dimanche 31 octobre 2010

Opium afghan



Hier, le président Hamid Karzaï a protesté énergiquement contre une opération antidrogue menée conjointement par l'Alliance atlantique et la Russie en Afghanistan, qu'il qualifie de violation de la souveraineté. "Aucune institution n'est autorisée à mener une telle opération en territoire afghan sans le consentement préalable du gouvernement", affirme la présidence afghane dans un communiqué. "De telles opérations menées sans coordination bafouent manifestement la souveraineté. L'Afghanistan répondra avec fermeté à toute répétition d'un tel acte."

… Opium…

L'Afghanistan, premier producteur mondial d'opium (près de 7000 tonnes par an), est pris au piège de sa dépendance à cette drogue millénaire. L'opium est tellement présent dans les rouages de l'économie du pays que les rumeurs font de son président un drogué, ses frères étant soupçonnés d'être les premiers trafiquants du pays. Dans certaines provinces productrices de pavot (Badakhshan, en pays Tadjik et surtout Helmand, en pays Pachtoune), la pâte brune remplace même l'argent. L'ONU estime que 8 % de la population est dépendante aux opiacés.



Dans ces conditions, la réaction d'Hamid Karzaï peut se comprendre : s'attaquer à la culture du pavot conduirait les cultivateurs à la ruine, s'attaquer au trafic ruinerait ses négociations avec les chefs de guerre qui le contrôlent, et un chaos économique (le marché de l'opium représente un tiers du PIB afghan, près de 3 milliards de dollars)  s'ajouterait aux malheurs d'une population déjà détruite par 30 ans de guerre.

Comment en est-on arrivé là ?

L'opium était utilisé depuis toujours en Afghanistan, mais de façon modérée et médicinale, avec une production locale.

L'invasion soviétique de 1979 a changé la donne.
A cette époque, la culture du pavot s'est fortement développée chez les mudjahiddins, à un rythme correspondant à leur besoin d'armement moderne (missiles anti-hélicoptères Stinger). L'usage de l'opium pour déstabiliser l'ennemi est un grand classique. La guerre de l'opium menée par les anglais pour affaiblir la Chine au début du XXe siècle en est un exemple.

Inciter les paysans Afghans à planter du pavot avait un effet double, intoxiquer les soldats Russes et générer des milliards de dollars. Selon l'universitaire canadien Michel Chossudovsky, l’économie afghane de la drogue fut un projet minutieusement conçu par la CIA, avec l’assistance de la politique étrangère américaine, et en 1995, l’ancien directeur des opérations de la CIA en Afghanistan, Charles Cogan, a admis que la CIA avait en effet sacrifié la guerre à la drogue à la Guerre froide (source).

Ainsi, après avoir favorisé la naissance de l'islamisme, les apprentis-sorciers de l'espionnage américain auraient fait de l'Afghanistan le premier producteur de drogue du monde.

Comme dans les pires films d'horreurs, les monstres échappent souvent à leurs créateurs.
La défaite probable des troupes de la coalition occidentale ne pourra pas empêcher le retour au pouvoir des principaux chefs de guerre Afghans, et l'économie de la drogue est loin d'être éradiquée. Alors que le régime dictatorial des talibans avait fait baisser de façon radicale le trafic d'opium en 2001, l'invasion occidentale a fait repartir de plus belle la production.

Il ne faut sans doute pas voir de théorie du complot derrière ces erreurs qui sont aujourd'hui les principaux dangers qui menacent notre société (terrorisme islamiste et toxicomanie), mais plutôt le signe d'un politique inconsciente et d'une vision à court terme, qui ne calcule pas les effets de son incompétence.

Le discours officiel qui voudrait nous faire croire que nos armées aident les Afghans est assez cynique de la part de ceux qui ont intégralement détruit ce pays. Ce que cette guerre aura accompli, c’est le rétablissement d’un narco-régime dirigé par un gouvernement fantoche.

