lundi 29 novembre 2010

Arrêt de ce blog



6 octobre 2012, Arles

Voilà, ceci est mon dernier message. Il y a 15 mn un Tweet d'un résistant m'informe que je vais y passer.

Ce message est pour la Police de la Pensée.

Je sais que vous allez mettre un peu de temps avant de pouvoir faire disparaître ce blog complètement, il vous faudra intervenir auprès de Blogger, donc Google, et depuis que vous avez fait pression sur eux, ils sont assez mal disposés envers vous. Certains camarades auront le temps de lire…

Personne ne se doutait de ce qui allait se passer il y a 6 mois… Quand on a vu Marine arriver première au premier tour, personne n'a réalisé… Sarkozy deuxième…

L'abstention au deuxième tour a été catastrophique, je regrette de ne pas avoir voté, pour ne pas voter Sarko… Mais bon, on ne va pas pleurer sur ses erreurs…
… Et Marine est passée de justesse. Avec 60 % d'abstention, il fallait s'y attendre.
C'est aux législatives que ça a été coton. Les listes FN-UMP se sont multipliées… mais il n'y a pas eu de majorité absolue. L'UMP avait explosé et Fillon avait son propre groupe parlementaire allié au FN, ainsi que les radicaux de Borloo,  et l'opposition était représentée par les Villepinistes, les Socialistes, le Front de Gauche et les Ecologistes.

Mariani a accepté le poste de premier ministre, avec Vanneste, Hortefeux et Eric Besson, pour former un gouvernement d'Union Nationale. Marine savait qu'il n'y avait pas de cadres au Front pour tenir un portefeuille correctement, mais une bonne moitié de l'UMP s'est couchée devant elle.
François Desouche a été nommé ministre de la culture, des communications et de l'éducation.

Quand il a créé la police de la Pensée, cet été, on venait de subir la répression des émeutes du 18 juin, quand dominique de Villepin a lancé son appel, à Monaco.
 On n'était pas organisés, et on a été balayé par les parachutistes appelés en renfort. SebMusset est mort sur une barricade, la caméra au poing. Voici ses dernières images :


Moi  j'ai échappé aux camps de justesse (15 000 camarades y sont encore). Quand Marine Le Pen a décrété l'état d'urgence et les pouvoirs d'exception, le 14 juillet, il était trop tard, et les chars sont rentrés dans les villes. Les cadres socialistes ont été arrêtés le 17 juillet, le 18 Nicolas Sarkozy s'envolait pour Turin, en exil.
Du coup, avec tous ces événements, on a pas réalisé ce que c'était que cette police de la Pensée.

C'est quand Juan a été arrêté, le 12 août, et Dagrouik le 14, qu'on a compris. Et chaque jour sur Twitter on consultait le hashtag #UnderArrest pour voir quels blogueurs étaient tombés.
La blogosphère se vidait  chaque jour, et ceux qui restaient modéraient leur langage, parlaient en code… Menilmuche, Romain Blachier, Gaël, Eric sont tombés la même semaine…

Bien sûr il restait les blogs féminins de mode, protégés par Marine, et les pétasses se faisaient sponsoriser leurs billets par le FN, mais peut on appeler blog ces vitrines publicitaires ?
Mais de toutes les façons, le contrôle de la pensée s'exerçait dans tous les domaines, même les plus futiles, pour que le message d'une France catholique au sang pur soit la norme incontournable.

Les féministes comme Olympe, ont vite déchanté, avoir une femme comme "dictatrice" (il fallut inventer le terme, auparavant réservé aux hommes) était peut-être plus terrible encore.
Un mot de trop scella leur destin, et CC, Trublyonne, Ma'me Clooney, Cécile, Isabelle et Aude disparurent aussi…

Birenbaum avait déjà quitté le pays dès l'annonce des résultats, le 8 mai, et c'est d'Angleterre qu'il coordonnait la résistance sur son nouveau blog, Le Maquis, en nous donnant des infos non censurées…

Jegoun, grâce à ses billets islamophobes a tenu jusqu'en septembre. L'Hérétique a alors enfin pris la tête du classement Wikio, en vantant les mérites d'une collaboration "républicaine".
Le Coucou est tombé peu après, un dimanche, alors qu'il venait de faire son rébus, dont on ne connaîtra jamais la solution.

Melclalex et a été interné le 29 septembre, il aurait perdu la raison…
Yann a continué à bloguer, réfugié à l'île d'Ouessant, où il se croyait protégé, jusqu'à hier… Jusqu'à ce qu'il soit dénoncé pour des tickets de bière (le rationnement avait été introduit le 1er septembre).

Et puis à l'instant je viens de regarder Twitter, et j'ai vu le #UnderArrest Rimbus.

Depuis que wikileaks diffuse les listings de François Desouche (merci au héros qui sort ces infos) on a un temps d'avance sur les hommes en noir, ceux qui ont un @ en argent sur leur casquette de cuir, les terribles tortionnaires de la Police de la Pensée, qu'on a surnommé les Commandos-Marine.

Je m'en vais… je n'écrirai plus ici… Si un jour j'arrive à choper un wi-fi je laisserai un tweet… Je prends la fuite, et ne peux pas en dire plus.

Alors je veux dire à la Police de la Pensée qu'elle aura peut-être la peau de mon blog, mais que Rimbus poursuit la lutte et que même si je tombe, un autre se lèvera à ma place, et que pour nous la lutte n'en est qu'à ses débuts.

Vive l'Internet libre et la résistance !

dimanche 28 novembre 2010

Quand Balladur nous bourre le mou…



En lisant ce qui est paru dans la presse on a envie de rire ! Balladur affirme "ne pas être au courant de commissions"… Sacré Edouard !

