samedi 31 décembre 2011

Les vœux 2012 du Général de Gaulle

mercredi 28 décembre 2011

Mes 12 billets de l'année

C'est le temps des rétrospectives, partout, sur les télévisions et dans la presse.
Et bien voilà ma sélection de 12 billets, un par mois, que j'ai pondus cette année :

JANVIER

Le 5 janvier,  j'écrivais "Contre l'abattage rituel, mangez du cochon"
Ce n'est pas la mort qui est laide pour les animaux de boucherie, mais la vie.


FEVRIER 

Le 17 février, la révolution arabe gagnait le Khemed.
Un article cité par Laureline Karaboudjan sur Slate.


MARS

le 26 mars, je découvrais le traité de Tripoli.
L'article 11 de ce traité est célèbre pour nier l'influence chrétienne et religieuse dans la constitution des USA.


AVRIL

Le 5 avril j'écrivais un conte : L'âne et le mouton en foire.
Un âne qui doute vaut mieux qu’un mouton crédule
l’ignorance est plus belle que l’arrogance ridicule.


MAI


le 8 mai, je regardais une vidéo de Christiane Amanpour :
Les Américains savaient-ils en 2008 où était Ben Laden ?


JUIN

le 10 juin, l'affaire Guérini me faisait pondre un billet titré : Omerta
Le président du PS des Bouches-du-Rhône peut respirer. Il ne sera visiblement pas inquiété.


JUILLET

Le 19 juillet, je me demandais si la Ve République, n'était pas un coup d'état monarchiste
On est en droit de se demander si la Ve République est vraiment le régime idéal…


AOUT

Le 10 août, je rendais hommage à Thomas Jefferson, L'homme de Monticello
"Je place l'économie comme la première et plus importante vertu, et la dette publique comme le plus grand des dangers qui doit être craint" disait-il en 1816.


SEPTEMBRE

Le 14 septembre, je revenais sur l'affaire Guérini : Guérini, Squarcini, Proglio… et les autres
"Ecoutez-moi, Alexandre, quoi qu’il arrive, si je peux vous être de quelque utilité que ce soit dans quelque domaine que ce soit, je suis à vos côtés, hein". (Henri Proglio)


OCTOBRE

Le 14 octobre, je me réjouissait de La victoire des idées et des rêves
Réjouissons-nous, Arnaud Montebourg a manœuvré comme un véritable stratège.


NOVEMBRE

Le 13 novembre, J'emmerdais la journée de la gentillesse
Et si on nous prenait pour des cons ?


DECEMBRE

Le 10 décembre, Montebourg était scandaleusement manipulé par Aubry
C'est pas joli-joli tout ça, camarade première secrétaire. 


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Voilà… c'est une petite sélection subjective des billets de l'année que j'aime bien.
2012 sera une année riche en émotions. On va essayer de continuer ce blog, qui a presque 5 ans… Merci à tous ceux qui ont bien voulu le lire.

jeudi 22 décembre 2011

Maître El Mac


Muse I - 2007


Sapphire - 2007


Tonalli - 2008


Song of songs - 2009


Sleep paralysis - 2009


Prayer -2011

El Mac (Miles MacGregor) est un jeune artiste né en 1980 à Los Angeles, Californie.
Son graphisme singulier est inspiré de la culture environnante mexicaine & chicano de Phoenix et du sud-ouest américain, par un mélange improbable d'art religieux, de pin-ups des années 50, de graffiti, et par un large éventail d'artistes classiques tels que Le Caravage, Mucha, et Vermeer.

Ses plus formidables réalisations sont des murs peints absolument fantastiques.

A découvrir plus complètement sur son blog ou son site.


El Mac & Retna - RVCA Mural (2009) from ELMAC on Vimeo.

mercredi 14 décembre 2011

Cette dinguerie de la démondialisation !



"Ce qu'on voit, c'est que c'est Montebourg qui va faire le candidat socialiste. C'est une folie parce que Montebourg, c'est celui qui défend cette dinguerie de la démondialisation".

Jean-François Copé, secrétaire général de l'UMP, octobre 2011

Le processus de démondialisation, faut-il le rappeler, se fonde entre autre sur "un nouvel élan donné à des efforts de relocalisation géographique aussi complète que possible de la fabrication des produits", si on se réfère à la fiche Wikipedia, très complète, sur le sujet.

 « Je préfère qu’on achète une voiture de marque étrangère produite en France plutôt qu’une voiture de marque française produite à l’étranger et vendue en France », a dit M. Sarkozy, hier, en visite à à l’usine de skis Rossignol de Sallanches, en Haute-Savoie.
Si je ne m'abuse, il s'agit là d'une relocalisation géographique aussi complète que possible de la fabrication des produits que nous propose, avec bon sens, le président-candidat de l'UMP.

Cela ne choquera pas les observateurs du petit théâtre de la politique Française. Nicolas Sarkozy a pour spécialité de tout dire, particulièrement le contraire de ce qu'il disait hier.

Il convient d'apprécier les pensées du président-candidat à l'aune de ces actes, pour décoder, perdues dans ses déclarations contradictoires, quelles sont ses réelles convictions.

Par exemple, quand l'état se propose de fournir 10 000 tablettes numériques à 1 € par jour pour les étudiants, c'est les fournisseurs Apple (R&D américaine, fabrication totalement Chinoise) et Samsung (R&D et fabrication en partie Coréenne) qui sont retenus et pas les marques françaises Archos (R&D France) ou Qooq qui a décidé de relocaliser sa production en Saône-et-Loire (le département de Montebourg).

 Plus fort encore : pendant qu'on supprime des emplois dans les usines Peugeot dans le Doubs, la Poste achète sa nouvelle flotte de scooters à Taïwan... Une commande de 3000 deux-roues faites en juillet dernier. Et selon le Parisien et Aujourd'hui en France, l'information reste en travers de la gorge des salariés du dernier fabricant français de deux-roues motorisés. Traditionnellement, les facteurs français roulaient en scooters Peugeot. (France-Info)

Les électeurs apprécieront ce que pense vraiment le président-candidat de ce slogan "Made in France"…

La démondialisation peut être facilement dévoyée au service d'un populisme opportuniste, dans ce cas, elle est peut-être bien une dinguerie, nous rappelle Vogelsong.

mardi 13 décembre 2011

Interdire tout ou partie des ventes à découvert

Le mécanisme des ventes à découvert manipule le risque avec désinvolture. En la matière, il s’agit de vendre de manière différée des titres que l’on ne possède pas. Dans l’intervalle de temps, le vendeur doit se procurer les actions en question, en espérant que leur prix aura baissé. Alors il aura fait une plus-value.

A l’inverse, si son calcul est faux et que le prix monte, il est perdant et l’acheteur considère avoir fait une bonne affaire. Autant dire que le pari est plus que risqué et que le fait de ne pas posséder ce que l’on vent pose problème. C’est là un symbole de l’économie de casino qu’il faut faire tomber. 

Pourquoi parier à la baisse du cours d'une société serait-il plus dommageable à l'économie que le parier à la hausse avec son risque de bulle spéculative ? Cette asymétrie de traitement ne protège pas l'investisseur, elle l'induirait même en erreur plaident les défenseurs de cette pratique.

En théorie, effectivement, il y a une symétrie, une complémentarité, entre la vente et le l'achat, entre la baisse et la hausse de valeurs, principe sur lequel se fonde l'économie.

Au final, le jeu serait équilibré (selon le théorème du prix Nobel d'économie J.F. Nash dans lequel l'équilibre entre plusieurs joueurs, connaissant leurs stratégies réciproques, est devenu stable du fait qu'aucun ne modifie sa stratégie sans affaiblir sa position personnelle).