C'est l'occasion de revoir l'excellent reportage d'Envoyé spécial sur cette question : "Opium, le poison Afghan".
Partie 1 - partie 2

mercredi 20 octobre 2010

Le tribun de la plèbe

Le 18 octobre, le Parti de Gauche organisait un meeting sur le thème : "Qu'ils s'en aillent tous ! Vite, la révolution citoyenne". 
Jean-Luc Mélenchon, le leader maximo de la gauche radicale y a prononcé un discours fleuve à couper le souffle.
"Si on vit plus vieux, c'est parce qu'on travaille moins", explique le Stentor populaire, montrant du doigt "Monsieur", le frère du Roy, qui investit dans la création d'un fond de pension, dénonçant les médias et refaisant les "unes" des journaux en kiosque, Méluche confirme qu'il est un tribun populaire hors du commun.

Qu'on soit d'accord ou pas avec les idées du Parti de Gauche, on doit reconnaître à son fondateur un talent indéniable d'orateur.


Qu'ils s'en aillent tous : meeting au théâtre Dejazet
envoyé par lepartidegauche. - Regardez les dernières vidéos d'actu.

mardi 19 octobre 2010

Précarité, un état des lieux inquiétant selon Médecins du Monde



 Le diagnostic 2009/2010 de Médecins du Monde sur l’accès aux soins des plus démunis en France ne ressemble pas à celui des années précédentes.

Certes, les plus pauvres sont toujours ceux qui ont le moins accès aux soins (84 % des personnes reçues par MdM n’ont aucune couverture maladie).
Mais la crise économique et les politiques de sécurité et d’immigration menées par le gouvernement viennent aggraver la situation sanitaire déjà très difficile de ces populations, soumises à une triple peine : exclues, premières victimes de la crise et désormais cibles désignées des politiques sécuritaires. 

Plus 17 %, une progression record, de consultations chez MdM, des malades qui retardent de plus en plus leurs soins, de plus en plus d'enfants et de mineurs… Olivier Bernard, président de MdM lance un cri d'alarme :

dimanche 17 octobre 2010

17 octobre : manifestation sanglante



Le 17 octobre 1961, des dizaines de milliers d’Algériens manifestaient pacifiquement à Paris contre le couvre feu discriminatoire qui leur avait été imposé par Maurice Papon, Préfet de police de Paris. Ils défendaient leur droit à l’égalité, leur droit à l’indépendance et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Ce jour-là, et les jours qui suivirent, des milliers de ces manifestants furent arrêtés, emprisonnés, torturés ou, pour nombre d’entre eux, refoulés en Algérie. Des centaines perdirent la vie, victimes d’une violence et d’une brutalité extrêmes des forces de police.

Vive la France, le pays des droits de l'homme.

jeudi 14 octobre 2010

Une fiesta majeure et bien dressée !



Qui oserait dire après 18 éditions révolues et couronnées de succès que la Fiesta des Suds n’est pas l’événement musical majeur de l’automne phocéen ? Oui… qui ? Pas nous en tout cas. Le programme tout chaud de cette 19e manifestation hors pair et toujours enfiévrée, à l’œil et au doigt (du 15 au 23 otobre) !

Devenue majeure, pour sa 19e édition, la Fiesta des Suds chope de la moustache ! Du moins déjà sur l’affiche, tendance Roms de saison… Pour décoller, la fiesta que tout le Nord et ailleurs, l’Est notamment, nous envient, a d’ailleurs concocté du lourd et pas que du rhum agricole à 55° dans le ti’ punch ! Pour fêter ses 18 ans, notre fiesta préférée a en effet prévu une foultitude d’invités les uns tous plus musicaux que les autres.

Les bruits et les odeurs

Ça attaquera ainsi d’emblée, dès la première soirée, le 15 octobre, avec Gaëtan Roussel, le chanteur et guitariste de Louise attaque qui fait un carton en solo avec son album Ginger et qui, n’en doutons pas, vous fera « clap your hands » au rythme de sa pop rock imparable et euphorisante. D’autant qu’il sera accompagné à l’affiche pour cette première nuit endiablée, d’autres joyeux huluberlus et djinns en tout genre bondissant dans tous les sens. A commencer par (et ça s’arrose) Mouss et Hakim, les deux frangins à ressorts de Zebda qui nous promettent - houba, houba - pour arroser leur 20 ans de carrière, une nouba de bruits harmonieux, sans les odeurs ; les toilettes sèches un temps utilisées durant les fiestas précédentes par souci environnemental n’ayant apparemment plus droit de scier… quoiqu’une « installation sensitive » (sic) soit programmée à cette occasion… A voir, ou plutôt à sentir. Enfin, pour clore le plateau du premier jour, ajoutez-y notamment les Casablancais alternatifs d’Haoussa et… rock the Fiesta !

