni d'humanité.

Au regard de l'histoire humaine, il est "normal" de voir un homme combattre un animal pour le tuer. Si ce n'était pas dans sa nature profonde, nous ne serions pas là pour en discuter. Disons que c'est ma façon de penser, et qu'il y en a d'autres, respectables à condition qu'elles respectent la mienne.

jeudi 26 août 2010

Michel Vauzelle rend hommage à ses frères Gitans


Vauzelle solidaire des Gitans
envoyé par Rimbus. - L'actualité du moment en vidéo.

Michel Vauzelle appelle à dénoncer la politique du gouvernement à l'encontre de ses frères Gitans, et notre devoir sacré de rappeler les principes de la République, liberté, égalité et fraternité.

Hervé Schiavetti, le maire d'Arles, a rappelé que c'est dans le hameau de Saliers que l'Etat Français de Vichy avait installé le camp d'internement réservé aux tsiganes, un camp aux allures concentrationnaires.



Etaient aussi présents des représentants de l'association pour la mémoire de l'internement et de la déportation des Tsiganes (Amidt), de l'Union française des associations tsiganes, du Comité tsigane de Provence, des élus locaux (l'absence de M. Chassain, des Saintes-Marie de la mer, a été remarquée), des autorités religieuses, différentes associations œuvrant pour le devoir de mémoire et des droits de l'homme, d'Attac (qui tenait son université à Arles).

Esmeralda Romanez , présidente de l'Amidt, portait un triangle marron comme celui que les nazi imposaient à ses parents afin de rappeler au gouvernement Français le risque d’un dérapage xénophobe en désignant le peuple Rom comme bouc émissaire...

Dans son discours intitulé Dosta ! (assez) elle a fustigé le président Sarkozy qui "a pourtant épousé Cécilia Ciganer, de sang Rom, et l'a choisie comme mère de ses enfants" (…)
"Dosta de ce gouvernement qui agit comme l'extrême droite, faisant planer pour les élections de 2012 une interrogation insupportable". (…)
"Nous, peuple Tsigane, Français depuis le 15e siècle pour la plupart d'entre nous, n'avons inventé ni la bombe atomique, ni les armes de destruction massive. Nous n'avons pas fait écrouler l'économie mondiale". (…)
Dosta, peuple Tsigane… Solidarité avec nos cousins de l'Est qui ne sont qu'une poignée en France (environ 15 000) et auxquels ce gouvernement honteux fait subir une maltraitance de tous les instants…" (…)
"Pour notre descendance nous voulons ce qu'il y a de meilleur, c'est à dire une vie de famille, sans haine et sans violence, dans le respect et l'honneur… Sommes nous à blâmer d'avoir un tel idéal, une telle vision de l'avenir ? Le peuple Rrom est un peuple fier… Opre Roma".

A revoir, sur la Télé Libre, le reportage de John Paul Lepers, "Qui a peur des Gitans ?".

Face à la propagande


Sarkozy candidat : "Il faut partir d’Afghanistan"
envoyé par Amago82. - L'actualité du moment en vidéo.
Deux jours après la mort de deux nouveaux soldats français sur le sol afghan, le chef de l'Etat a profité de ce grand oral diplomatique pour répéter que les troupes tricolores resteraient engagées là-bas "aussi longtemps que nécessaire", alors que de plus en plus de voix, notamment à gauche, réclament un débat sur le sujet.

"Notre action au service de la paix ne doit pas être soumise à des calendriers artificiels et aux humeurs médiatiques", a-t-il estimé, dénonçant le "catastrophisme" des commentateurs à ce sujet. "La coalition et le gouvernement afghan ont su adapter leur stratégie et continuent de le faire", a plaidé Nicolas Sarkozy. (AFP)

Le président de la République vient de prononcer, au cours de son "discours aux ambassadeurs", des mensonges diplomatiques qui ne doivent abuser que les simples d'esprit.

Une force étrangère qui occupe par le pouvoir des armes un pays souverain, ne défend pas la paix, ni ne rend service à un peuple fier et farouche qui défend de manière légitime sa liberté d'agir comme bon lui semble.

Le président de la République, bafouant ses déclarations de 2007 (des promesses électoralistes pour des enfants crédules) confirme son engagement dans une coalition sous commandement des Etats-Unis.