Mais alors, de quoi a-t-il parlé avec Cheikh Ali Ben Mussalam, le principal intermédiaire du contrat Sawari 2, dont on notera que les contrats de commissions vont s'avérer «hors normes» avec un pourcentage de 8 % au lieu d'1 ou 2 % (selon ce qu'en dit Libération).

En effet, cet article de Marianne du 13 apût 2001 (à moins qu'il ne soit totalement fantaisiste) prétend que Balladur a rencontré personnellement 4 fois Ben Mussalam… étonnant, non ?

"Qu'on en juge par ce document inédit: «30.11.93: Rencontre Nicolas Bazire, Ali Ben Mussalam. 18.11.93: Rencontre Balladur, Ben Mussalam, en présence d'un fils du roi Fahd. 20.11.93: Rendez-vous Bazire, Balladur, Ali Ben Mussalam. 23.12.93: Rendez-vous Léotard, Ben Mussalam. 1.1.94: Nouvelle rencontre Bazire, Balladur, Ben Mussalam. 2.1.94: Bazire rencontre Ben Mussalam pour préparer le voyage de Balladur en Arabie Saoudite. 7.1.94: Voyage de Balladur en Arabie Saoudite».
(…) les 22 et 23 décembre 1994 a lieu une nouvelle rencontre Bazire, Balladur, Ben Mussalam et, le 10 mars 1995, un nouveau rendez-vous Donnedieu de Vabres, Ben Mussalam."

Et, bien, en voilà des réunions étranges, qu'avaient donc à discuter ces hommes d'état Français avec un intermédiaire dans les ventes d'armes ? Voila qui soulève de nombreuses questions : Peut-être ont-ils parlé hôtellerie ?
Ben Mussalam, était il est vrai, propriétaire de l'hôtel Prince de Galles à Paris, principal actionnaire du Sheraton sur l'aéroport londonien d'Heathrow… Mais cela est-il crédible ?

Libération livrait le 3 août 2001 une étonnante version de cette histoire :
"Curieusement, les contacts entre les intermédiaires et «l'échelon politique» se poursuivent après la signature [du contrat Sawari 2]. En janvier 1995, Donnedieu de Vabres devient membre de la cellule politique du candidat Balladur à l'élection présidentielle. Les 10 mars et 13 avril 1995, en pleine campagne, Donnedieu de Vabres trouve le temps de rencontrer encore Ben Mussalam et Takkiedine, alors que le marché est signé.
Finalement, Jacques Chirac remporte la présidentielle. Des écoutes sont aussitôt ordonnées, histoire de vérifier si les intermédiaires qui ont frappé à la porte de Donnedieu de Vabres n'auraient pas participé au financement de la campagne de Balladur". 

Une analyse dont il faut laisser la responsabilité au journal, mais qui contredit les récentes déclarations de l'ancien premier ministre. D'autant que le journal Challenges (1er juin 2010) va jusqu'à chiffrer des rétrocommissions empochées par les "politiques" Français : 2 % de ce marché évalué à 19 milliards de francs.

C'est un point que devrait éclaircir le juge Van Ruymbeke…

samedi 27 novembre 2010

Les 2 affaires Karachi

 Si l'affaire des rétrocommissions liées à la vente au Pakistan des sous-marins "Agosta" semble une piste plausible pour expliquer un financement occulte de la campagne présidentielle de Balladur en 1995 (ce serait donc la première affaire, française, le "Karachigate"), le lien est plus difficile à établir pour prouver que l'arrêt du versement des commissions liées à ces contrats par le nouveau président Chirac, en 1995, est directement responsable de l'attentat de Karachi de 2002.

 Léotard, Juppé, Balladur

Pourquoi ne pas envisager que l'attentat de Karachi pourrait être lié à d'autres affaires qu'Agosta, le but étant de frapper la France, et les salariés français de la DCN à Karachi étant la cible la plus facile à atteindre ? Ce serait donc une deuxième affaire Karachi, plus Pakistanaise.

Frédéric Bauer

Cette hypothèse pourrait être validée par la déclaration de Frédéric Bauer, l'homme chargé de stopper les commissions du réseau K, cité par Rue89 : « S'il y avait un lien entre les commissions et l'attentat, ce sont celles de Sawari. » Une piste qu'on retrouve à la page 106 du rapport parlementaire de Bernard Cazeneuve, selon le journal de Pierre Haski, et qui est aussi évoquée par Paris Match, de manière plus précise, en citant Cheikh Ali Bin Mussallam (propriétaire du palace parisien Le Prince de Galles à l'époque) comme victime numéro 1 de ce grand ménage.

Frégate Sawari 2

 D’une part en raison des sommes en jeu, bien plus importantes dans Sawari 2 que dans Agosta. Ensuite parce que le Saoudien n’avait alors reçu qu’une partie de ses « frais commerciaux ». Tandis que Mercor Finance, la ­société panaméenne des intermédiaires du contrat pakistanais, avait déjà encaissé 85 % des commissions prévues. Autre élément à charge, Cheikh Ali est aussi cité par une note de l’administration américaine du Trésor qui le désigne comme l’un des pourvoyeurs de fonds d’Ous­sama Ben Laden quand celui-ci combattait contre les Russes en Afghanistan (on en déduit qu'il avait donc des contacts étroits avec des groupes susceptibles d'organiser un attentat à Karachi).


Mirage 2000

Mais il y a d'autres affaires de vente d'arme au Pakistan, comme ce programme de vente de Mirage 2000 Dassault (initié par Chirac pour 15 milliards de francs, trois fois plus qu'Agosta) qui a aussi été l'objet de négociations en 1996 et de pots de vins (voir les détails rocambolesques du Point 08/96) et qui aurait été annulé suite à des pressions de l'Inde. L'armée Indienne étant équipée de ces même Mirage 2000 a eut un avantage tactique dans la guerre pakistano-indienne de 1999, lui permettant une victoire décisive. Une raison qui semble tout à fait justifiée pour que l'ISI décide de punir les Français, non ?
C'est à l'issue de cette défaite militaire que Pervez Musharraf prendra le pouvoir, et décidera de punir les bénéficiaires Pakistanais des commissions françaises.