Pour la suite, cette dernière déroulera une fois encore le tapis rouge à quantité de trublions fort attendus sous nos latitudes. On poursuivra alors le 16 octobre avec le (toujours) belge (mais jusqu’à quand ?) Arno et sa voix éraillée inimitable, la franco-marocaine Hindi Zahra, annoncée comme la perle soul-folk méditerranéenne (on ne demande qu’à juger), Daniel Waro, le chantre du maloya réunionnais, ou encore le blues provençal et ciotaden des Moussu (et sans faux-col)T e lei Jovents.

De grandes stars internationales

Le 20 octobre, pas de baisse de régime puisque ce sera le retour du grand blond avec des chaussures noires-à-lacet-sur-le-côté, le so british Joe Jackson, icône post-punk des années 80 et de la new wave, qui fera valoir sa classe intemporelle et le 21, idem, mais avec un grand du jazz cette fois puisque c’est Wayne Shorter, qu’on ne fera pas l’insulte de présenter, qui est prévu au programme et qui nous fera entendre, lui, qu’il reste plus que jamais un saxophoniste de légende. Enfin, bouquets finaux les 22 et 23 octobre avec en particulier la star internationale et sénégalaise de la word music, Youssou N’Dour qui fera danser les derniers récalcitrants au son reggae de son dernier opus en date en hommage à Bob Marley (préparez vos dread locks) avant qu’ils ne soient livrés le lendemain, pour l’ultime soirée de fête, à l’électro-tango d’un Gotan project franco-argentin, virtuose du tango 3.0 comme chacun sait (ou saura).

Janfi from Mars

PS : Parmi les nombreuses autres animations proposées dans le cadre de cette 19e Fiesta des Suds, on conseillera donc, entre autres, l’installation sensitive baptisée « le bruit et l’odeur », signée les Jnoun & Staph, à découvrir dans un container, ainsi que l’exposition « Attention, travail d’Arabe », créations sur bâche (et projections) dues à Ali Guessoum et son agence Sans Blanc.

Camembeur Résident - Agence Sans Blanc


Fiesta des Suds en ligne

(un billet de notre honorable correspondant Phocéen)

mercredi 13 octobre 2010

Noam Chomsky et le socialisme





C'est en lisant avec plaisir chez CC les « Dix Stratégies de Manipulation » inspirées des idées de Noam Chomsky que je me suis souvenu de ces films de Daniel Mermet, où le célèbre intellectuel redéfini les termes qui structurent notre pensée politique. La confusion sémantique qui est décrite par Noam Chomsky dans ces films est dans la logique de la stratégie de manipulation.

L'aspect le plus important de ces 10 stratégies, est en effet de maintenir les gens dans une médiocrité intellectuelle si possible culpabilisante, pour "faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage". "Faire appel à l’émotionnel est une technique classique pour court-circuiter l’analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus."

"Élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes."

 La 8e stratégie, "Encourager le public à trouver « cool » le fait d’être bête, vulgaire, et inculte… " représente bien la critique que fait Arnaud Montebourg au sujet de TF1.

Ces 10 stratégies ne sont pas directement de Chomsky, et celui-ci précise : « Je n’ai aucune idée d’où cela vient. Je n’ai pas fait cette compilation moi-même, je ne l’ai pas écrite ni mise sur le web. Je suppose que celui qui l’a fait pourrait prétendre que ce sont des interprétations de ce que j’ai écrit ici ou là mais certainement pas sous cette forme ni en tant que liste. »

mardi 12 octobre 2010

Jeux d'argent républicain



La République est un casino.
Les jeux d'argent, refuge moral des laissés pour compte de la crise, ont le vent en poupe.
Derrière le PMU populaire, les milliardaires tirent les ficelles.

Faut-il revenir sur l'affaire Woerth, au risque de passer pour un Henri Béraud moderne, et rappeler le rôle d'Hubert Monzat auprès du ministre, au sujet de la libéralisation des paris en ligne ?

Faut-il rappeler l'affaire Laporte, éphémère ministre qui se construit un empire sur les jeux d'argent, une noble activité qui doit autant au prince de Monaco qu'à Bugsy Siegel ?

