Nicolas Hulot est la nouvelle personnalité qui recueille
le plus d'adhésion…
Il faut dire qu'entre les polémiques de Claude Allègre,
celles des leaders écologistes et le
greenwashing omniprésent, les questions d'environnement sont au centre de nos préoccupations intellectuelles.
Le constat de la dégradation de l'environnement est effectivement sans appel, la mauvaise gestion des ressources naturelles est une autre évidence.
Nicolas
Hulot, malgré sa totale absence de légitimité, ni élective, ni scientifique,
laisse planer un doute bien calculé sur une éventuelle candidature au poste suprême. C'est son droit, puisque cette tactique lui permet d'imposer ses idées, et qu'
on semble le plébisciter. Il rencontre
les politiques de
premier plan pour tester leur soumission à ses idées,
Mais sur quoi reposent ces idées ? En lisant
l'historique de son engagement, on observe que notre responsabilité individuelle, en tant qu'individu, est mise en avant, et que nous sommes les principaux coupables :
"En effet, il est trop facile de toujours accuser les industriels et les agriculteurs de tous les maux de la Terre" nous explique-t-il. "Leurs impacts sur les milieux naturels sont évidents, mais les pollutions générées par 6 milliards d'individus s'y confondent. Or, globalement, ce sont les plus importantes. Nous sommes donc, en grande partie, tous responsables et c'est à nous tous, collectivement, d'y remédier".
Ce constat utilise une vieille ficelle, culpabiliser l'individu, pour mieux le taxer en lui promettant un monde meilleur. Ainsi, une nouvelle gamme de produits, avec
ses labels spécifiques, qui touchent bien sûr tous les domaines, nous permettent de nous racheter à prix fort pour sauver notre âme, c'est sûr, ainsi que le monde, ce qui l'est moins.
Mais on peut aussi lui opposer celle qui consiste à traiter l'individu en victime.
L'individu voulait-il que les industriels conçoivent des produits dont la durée de vie serait de plus en plus courte ?
Certes à l'unité un réfrigérateur coûte moins cher actuellement qu'en 1950. Mais combien de réfrigérateurs consomme-t-on au cours d'une vie aujourd'hui ? Quand ma grand-mère est morte, son Frigidaire© acquis dans l'immédiate après guerre fonctionnait toujours en l'an 2000, sans être jamais tombé en panne. Et il fonctionnerait peut-être encore aujourd'hui, qui sait…
Avons-nous demandé ce qu'on nous a proposé depuis 50 ans, cette matière plastique omniprésente, ces saletés qui s'usent de plus en plus vite et qui encombrent nos décharges ? Avons nous demandé ces nombreuses publicités nous suggérant de
consommer de plus en plus pour que les industriels puissent multiplier leurs bénéfices pour le profit de quelques uns ? Maintenant ces tracts innombrables vont nous vendre de la consommation verte
sur papier vert, notable progrès !
Non, bien sûr, nous n'avons rien demandé. Nous sommes tous des victimes. Pourquoi les produits "vertueux" seraient plus chers que les produits "néfastes" ? La logique devrait être inverse, et les industriels ne devraient même pas produire d'objets de consommation polluants, éphémères.
Au lieu de cela on nous crée des taxes pour nous reprocher de consommer ce qu'on nous impose, tout en nous incitant à consommer toujours plus.
L'agriculture elle-même est aux mains des grands groupes agro-alimentaires et les agriculteurs sont aussi les victimes de ce grand conditionnement. Et on voudrait nous faire croire que nous sommes des coupables…
Le Carbone devient un marché financier, l'objet d'échanges internationaux, il se vend entre pays pendant que des intermédiaires prennent de larges commissions sur ces transactions… Le système est partout, il ne change pas.
… Et on fait des victimes de méchants coupables, en laissant
aux plus riches la possibilité de
consommer plus, plus propre mais
plus cher. Le système se frotte les mains.
Ne contraignons surtout pas les gentils industriels avec des taxes, laissons-les à leurs méchants clients.
Belle morale, en effet, que celle de Nicolas Hulot.