Selon Guillaume Dasquié (Libé 04/2010) Le général Musharraf entendait neutraliser, début 2000, les réseaux militaires et financiers en cheville avec ses adversaires politiques - en particulier le couple Benazir Bhutto-Ali Zardari (une purge sévère s'en est suivie, et l’amiral Mansur ul-Haq, qui depuis son limogeage du ministère de la Défense goûtait une vie paisible à Austin, au Texas, a été interpellé le 17 avril 2001 à la demande d’Islamabad puis extradé. Revenu dans son pays, il a reconnu avoir perçu 7,5 millions de dollars dans le cadre du contrat Agosta et du contrat des missiles SM-39, et les a remboursés).

Là aussi, pourquoi ne pas punir aussi les Français par la même occasion ?

 Pervez Musharraf

Enfin, je voudrais attirer l'attention sur l'article de la semaine dernière publié par France Inter. Il est terrifiant, et trop détaillé pour en faire un résumé (il faut absolument le lire en entier). Il recoupe des allégations du livre des 2 Fabrice, Arfi et Lhomme, "Le Contrat". Il s'attache à montrer la situation à Karachi dans les semaines précédent l'attentat. Le rôle de l'ISI est clairement évoqué : filatures, surveillance du chantier naval, et ce dès le 21 avril, c'est à dire juste après le 1er tour de l'élection présidentielle, quand la réélection de Chirac est devenue évidente.

Dès le mois de janvier, des indices pouvaient laisser prévoir des actions contre la DCN : Le 26 janvier 2002, un employé pakistanais de la DCN à Karachi, Mustafa Haroon explique avoir été agressé par huit personnes qui lui dérobent sa mallette contenant la liste des salariés de la DCN au Pakistan, leur badge et leur adresse. Deux jours plus tard, le 28 janvier 2002, une bombe magnétique, prévue pour ne pas exploser, est découverte sous le véhicule d’un diplomate français à Islamabad.

Comme un avertissement, sans frais, alors que dans le même temps aucune mesure particulière n'est prise pour la sécurité des hommes de la DCN.
(Ces signes avant-coureurs d'un futur attentat ont aussi été notés par le rapport de la mission parlementaire de B. Cazeneuve).

Jacques Chirac rend hommage aux victimes de l'attentat de Karachi, à Cherbourg

Un avertissement, qui semblerait justifier l'expression de Chirac lors de la cérémonie officielle pour les victimes de l’attentat de Karachi, à Cherbourg le 13 mai, et qui parle de "chantage". (Quel chantage ? qui peut l'expliquer si ce n'est Chirac lui-même qui a l'air d'en savoir plus que d'autres ?).

Beaucoup de zones d'ombres persistent dans ce dossier, et les pistes exposées ci-dessus ne sont que des éléments de réflexion basés sur les différentes lectures qu'offre la presse, avec des contradictions et des questions sans réponses.

11 personnes sont mortes à Karachi, et le désarroi des familles des victimes ne peut être apaisé tant que la vérité ne sera pas faite.
Mais peut-on attendre la vérité de la part d'une nation, la France, dont une des spécialités est de vendre des armes et de la mort ?

Annexe : un article d'"Intelligence Online":



mercredi 24 novembre 2010

Karachigate, le Luxembourg va-t-il nous déclarer la guerre ?

Militaires du Luxembourg

"Je ne suis pas du tout agressif, d'abord je ne vous en veux pas, non, mais attend, vous me trouvez fâché. D'abord le pauvre, il est pas pédophile. Non, je ne le pense pas (rires), mais… C'est pas un fait. En plus je le connais, je l'apprécie, j'ai aucun contentieux. Il me dit : "Il semble que vous ayez donné votre autorisation à la constitution de deux sociétés luxembourgeoises." Je n'en ai aucune idée... Y a-t-il un document qui montre à un moment ou à un autre que j'ai donné instruction de créer des sociétés luxembourgeoises ? Alors peut-être que le ministère l'a fait à un moment, j'ai été ministre du Budget deux ans, mais moi non, jamais !"

Cet  extrait de la transcription du verbatim "off" de Sarkozy est très révélateur.

Il y a des documents citant Nicolas Sarkozy, ce sont les rapports de la police du Luxembourg de janvier 2010. Ils ont été publiés sur Mediapart.

Voici le premier :


Il est précisé "Nicolas Sarkozy donne également sont accord depuis le Ministère des Finances." Ce qui est très différent de "le ministère des Finances donne son accord".

Pour ce qui concerne la question du montage financier, les conclusions de la police du Luxembourg sont aussi explicites (Verbatim : "Alors on me dit : il y a eu des commissions. Parfait. Personne n’a la moindre preuve de quoi que ce soit. Personne. Ah, il y a de l’argent liquide sur la campagne de M. Balladur, très bien, OK, dont les comptes ont été validés par le Conseil constitutionnel.) :


Pourquoi les policiers Luxembourgeois s'avanceraient ainsi, donnant matière à la justice pour ouvrir une enquête ?  Seraient-ils manipulés et par qui ? Peut-on manipuler une police étrangère ? (Verbatim : "Mais vous pouvez pas être instrumentalisé - vous qui faites un métier sérieux - tous les jours, sur n’importe quoi, sur les déclarations d’un avocat excité.")

Selon le président de la République, l'enquête menée par les autorités du Luxembourg seraient donc n'importe quoi, une instrumentalisation malveillante, et n'existerait même pas.

Ces graves accusations, venant après l'épisode des Roms et la dispute avec Viviane Reding, laissent comprendre que les relations se tendent encore plus entre le grand Duché et la République.