Faut-il s'étonner  des conséquences de l'affaire Visionex, où l'on voit trois Gardes des Sceaux (Chalandon, Dati, Alliot-Marie) mis en cause par une certaine presse, encore une histoire de machine à sous ?

N'est-il pas normal, en définitive, qu'un des intimes du président de la République soit à la tête d'un empire des jeux et du luxe ?

Il est donc tout à fait normal que Dominique Dord, le nouveau trésorier du parti présidentiel, maire de Aix-les-Bains, soit, par l'intermédiaire de la ville, le patron de 2 casinos, une situation unique en France, dont la légalité est contestée par la chambre régionale des comptes.

les joueurs français ont dépensé 21,6 milliards d'euros laissés en 2009 dans les caisses de La Française des Jeux, du PMU et des 197 casinos de l'héxagone.
Alors franchement, pourquoi se prendre la tête avec un  déficit des caisses de retraite qui sera inférieur à 30 milliards d'euros en 2010…

la roulette tourne…

dimanche 10 octobre 2010

DSK contre Sarko sur les acquis sociaux : vintage ou anticipation ?


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Un débat intéressant, datant de 1993, juste avant la déroute socialiste aux législatives, portant sur les acquis sociaux.

Sarko s'y fait le champion de la lutte contre le chômage, du logement pour tous, DSK lui répond que si il prend le pouvoir il remettra en cause le RMI et la retraite à 60 ans... Sarko mettra 15 longues années pour réussir a prendre le pouvoir...

Un vieux débat à revoir pour ses images vintages (Sarko en aiguilleur du ciel est un collector), ou comme une anticipation du débat de dans 2 ans… ?

Cantona révolutionnaire



Merci à BA pour son récent commentaire.

samedi 9 octobre 2010

Grippe : la désinformation continue



Le Figaro, coutumier du mauvais journalisme, vient d'apporter sa pierre à la campagne de désinformation sur la grippe.

Dans un article pourtant bien documenté, "Faut-il vraiment se faire vacciner contre la grippe ?", Sandrine Cabut nous donnait, la semaine dernière, une réponse :
Une étude publiée la semaine dernière par l'Ined (Institut national d'études démographiques) devrait permettre de convaincre les plus sceptiques. «En quarante ans, le risque de décès a été divisé par dix et, en 2005, année de la dernière épidémie importante en France, le nombre de décès directs n'a guère dépassé le millier», écrit la démographe France Meslé, qui attribue ce «recul spectaculaire» à la vaccination.
Mais en y regardant de plus près, en particulier chez le docteur Dominique Dupagne, on peut lire des choses différentes (le rapide résumé ci-dessous ne remplace pas une lecture approfondie de son article).

Ce dernier, qui a remarqué que l'article de l'Ined, relayé par l'AFP, sortait au même moment que le nouveau vaccin saisonnier, s'étonne que ses études sur l'évolution de la mortalité sur 50 ans ne prenaient pas en compte l'évolution du système de santé (meilleur accès aux soins,  Sécurité sociale, apparition de l'antibiothérapie) et n'imputent la baisse de la mortalité qu'à l'usage du vaccin.

Il explique les différents systèmes utilisés pour parler de la mortalité liée à la grippe. La première est dite "estimée", basée sur des statistiques internationales, et donne des chiffres qui se compte en milliers. On annonce alors près de 7000 morts par an, pour la France.

Mais en comptabilisant le nombre réel de morts, mortalité "constatée", années par années, on compte par centaines, et en général moins de 500 morts par ans.

En fait, suivant que l’on utilise la mortalité estimée ou la mortalité constatée, on obtient facilement la division par 10 de la mortalité attribuée au virus. L’article de l'Ined n’indique pas précisément comment la mortalité historique a été mesurée, mais il est à craindre que le mélange de mortalité estimée pour les années anciennes et constatée pour les années récentes ne vienne fausser la lecture des graphiques de France Meslé.

Cette confusion est représentative de l’attitude des autorités sanitaires face à la grippe : la réalité est fabriquée pour être au service de la stratégie vaccinale, alors qu’il conviendrait plutôt de concevoir la stratégie à partir de la réalité.
Le lien de cause à effet entre la vaccination et la baisse de mortalité, fortement suggéré par France Meslé, ne repose sur rien de solide, selon le docteur Dupagne.