On pourrait aussi penser à la ruche de Mandeville… où le vice et la vertu sont également nécessaires à la bonne marche de la société, et la recherche de profit individuel égoïste n'étant pas incompatible avec le bien général… Une fable cynique, qui n'est pas sans rappeler la "main invisible" d'Adam Smith (l'idée que des actions guidées par notre seul intérêt personnel peuvent contribuer à la richesse et au bien-être commun). Ainsi, la symétrie entre l'égoïsme et l'altruisme serait la condition de la prospérité.

Pourtant, pour que cette symétrie existe, et que le jeu du pari sur la hausse ou la baisse d'une action soit effectivement à somme nulle, il faudrait qu'il soit aussi facile pour une société commerciale de gagner de l'argent que d'en perdre, ce qui n'est évidemment pas le cas.

On pourra aussi prendre en compte la psychologie humaine, qui préfère parler des trains qui n'arrivent pas à l'heure que de de ceux qui sont ponctuels, pour comprendre que l'aspect négatif est souvent privilégié, et qu'allié à la cupidité, le pari à la baisse devient une faiblesse humaine pouvant ruiner un système économique.

On notera que Jean-Louis Borloo n'est pas loin d'Arnaud Montebourg sur le sujet de la finance. Le réalisme semble être plus fort que l'idéologie.

samedi 10 décembre 2011

Montebourg scandaleusement manipulé par Aubry


Si Montebourg a dit que les PS était un nid à emmerde (page 2 du Canard cette semaine), c'est qu'il s'y connait.

Alors qu'il venait de défendre avec brio la candidature de François Hollande à la télé, deux fois de suite, à Mots Croisés puis à Des Paroles et des Actes, face à Bayrou, voilà qu'une étrange lettre fait le tour des rédactions et le met en cause.

Une lettre pourtant confidentielle, à l'attention de Martine Aubry, où Montebourg la met en garde contre la corruption dans le Pas-de-Calais, en lui conseillant de ne pas recommencer les hésitations commises dans l'affaire des Bouches-du-Rhône.

Et voici Montebourg mis en accusation : Martine Aubry lui reproche en public, à la convention du PS, de se faire valoir, d'être déloyal avec ses camarades socialistes, il est menacé par Jack Lang, insulté par Guy Delcourt.

Pourtant, cette affaire de corruption du Pas-de-Calais avait démarré avant la divulgation de cette lettre : Après de premières fuites dans Le Figaro et Le Point, révélant l'avancée de l'enquête judiciaire, c'est un long article des Inrockuptibles, cette semaine, où Montebourg n'est nullement cité, qui met le feu au poudres.

Après enquête, il apparaît que Montebourg est en réalité la cible d'une manipulation de Martine Aubry : Lorsque l'on regarde de près la chronologie de la polémique, on s'aperçoit que la lettre confidentielle d'Arnaud Montebourg a été rendue publique après son démarrage (article des Inrocks), le lendemain précisément.

L'alerte de Montebourg n'est donc en rien à l'origine de la polémique. Il ne faisait que son travail de rénovation du PS, mission dont il est chargé, et voulait justement prévenir le parti de ne pas se laisser surprendre par l'action judiciaire, de ne pas être à la traine de l'instruction, comme cela c'est produit à Marseille. Il avait bien conscience qu'exposer ces turpitudes en public n'était pas opportun dans la campagne.

Quel intérêt pour lui de forcer le trait d'une posture qu'on lui reproche déjà, celle du chevalier blanc ? Et puis sa mise en garde a porté ses fruits, certaines investitures pour les législatives ont été gelées, une commission d'enquête créée, preuve du sérieux de ses propos.

Cette lettre semble avoir été utilisée comme contre-feu par Aubry et c'est son entourage qui l'aurait donné à la presse dans ce but. Voilà la conclusion logique de cette triste affaire.

Aubry voudrait savonner la planche de Hollande en mouillant Arnaud, et détourner l'attention du fond du problème, le merdier dans le Nord, qu'elle ne s'y prendrait pas autrement.

Une vieille rancœur née de sa défaite à la Primaire aurait-elle motivé cette machination politicienne ? Chacun se fera son opinion…


C'est pas joli-joli tout ça, camarade première secrétaire.

vendredi 9 décembre 2011

Black Jack is back


Jack Lang par le collectif "Les Grandes Gueules" dans "Ces Animaux Qui Nous Gouvernent"
© Dervish International France,


Jacques Rampal, pour illustrer cette sublime caricature des "Grandes Gueules" écrivait en 1984 à propos de celui qu'il comparait avec ses compères dessinateurs à un lévrier afghan :
"(...) Doté d'un sens de la hiérarchie très développé, il accepte facilement, comme tous les siens, la domination d'un maître, auquel il se dévoue corps et âme (...)"

Plus de 20 ans après, l'animal a toujours la même servilité, et l'appât des ors de la république est toujours irrésistible à son besoin de briller dans les salons mondains. Semblable au chien de compagnie, il sait reconnaître son nouveau maître, et mange dans sa main la queue basse avec la même soumission complaisante qu'il montrait naguère à son ancien propriétaire. N'a-t-il pas été la voix manquante pour faire passer la réforme constitutionnelle en 2008 ?

Dès 2002, à propos de la fermeture du centre de Sangatte, il qualifiait déjà celui dont il avait senti avec son flair politique qu'il était de la race des dominateurs, le ministre de l'intérieur Sarkozy : « un professionnel qui a agi humainement, efficacement, dans un esprit républicain ». Il avait déjà compris toutes les règles de la flagornerie.

En 2007, alors que le petit maître se hisse au sommet du pouvoir, ses jappements de joie se font plus pressants :
« Sarkozy a fait un excellent travail, et a été un très bon ouvrier de la relance européenne » (à propos du traité simplifié), puis concernant la visite à Paris du molosse syrien Al Assad à Paris, il déclare en juin 2008 : « Je suis en désaccord total avec certains dirigeants socialistes qui se complaisent dans une attitude politicienne. Je ne comprends pas l’attitude de ceux aujourd’hui qui font la fine bouche. » 

 Absolument dévoué à son maître, ce charmant canidé montre volontiers les crocs contre ceux qui le menacent : « Minimiser le rôle de Nicolas Sarkozy dans la libération d’Ingrid Betancourt relève d’une rare mesquinerie et d’un manque d’élégance morale. » Mais ce gracieux canidé ne manque pas, lui d'élégance morale quand il déclare en janvier 2008 : « Je suis peut-être le seul vrai opposant à Nicolas Sarkozy ».On se référera à l'excellent article de Bakchich : Depuis des mois, Jack Lang servait la soupe à Sarkozy.

Avec l'âge, le gracile quadrupède devient aigri et méchant. Furieux que Montebourg le cite dans son courrier à Martine Aubry sur la corruption dans le département du Pas-de-Calais, il décide de lui faire un procès en diffamation. Et comme ces vieux chiens hargneux qui vous poursuivent en aboyant, faute de pouvoir encore mordre, il lui promet une correction : «Si je le rencontrais dans les heures qui viennent, il recevrait une bonne paire de gifles.»

Devant de telles menaces, nul doute qu'Arnaud Montebourg doit trembler et n'oser sortir de sa maison de Louhans. Je lui conseille de faire un rappel de vaccin contre la rage, avec ces vieux cadors on ne sait jamais.

Eric Lalès est mort 2 fois



Nicolas Sarkozy est allé rendre hommage au policier mort en service, à Vitrolles. Il annonce avoir été à l'hôpital pour partager "ses derniers instants de vie". Puis il annonce avec douleur le décès du policier, qu'on vient d'apprendre.

Peut-on, dans un moment aussi dramatique, arranger la réalité, pour qu'elle soit conforme à un plan de communication ?