Une bonne guerre contre le Luxembourg serait un bon moyen d'oublier cette affaire du Karachigate. Et si c'était ce à quoi il faut nous attendre ?

mardi 23 novembre 2010

Le "Sarko off", une certaine image du journalisme



Je viens d'écouter cette bande-son de la discussion soi-disant "off" pendant laquelle Nicolas Sarkozy a accusé un journaliste d'être pédophile, sur le ton de la boutade…

Hallucinant !

En fait, Sarkozy mélange toutes les affaires (Clearstream, Karachi, Bettencourt) et prend à parti les journalistes présents, en les flattant ("vous êtes de bon professionnels", "mais non, c'est pas vous, hein ?") et en leur disant qu'ils sont manipulés par Médiapart (et le juge Van Ruymbeke au passage). Grande opération de séduction du président, qui alterne menaces et caresses.

Il laisse penser que les journalistes de Médiapart sont mauvais et menteurs, et que eux, qui sont présent autour de lui, ont bien tort de les suivre, qu'ils sont au dessus de ça, qu'ils sont "manipulés". (par qui ? vise-t-il le couple Plenel-de Villepin ?)

Au moment de l'épisode "pédophile" on entend tous les journalistes rire à gorge déployée… on est dans une ambiance de copains et de connivence.

Les réactions outrées qui vont suivre ne sont pas celles des "privilégiés", trop flattés de rire avec le président. Ou alors, que d'hypocrisie !

Je comprends pourquoi le son a été long à être dévoilé… c'est une honte pour ces journalistes, comme quand les salauds riaient pendant que Joffrin se faisait humilier en conférence de presse.

En écoutant la vérité, elle apparaît toute autre, mais elle n'en est que plus terrifiante.

Pourtant, je me mets à la place de ces journalistes privilégiés, gratifiés d'un leur badge-sésame, comme une décoration qui ouvre les portes fermées au vulgus pecum. Je me suis déjà retrouvé dans cette situation, à côtoyer un ministre avec une étiquette autour du cou… Et d'échanger un bon mot avec lui, pour lui tirer un portrait flatteur, avec mon numérique de supermarché…

Alors un "off" avec le président… dans un congrès de chefs d'Etat… Vous la garderiez froide votre tête, vous ?

Un dîner au Siècle


En exclusivité, (et je prends un risque en vous racontant cela, mais tant pis), je vais vous dévoiler ce que j'ai entendu au dernier dîner du "Siècle".

Je ne pourrai pas vous expliquer sous quel nom je suis connu dans ce club ultra-select qui se retrouve à "l'Auto", ni comment j'y fus parrainé par un animateur vedette de la télévision. Il vous suffira de savoir qu'un vice empoisonnait sa vie et que je pus y répondre, scellant ainsi notre alliance.
Mais ceci est une autre histoire, pour un autre jour.
Le pauvre est maintenant bien à plaindre.

J'étais donc à la Concorde, dans les salons de l'Automobile Club, et l'apéritif se terminait… nous allions dîner.

… Comme je revenais des lavabos, pour un dernier trait de coco, je tombais sur Alexandre A., gras et jovial, qui m'invitait à le rejoindre, d'un geste rapide de la main. Alexandre avait déjà fait appel à mes services, naguère, pour une transaction que je préfère tenir secrète…

Il me faisait signe d'approcher, et je remarquais sur la table basse un joli bol en argent flottant sur une banquise de glace pilée, dans un saladier de cristal. Ne pouvant résister au caviar, je m'assis de bon cœur sur la banquette grenat, après avoir salué Catherine N. que je venais de reconnaître, et qui se tenait à ses côtés, presque cachée par la masse de graisse qu'entretenait Alexandre en engouffrant les petits grains noirs à grands coups de cuillère. Certains petits œufs avaient échappé à l'ogre et s'agrippaient aux commissures de ses lèvres, dans une petite goutte huileuse.

La lumière tamisée atténuait les rides du visage affaissé de Catherine, que les liftings ne pouvaient plus tenir. Mais elle gardait encore des traces d'un charme passé et avait la beauté des roses fanées, sombre et flétrie. Il était loin le temps où elle questionnait les chefs d'états devant les caméras. Mais grâce à ses talents de plume (nombreux les avaient appréciés), on lui gardait encore une chronique dans le magazine un peu people où elle avait échoué, et l'article était charitablement illustré de son portrait d'il y a dix ans, quand elle était à son zénith.

Après quelques mots d'usage, et comme j'attaquais moi aussi un toast recouvert de caviar, ils reprirent leur conversation.
Je tendais l'oreille.

"Ces deux petits cons sont vraiment des raclures, Fabrice de mes deux !" Alexandre était déjà ivre de vodka, il était à peine 21 heures. Il éructait et projetait des petites boules noires, comme de minuscules plombs de chevrotine, sur le chemisier de Catherine.

"- Ils cherchent quoi, répliqua-t-elle, ce sont encore des enfants et ils ne savent pas comment ça marche… Ils se font manipuler par ce con de P. Salaud de marxiste ! Il crache dans la soupe, c'est honteux… Mais que veut-il, Alexandre, à quoi cela rime-t-il ?

" - C'est des illuminés, ils croient qu'ils vont changer les choses, mais on va leur casser les reins. Les instructions sont très claires : c'est la piste terroriste, c'est les islamistes, c'est tout ; bref on ne change rien. Voilà ce qu'il faut dire : c'est les musulmans, Edouard n'a rien à voir là-dedans, c'est Ben Laden.

"- Oui, les crouilles ça marche toujours, ça fait 60 ans que ça marche, et c'est pas près de s'arrêter…" Elle partit d'un grand rire bruyant et vulgaire, et on le sentait tellement convenu, expulsé difficilement de la bouche, qu'une infinie laideur l'envahit.