La guerre en Afghanistan, guerre du président Obama, n'a pas de stratégie, ni espoir de victoire, elle ne semble qu'être l'image de l'incompétence, des demi-mesures, et du populisme. Plutôt que d'assumer une défaite inévitable, et de tirer les leçons d'une opération mal ficelée, simple vengeance contre un attentat odieux dont on doit conjurer la honte coûte que coûte, le président Français enfile les caricatures comme on enfile les perles.

Répéter que ce personnage doit disparaître du paysage politique revient à enfoncer les portes ouvertes. Avant son élection,  tout avait déjà été dit sur la pensée perverse de Nicolas Sarkozy.
Critiquer chacun de ses actes n'a plus de sens, la critique n'a plus aucun effet sur un esprit subjugué. Ceux que l'expérience a rendu lucides n'ont en outre aucun moyen d'action, le quinquennat et la synchronicité des mandats présidentiel et parlementaire on fait du président de cette nouvelle Ve République un réel dictateur, auquel le parlement ne peut que se soumettre et qu'il ne peut démettre.

Alors que faire ? Se résigner au silence ? Attendre la fin du mandat et faire confiance à la raison d'un peuple décérébré ? Crier son dégoût sur un blog pour satisfaire un lectorat déjà acquis à ses idées ?

Peut-être simplement manifester son opposition, même si cela ne sert à rien, même si cela ne converti personne... juste pour marquer dans l'Histoire qu'on a pas été complice des ces infamies, qu'on était pas dupe, qu'on était contre.

Contre cette occupation inutile de l'Afghanistan, contre cette politique médiatique envers des minorités, aujourd'hui les Rroms, demain certainement un autre bouc émissaire.

Voilà tout l'objet de ce billet : Quelques mots pour sauver son honneur, une saillie verbeuse assez égoïste et prétentieuse.

Juste pour dire, "moi j'étais contre".

mardi 24 août 2010

Michel Vauzelle solidaire des Tsiganes et des Rroms

 Michel Vauzelle, Hervé Schiavetti, Lucien Clergue et la famille Reyes 
lors de l'inauguration de la place José Reyes à Arles en septembre 2008

Face au climat actuel de stigmatisation des peuples Roms et Tsiganes entretenu par le gouvernement, une large mobilisation des Tsiganes de Provence-Alpes-Côte d’Azur  est organisée jeudi 26 août 2010 à 11h devant le Mémorial de Saliers à Arles.

 A l’initiative de l’association pour la Mémoire de l’internement et de la déportation des Tsiganes, de l’Union française des associations Tsiganes, du Comité Tsigane de Provence-Alpes-Côte d’Azur et de Michel Vauzelle, Député Président de la Région, cette mobilisation se déroulera en présence des élus, des autorités religieuses, des associations qui œuvrent pour le devoir de mémoire, des associations de défense des droits de l’Homme et des citoyens.  Elle sera l’occasion de rendre hommage à ces hommes, femmes et enfants Roms et Tsiganes déportés, internés et morts en France pendant la deuxième guerre mondiale.

 
 Le Mémorial de Saliers a été inauguré le 2 février 2006 en souvenir du camp de Gitans où furent internés 700 nomades entre juin 1942 et août 1944. Il est le seul monument en France dédié à la mémoire des Tsiganes internés et morts sous l’autorité du régime de Vichy.

À l’école des Toreros

À la sortie de la ville, deux fois par semaine, les jeunes Arlésiens les plus passionnés se retrouvent avec des capes de couleurs, des cornes de taureau, et miment les gestes élégants des matadors célèbres auxquels ils veulent ressembler.


L’école taurine d’Arles qui accueille ces jeunes aficionados, de 10 à 17 ans, a officiellement été créée sous l’impulsion de Paquito Léal, torero Arlésien, en 1988. Mais c’est Erick Canada qui entraînait les jeunes depuis 1976 (dont Paquito Léal) qui a le premier formé les enfants d’Arles.

Il continue, et c’est toujours lui qui guide la main des apprentis toreros, dans l’école officielle qui compte une trentaine d’élèves. Erick est pourtant un homme du nord, un “ch’ti”, mais il fait partie de ces gens qui voient un jour une corrida et en sont éblouis à jamais. La plupart des aficionados sont dans ce cas-là, ainsi que les toreros.