Il affirme au contraire :
En pratique, l’étude historique des courbes de mortalité grippale ne soutient pas l’hypothèse d’une forte efficacité vaccinale. Cette forte efficacité serait d’ailleurs en contradiction avec les évaluations scientifiques disponibles qui n’attribuent au mieux au vaccin saisonnier qu’un effet modeste, à supposer qu’il existe, sur la mortalité grippale.
Ces journalistes qui se réjouissent avec l’Ined de la baisse de la mortalité à 500 morts par an sont les mêmes qui nous annonçaient tous les ans 7000 morts lors de la commercialisation du vaccin. Ils semblent ne pas avoir retenu la leçon des errances de la communication officielle sur la pandémie grippale.

vendredi 8 octobre 2010

Abstractionnisme Radical, n°5 : un attentat artistique

Cette  œuvre appelle à commettre un attentat contre l’homme d’Etat N. Sarkozy dans le but d’arrêter son activité étatique et politique. 

Puisque Avdey Ter-Oganian est exposé au musée du Louvre et que la nation des Droits de l'homme a fait plier la dictature Russe, je peux en toute sérénité vous présenter ma nouvelle création : Abstractionnisme Radical n°5, sans craindre aucune censure ou procès.

En effet, la toile de Avdey Ter-Oganian "Radical abstractionism, n°8", était jusqu'à présent retenu en Russie au motif qu'elle pouvait être interprétée comme un "appel à un coup d'État".  Fort heureusement, la patrie de Voltaire a tout de même la fierté d'exposer cette merveille sous titrée : Cette  œuvre appelle à commettre un attentat contre l’homme d’Etat V.V. Poutine dans le but d’arrêter son activité étatique et politique.


Pour en savoir plus sur Avdey Ter-Oganian, on se reportera à la Boîtes à Images, le blog de maître Alain Korkos. 

jeudi 7 octobre 2010

Le syndrome du biscuit apéritif


Sel caché dans les aliments : des morts, aucune mesure.
envoyé par bakchichinfo. - L'actualité du moment en vidéo.

Vous connaissez tous le syndrome du biscuit apéritif : une bonne chips saturée d'huile et de sel en appelle automatiquement une deuxième. Du coup ça donne soif, alors on reprend un verre, et ainsi de suite…

C'est infaillible, le sel (chlorure de sodium) donne soif. C'est aussi un exhausteur de goût pas cher qui masque la fadeur d'un certain nombre d'aliments industriels bas de gamme. Et puis, il y a l'effet d'accoutumance qui nous pousse  à reprendre une chips, obligatoirement.

Son autre effet moins connu, mais bien plus dangereux, est qu'il augmente de manière significative la tension artérielle, première cause des accidents vasculaires, cérébraux ou cardiaques.

L'industrie pharmaceutique se sucre avec du sel.

Certains chercheurs ont constaté des liens entre les producteurs de sel et l'industrie pharmaceutique (Solvay est en effet un des 6 membres du Comité des salines de France). Ils soulignent que Solvay possède également une branche pharmaceutique qui aligne pas moins de cinq médicaments anti-hypertenseurs. Même si le sel est surtout un ingrédient nécessaire aux nombreuses transformations opérées par ce grand groupe de chimie, cette proximité est mal vue par certains, c'est une manière de vendre le poison d'une main et le contre-poison de l'autre (j'en parlais au sujet des statines il y a peu).

Un deuxième exemple est frappant, celui du Pansalt, un intéressant sel de substitution finlandais (comme le français Ksalt, une sorte de sel "light" dans la composition duquel d'utiles sels organiques de potassium remplacent le néfaste excès de chlorure de sodium). Racheté par Monsanto, son lancement est bloqué à la demande de Searle, la branche pharmaceutique du groupe (qui commercialise le Practon, agissant sur la tension artérielle). On notera que le marché des antihypertenseurs dépasse les 2 milliards d'euros par an en France.

Bien assoiffer pour mieux désaltérer

Autre liaison dangereuse, l'industrie alimentaire (dont la production représente 80 % de notre consommation de sel) contrôle aussi les boissons. Ainsi, Selon Pierre Méneton (Inserm), réduire la consommation de sel de moitié se traduirait par une diminution de consommation de l'ordre d'une cannette par personne et par jour.
D'où un manque à gagner certain pour les fabricants de boissons et d'eau en bouteille ! « Dans un pays comme la France, une réduction de 30 % des apports en sel entraînerait un manque à gagner de plus de 6 milliards d'euros par an pour l'agroalimentaire », souligne Pierre Méneton.
De plus, grâce à sa faculté de rétention d'eau, le chlorure de sodium augmente artificiellement le poids d'un certain nombre de produits, et en conséquence leur prix de vente au kilo.