- C'est dans les vieux pots qu'on fait les meilleures soupes", répondit Alexandre, "et je vais même caser les voyous des cités, cette racaille dont on va s'occuper… Enfin… (Il rota), mais que de temps perdu… Il ne reste que quelques mois…"

Ivan R. arriva à ce moment, "ah vous êtes là, venez mes amis, venez vite, notre table nous attend et nous sommes les derniers"…
Nous nous levâmes, et je m'empressai de gagner ma place, les affaires n'attendent pas.

lundi 22 novembre 2010

Nono !


Morceaux Choisis Candidature Arnaud Montebourg
envoyé par idees_reves. - L'info internationale vidéo.

J'ai décidé de m'engager derrière Arnaud Montebourg, un socialiste dont je surveille le parcours depuis 8 ans. Il avait anticipé l'imperfection de notre constitution une année avant le 21 avril 2002, en fondant la Convention pour la 6e République, pour mettre en garde devant le danger qu'il y a à laisser tant de pouvoir dans une seule main, comme le fait la Ve République.

Le présidentialisme, renforcé par le quinquennat et la réforme Sarkozy, apparaît plus que jamais comme une monarchie élective, un dictatoriat au sens antique du terme, quand les consuls de la république Romaine recevaient pour un temps les pleins pouvoirs en s'affranchissant du Sénat.

Il est temps de remettre la République sur des rails, de reconstruire une nouvelle France. Arnaud Montebourg présente 100 propositions pour le faire. Pour nous faire rêver à un meilleur avenir.

Vive "Des Idées et des Rêves" le mouvement de soutien à la candidature d'Arnaud Montebourg pour l'élection présidentielle de 2012.

dimanche 21 novembre 2010

Le Sultanat Népotiste du Sarkozistan

Ceci est ma deuxième proposition pour le concours sur @rrêt sur images, concernant le Sarkosistan (Plus hard).

samedi 20 novembre 2010

La devise et l'emblème du Sarkozistan.


Ceci est ma première proposition pour le concours sur @rrêt sur images, concernant le Sarkosistan.

vendredi 19 novembre 2010

Karachigate : "l'affaire ne fait que commencer"



Fabrice Lhomme déclarait hier sur BFMTV que l'affaire du "Karachigate" ne faisait que commencer.
En effet, à la suite des déclarations de l'ancien ministre de la Défense du gouvernement Juppé (1995-97), Charles Millon, qui confirme l'existence de rétrocommissions (1) dans le contrat Agosta, le juge Van Ruymbeke a recueilli, jeudi 18 novembre, une déposition explosive (selon Mediapart).

Pour la première fois, un témoin de premier plan permet de faire un lien direct entre l'arrêt du versement des commissions (2), en marge de la vente de sous-marins au Pakistan, décidé par Jacques Chirac en 1995, et l'attentat de Karachi, en mai 2002.

Il s'agit de Michel Mazens, un haut fonctionnaire alors chargé par l'Etat français de négocier les contrats d'armements. Ce dernier explique que c'est à la demande de Dominique de Villepin qu'il a été chargé de transmettre cette directive (l'arrêt du versement des commissions) à Dominique Castellan qui était à l'époque le patron de la branche commerciale de la Direction des constructions navales (DCN).
M. Castellan avait par ailleurs réagi en disant que c'était faire courir des risques à ses personnels.

Me Olivier Morice, avocat des familles des victimes françaises de l'attentat, dit voir dans cet élément la démonstration que le risque avait été pris par l'Etat français de s'exposer à des représailles. "On a la preuve qu'au moment où Jacques Chirac et Dominique de Villepin prennent la décision d'arrêter le paiement, ils savent qu'il y a des risques", a-t-il dit à Reuters.

Une nouvelle plainte pour mise en danger d'autrui et homicides involontaires va donc être déposée et elle visera Dominique de Villepin, Jacques Chirac et les anciens dirigeants de la DCN, a déclaré Me Morice.

L'affaire n'en est effectivement qu'à ses débuts, les centristes Hervé Morin (ex-ministre de la Défense) et François Bayrou, viennent de s'invectiver publiquement au sujet de cette affaire, insinuant des mises en cause mutuelles concernant ce dossier.

Pour mémoire, M. Morin a été proche de François Léotard, ministre de la Défense dans le gouvernement Balladur, tandis que M. Bayrou était alors secrétaire général de l'UDF.

Nicolas Sarkozy était quant à lui ministre du Budget (donc impliqué dans le contrat Agosta et ses commissions) puis porte-parole dans la campagne présidentielle de M. Balladur de 1995. L'actuel président avait donné son aval à la création de la société luxembourgeoise Heine, une société opaque par laquelle circulait l'argent des commissions et rétrocommissions, à travers un réseau installé dans des paradis fiscaux. (3) Nicolas Sarkozy est aussi en relation étroite avec l'intermédiaire soupçonné d'avoir été imposé dans le contrat Agosta, M. Takieddine (4).
La campagne est suspectée d'avoir recueilli des sommes importantes en argent liquide (10 millions de francs), dont la provenance ne serait pas établie.

C'est donc toute la droite, du Centre à l'UMP, des "Chiraquiens" aux "Balladuriens", qui semble concernée par cette affaire ténébreuse, tout comme le président de la République Nicolas Sarkozy.

(1) "on a eu une intime conviction qu'il y avait rétrocommissions" déclaration de Charles Millon, interrogé comme témoin le 15 novembre 2010 par Renaud Van Ruymbeke, selon le compte rendu de l'audition publié sur Mediapart.

(2) Selon la note de la DCN dite "Nautilus" L'annulation de ces commissions avait été décrétée en 1995, à la suite de l'alternance politique en France, et visait à assécher les réseaux de financement occultes de l'Association pour la Réforme d'Édouard Balladur. 