Paquito Léal


Alors il vit sa passion dans les gestes des autres, qu’il voit mûrir et s’envoler, parfois, jusqu’au triomphe. Les subventions sont maigres, mais elles permettent d’organiser des voyages. Pour le reste, les jeunes se débrouillent, trouvent des capes, des muletas, les rachètent ou se les font offrir. Ainsi équipé, l’élève peut alors commencer son apprentissage. L’essentiel de son temps est consacré à peaufiner son geste, à parfaire sa posture. Brandissant les cornes d’un taureau, il simule une charge vers un camarade, qui apprend les passes classiques. Et puis un jour c’est un veau qui remplace le copain, mais le geste cent fois répété est parfait dans l’esquive. Plus tard c’est un novillo qu’il trompe d’un geste ample, quand les éleveurs concèdent à sacrifier une bête pour entraîner les jeunes. Jusqu’à ce jour où le jeu devient un drame qui se termine par un mort. Quand on les interroge sur la mise à mort, elle leur semble à tous naturelle, obligatoire, comme le but de l’entraînement. La mort qu’on donne et qu’on peut recevoir. Quand le jeune en est là, sa carrière ne tient qu’à lui.

 Cristina Sanchez

Une jeune fille, Dorine, partage cette passion masculine. À 17 ans, elle a déjà tué un novillo et continue à s’entraîner, avec acharnement. Jusqu’où, elle-même ne le sait pas, mais son rêve serait de briller dans un habit de lumière, pour rejoindre les rares toreras qui tuent les toros. En France, aucune femme n’a passé l’alternative, et l’exemple de l’Espagnole Cristina Sanchez reste une exception (elle prit l’alternative à Nîmes en 1996, et se retira 3 ans plus tard), mais cela ne semble pas la décourager.

Juan Bautista


Les autres, les garçons, souvent d’origine populaire, rêvent tous d’égaler Juan Bautista, ou Mehdi Savalli, les toreros Arlésiens qui triomphent dans les arènes et sont en haut de l’affiche.

lundi 23 août 2010

En avant la Bouvine !


40 ans de la manade Cuillé (Le Grau du Roi)
envoyé par telemiroir-wizdeo. - Regardez des vidéos d'animaux mignons.

Elle ne fait pas vraiment partie des férias, mais elle est pourtant plus authentique que la corrida. La course camarguaise est un jeu avec le taureau, très codifié, au cours duquel le “raseteur” doit prendre une petite cocarde entre les cornes du “biòu”.

Cette tradition qui vient directement des gardians, est une spécificité des départements de l'Hérault, du Gard, des Bouches-du-Rhône et du Vaucluse. Sans mise à mort, elle a ses champions humains (Trophée des As) ou taurins (Biòu d’Or). Le taureau de Camargue participe ainsi à des courses pendant plusieurs années, devenant à chaque fois meilleur. On a même élevé une statue à Beaucaire, au célèbre Goya, un taureau qui attirait la foule sur son nom, et que les plus passionnés allaient admirer alors que, retraité des arènes, il broutait paisiblement dans un pré.

L’univers de la course camarguaise (la Bouvine) et de ses raseteurs est un monde à part, qui a son public particulier, sa propre école, et ses compétitions déconnectées des férias arlésiennes (la remise du Trophée des As a eu lieu le 5 juillet à Arles). Ce sport typiquement provençal, à l’éthique inattaquable, est en progression constante, et la direction des Arènes d’Arles a décidé de doubler le nombre de courses dans l’Amphithéâtre, cet été.

El Lobo, matador Arlésien


El Lobo pendant une tienta (épreuve de sélection des vaches chez un éleveur)

Rencontre avec un torero Arlésien qui a abandonné son habit de lumière, mais pas son âme de matador.

Sur la Place du Forum, au cœur d’Arles, le Tambourin, “bar des aficionados”, ne passe pas inaperçu. C’est qu’à l’intérieur, une tête de toro et de nombreuses affiches rappellent que le fils de la maison est un matador.

Charlie Laloë n’est pourtant pas Arlésien de souche. Né à Bagnolet, en région parisienne, il arrive à Arles petit garçon, et découvre la corrida. L’enfant est ébloui et n’aura qu’un rêve, devenir torero. « Ma mère n’était pas vraiment d’accord » confie celui qui est devenu El Lobo quand il a pris son alternative et est devenu matador de toros. Mais l’obstination et le travail font céder les parents, et Charlie s’entraîne à l’école taurine, puis combat des toros et fait sa première mise à mort, à 13 ans. « Un moment que je n’oublierai jamais » dit-il.

