vendredi 25 février 2011

Vers une intervention militaire en Libye ?



Selon François Burgat, directeur de recherche au CNRS spécialiste de la Libye, pour qu'il y ait une opération militaire, il faudrait que les affrontements internes empêchent trop durablement la reprise de la production pétrolière. (Nouvel Obs)

Pour Reuters, l'insurrection, qui contrôle les grands centres urbains de l'Est du pays, fait tache d'huile et s'étend désormais à une grande partie des zones habitées du littoral méditerranéen, de la petite ville de Zouara, à 120 km de la capitale Tripoli, jusqu'à Misrata, à 200 km à l'est de la capitale.
Deux grands terminaux pétroliers cruciaux pour les exportations libyennes, Ras Lanouf et Marsa el Brega, dans le golfe de Syrte, sont en outre tombés aux mains des insurgés, ont rapporté des habitants de Benghazi en contact avec des employés.



«Il faut une intervention immédiate de l'ONU, et si nécessaire une aide de l'OTAN, avec notamment, des forces turques et égyptiennes. Si on ne le fait pas tout de suite, ce sera le carnage dans les trois jours», prévient l'euro-député Vert européen Daniel Cohn-Bendit, dans Le Parisien

Hier, en milieu de journée, L'Union européenne n'excluait pas de mettre sur pied une intervention militaire à des fins humanitaires pour aider à l'évacuation de ses 6000 ressortissants en Libye, selon un haut responsable européen cité par Le Figaro. Bruxelles rechercherait pour cela un appui naval militaire.

Si l'Union Européenne veut conserver ses relations pétrolières avec le nouvel état qui émergera demain, elle a intérêt à faire un geste fort en faveur des insurgés, et devrait réagir très vite en suivant les recommandations de Cohn-Bendit.

2 commentaires:

Manuel a dit…

D'un point de vue humanitaire, je suis d'accord avec une intervention militaire, mais les retombées à plus long terme d'une telle intervention sont dangereuses.
Les islamistes pourraient s'en servir comme prétexte pour reprendre en main une situation que leur échappe totalement et on n'est pas à l'abri de couacs qui verraient les libyens rejeter l'occident qui se retrouverait très vite avec une étiquette de colonisateur.
Je suis partisan de laisser la révolution suivre son cours et si intervention il doit y avoir, elle doit pouvoir se faire en silence.

Manuel a dit…

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