(3) les enquêteurs Luxembourgeois confirment que Nicolas Sarkozy était au courant des activités de la société Heine. Déjà, alors qu'il était ministre du Budget, Nicolas Sarkozy avait donné son feu vert à la création de cette société.
L'enquête luxembourgeoise apporte un nouvel élément. Elle mentionne ainsi l’existence d’un courrier signé de deux administrateurs de Heine qui a été "adressé à M. Nicolas Sarkozy, ministre de l’Intérieur, le 29 novembre 2006 où on lui demande des instructions par rapport à la démarche à suivre concernant le risque de liquidation judiciaire de la société Heine". (révélation extraites du Nouvel Obs)

(4) Ziad Takieddine prétend être ami avec Nicolas Sarkozy depuis 1993, et une soirée chez François Léotard. Il connaît également Brice Hortefeux, un proche de Nicolas Sarkozy. Il soutient également avoir été l'émissaire de la France dans l'affaire des infirmières bulgares, ce que Claude Guéant confirme. C'est donc un personnage qui gravite clairement dans l'entourage de Nicolas Sarkozy. (Nouvel Obs)

jeudi 18 novembre 2010

Les fables présidentielles


La fable, Karachi et le rire de Sarkozy
envoyé par politistution. - Regardez les dernières vidéos d'actu.

Nicolas Sarkozy, au cours de son talk-show de mardi, a qualifié de "fables" le fait qu'il soit pour quelque chose dans l'espionnage des journalistes qui enquêtent sur l'affaire Bettencourt.

Il nous avait déjà fait le coup à Bruxelles, quand on lui posait la question sur le "Karachigate".
Il avait rajouté que le secret d'état n'existait pas, que tout ce savait, blablabla…

L'ancien ministre de la Défense Charles Millon a pourtant assuré lundi devant le juge qu'il y avait eu corruption avec l'existence de rétrocommissions versées jusqu'en 1995 en marge du contrat de vente au Pakistan de sous-marins français.

Les soupçons de financement occulte de la campagne présidentielle de Edouard Balladur ne seront pas élucidés puisque le président du Conseil constitutionnel J-L Debré a refusé de transmettre les délibérations sur les comptes de la campagne présidentielle de 1995, une loi opportune de 2008 s'y opposant.

Quand on entend le président de la République parler de fable, on sait maintenant ce qu'il faut comprendre.

De la même manière, quand on entend que sur les blogs on raconte n'importe quoi, on sait aussi ce qu'il faut comprendre.

lundi 15 novembre 2010

Alain Juppé est-il sarkompatible ?



Dans une interview à "La Revue Géopolitique Online", au mois de septembre, le nouveau ministre de la défense donnait un point de vue assez singulier sur la dissuasion nucléaire et l'engagement Français en Afghanistan.


NUCLEAIRE
L’Allemagne, la Belgique, les Pays-Bas, le Luxembourg et la Norvège souhaitent le retrait des armes nucléaires tactiques en Europe. Quelle doit être la position de la France et quelle pourrait être la conséquence pour ses forces stratégiques ?

AJ : "Je ne vois pas l’inconvénient qu’il y aurait à soutenir la demande des Allemands et des autres partenaires européens. Ces armes sont obsolètes et n’ont plus de signification véritable. Sont-elles encore une monnaie d’échange avec la Russie ? Par ailleurs, je ne vois pas de conséquence pour notre dissuasion qui est stratégique. Nous avons toujours refusé que l’arme nucléaire puisse être une arme de théâtre opérant sur le champ de bataille."

(alors même qu'une nouvelle coopération avec la Grande-Bretagne vient d'être signée dans le domaine de la dissuasion nucléaire par son prédécesseur, on est en droit de se demander avec quelle sincérité le nouveau ministre va engager cette nouvelle phase de notre politique de défense nationale…)

AFGHANISTAN
Quelle analyse faîtes-vous de l’engagement de l’Otan et de la France en Afghanistan ?

AJ : "C’est un bourbier terrible. Il est sage de ne pas accentuer notre présence. Je note que notre retour dans le commandement intégré de l’OTAN ne nous a pas obligés d’accéder à la demande américaine d’augmentation de notre contingent en janvier dernier. Partir ou rester, dans les deux cas, c’est l’impasse. Quand vous êtes dans un tel dilemme, vous vous dites : on va rester un peu et conforter la démocratie à Kaboul. Mais quand on voit l’état des relations de la communauté internationale avec le président Karzai, on peut avoir quelques doutes."


"Je me demande si on n'est pas en train de faire un marché de dupes en rentrant sans conditions" dans le commandement militaire intégré de l'Otan, avait déclaré l'ancien Premier ministre en 2008. Une opinion tout à fait incompatible avec la vision de Nicolas Sarkozy…

 On savait aussi que sur les dossiers de l'Identité nationale, l'interdiction de la burqa, ou le retour forcé d’Afghans réfugiés, Alain Juppé avait vivement critiqué la politique et les positions d’Eric Besson, il y a tout juste une année.

Il y a aura un certain intérêt à observer, dans les semaines à venir, la manière dont Alain Juppé s'accommodera de la ligne politique de Nicolas Sarkozy, c'est à dire plus trivialement, comment il baissera son pantalon, jusqu'au genoux ou jusqu'aux chevilles (lui qui se voyait une alternative crédible pour 2012).

Un spectacle à ne pas manquer.

dimanche 14 novembre 2010

Nicolas Hulot acclamé par les écolos, tout un programme…



Stéphane Guillon disait hier soir, dans l'émission de Ruquier, que Nicolas Hulot avait demandé sa tête à Jean-Luc Hees suite à cette chronique ci-dessus. «En mon nom personnel, et au nom de Radio France, je vous présente mes excuses» avait répondu le directeur de la radio publique, avant de se débarrasser du trublion.