Ensuite, commence pour lui un autre combat, plus difficile : se faire remarquer dans les novilladas (corridas de jeunes toros), pour se faire adouber par l’élite des matadors. Il ne faut pas moins de 20 novilladas pour pouvoir prétendre à l’alternative. En 1999, la même année qu’un autre Arlésien, Jean-Baptiste Jalabert, il est confirmé et prend son nom d’El Lobo (le loup), alors que Jean-Baptiste devient Juan Bautista.

El Lobo affronte alors des bêtes adultes, plus massives, plus combatives, plus dangereuses, « tout à fait autre chose que les novillos ». Mais les places sont rares, et les postulants nombreux. Après quelques années à courir après des contrats, il préfère abandonner en 2005, conscient des difficultés à pénétrer ce milieu taurin si fermé. Celui qui a pris des coups de corne et coupé des oreilles a trouvé une place modeste dans la brasserie familiale. « Mais je resterai toujours un matador au fond de moi » explique Charlie, qui continue de s’entraîner et s’achète un toro quand il peut, pour le toréer, juste pour lui. « J’ai arrêté avant de devenir aigri, le milieu est très dur, et je ne me vois pas en suppléant. J’essaye de garder intacte ma passion, et je l’exerce quand je peux, pour le plaisir ».

Au printemps il a remis son habit de lumière, pour accompagner Sébastien Castella (un Français de Béziers, parmi les meilleurs matadors du monde), le temps d’une corrida à Nîmes en faveur des Haïtiens sinistrés. « Je l’ai fait parce que c’était pour une bonne cause, et c’est vrai qu’en entrant dans l’arène on a toujours ce même frisson, la marque d’une peur qu’il faut surpasser ». Comme dans d’autres secteurs, la vie du torero n’est pas facile, et si quelques vedettes se partagent des salaires mirobolants, beaucoup ne vivent pas de leur passion, alors que d’autres vont jusqu’à payer pour participer à des corridas (une situation à rapprocher de celle des pilotes de course automobile). El Lobo a donc préféré redevenir Charlie, et il apporte maintenant ses connaissances aux élèves de l’école taurine, quand il peut, en suivant de près la carrière des jeunes toreros Arlésiens.

Quand on lui pose la question de savoir comment il réagirait si son fils devenait un jour matador, il lève les yeux au ciel en espérant que non ; puis il se reprend, et dit que « s’il le veut vraiment, je ne pourrais pas l’en empêcher, mais je préférerais qu’il ne soit qu’un simple aficionado, pour pouvoir partager cette passion avec lui ».

samedi 21 août 2010

Fallujah, un crime de guerre impuni



On savait qu'il y avait eu un massacre à Fallujah, en 2004, perpétré par l'armée des Etats-Unis d'Amérique, qui a utilisé des armes chimiques et radioactives.
Le film ci-dessus de Sigfrido Ranucci pour la télévision RAÏ News 24 (diffusé le 8 novembre 2005) avait déjà tout dévoilé.

Mais aujourd'hui, plus de 6 ans après, l'équipe de Chris Busby, du "Department of Molecular Biosciences" de l'université d'Ulster a cherché à évaluer de manière rigoureuse et scientifique les conséquences sanitaires de la guerre (étude disponible en ligne).

Les résultat à Fallujah est sans appel, "pire qu'à Hiroshima" :  
Les habitants de Fallujah ont 4,22 fois plus de risques de développer un cancer que les Egyptiens ou les Jordaniens ;
• Il y a 12,6 fois plus de risque de développer un cancer pour les enfants de moins de 14 ans ;
• Le risque de leucémie chez les personnes de 0 à 34 ans est 38,5 fois plus élevé ;
• La mortalité infantile a été entre 2006 et 2009 plus de 4 fois plus importante qu'en Egypte ou en Jordanie et ce phénomène s'amplifie encore depuis 2010 ;
• Le sexe ratio est totalement anormal dans la tranche des 0 à 4 ans de Fallujah où les chercheurs ont recensé seulement 860 garçons pour 1 000 filles... alors qu'on devrait compter 1050 garçons.

Regardons en image les conséquences génétiques de ces armes américaines (phosphore blanc, uranium), et méditons sur la puissance de "l'axe du bien" quand il combat "l'axe du mal". Que ceux qui appellent à une action militaire contre l'Iran (axe du mal) regardent bien, et qu'ils méditent sur la beauté de la guerre.



