vendredi 11 février 2011

Montebourg par l'exemple : Coopaname



Le capitalisme coopératif, c’est le retour du travail fier.

 Arnaud Montebourg propose de refonder notre système économique. Une des solutions qu'il propose est le "capitalisme coopératif". Il ne s'agit pas d'être dans l'incantation, ni "du passé de faire table rase", mais pour le candidat socialiste de s'appuyer sur l'observation de ce qui fonctionne.

L'exemple de Coopaname est une bonne démonstration du capitalisme coopératif.

La coopérative ouvrière de production anonyme Coopaname rassemble 370 activités économiques différentes, au sein de six établissements. Mais elle est aussi un incubateur de projets collectifs qui s'associe à d'autres Coopératives d'Activités et d'Emploi (comme Garrigue, société de capital risque solidaire)

Née à Paris en 2004, elle est aujourd’hui la plus importante coopérative d’activité et d’emploi de France. Elle regroupe pas moins de 400 « salariés-entrepreneurs » qui ont décidé de se réunir au sein d’une organisation originale et novatrice afin de développer leur activité dans un univers associant la coopération et l’autonomie.

Comment ça marche ?

Le fonctionnement de Coopaname est simple. Toute personne désireuse de créer sa propre activité peut rejoindre la coopérative, accompagnée par un tuteur qui la supporte dans la validation de son projet. 
Dès lors que l’activité prend une forme régulière, le créateur obtient un CDI et devient salarié-entrepreneur. Il agit ainsi pour son propre compte, mais 10% de ses recettes sont réservées à la coopérative pour son fonctionnement et son projet commun. 
En échange, cette dernière lui permet de se libèrer de la contrainte administrative ; elle porte la responsabilité juridique de leurs actes professionnels, leur assure une sécurité financière grâce à une couverture mutualisée de la trésorerie ; organise des formations professionnelles ; sécurise les salaires et renforce la protection sociale de tous. « La réussite de chacun garantit un collectif fort ». 

L’activité de Coopaname elle-même est principalement d’accompagner les nouveaux arrivants dans la création et le développement de leur activité et de sécuriser leur parcours professionnel. Pour ce faire, la coopérative peut compter sur le financement de nombreux partenaires publics, principalement au titre du développement économique du territoire ou de l'aide au retour à l'emploi.

Le but de l’entreprise n’est pas de dégager un profit maximum mais d’augmenter les salaires et de garantir la protection sociale dans un cadre où travailler ne se conjugue pas avec précarité.

Utopique et irréaliste diront certains…

la réussite de Coopaname prouve le contraire et montre qu’un tel type d’organisation est économiquement viable et favorise le retour à l’emploi dans l’épanouissement.
Une alternative au statut d'auto-entrepreneur isolé.

A approfondir sur le site de Coopaname

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Très intéressant, comme quoi il existe des alternatives !

A voir également le docu-web de France 5 sur la Ceralep, qui est passée en SCOP il y a 6 ans à la suite d'une liquidation judiciaire.


http://www.france5.fr/portraits-d-un-nouveau-monde/#/theme/economie/le-patron-c-est-nous/