C'est ce que dénonce Olivier Bonnet, journaliste indépendant, qui a interrogé Marc Louboutin, ancien policier devenu journaliste et écrivain…
Selon Louboutin, le policier était mort, au sens clinique du terme, quand le président a décidé de sa visite à Marseille, 20 heures auparavant.
Voici ce qu'il déclare :
« Tu veux savoir si, pour des raisons de communication politique, Sarkozy a décidé de l’heure de la mort d’un homme ? Eric Lalès était dans un état désespéré depuis hier après-midi. Après une discussion avec les médecins, sa femme a demandé à ce qu’on le débranche. Il était en état de mort clinique, de mort cérébrale. L’annonce de sa mort est tombée en même temps que celle de la visite de Sarkozy : tu imagines que ça tombait mal… Les réseaux sociaux de policiers ont pleuré sa mort hier soir à partir de 23h. Comment se fait-il que le président de la République puisse « partager les derniers instants » de ce policier 20 heures plus tard ? Les politiques ont demandé à ce que la nouvelle ne soit pas annoncée. Sarkozy n’a pas vu Eric Lalès vivant. » A l’hôpital, un membre du personnel, qui craint pour sa place, confirme anonymement.
Une version suivie par Bénédicte Desforges, flic elle aussi, qui rend un hommage à son collègue en concluant :
"c’était un impossible combat, et la vie a fini par l’abandonner dix jours après.
Deux fois à quelques heures d’intervalle...

Et la seconde fois, on a entendu un bruit terrible sous la terre, partout en France.

C’était le bruit que font les flics morts quand ils se retournent dans leur tombe."
Bien sûr ce n'est qu'un détail, un petit arrangement avec la réalité, qui ne change pas grand chose au fond du problème : l'augmentation de la violence dans l'affrontement entre délinquants et représentants de l'ordre.

"Mais quel cynisme effroyable chez ces politiques en campagne… Comme si le drame n'était pas si important qu'on puisse l'arranger au mieux de son intérêt, de son image… Annoncer l'horrible vérité n'était pas assez beau pour le candidat… il fallait fabriquer une histoire, l'héroïque héros qui meurt dans les bras du président, qui attendait cette visite avant de partir, comme pour recevoir une extrême-onction". Voilà ce qu'on pourrait supposer à la lecture de ces points de vue…

Merci à Juan, Nicolas, CC, qui ont relayé cette triste affaire.

Mise à jour, 17 h (une partie du texte ci-dessus a été modifiée, la Préfecture menaçant de poursuivre ceux qui donneraient crédit aux allégations de Bonnet, Louboutin et Desforges) :

Le site @rrêt sur images donne le témoignage d'un journaliste de La Marseillaise :
Interrogé par @si, Philippe Pujol, journaliste à La Marseillaise, raconte les rumeurs qui couraient, depuis plusieurs jours, parmi les policiers : "La semaine dernière, le vendredi, près d'un millier de policiers ont manifesté devant la préfecture et ça a pas mal parlé. Une bonne vingtaine de policiers de Marseille, Aix-en-Provence et Paris m'ont dit qu'il était en état de mort cérébrale, qu'il n'y avait plus d'espoir. J'ai considéré qu'ils le maintiennent en vie pour la famille, et que le policier allait décéder pendant le week-end. Le lundi, je demande à plusieurs policiers qui ne se connaissent pas entre eux où il en est. On me répond qu'on attend la venue de Sarkozy pour le débrancher. Attention, «débrancher», c'est entre guillemets, c'est du jargon, ça veut dire qu'on arrêtera l'acharnement thérapeutique. Je ne le crois pas, je décide de rien écrire. Le mardi, des policiers me répètent pourtant la même version. Et quand j'ai appris la nouvelle de sa mort jeudi, j'ai trouvé le timing impressionnant . Depuis, j'ai eu un flic des RG qui faisait la sécurité pour Sarkozy qui m'a dit que le policier était mort la nuit précédente".
Par contre, le professeur Claude Martin en charge du service anesthésie/réanimation de l'hôpital Nord de Marseille donne la chronologie des dernières heures du défunt, qui contredit les affirmations ci-dessus : 
"Le mercredi soir, M. Lales a fait l'objet d'un scanner cérébral, et nous avons constaté que les lésions du cerveau s'étaient agravées et qu'une partie de son cerveau était détruit. Les espoirs de récupération n'existaient pas. Se posait alors la question des soins actifs. M. Lales a été déclaré à ce moment là «patient en fin de vie», mais il n'est pas du tout en situation de mort cérébrale dont le terme exact est «mort encéphalique». Je suis formel là-dessus, M. Lales respirait tout seul. Quand un patient est en fin de vie, il faut discuter avec son entourage pour avoir l'accord de la famille pour arrêter les soins actifs. Nous les avons arrêté le mercredi soir. Jeudi matin, j'arrive vers 8 heures, il est encore vivant, mais on sait qu'il va décéder dans les heures qui viennent. A 10 heures, quand Nicolas Sarkozy arrive, je lui dis que le patient est en train de mourir. Le président a passé quelques minutes à proximité du box. M. Lales était toujours en vie quand Nicolas Sarkozy est parti. Et il s'est arrêté de respirer environ 50 minutes après le départ de Nicolas Sarkozy. On a dû signer l'acte de décès aux alentours de 11 heures. Il est donc vrai que Nicolas Sarkozy a assisté à ses derniers instants. Pouvoir imaginer une seconde qu'on aurait pu jouer avec la mort ce patient, c'est totalement ridicule. Pour sa femme, c'est très important que la vérité soit rétablie".

Pour finir, un commentaire de Calvero, sur le Lab d'Europe 1, semble résumer la polémique avec une réflexion de bon sens  :
Mais vivant ou mort, quel est l'intérêt d'aller voir un homme dans le coma, hormis la médiatisation de l'émotion et d'un fait-divers ?

jeudi 8 décembre 2011

Un embourgeoisé en concubinage avec Marine Le Pen

 Guy Delcourt

Le principal défaut d'Arnaud Montebourg, c'est qu'il est intègre.

Il est difficile de faire de la politique pour un honnête homme, semble-t-il.

Pour avoir dénoncé des soupçons de corruption concernant Jean-Pierre Kucheida, député-maire de Liévin, qui aurait participé au financement occulte du PS via l'Epinorpa et la Soginorpa, deux sociétés gérant les anciens logements miniers, Montebourg se fait étriller par son "camarade" le député-maire PS de Lens, Guy Delcourt :

"Que cherche Arnaud Montebourg, cet embourgeoisé, qui se dit soit disant de gauche. Il sait qu'avec de telles déclarations à l'emporte-pièce, il se concubine avec Marine Le Pen", la présidente du FN et conseillère régionale du Nord/Pas-de-Calais, affirme le député. (AFP)

Consciente de la mauvaise image que cet esclandre donne de son parti, la première secrétaire, qui est aussi maire de Lille, a décidé d'employer les grands moyens pour traiter cette affaire, ceux préconisés par Georges Clémenceau : elle va créer une commission.

François Lamy, bras droit de la première secrétaire, avait tout d'abord déclaré : "La méthode d'Arnaud revient à mettre la poussière sous le tapis alors que nous n'avons aucune information émanant de la justice sur des affaires supposées". Le PS, fidèle à sa ligne de respect de la présomption d'innocence, était donc resté sourd à la demande de Montebourg.