Voir en ligne, sur Doctissimo, ainsi que sur le blog Le dessous des cartes.

Gandhara, de Ménandre à Kanishka

J'ai eu la chance de voir, la semaine passée, une éblouissante exposition au Musée Guimet sur l'art du Gandhara.


Cet antique royaume, héritier des conquêtes d'Alexandre le Grand, prospérait sur ce qui est devenu aujourd'hui le territoire des Talibans Pakistanais, autour de la Khyber Pass, entre Hindu Kush et Cachemire, de Bagram jusqu'au Pendjab, soit plus ou moins la partie orientale de l'ancienne Bactriane, le territoire noyé en ce moment sous d'effroyables inondations.


Sa statuaire est marquée par une influence très nettement grecque, mais aussi bouddhiste. On prétend même que c'est au Gandhara qu'est apparue la première représentation du Bouddha (auparavant il était évoqué par des symboles, roue ou empreintes de pied), inspirée des images d'Apollon.



C'est que le roi Ménandre 1er (-160, -135), un descendant des guerriers d'Alexandre, se serait converti au bouddhisme, rapprochant ainsi l'ataraxie grecque de l'équanimité bouddhiste.


 Les Questions du Roi Ménandre, ou Milindapanha, sont un dialogue entre le moine Nagasena et  Ménandre (Milinda en langue indienne), qui donne un éclairage vivant de cette culture "gréco-bouddhique" qui allait rayonner longtemps sur cette région du monde.


Deux siècles et demi plus tard, sous le règne brillant du roi Kanishka (un asiatique Kushan), la civilisation Gréco-bouddhique continue de prospérer. Les Kushans (peut-être d'origine Tokharienne), peuple des steppes (bassin du Tarim), contrôlaient alors un empire important sur la route de la soie intégrant le Gandhara, du Ier au IIIe siècle, et on suppose que la chaîne de montagnes de l'Hindu Kush leur doit son nom.
Les Kushans contribuèrent à propager le bouddhisme, Kanishka est célèbre dans la tradition bouddhiste pour avoir convoqué un grand concile bouddhique au Cachemire. On attribue à ce concile d’avoir marqué le début officiel du bouddhisme mahayana panthéiste. Les bouddhas de Bâmiyân, détruits par les talibans en 2001, furent les enfants de cette culture.

Mais les Kushans préservèrent aussi l'héritage Grec, dont l'usage de leur alphabet, ainsi qu'un panthéon gréco-iranien. Le bouddhisme survivra dans la région bien après la chute du Gandhara, déjà morcelé et affaibli, puis définitivement ruiné par le roi Hun Hephtalique Mihirakula au VIe siècle.



Le Padmasambhava (Guru Rinpoche), maître bouddhiste du VIIIe siècle, naîtra dans la vallée de Swat, au cœur de l'ex-Gandhara, pour fonder le bouddhisme tantrique, pratiqué encore au Thibet, et écrire le "Livre des morts", le Bardo Thödol.

jeudi 19 août 2010

Sarközi : Les Rroms doivent investir le champ politique


"La situation des Rroms, marginalisés dans de nombreux pays d'Europe, ne pourra s'améliorer que s'ils investissent le champ politique", a estimé Rudolf Sarközi, responsable des Rroms d'Autriche, où la communauté jouit du statut de minorité protégée (Rudolf Sarközi a la particularité d'être né dans un camp de concentration en 1944).

Si cet ancien éboueur (militant du Parti social-démocrate SPÖ), devenu conseiller d'arrondissement à Vienne, n'a pas de lien de parenté avec notre président de la République, il explique au journal "Le Monde" que son patronyme est typiquement Rrom. Il précise, concernant le coup médiatique de notre ministre de l'intérieur : "Bien sûr, on ne peut laisser se développer des campements sans contrôle, il ne s'agit pas non plus de défendre la délinquance ou l'oisiveté. Mais si on offrait à ces gens des terrains où ils puissent vivre dignement, ce serait un pas vers l'intégration."

"Quand tu ne sais pas où tu vas, regarde d’où tu viens."

C'est Xavier Panon dans la Montagne qui nous rappelle ce proverbe berbère dans son éditorial de ce matin, un dicton du Maghreb fort bien venu, qui me fait penser au locataire de l'Elysée.