Le télévangéliste autoproclamé ne rigole pas, il sauve le monde. Si par la même occasion il s'enrichit, c'est un hasard.
Fort de ses soutiens (TF1, EDF, L'Oréal, Alstom…) , Nicolas Hulot compte bien peser sur la nouvelle formation écologiste pour empêcher sa dérive à gauche, et il s'est fait applaudir à tout rompre par les écolotartuffes hier.

Quel est donc le credo de Nicolas Hulot ?

"il est trop facile de toujours accuser les industriels et les agriculteurs de tous les maux de la Terre. Leurs impacts sur les milieux naturels sont évidents, mais les pollutions générées par 6 milliards d'individus s'y confondent. Or, globalement, ce sont les plus importantes. Nous sommes donc, en grande partie, tous responsables et c'est à nous tous, collectivement, d'y remédier".

Et oui, les gentils industriels n'y sont pour pas grand chose, c'est bien les citoyens qui sont responsables de la dégradation de la nature, donc il est logique de les taxer (CQFD).
Les braves industriels n'ont fait que nous fournir les objets consommation polluants que nous leur demandions, selon lui… comment leur en vouloir ?

La fondation Hulot est aussi un des acteurs majeurs du Grenelle de l'Environnement, et ne manque pas de remercier le gouvernement de l'avoir mis en place.
"ceux qui disent que le Grenelle est une coquille vide sont soit paresseux pour ne pas avoir lu l’essentiel des 268 mesures, soit partiaux pour ne pas saluer l’effort réalisé, bafouant en cela l’esprit du Pacte Ecologique qui était, sur ces enjeux, de ne jamais céder aux réflexes politiciens ou partisans."


Avec un tel parrainage, la nouvelle formation écologiste montre d'emblée dans quel camp elle se trouve : celui des hélicologistes.
Fort de ces acclamations, l'homme d'Ushuaïa n'exclut pas de se présenter à l'élection présidentielle en 2012.

Il aurait tort de se gêner, il a déjà un public naïf et crédule à ses pieds.

vendredi 12 novembre 2010

Nous sommes tous égaux, mais certains plus que d'autres


Benoit Hamon
envoyé par franceinter. - Regardez les dernières vidéos d'actu.
Quelques réponses de Benoît Hamon au sujet du texte sur l'égalité réelle

Tiens, Benoît Hamon, au nom du PS, vient de sortir un texte de propositions sur l'égalité "réelle", une sorte de pré-programme...

Là où le sarkozysme de 2007 se résumait en un slogan simple, "du travail et des sous", les socialistes se perdent dans un texte qui passe volontairement à côté de questions essentielles (le texte ne traite pas, délibérément, de questions politiques fondamentales comme la sécurité, la culture, la justice, le sport ou l’enseignement supérieur, alors qu’elles représentent des enjeux cruciaux en matière de lutte contre les inégalités).

L’éducation, la jeunesse, la santé et le logement sont les 4 piliers de cette réflexion. Ce n'est pas stupide, ce sont effectivement des questions primordiales. Mais certaines solutions proposées font sourire, comme l'augmentation des salaires et du Smic, ou la baisse des loyers… la simplicité de leur annonce masquant la complexité de leur mise en œuvre…

Ou encore des annonces étonnantes, comme "l'Aide au Départ en Vacances" de 200 euros minimum pour les mineurs qui ne partent jamais… ou la question des contrôles d'identité multiples…
Des question peut-être importante, certes, mais à ce stade d'ébauche du programme, elle semblent bien accessoires. Le PS passerait-il à côté des vrais sujets ?

Pour ma part, je trouve tout cela bien gentil, bien mignon. Mais j'attends les autres propositions, celles concernant le fonctionnement de l'Etat, sa constitution (où est la 6e république ?), les libertés individuelles…

J'imagine que les internautes s'étonneront comme moi qu'on s'interroge sur "la fracture numérique" en souhaitant développer les réseaux (fibre optique…) sans évoquer les aspects juridiques et les libertés menacées par les lois actuels (Hadopi, Loppsi…).

D'autre part, si les primaires électorales qui viennent doivent départager différents candidats socialistes (et leur propositions), quel est l'intérêt d'un tel texte qui rentre à ce point dans des points de détail ?

mardi 9 novembre 2010

La deuxième mort de Mongénéral



Avec un peu de cynisme, le président de la République a rendu un vibrant hommage à son prédécesseur, le général De Gaulle.

Pourtant, c'est toute la politique étrangère de la France qui vient de basculer. Un virage complet après 50 ans d'indépendance militaire, une indépendance voulue depuis toujours par le général. Déjà, l'homme de 1940 s'etait battu pour que la France libre soit bien indépendante, pour que sa voix soit une de plus à côté de Churchill, Roosevelt ou Staline.

Ensuite, il y eu la prise de distance avec l'Otan et la politique des Etats-Unis d'Amérique. Pour assoir cette indépendance, la France s'est même doté de la bombe atomique.

Et puis, Nicolas Sarkozy est arrivé pour balayer tout cela. Pour bien affirmer que la France abandonnait une certaine idée de sa grandeur, il s'est rapproché de l'Otan. La semaine dernière, il a renforcé la coopération militaire (y compris nucléaire) avec l'armée Britannique, c'est à dire avec les USA.

Cette décision modifiant de manière fondamentale notre diplomatie, notre place sur l'échiquier des nations, n'a jamais été l'objet d'un débat parlementaire ou public.

C'est une manière d'effacer la dernière marque du gaullisme dans notre nation.
Après la mort physique, la mort spirituelle. La page est tournée.