Cependant, le 2 décembre, on apprenait qu'une enquête préliminaire portant sur le financement du Parti socialiste du Pas-de-Calais avait été confiée, début 2011, à la PJ de Lille.
Il a donc bien fallu réagir. (L'Express)


Il ne fait aucun doute que M. Kucheida subira le même sort que Jean-Noël Guérini. Il en tremble déjà.


mercredi 7 décembre 2011

Le Traité de Maastricht en couleur…


Olivier Delamarche - La sortie de la Grèce est... par MinuitMoinsUne

Point de vue de Olivier Delamarche sur l'épouvantail Merkozy :

En résumé, tout ça n'est que de la poudre aux yeux, et reprenant ce que martèle Montebourg depuis des mois, il explique que la règle d'or n'est jamais que ce qui a été prévu par le traité de Maastricht (limitation du déficit à 3 %, sinon sanctions etc.), et qui n'a jamais été appliqué…

On consultera le blog de Melclalex pour s'en convaincre, seuls 2 pays de la Baltique respectent les critères de Maastricht.

Pourquoi cette nouvelle règle serait plus efficace ?

Delamarche souligne à raison qu'il est vraiment inutile d'infliger une sanction financière a un état déjà en difficulté financière… c'est juste un moyen de lui enfoncer un peu plus la tête sous l'eau. Pour lui, Merkozy nous prépare à un éclatement de la zone euro, et toute ces déclarations ne sont qu'une "grande bouffonnerie"…

Pour lui, le monde est dans la trêve de Noël, mais dès la fin de la fête, l'europe explosera…

Bonne fêtes de fin d'année à tous, profitons en bien ;-)

mardi 6 décembre 2011

Montebourg et les agences de notation


Bourdin 2012 : Arnaud Montebourg


Benoît Hamon rejoint une nouvelle fois Arnaud Montebourg en dénonçant le rôle néfaste des agences de notation (ce soir, sur Public Senat).

Nous sommes pieds et poings liés, à la merci de financiers indépendants, dont on ne sait rien, ni de leur patrimoine, ni de leurs affaires, et ces braves gens peuvent faire gagner des dizaines de milliards d'euros aux usuriers et spéculateurs, sur la seule appréciation qu'ils ont des nations.

Réfléchissons deux minutes : un pays comme la France, avec son patrimoine sans équivalent, qui est une des premières destinations touristique, avec un PIB important, un système fiscal efficace, ce pays aussi riche, pourrait-il être insolvable, et faire défaut sur sa dette ?

A quoi correspondent ces notes qui déterminent les taux d'intérêts en réalité ?

La France risque-t-elle plus de faire défaut dans un mois qu'hier ? Le risque pour les prêteurs est-il plus grand ? Non, bien entendu.
Tout cela n'est qu'une excuse pour spéculer. Et le pays pris dans cette spirale des taux d'intérêts variables voit irrémédiablement le montant de ses échéances de remboursement augmenter, ce qui déséquilibre encore plus son budget, le contraignant à s'endetter plus, jusqu'à voir sa note dégradée encore, ce qui ravit les créanciers dont le profit va augmenter…

C'est exactement le mécanisme de la crise des subprimes qui se reproduit.

Quant à la règle d'or, elle revient à dire à un industriel en difficulté qu'il faut qu'il stoppe net ses campagnes de promotion publicitaire, et qu'il vende une ou deux machines outils, avec les salariés qui vont avec, pour redevenir compétitif. Et surtout ne pas recourir à l'emprunt pour boucler son budget et amorcer sa relance, mais au contraire réduire sa production.

Un truc de cinglé en somme.

PS : le blog La rénovitude nous démontre avec beaucoup de style qu'on peut se passer du AAA et même du A. C'est à lire.

lundi 5 décembre 2011

Nicolas Sarkozy ist deutschfeindlich


Sarkozy greift Deutschland an par rachelmini

Germanophobes les socialistes ?

François Fillon se permet de demander à François Hollande de tenir ses troupes, sous prétexte que JM Le Guen compare la soumission de Sarkozy face à la politique de la droite Allemande de Merkel de "nouveau Munich" et que Montebourg a comparé la Première chancellière à Bismarck.

On consultera les blogs de Seb Musset et de Melclalex pour voir que Yves Théard comparait déjà Merkel et Bismarck il y a 18 mois, et que cette association n'est en rien germanophobe en elle-même puisque l'éditorialiste du Figaro Thréard poussait sa germanophilie un peu loin, en disant que Bismarck était un brave pacifiste… et en disant que c'était bien normal que l'Allemagne ai des tentations hégémoniques, les pauvres qui ont perdu la guerre et ont dû subir un plan Marshall imposé par les USA.

Sans doute François Fillon oublie-t-il les discours du candidat Sarkozy, en mars 2007, qui n'hésitait pas à atteindre le Point Godwin en soulignant que la France, elle, n'avait pas inventé la solution finale ou commis de génocide, et qu'elle n'avait de leçons à recevoir de personne.

C'est l'hôpital qui se moque de la charité !

vendredi 2 décembre 2011

Merkozy, chimère idéale…




Viviane Reding a déclaré à Bild : "Merkozy est sans aucun doute un puissant moteur pour surmonter la crise. Mais un moteur puissant ne signifie pas que l'avion vole dans la bonne direction."

Ce que veut Merkozy, c'est la mise sous surveillance allemande, sous une forme ou sous une autre, des budgets de l'Etat français, en échange du consentement allemand à l'épongeage d'une partie de la dette européenne par la création de monnaie explique Daniel Schneidermann sur @rrêt sur Images.

Les Allemands ont l'habitude de la rigueur. Il en fallait pour intégrer l'Est du pays, la partie honteuse. Selon une étude du très sérieux et réputé « Deutsches Institut für Wirtschaftsforschung » (L’Institut allemand de recherche économique),  le salaire moyen des Allemands aurait baissé de 4,2% au cours de la dernière décennie, nous explique le journaliste David Böckling, de  Spiegel online » (cité par Marianne). Les salaires les plus faibles chutent de 20 % complète le journal l'Expansion.

Les Allemands ont intégré les jobs à 1 € de l'heure, une indemnité pour défrayer les bénéficiaires de l'aide sociale auxquels on demande de travailler gratuitement… Comme ce qu'on nous prépare en France.

Le secret de l'Allemagne ? La politique d'austérité radicale imposée par Schröder dès 2003, pendant que Chirac creusait l'endettement. En Allemagne, les indemnités chômage sont fortement réduites (le chômeur reçoit 80 % de son salaire pendant un an puis l'équivalent du RSA, soit un peu plus de 350 euros). Les licenciements sont facilités, les salaires sont bloqués. La fonction publique est réduite, en particulier dans les collectivités locales (sur 20 ans diminution de 30 % en Allemagne et augmentation de 40 % en France), les frais médicaux sont plafonnés et les dépassements sont à la charge du patient. (voir Le Point)

Au fond, l'Allemagne a réussit tout ce que l'UMP n'arrive pas à faire. Appauvrir sa population, pour remplir son trésor.

C'est là que Merkozy devient une chimère idéale. Ce que Nicolas ne peut pas faire, il va le faire imposer par Angela, en chantant la comptine de Tina Thatcher : There is no alternative.

Cette alliance de circonstance entre la carpe Allemande et le lapin Français, célébrée dans le temple de la droite rigoureuse ne souffre aucune critique. Montebourg s'y est essayé, fidèle qu'il est aux idées qu'il a porté depuis un an.

Mal lui en a pris. La chimère Merkozy est une idole sacrée à laquelle nous devrons tous sacrifier, et les plus faibles, pour trouver sa grâce, devront faire plus de sacrifices encore.

Nous sommes prévenus.

jeudi 1 décembre 2011

Quand Standard & Poor's raconte n'importe quoi


Sur le plateau de "Ce soir ou jamais", mardi soir, le chef économiste "Europe" de l'agence Standard & Poor's, Jean-Michel Six, a affirmé à Emmanuel Todd que si la France faisait défaut sur sa dette, elle lèserait les pays émergents, que Six qualifie de "pays pauvres", qui détiennent selon lui 40 % de cette dette.