Tous les chemins mènent aux Rroms.

mercredi 18 août 2010

Eric Besson fait-il le Ramadan ?


En lisant la presse Israélienne (Haaretz, en l'occurrence), on tombe sur des questions étonnantes !

"Est-ce que le plus grand ennemi de la Burqa va prier Allah ?" se demande le quotidien de Jerusalem, avant de poursuivre : "French Minister Eric Besson promised his Tunisian fiancee's family he would convert to Islam, and then passed a law banning religious veils".

Si ce que rapporte ce journal est vrai (ce qu'avait démenti le ministre il y a 6 mois), Eric serait en plein Ramadan. Dans ce cas, j'adresserai un cordial "Ramadan Karim" à mon sympathique coréligionnaire.

Dans le cas contraire, il devra composer avec la grand-mère de sa jeune amoureuse, Wassila Bourguiba , la seconde épouse du président Habib Bourguiba.

(Tu le sais très bien cher Eric, c'est vraiment haram de chez haram de lutiner une jeune musulmane quand on est pas musulman, et surtout en dehors des liens du mariage. Pour une pétasse de Marrakech, ça passe, tu connais le bled comme moi, mais la petite fille de Bourguiba.... Wiliwili... ayerkti saabi.)

L'article conclu très justement en critiquant cette loi imbécile contre la burqa en expliquant que "après tout, la loi n'a pas conduit à une réduction du nombre de musulmans en Occident, elle essaie simplement de masquer le fait qu'ils existent. On peut rappeler la façon dont l'Europe s'est comporté dans le passé quand elle a décidé de se débarrasser des «étrangers» en son sein".

La lecture de la presse étrangère est toujours amusante. Même si l'article a deux semaines, je constate que nos petites manies nationales (la France, pays de l'Amour) ont toujours autant de succès.

mardi 17 août 2010

l'abandon de toute forme de déontologie


L'UMP, par la voix de son porte-parole adjoint Dominique Paillé, a dénoncé lundi "une fois de plus l'acharnement abject dont Eric Woerth est la cible". "Ce comportement est proprement scandaleux tant il repose sur des montages farfelus, fabriqués de toutes pièces et qui n'ont qu'un objectif abattre un ministre qui fait bien son travail", déclare M. Paillé dans un communiqué.
"Outre l'atteinte évidente à la dignité d'un homme, le Mouvement populaire déplore l'abandon de toute forme de déontologie par ceux qui s'en rendent coupables et dont le seul but est d'assouvir des haines inexplicables", conclut le porte-parole, cité par l'Afp.

Ce nouveau scandale concernant Eric Woerth fait suite à un article de Mediapart, concernant une demande d'emprunt réalisée par le ministre pendant sa campagne pour les municipales de 2008 (à Chantilly), et qui montrait qu'il ne prétendait gagner que 3.000 euros de revenus et ne payer aucun impôt sur le revenu. Le document étayant l'enquête de Mathilde Mathieu et Michaël Hajdenberg a été transmis par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques, ces comptes étant publics.


L'agence régionale du Crédit Agricole Brie Picardie « apporte un démenti formel à toutes les allégations ou interprétations […] tirées d'un document de travail purement provisoire et ne représentant aucun caractère contractuel ».

Ainsi, le candidat Woerth aurait  déposé dans son dossier justifiant le financement de sa campagne un document provisoire ne reflétant pas la réalité de sa situation, si on en croit le Crédit Agricole.

 Le contrat signé de la main même d'Eric Woerth est pourtant formel: «Les emprunteurs certifient complets, exacts, sincères et véritables les renseignement fournis pour justifier leur situation financière et patrimoniale portant notamment sur la description de leur endettement, la composition de leur patrimoine, le niveau de leurs ressources et revenus (…).




Les journalistes de Mediapart ont demandé des explications le 10 août (5 jours avant la publication de leur article) au cabinet du ministre, qui n'a pas donné de réponse.

Coïncidence amusante, le blogueur-agriculteur Christian Patria, qui était administrateur de la Caisse Régionale du Crédit Agricole Mutuel de l'Oise est aussi député suppléant de monsieur Woerth dans la circonscription de celui-ci (4e circonscription de l'Oise).

Certains jugeront que tout cela est vraiment de l'acharnement, qui ne repose sur rien, monsieur Woerth étant un homme intègre qui est "déontologiquement très à l'aise".