L'espace arc en ciel communique

Référencement e commerce

Lespacearcenciel.com est une agence de communication, spécialisée dans le référencement alternatif, le graphisme, la création de site Internet et boutiques en ligne, ainsi que dans la promotion sur téléphone mobile. Il est donc tout à fait convenu de dire que nos services englobent tout autant le service aux particuliers comme aux boutiques : « e-commerce ». Certes nous sommes également un site au service de l’éveil des consciences. Ceci n’empêchant pas cela, nos choix vont évidemment se porter sur des entreprises privilégiant la qualité, l’écologie, le développement durable, et l’aide à la personne. Mais nous pouvons également travailler pour des restaurants « bio », par exemple. Où encore des hôtels restaurants avec un effort porté sur les repas biologiques. Nous sommes également très ouverts aux petits artisans ; artistes, électriciens, coiffeuses, esthéticiennes ou cuisiniers à domicile, créateurs de bijoux ou de vêtements biologiques, manucure, mécanicien, ébénistes etc. Nous proposons aussi un référencement local pour les boutiques et commerces du coin spécialisés en produits régionaux. Le choix de nos prestations est assez large, n’hésitez donc pas à entrer en contact avec nous afin d’en savoir davantage. Vous trouverez toutes les infos ou presque sur cette page. Mais si vous le souhaitez, vous pouvez aussi entrer en contact direct via le petit logiciel gratuit à télécharger et à installer sur son ordinateur : Skype.
 
Notre pseudo de contact : lespacearcenciel
À très bientôt
,
Hugues pour toute l’équipe de lespacearcenciel.com :-) 


(aujourd'hui, un petit communiqué de mon collègue Arlésien qui a jugé que le Rimbusblog était une bonne tribune pour y faire sa promotion ; il y est le bienvenu.)

lundi 8 novembre 2010

21 avril 2012, premières estimations…

Les dernières données venaient d'être saisies, il n'y avait qu'à lancer le logiciel pour visualiser le camembert.
Les responsables de l'institut de sondage n'en revenaient pas.

Le camembert, encore imprécis à quelques pourcentages près, dessinait la première estimation du vote du premier tour de l'élection présidentielle.
Encore un record d'abstention !
 
Le responsable se grattait le menton.
"ce n'est qu'une tendance, on manque encore d'éléments"… en effet, dans le bureau d'à côté on relevait toujours les mails des informateurs chargé des "sorties des urnes". Il savait néanmoins que ces premières observations se fondaient sur un échantillon de bureaux de vote dont la représentativité n'avait jamais été démentie lors des précédents scrutins.



L'informateur du ministère de l'intérieur se frottait les mains. La configuration était idéale, le président serait réélu. Comme Chirac.
Il s'éclipsa pour transmettre les pourcentages des uns et des autres. Quand les choses se jouent dans un mouchoir de poche, quelques urnes suffisent à sceller le destin, pour qu'il bascule juste du bon côté. Bush avait gagné son deuxième mandat comme ça. Les collègues savaient quoi faire, et demain une Bretonne ferait la une de tous les journaux du monde.

samedi 6 novembre 2010

Le best of du pire du bon vieux temps

Ah le bon vieux temps… les hommes étaient des hommes, et les femmes des femmes




C'était le bon temps, on avait encore des valeurs à cette  époque…


On aimait les enfants, et ils nous le rendaient bien…

On avait des goûts simples… on se contentait de peu…


Les gens avaient une vie saine et morale…


Les médecins traçaient la voie de l'avenir…



Et les cheminots avaient encore de l'esprit !

Inspiré d'un billet de Kelolo sur Topito, qui recense près de 50 de ces merveilles. Savoureux…

jeudi 4 novembre 2010

Je suis un troll


Oui j’ai été un troll, censuré et exclu des forums d'@rrêt sur image pendant une semaine, pour attitude trollesque.

Pourtant, en 3 ans d’usage, je crois avoir été un membre tout à fait correct, animant les débats avec courtoisie et sympathie… et puis je me suis laissé prendre hier à une discussion, avec un plus ou moins troll justement.

Et il m’a changé en troll à mon tour (le troll peut être contagieux). Le débat est devenu un règlement de compte entre commentateurs, la modération a jugé bon de censurer larga mano, moi avec mon petit ego échauffé j’ai crié au scandale, enfermé dans mon illusion virtuelle, et j’ai insulté tout le monde. Tout comme dans le film amerlocain ci-dessus.

Un vrai pétage de plomb.

Et moi, un des premiers soutiens d’@rrêt sur image, l’abonné des premiers jours, je suis devenu un troll frappé du bannissement infâmant comme un collégien insolent (que je suis toujours resté, au fond) renvoyé dans ses foyers. Bref tout cela m'a fort troublé, je me suis infligé la pénitence de nombreuses fois, j'ai resserré mon cilice, et j'ai parcouru Internet pour essayer de comprendre ce qui m'était arrivé.

Les méthodes de lutte contre le trolling sont nombreuses (comme les caractéristiques de la bête), basées sur la censure en premier lieu, à coups de ciseaux plus ou moins larges, plus ou moins subjectifs…
Néanmoins, le troll peut avoir un intérêt, comme reflet d'une opinion (toute trollesque qu'elle soit). Un troll d'extrême droite sur un site de gauche (ou inversement) en apprend beaucoup sur lui, ses méthodes, ses idées.

Tout cela est bien compliqué, et c'est l'objet de l'étude de Alice Antheaume, (enseignante à l'école de journalisme de Sciences Po, journaliste sur Slate, entre autres) consacré à la chasse au troll, dont je recommande vivement la lecture (avec un amusant passage sur le Lolisme, forme évoluée du trollisme, plus fort que la modération).

On se reportera en complément au toujours excellent Eric Mainville, qui étudie comment les réseaux sociaux transforment nos vies et notre façon de communiquer.
Un avertissement qui devrait être obligatoire pour informer chaque personne qui entreprend de s'exprimer sur le web.