Argument tout à fait humaniste, puisqu'après avoir pillé les richesses de ces pays lors de colonisation, nous les ruinerions à notre profit, explique-t-il, du ton péremptoire de l'initié désigné comme apte à noter les Etats.

Sur le plateau, personne ne relève l'argument qui semble imparable.

En réalité, puisque notre dette est détenue à 65 % par des "non-résidents", monsieur Six veut-il dire que 40 % de ces 65 % de non-résidents sont des pays émergents ?

Pourtant, il y a 6 mois, le journal Le Monde publiait un article de Cécile Prudhomme sur cette question en citant Patrick Artus, responsable de la recherche chez Natixis :
Difficile toutefois de tirer des conclusions sur la provenance des capitaux car on ne connaît pas toujours la vraie nature des investisseurs finaux :
« Un investisseur saoudien, qui détient de la dette française car il a investi dans un fonds d’investissement à Londres, est comptabilisé comme un investisseur britannique, souligne M. Artus. D’ailleurs, les trois plus gros détenteurs de la dette française sont le Luxembourg, les îles Caïmans et le Royaume-Uni.»
Un détail relevé à l'époque par JM Aphatie dans le Grand Journal de Canal + :


Qui a raison ? Monsieur Six ou monsieur Artus ?

Le plus fort, c'est qu'il est en réalité interdit de connaître les créanciers de la France :
Les textes actuellement en vigueur (notamment art. L. 228-2 du code de commerce, décret d'application n° 2002-803 du 3 mai 2002 publié au Journal officiel du 5 mai 2002, art. L. 212-4 du code monétaire et financier relatif à la nominativité obligatoire) n'autorisent les conservateurs d'instruments financiers (Euroclear France pour les titres d'État français) à communiquer aux émetteurs la liste de leurs détenteurs finaux qu'aux seuls émetteurs d'actions, de bons de souscription d'actions ou d'instruments de taux donnant immédiatement ou à terme accès au capital. (réf.)

Voilà comment on prend les citoyens pour des imbéciles, en leur racontant toutes les sornettes possibles et imaginables… 

On a vraiment envie, parfois, de reprendre les mots de Mélenchon et de crier : "Qu'ils s'en aillent tous !"

mardi 22 novembre 2011

L'éruption de la fin


Hideux dans leur apothéose,
Les rois de la mine et du rail
Ont-ils jamais fait autre chose
Que dévaliser le travail ?
Dans les coffres-forts de la bande
Ce qu’il a créé s’est fondu.
En décrétant qu’on le lui rende
Le peuple ne veut que son dû.

En écrivant l'Internationale, en 1871, Eugène Pottier n'espérait sans doute pas que 140 ans plus tard, ses paroles seraient toujours d'actualité… tout au plus "les rois de la mine et du rail" sont devenus "les rois de l'usure et de la finance".

Non seulement le travail a été dévalisé, mais il a été tué. Les financiers ont compris que l'activité spéculative rapportait plus et plus vite que l'activité productive.

Leur volonté fait force de loi, et l'usurier a pris le pas sur l'élu politique. Les gouvernements se font pour complaire aux financiers au détriment du citoyen.

Cet état de fait n'est pas fortuit. Il a été voulu, orchestré, volontaire. La pensée libérale a poussé à abolir les règles financières pour abolir leurs contraintes… Liberté, que de crimes n'a-t-on commis en ton nom ? disait madame Rolland sur l'échafaud en 1793.

Quant aux chefs de gouvernements qui se sont mis dans les mains de leurs créanciers en succombant aux sirènes de la finance, confondant investissement et mauvaise gestion, il sont arrivés au moment de l'addition, et doivent faire régler la note par leurs administrés.

Mon ami Yann Savidan écrit ce matin sur son blog : "Je ne sais pas pour vous mais depuis quelques jours, quelques semaines, j'ai comme la très nette impression que nous sommes tous assis sur un volcan qui monte en fusion et qui, sans aucun doute, va enter en éruption."

La raison tonne en son cratère, c'est l'éruption de la fin, disait Eugène Pottier.

Agences de notation : la solution Montebourg



Le président du Conseil général de Saône-et-Loire Arnaud Montebourg (PS) a opposé lundi une fin de non recevoir à l'agence de notation financière Fitch qui avait contacté la collectivité pour lui proposer ses services en mettant en avant "l'intérêt" d'une note pour le département.

Arnaud Montebourg affirme qu'il ne sera pas donné suite à cette demande :

"Nous émettons les plus expresses et rigoureuses réserves quant à votre prétention à "déterminer" la capacité de notre département à "honorer, en temps et en heure, sa dette, intérêt et principal", poursuit le courrier du président du Conseil général qui qualifie l'activité des agences de notation de "nuisible".
"La seule institution que nous considérons fiable et capable d'évaluer nos comptes publics est la Chambre régionale des comptes", "sous le contrôle de la Cour des comptes", ajoute-t-il.

En conclusion, le courrier prévient Fitch que le Conseil général "se réserve le droit à poursuivre sévèrement la réparation du moindre préjudice qui résulterait de toute information incomplète, erronée ou tendancieuse délivrée par votre agence au sujet de nos comptes publics".

(AFP)

vendredi 18 novembre 2011

Поющие Гитары - Полюшко-Поле


Les Beatles soviétiques

Les "Singing Guitars" un  véritable groupe de pop soviétique des années 60 ont été créés sous l'impulsion  de Anatoli Vassiliev* (guitare et chant)  avec Eugène Bronevitsky (basse, chant) Vladimir Kalinine (guitare et chant), Léo Vildavsky (piano) Galina Baranova (chant) et Sergey Lavrovskii à la batterie. 
Après avoir débuté en animant des camps de vacances de la mer Noire, ils réalisent leur premier enregistrement en 1968, puis font des tournées en Allemagne de l'Est et en Tchécoslovaquie en 1970. Le groupe déclinera dans les années 80 après des expériences plus tournées vers les spectacles d'opéras rock (dont l'adaptation russe de "Jesus Christ Superstar" en 1989). Le groupe s'est reformé brièvement en 1997 à la surprise de tous pour une série de concerts de reprises de leurs vieux tubes qui a eu beaucoup de succès.

Cette reprise de "Poliushko-Pole" est tout à fait kitch et m'a bien fait rire. ;-)



*(à ne pas confondre avec le metteur en scène contemporain)

ps : ce que j'aime dans les blogs, c'est la totale inutilité de certains billets, comme celui-ci, fruits de la sérendipité et de la curiosité. La vacuité n'est peut être pas exempte d'une certaine sagesse.

mercredi 16 novembre 2011

Occupy


lundi 14 novembre 2011

Montebourg et Mélenchon : le fond et la forme


 Divergence de forme évidente, entre Montebourg et Mélenchon.

Quand Jean-Luc attaque François Hollande ("capitaine de pédalo dans la tempête"), Arnaud prend la défense de l'impétrant qu'il a choisi de soutenir… en renvoyant le camarade Méluche dans ses cordes avec le qualificatif de nouveau "Georges Marchais".

C'est ce que la presse résume, un florilège de petites phrases sans réelle signification, si ce n'est de parfaire des postures… la politique est aussi un théâtre, hélas.

Mais en écoutant l'un et l'autre, ce matin, Montebourg face à philippe Cohen sur France Inter et Mélenchon questionné par Bourdin sur BFM TV, on comprend que sur le fond la convergence est toujours là, sur de nombreux points :

Les deux fustigent le diktat des marchés financiers qui imposent les nouveaux gouvernements en Europe… dont le gouvernement grec d"union nationale" qui accueille l'extrême droite dans ses rangs, ce qu'ils dénoncent avec la même véhémence. Ils sont tous deux favorables à un référendum sur le nucléaire. Ils veulent de manière identique faire payer ceux qui ont profité de la spéculation financière pour s'enrichir.