D'autres s'étonneront de voir un ministre responsable des finances de la France, ainsi que du financement du parti présidentiel, manquer de cette rigueur dont on lui fait l'éloge, concernant ses affaire électorales personnelles...

Les plus malveillants ne manqueront pas de rappeler que venant de Dominique Paillé, ces leçons de déontologie sont malvenues : en effet le porte-parole de l'Ump a été condamné en 2004 à une peine de dix mois de prison avec sursis et 30 000 euros d’amende, pour « abus de confiance » dans le cadre d'une affaire privée (il avait prélevé 40 000 euros pour ses voyages privés et des dépenses personnelles dans les comptes de l'association Appel Europe, qu'il avait créée).

mercredi 11 août 2010

L'Aficion se mobilise


Communiqué des Arènes d'Arles

 A l’heure où une certaine désinformation alimentée par les associations anti-taurines inciterait à penser qu’il existe en France un mouvement abolitionniste puissant, il est important que le monde de l’aficion se manifeste pour rétablir la vérité.

La vérité, c’est que chacune des "manifestations européennes" convoquées par le mouvement abolitionniste se solde par la venue d’une centaine de manifestants.

Ce sera encore probablement le cas à Nîmes ce 11 Septembre.

Mais pour la première fois, ce 11 Septembre à 16h aussi, l’aficion française se comptera, à Arles.
A l’appel de la direction des arènes, de l’Union des Ville Taurines de France du Comité de la Feria, des Clubs Taurins Réunis d’Arles, de la CTEM d’Arles, de la Fédération des Sociétés Taurines Françaises, de l’Union des Clubs Taurins Paul Ricard, de l’Observatoire National des Cultures Taurines, et en présence des élus, les aficionados se réuniront sur le parvis des arènes pour une immense photo de famille qu’il sera proposé à tous les médias français de publier aux côtés de celle de la manifestation "européenne" des antis qui se tiendra au même moment à Nîmes.


Corrida : oui ou non
envoyé par LEXPRESS. - L'info internationale vidéo.

Le Rimbusblog appelle tous les Arlésiens à se rassembler dans un mois devant l'Amphithéâtre pour défendre notre culture et notre ville.

Le temps de la propagande


La couverture de TIME du 9 juillet est particulière. Elle se compose de la photo de la jeune Bibi Aisha (18 ans, mariée à 12), mutilée par son mari (pour avoir quitté le domicile conjugal), et d'une affirmation expliquant que c'est "ce qui arrivera si nous quittons l'Afghanistan".

Ma première impression est marquée par la qualité de la photo.
Mais le commentaire montre tout le poids des mots derrière le choc de l'image.

Tout d'abord, on peut considérer que cette mutilation barbare s'est produite en 2009, alors que le pays était déjà occupé depuis 8 ans par les forces occidentales. Leur présence n'a donc rien changé.
L'Afghanistan serait-il pire s'il n'était pas occupé ? Le journal Time veut-il suggérer que ce cas se multiplierait jusqu'à devenir habituel si les armées commandées par les Etats-Unis quittaient ce pays ?
Encore faudrait-il pouvoir observer sous les burqas pour s'en assurer.

Se servir de la légitime horreur qu'inspire cet acte barbare exceptionnel pour justifier la guerre est une manière de procéder très douteuse. On pourrait tout autant se servir du prétexte de cette mère infanticide pour déclarer la guerre à la France, ce pays "barbare" où les mères tuent leur nouveau-né. La perversion de certains doit-elle rejaillir sur tout un peuple ?

On trouve des images semblables, pendant la guerre d'Algérie.


A cette époque, il n'y avait pas de Taliban, ni Al Qaïda, juste des nationalistes Algériens. Après la prise de pouvoir du FLN, les mutilations se sont-elles multipliées ? Non, bien sûr…

On en viendrait même à se dire que c'est le climat de guerre, avec toute son horreur, ses chairs meurtries, ses membres coupés, ses gueules cassées, qui banalise d'une certaine façon cette mutilation absurde, qui n'est qu'une moindre blessure parmi d'autres, souvent mortelles.