Notre consommation de sel est ainsi le double de celle recommandée par l'OMS, et on estime à 5 milliards d'euros en France le coût de la prise en charge médicale des effets secondaires qu'elle induit.

Un lobby puissant qui préserve ses intérêts

Réunis dans une puissante association, Salt Institute, les géants de l'agroalimentaire et les industriels du sel organisent une contre propagande, en insistant sur les prédispositions génétiques des maladies vasculaires, et en déclarant que pour la moitié de la population la diminution du sel n'a pas d'influence.

Comme le souligne le professeur Graham MacGregor (London Saint George's Hospital Medical School), « il y a des intérêts industriels immenses à maintenir l'ajout de chlorure de sodium à un niveau élevé dans l'alimentation préparée (…) La stratégie déployée est en fait la même que celle utilisée dans les années 70 par les grandes firmes du tabac, qui niaient alors la relation entre la consommation de tabac et le cancer du poumon.»

Sources : Cité des Sciences, Le Point

samedi 2 octobre 2010

Ben Laden, Hekmatyar, vision de l'islamisme il y a 15 ans


retrouver ce média sur www.ina.fr


Tous les ingrédients et les acteurs de l'islamisme terroriste d'aujourd'hui étaient bien identifiés en 1995.
Ben Laden y était décrit comme un nouveau venu, le World Trade Center subissait son premier attentat.
Un document prophétique a revoir…

vendredi 1 octobre 2010

Baptiste Roynette mis en cause par Le Monde



Selon le journal Le Monde, un curieux compte twitter, @solferinien, serait un faux grossier.
Se faisant passer pour un cadre du parti socialiste, il n'a de cesse en réalité de se répandre en  allusions ambigües, sur les affaires gênantes pour le PS ou la vie privée de ses ténors.

Une bonne vieille méthode d'entrisme et d'agit prop digne des officines bolchéviques de la grande époque… En effet, selon les éléments que Le Monde.fr a pu consulter, c'est l'"e-veilleur" de l'agence Web interne de l'UMP, Baptiste Roynette (@baptisteblog) qui se cacherait derrière "@solférinien".

Interrogé, ce dernier dément formellement : "Nous, à l'UMP, on ne sait pas qui est derrière ce compte."

Pourtant, Emile Josselin, responsable des contenus web au PS, explique à Rue89 qu'il est formel : « Nous avons obtenu son adresse e-mail, il s'est trahi tout seul. » Pour récupérer des documents "croustillants" sur le PS (un appât grossier mis en place par le PS), le fake s'est connecté à une "Google App" dévoilant ainsi son identifiant mail.

Une chose est sûre, c'est que le jeune Baptiste n'a pas encore jeté sa gourme, il a d'ailleurs participé avec enthousiasme à la campagne "Lol attitude", et pour lui, jouer avec un fake sur Twitter c'est peut-être trop hype ! C'est LOL la politique, coco !

Un brave gamin encore potache qui n'a pas pris la mesure de son nouveau poste de responsable web à l'UMP.

En effet, si les faits rapportés par la presse sont exacts, Baptiste ne doit pas ignorer les conséquences de la loi Loppsi, en particulier de son article  222-16-1, qui  réprime l’utilisation malveillante, dans le cadre des communications électroniques, de l’identité d’autrui ou de toute autre donnée personnelle, en vue de troubler sa tranquillité ou de porter atteinte à son honneur ou à sa considération. Il sanctionne ces comportements, sur le modèle des appels téléphoniques malveillants, d’une peine d’un an d’emprisonnement et de 15 000 € d’amende.

Devant le démenti catégorique de l'UMP, Emile Josselin affirme, sur de lui : « Ils mentent, on a toutes les preuves de ce qu'on avance. Pourquoi ils ne nous attaquent pas en diffamation si ce n'est pas eux ? »

Baptiste Roynette est tout de même trop Lol ! Avec son copain Benjamin Lancar, ils font la paire !