Sur le fond, leur vision est identique… Mais si le champ de bataille est bien identifié, les chemins pour y arriver sont différents. Arnaud Montebourg, qui a gagné une nouvelle notoriété au cours des Primaires, entend bien conserver sa liberté de parole, sans prendre une place particulière dans l'organigramme de la campagne présidentielle de François Hollande. Son objectif est de peser dans cette présidentielle pour y défendre ses idées, celles qu'il partage avec les autres partenaires de l'opposition de gauche.

Montebourg se positionne toujours comme l'acteur principal de l'unité des gauches, de Mélenchon à Chevènement, en passant par les écologistes. Le combat fratricide est sans issue, et il défend l'idée que les socialistes reprennent les idées des autres formations, rouges ou vertes. Au delà des postures, il y a une présidentielle a gagner.

Sans concession avec la direction du PS, dont il rappelle le manque de réactivité, il poursuit son combat pour la rénovation des pratiques socialistes : il appelle les conseillers généraux des Bouches-du-Rhône a mettre Jean-Noël Guérini en minorité et le PS a engager une procédure d'exclusion à son encontre, ainsi que son frère Alexandre.

Il confirme la mise en place de son nouveau mouvement, bien en dehors du PS, comme de nombreux de ses sympathisants… Son nom définitif reste à trouver (la nouvelle France, celui qui avait été envisagé il y a quelques semaines, est déjà un club de réflexion marseillais initié par Karim Zéribi, l'ancien porte-parole de Jean-Noël Guérini…).

Arnaud Montebourg ne met pas tous ses œufs dans le même panier.

dimanche 13 novembre 2011

J'emmerde la journée de la gentillesse



Le titre est emprunté à un tweet de monsieur Marc Vasseur.
La vidéo a été retrouvée par madame Annie Lasorne.

Cette journée de plus, hymne à l'aveuglement de Candy au pays des Bisounours, a un but très précis… c'est le magazine "Psychologies" (inventeur du concept) qui nous le dévoile :
"redonner du sens au travail, permettre de développer la qualité des relations entre collaborateurs et veiller au bien-être des individus pour améliorer les performances de l’entreprise sont au cœur du débat."

C'est donc bien une réponse à la crise que nous enseignent les promoteurs de cette belle journée de la gentillesse (c'est écrit dans le chapo de l'article de Psychologie) :

"Et si les crises que nous vivons étaient aussi une opportunité ? En nous obligeant à faire notre examen de conscience, elles nous invitent à repenser notre façon d’agir. La bonne nouvelle : l’être humain est gentil. Vous en doutez ? Des études le prouvent, et les initiatives misant sur l’entraide et la bienveillance se multiplient !"



Les mots ont un sens : si face à la crise, nous devons faire notre examen de conscience, c'est bien que nous en sommes les responsables (la crise de la dette, c'est nous). Et si nous sommes responsables, nous ne sommes pas loin d'être coupables, donc punissables. Bref, si nous allons manger une soupe amère à l'austérité, et bien ce n'est que mérité, nous n'avons pas été gentils.

Pourtant l'être humain est gentil, nous racontent les psychologues de papier (et les "études" le prouvent). Nous sommes donc doublement coupables. Pour un peu, on penserait qu'on devrait être doublement punis.

Au lieu d'être gentils, nous nous indignons, nous revendiquons, certains lèvent même le poing, et c'est méchant, semblent nous expliquer les psychologues de papier.
Mieux vaut nous convaincre que nous vivons dans le meilleur des mondes possibles, organisé de la meilleure façon qui soit.

Une parfaite fabrique du consentement… tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil !



Et si on nous prenait pour des cons ?

vendredi 4 novembre 2011

La vérité est-elle dans le Big Mac ?


Que penser du Big Mac Index, cette mesure de parité de pouvoir d'achat (PPA), inventée par le magazine The Economist en 1986 ?

Le principe est simple, il consiste à comparer le prix du hamburger Big Mac, un produit identique vendu dans le monde entier, pour en déduire la valeur réelle de la monnaie du pays où il est vendu. L’idée semble intéressante car beaucoup de choses rentrent en compte dans le prix d’un hamburger, comme le faisait remarquer Laurent Pinsolle cet été. Outre le prix des aliments, il y a une forte composante de mains d’œuvre, mais également le loyer des fast-foods ou encore les frais généraux…

C'est en prenant en compte les données du développement de chaque pays que The Economist a affiné son étude en juillet dernier : "C'est pour mieux estimer la valeur actuelle d'une monnaie que nous utilisons la «ligne de meilleur ajustement» entre les prix Big Mac et le PIB par personne" qui prend en compte, entre autres, le coût salarial plus faible dans les pays moins développés.

Avec ces nouvelles données, ses conclusions vont à l'encontre des idées reçues. 
Si l'euro est bien surévalué de 36% par rapport au dollar, la monnaie chinoise ne serait sous-évaluée que de 7 % (au lieu de 44 % en données non corrigées).

 Quel est donc l'intérêt des Français à avoir un Euro si fort ?

Notre industrie est plombée, notre balance commerciale est en déficit, la stabilité des prix nous empêche de réduire notre dette (ce qu'une inflation maitrisée permettrait).

Bien sûr, un Euro fort permet de payer moins pour un pétrole de plus en plus cher, mais c'est au détriment de notre croissance.
L'épargne est préservée, mais l'activité est au point mort, avec un chômage en hausse constante. Alors que la seule chance de l'Industrie serait d'être toujours plus innovante, on constate que l'investissement ne suit pas l'augmentation des profits, qui sont accaparés par un actionnariat à la recherche d'encore plus de dividendes et de retour rapide sur investissement. L'Euro n'est fort que pour préserver la fortune existante.

Et finalement, l'Euro pourrait bien mourir de sa bonne santé.

Un jour viendra peut-être où le prix du bol de riz cantonnais remplacera le Big Mac Index. Nous n'en sommes pas encore là, mais nous en prenons le chemin.

Sur le plan diététique il faut nous en réjouir.

jeudi 3 novembre 2011

L'Empire Céleste


Le président chinois Hu Jintao, qui se trouve actuellement en France pour participer au Sommet du G20, a envoyé un message de félicitations pour la réussite du premier amarrage spatial du pays.
Le rendez-vous et l'amarrage entre le vaisseau spatial Shenzhou-8 et le module de laboratoire spatial Tiangong-1 ont eu lieu jeudi à 01h35, à environ 343 kilomètres de la surface terrestre.

Le succès de la mission signifie que la Chine est devenue le troisième pays après les Etats-Unis et la Russie à maîtriser cette technologie, qui sera cruciale à la construction d'une station spatiale permanente chinoise à l'horizon 2020.

"Faire des percées technologiques et maîtriser les techniques d'amarrage spatial sont des éléments vitaux pour la stratégie de développement en trois phases de notre programme spatial habité", a souligné le président Hu Jintao dans son message.
(Xinhua)

Un succès technologique qui n'est que le reflet d'une puissance économique toujours plus affirmée.

Comme l’annonçait en juillet 2011 le Quotidien du Peuple, la Chine peut remplacer à elle seule le FMI, avec ses réserves totales de change qui atteindraient, selon l'économiste Antoine Brunet, 4900 milliards de dollars, si l’on tient compte de Hong Kong et des fonds publics d’investissement (SWF) – trois en République populaire et un à Hong Kong – chargés d’optimiser leur gestion.
Maîtres de l'espace, alors que les lanceurs russes accumulent les problèmes et que les Américains n'ont pas pu remplacer leur navette, les Chinois sont aussi maîtres de la finance.