De son côté, la voix du Djihad (site "officiel" Taliban) dément être impliqué dans cet acte contraire à la Charia, selon une traduction signalée par le site @rrêt sur images.
Dans la lois Islamique sacrée, couper des oreilles et des nez humains, que la personne soit vivante ou morte, est illégal et interdit. Dans de nombreux hadith de Muhammad , la mutilation et le fait de couper nez, oreilles ou lèvres chez un mécréant mort a été fortement interdit, comment alors l'Emirat Islamique peut être faire une telle chose chez quelqu'un de vivant, et musulman qui plus est? Dans la Sharia, si quelqu'un commet un acte aussi haineux en toute injustice, il sera récompensé par la loi du Talion.

Nous sympathisons avec notre soeur Aisha et nous appelons cet acte atroce un crime contre l'humanité et contre la loi Islamique.

D'une propagande à l'autre, qui croire ? Que chacun se fasse sa propre opinion, voici simplement quelques éléments de réflexion.

Nicolas, de "Partageons mon avis" évoque le cas de cette Iranienne condamnée à la lapidation. Un autre sujet de réflexion : est-il plus enviable de mourir sur une chaise électrique, d'une balle dans la tête, ou lapidé par ses concitoyens ?

dimanche 8 août 2010

Aquarelle Place Voltaire

La peinture à l'eau c'est aussi difficile que la peinture à l'huile. Une fois passé au scanner c'est pas terrible, déjà que l'original est pas jojo...

samedi 7 août 2010

un croquis à Arles


En buvant un verre de blanc, il y a 2 jours chez Virgile.
Au Mon Bar, Place du Forum.

jeudi 5 août 2010

un croquis à Nîmes

mardi 3 août 2010

Je suis un Provençal !


Article de La Provence du samedi 31 juillet, dans le dossier "Stars planétaires sur le web".

lundi 2 août 2010

Claudio della Corte aux "Jeudis de Nîmes"



Jeudi soir j'ai vu Claudio Della Corte à Nîmes. Comme j'avais mon carnet de croquis, j'ai croqué.
Della Corte est un musicien de jazz manouche qui assure. Dans la vidéo ci-dessous il fait le con avec son pote Vittorio Silvestri, et c'est assez impressionnant !



Tous les jeudis soir, il y a des scènes dans Nîmes, avec des marchés nocturnes pour acheter tout et rien et des musiciens un peu partout... C'est comme une fête de la musique qui tomberait chaque jeudi de l'été. Super ambiance !

Un détour obligatoire pour les vacanciers qui passent dans le coin.

J-C Carrière me signe mon chèque


J-C Carrière parle d'Internet
envoyé par Rimbus. - Regardez des web séries et des films.

En rentrant d'Italie, je suis passé à Nîmes, où je suis tombé sur Jean-Claude Carrière.

Il m'a invité à passer prendre le café avec lui à "La Maison de Sophie", pour signer Mon Chèque. Je me suis retrouvé à une table de vedettes du 7e art, dont Benoît Magimel et Patrick Bouchitey, tout confus de jouer les piques-assiettes (Benoît Magimel m'a dit "mais non, mais non").

Moi je n'étais venu que pour Mon Chèque (qu'il a bien voulu signer).

Du coup, comme je sais que c'est un homme d'esprit, je lui ai demandé ce qu'il pensait d'Internet. La vrai question, selon lui, c'est qu'est-ce qu'Internet développe chez nous, ou ce qu'il modifie... Une question pertinente pour les blogueurs.

Enfin, j'étais content, Mon Chèque avait enfin sa signature, avec en plus une dédicace.



Un bouquin très drôle, dont je conseille la lecture à tous les auteurs qui ont des problèmes pour se faire payer, ils y découvriront les centaines de façons de se faire rouler et de travailler à l'œil, ce qui arrive aux plus grands. Idéal pour les vacances.

Pour moi, les vacances sont un peu finies, ma petite cure de désintox m'a fait du bien, ça remet les idées à neuf, de se couper un peu d'Internet, tant pis pour les copains.

dimanche 1 août 2010

Torino

Il y a une semaine, je suis allé à Turin…


C'est une belle ville...


Avec un bon esprit…




J'ai vraiment adoré cette variété architecturale…






... et surtout cette maison de Vilar Dora, un petit village de la campagne environnante, où la tribu des Rimbus faisait son séminaire annuel, avec ses cousins d'Italie.



Voilà, je ne me suis absolument pas connecté à Internet, mais j'ai vu de belle choses.

Après j'ai profité de l'été Nîmois, mais c'est une autre histoire.