samedi 26 février 2011

Archéomed, un renouveau productif français

 Présentation du projet par P. Hurdebourcq, JB. Memet, G. Martinet

Le nouveau centre Archéomed, qui vient d'être présenté à Arles, pourrait être un exemple du système économique que veut mettre en place Arnaud Montebourg.

Issu d'un pôle de compétitivité local (Prides Industries Culturelles et Patrimoine) alliant la Chambre de Commerce et d'Industrie Territoriale du Pays d'Arles et la Région PACA, bénéficiant de soutiens publics, mais à l'initiative d'un entrepreneur local (Jean-Bernard Memet, de la société A-Corros), Archéomed est un hôtel d’entreprises et une pépinière dédiés aux métiers du Patrimoine, articulé autour de moyens mutualisés (laboratoires, espace de stockage), un lieu unique où de petites entreprises ou associations, des start-up, vont mettre en commun gestion et techniques.

La raison d’être d’Archéomed est d’autant plus justifiée que si la Région PACA possède une très grande richesse patrimoniale et accueille nombre d’équipes scientifiques spécialisées, il n’existe pas de site d’importance consacré à la restauration et à la conservation de ces patrimoines. De plus, la filière archéologique régionale est particulièrement importante et génère plus de 11000 emplois, mais plus de 60 % de son activité est représentée par de très petites structures. Ces microsociétés sont des clients potentiels, et ont un besoin vital de ce genre de centre technique.

 (image Duketteman)

Le nouveau pôle permettrait de mettre en commun des matériels de pointe, très onéreux, ce qui lui permettrait de devenir un réel centre de ressources pour la Région. Le lieu pour abriter cette nouvelle structure était primordial, et c’est naturellement que le site de l’ancienne usine de riz Lustucru, fermée depuis les inondations du Rhône de 2003, s’est imposé. Propriété de la ville d’Arles, celle-ci a mis la friche industrielle à disposition en tant que partenaire du projet. Construit par les ateliers Eiffel, cette construction métallique est elle-même une partie de notre patrimoine moderne, et c’est en préservant cette dentelle de fer que l’avant-projet de 11000 m2, constitué d’éléments modulaires, a été dévoilé. D’autre part, une telle installation est une manière intelligente de réhabiliter une friche industrielle dont l’histoire a accompagné celle de la ville et de la Camargue.

Le budget total estimé à 5,5 millions d’euros est en cours de finalisation, appuyé par des organismes publics. Le projet, déjà cohérent et légitime, doit arriver à une maturation définitive, tant sur le plan financier qu’architectural. Les études vont donc se poursuivre dans les 2 ans à venir, pour une réalisation début 2013.
Il ne manque que la constitution des micro-entreprises partenaires de ce projet en coopérative pour décrire exactement le modèle que promeut Arnaud Montebourg. Un renouveau productif orienté sur la haute technologie, une mutualisation des moyens, appuyé sur l'alliance d'un financement public et privé sur un terme assez long pour laisser le temps de trouver une rentabilité.

Le centre permet surtout de redynamiser le tissu économique local en améliorant l'efficacité des petites structures, la raison d'être de ce projet. C'est tout l'objectif des Prides : Mutualisation des moyens, aide individuelle et recherche de la performance.

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