En achetant l'Europe, d'une certaine manière, la Chine vient de clore la question d'un éventuel protectionnisme, et en remplaçant les Etats-Unis dans le rôle de sauveur du vieux continent, elle vient peut-être de rompre une ère qui avait commencé avec le plan Marshall en 1948.

La Chine semble prendre aujourd'hui une avance technique et économique décisive.

mercredi 2 novembre 2011

Solidaire avec Charia Hebdo !



La rédaction du journal satirique français Charlie Hebdo, qui publie ce mercredi un numéro spécial rebaptisé "Charia hebdo" avec à la Une une caricature de Mahomet hilare, a été détruite dans la nuit de mardi à mercredi par un incendie criminel.
Piratage informatique présumé, la page d'accueil du site internet du journal était en outre remplacée peu avant 07H30 par une photo de la mosquée de La Mecque en plein pèlerinage, avec ces mots: "Not god but Allah" ("Pas d'autre Dieu qu'Allah").


La liberté d'expression doit être totale, ou ne pas être.

Acheter Charia Hebdo est aujourd'hui un devoir civique.

lundi 31 octobre 2011

You talk too much



The Buttshakers interprétaient You talk too much, il y a 10 jours au Batofar, à Paris.

Un morceau bien à propos, qui pourrait s'adresser à quelques dirigeants politiques.

C'est mon neveu Olivier qui joue du saxo. Je suis fier d'être ton oncle mon p'tit gars !

lundi 24 octobre 2011

Si nous sortions du nucléaire ?


Si le nucléaire civil semble présenter des avantages, ses quelques défauts sont rédhibitoires : gestion des déchets et risque d'accidents. Certains prétendent qu'il est impossible de sortir du nucléaire.
Pourtant, l'Allemagne qui nous taille des croupières en matière économique et nous impose ses points de vue a engagé une sortie du nucléaire qui est une réussite. Il est vrai qu'elle n'est pas contrainte d'entretenir un nucléaire militaire fort coûteux et inutile, heureuse nation.

D'autre part, laisser des intérêts privés gérer la question nucléaire serait une pure folie libérale. Malgré leur rigueur culturelle, les Japonais de Tepco ont démontré que l'appât du gain surpasse toutes les autres valeurs dans notre monde actuel, et que la sécurité peut être négligée pour complaire à l'exigence de rentabilité.

Quant à nous, notre économie chancelante est-elle en mesure d'entretenir un énorme parc de centrales nucléaire, alors que la rigueur budgétaire devient la norme européenne ? Le nucléaire échappe déjà à l'Etat, puisque Areva est en train d'être privatisée en toute discrétion, comme le reste de notre secteur énergétique en général, et nous pouvons compter sur la philanthropie du grand humaniste qu'est Henri Proglio pour mener ces projets à leur terme.
Le rapport Roussely de juin 2010 sur l'avenir du nucléaire civil est sans ambiguïté : "la filière nucléaire doit atteindre une compétitivité attractive pour l'investissement privé".

Dans ces conditions, il faut une décision politique forte pour stopper ces dérives… et rejoindre l'Allemagne dans une sortie du nucléaire, avant qu'un incident grave ne nous mette au pied du mur. Et qu'on ne vienne pas nous endormir avec l'exception française, sur la musique de "Aie confiance" du sepent Kaa.

mercredi 19 octobre 2011

Sarkozy : les affaires reprennent !





La députée-maire UMP de Puteaux, Joëlle Ceccaldi-Raynaud, a été entendue en août comme témoin assisté par un juge de Nanterre dans une enquête sur des soupçons de malversations financières, a-t-on appris mardi auprès de son avocat, confirmant une information du Canard Enchaîné. (AFP)

Madame la députée-maire a la particularité d'avoir été Suppléante de Nicolas Sarkozy dans la sixième circonscription des Hauts-de-Seine (Puteaux/Neuilly-sur-Seine).
Difficile de ne pas considérer qu'elle est une proche du président de la République, auquel elle a succédé comme édile de Puteaux.

Elle a aussi succédé au jeune Jean Sarkozy, après sa tentative maladroite, pour être candidate à la présidence de l'Epad, qu'elle a remportée. Pourrait-on aller jusqu'à dire qu'elle est "du premier cercle" sarkozyste ?

Deux dirigeants d'Enerpart, Bernard Forterre et Jean Bonnefont, avaient également été mis en examen dans ce dossier pour "abus de biens sociaux", quelques semaines avant… Bernard Forterre, faut-il le rappeler, est un ce ceux qui ont mis le pied à l'étrier à A. Djouhri (celui des "mallettes de la République"), en l'introduisant chez Vivendi, il y a 20 ans (d'après Bakchich).

L'enquête concernerait les malversations financières liées à l'attribution du marché du chauffage de La Défense. Il en ressort que Joëlle Ceccaldi-Raynaud a effectivement ouvert un compte au Luxembourg en 1996 sur lequel ont transité d'importantes sommes via des paradis fiscaux.

En 2005, le compte contenait plus de 4 millions d'euros.
Mais en avril 2009, le compte est brusquement fermé et l'argent est "transféré vers une destination inconnue".  Cet argent proviendrait "d'un héritage de grand-mère", en provenance de Suisse, déclare sa défense.

Dans la tradition des grandes tragédies des Hauts-de-Seine, il fallait un drame familial, comme chez les Bettencourt. Ici, c'est le père, Charles Ceccaldi-Raynaud, lui même ancien sénateur-maire UMP de Puteaux, déjà été mis en examen en 2007 pour "favoritisme, recel d'abus de biens sociaux et corruption passive", et qui a pour Joëlle les sentiments que la fille de mamie Zinzin a pour sa mère.

Décidé à torpiller la défense de sa fille, il a démenti au juge, déclaration de succession à l'appui, ces propos. Selon lui, sa fille n'a pas touché un tel héritage. L'origine de cet argent resterait donc mystérieuse.

Alors, les amis, elle est pas belle la vie en Sarkoland ?

A lire, sur ce sujet, le blog Monputeaux.com

mardi 18 octobre 2011

Jambon-beur



"Le choc des civilisations", la théorie de Samuel Huntington, est plus que jamais d'actualité.
Le reportage "Islam, Antéchrist Et Jambon Beurre" de Canal +, sur les nouveaux islamophobes, explore des facettes de cette galaxie malsaine et étrange, et met en évidence les différents visages de l'extrême-droite, aux Etats-Unis ou en Europe, les liens qui les unissent, leurs techniques communes de propagande.

Il faut regarder ce reportage avec lucidité : les questions qu'il soulève sont notre actualité la plus brûlante : prières de rue, apéros saucisson et pinard, tuerie en Norvège, dérapages de Claude Guéant, montée de l'extrême droite nationaliste…

Il ne faut pas tomber non plus dans le manichéisme, la manipulation existe autant chez les extrémistes musulmans que chez les islamophobes acharnés. Et ce qu'on reproche à l'Islam est commun aux deux autres religions du livre, qui ont leurs propres intégristes, leur propre folie, et leurs propres massacres aveugles.

Prise entre ces deux propagandes, quel espace reste-t-il à la laïcité républicaine ?
Entre ces extrémismes qui s'entretiennent les uns les autres, comme en symbiose, la République elle-même pourrait trembler prochainement.

Ce reportage, diffusé il y a quelques semaines, est à regarder avec attention : les thèmes qu'il développe seront ceux qui pourraient bien nous gâcher notre mois d'avril.

lundi 17 octobre 2011

Pour un nouveau Front Populaire




Jean-Luc Mélenchon était l'invité de France Info. Il y a renouvelé son offre de débat public à l'attention de François Hollande : est-il d'accord pour taxer les revenus du capital au même niveau que les revenus du travail ?

"Ce qu'il faut affronter ne se règlera pas entre bisounours", il faut "le partage" des richesses et "faire partager de force les banquiers, les puissants, les importants qui créent dans ce pays un chaos indescriptible".

Si un accord est trouvé sur ce point, l'union de la gauche aura fait un grand pas, a annoncé le candidat du Front de Gauche.

D'autre questions ont été lancées par Mélenchon : Est-il prêt à mettre en place une 6e République ? Que pense-t-il de la planification écologique ?

Les voix de Montebourg, Royal, Hamon, entre autres, sont globalement d'accord sur ces points avec Mélenchon.

Les opinions populaires mondiales,  celles des indignés, ceux qui occupent Wall Street, ne demandent pas autre chose. Prends clairement position camarade candidat ! N'écoute pas les pseudo-stratèges qui n'aiment que la division et l'ordre ancien qui est déjà condamné.

Le train de l'histoire est en marche, il faut y accrocher le wagon socialiste.

Les mots qui font la France : ratonnade


Il y a tout juste 50 ans, le 4 octobre 1961, Maurice Papon, préfet de police, met en place, avec l’accord du gouvernement de de Gaulle, un couvre-feu concernant les "FMA" (Français musulmans d’Algérie) ; un véritable couvre-feu au faciès. Contre cette mesure, le FLN organise une grande manifestation, non violente, pour le 17 octobre à 20h30, une première en métropole.

Un tiers des 30 000 manifestants, venus pour la plupart des bidonvilles de banlieue, sont arrêtés et emmenés dans des autobus réquisitionnés. De nombreux témoignages (dont celui d'Elie Kagan, photographe, Joseph Gomminginger, Paul Rousseau, gardiens de la paix) concordent… les forces de l'ordre, échauffées par de fausses informations mentionnant la mort de plusieurs policiers, se déchaînent, à coup de matraques, de nerfs de bœufs, ou tirent au pistolet mitrailleur, selon les différents témoins. Certains manifestants sont jetés dans la seine, souvent c'est leur cadavre dont on se débarrasse. Depuis le début de l'année 1961, 29 policiers avaient été victime d'attentats. Le 3 octobre, aux obsèques du brigadier Demoën, Maurice Papon déclarait dans son allocution : « Pour un coup donné, nous en porterons dix »

On ne saura jamais le nombre exact de victimes (de 100 à 200 semble-t-il).
Le mot ratonnade vient de rentrer dans l'histoire de France.

La guerre d'Algérie finira 5 mois plus tard, en mars 1962, avec les accords d'Evian et la reconnaissance de l'indépendance de l'Algérie.

Le journal radiophonique "Inter Actualité" du 18 octobre 1961 annonce que le "Conseil des ministres a décidé de renforcer les forces de sécurité à Paris, et de renvoyer en Algérie de nombreux manifestants musulmans arrêtés". Il déplore le "décès d'une victime parisienne, M. Guy Chevalier", puis parle de 2 morts et 64 blessés chez les manifestants musulmans.

Le premier déplacement du nouveau candidat de l'opposition socialiste, François Hollande, a été de commémorer ce massacre : il a jeté à la Seine une rose pour commémorer les cinquante ans de ce triste épisode de l'Histoire.
Avec cette prise de position, le candidat socialiste se démarque totalement du président de la République, qui a refusé de reconnaître la responsabilité de la France dans cet événement.

Un appel pour la reconnaissance officielle de la tragédie du 17 octobre 1961 à Paris est lancé par Médiapart, sous la forme d'une pétition.

François Hollande 2012


Il n'y a qu'un candidat du Parti Socialiste, mais il a une sacrée équipe derrière lui.

Tout commence, et tout est à construire. Mais la conjoncture devient très favorable à une future alternance, au printemps prochain.

Quel sera le programme définitif du candidat, quelles influences auront ses concurrents malheureux ?
La rénovation des idées du PS, entamée depuis si longtemps, avec la Gauche Socialiste de Mélenchon et Dray, puis le NPS de Montebourg, Peillon et Hamon, n'a guère évoluée… si ce n'est le départ de Jean-Luc Mélenchon, qui a affaibli encore l'aile gauche du parti de François Mitterrand.

Qu'en sera-t-il dans les six mois à venir ? Que donnera cette synthèse qui devra s'imposer face à l'UMP, dans un contexte d'effondrement du capitalisme financier, de l'Europe, de l'emploi et de la croissance ?

Non seulement tout est à faire, mais le plus dur est à venir.

Bon courage camarade candidat.

samedi 15 octobre 2011

Les indignés du monde entier se rassemblent



Les Indignés du monde entier se rassemblent pour dénoncer les dérives du système financier… Ils veulent changer la façon dont fonctionne notre économie.

• A Rome, où quelque 100.000 participants étaient attendus, la police a fait usage de gaz lacrymogènes et de canon à eau pour disperser les manifestants.

• Au Japon la manifestation se veut surtout antinucléaire, et ça se comprend.

• A Londres, la manifestation a investi la City.

• A Melbourne, où était donné le coup d'envoi de cette journée de mobilisation mondiale, un millier de personnes se sont réunies sur une place du centre-ville.

• En Amérique du Nord, le mot d'ordre Occupy Wall Street a été lancé cet été sur internet par les activistes du collectif Adbusters (littéralement les Casseurs de pub), un groupe créé à Vancouver qui combat le capitalisme et détourne les codes de la société de consommation.

• En France, par contre, ils préfèrent se battre entre eux, pour savoir qui est le plus indigné. Mais on note tout de même environ 500 manifestants à Grenoble, selon les organisateurs, alors qu'ils n’étaient qu’une centaine à Marseille où ils se sont regroupés sur la place du général De Gaulle, à proximité de la chambre de commerce. A Nantes, une centaine de personnes se sont rassemblées sur la place Royale.

Martine Aubry, la voix de la raison



Interrogée par des journalistes sur la tension qui a marqué la fin de la compétition avec François Hollande, Mme Aubry a jugé qu'il y avait "un peu de fébrilité d'un côté".

"Il faut être calme jusqu'au bout", a-t-elle poursuivi, estimant que se battre "contre Nicolas Sarkozy, ce sera autre chose".
"C'est un petit peu comme au rugby, ils (les joueurs) se cognent dessus beaucoup plus fort que nous pendant deux mi-temps, ils sont beaucoup plus carrés, et puis, ensuite, à la troisième mi-temps, ils font la fête ensemble. Nous, ce sera la même chose dès lundi. En tout cas, je ferai en sorte qu'il en soit ainsi", a poursuivi la maire de Lille.

"Il faut se calmer en cette fin de campagne. Les Français vont venir heureux voter au deuxième tour des primaires avec leur coeur, leur raison et leurs convictions, c'est la seule chose qui compte", a-t-elle encore dit.

Merci Martine Aubry, certaines évidences doivent être rappelées.

vendredi 14 octobre 2011

Faut-il avoir peur de la bricomédication ?


Comment soigner une fracture du Tibia ? par bricomedication

Aurait-on découvert un moyen révolutionnaire de réduire le déficit de la Sécurité Sociale ?
Toujours est-il qu'en Chine, les soins se pratiquent à la maison, grâce à la bricomédication.

Une société vend des kits de bricomédication avec les instruments, un manuel et des DVD pour résoudre soi-même nos problèmes de santé, même les plus délicats (ici le cours consacré à une fracture ouverte du tibia)..

Ce nouveau concept pourrait s'imposer bientôt en France.
Il est grand temps de passer à la démondialisation ! Trop, c'est trop.