vendredi 18 mars 2011

Arnaud Montebourg ne parle jamais à la légère



Après son rapport au vitriol dénonçant les "pratiques contestables" de la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône, Arnaud Montebourg s'est vu opposer deux plaintes en diffamation. L'une émanant de la fédération, l'autre de son premier secrétaire Jean-Noël Guérini.

Le député de Saône-et-Loire qui avait dix jours pour apporter les preuves de sa diffamation, a déposé mercredi soir son dossier devant le tribunal de police. Soit 174 pages, 44 pièces, 20 témoignages et un enregistrement qu'il étaiera le 9 mai. (La Provence)

Nous verrons ce que la justice décidera, Guérini, avec sa plainte, a ouvert la boîte de Pandore.

Quand j'ai rencontré Arnaud, je lui avais parlé de la plainte de Florence Woerth à son encontre. Il avait rit, en m'expliquant qu'il était habitué, et qu'il était avocat. Des plaintes en diffamation, c'est son quotidien.

Arnaud Montebourg ne parle jamais à la légère. Même son bon mot sur "le principal défaut de Ségolène Royal" pendant la campagne de 2007 était une vérité qu'on voulait cacher.

Mais on ne cache pas la vérité à Montebourg.

6 commentaires:

Nicolas a dit…

"Mais on ne cache pas la vérité à Montebourg."

Il sait donc qu'il ne gagnera pas la primaire.

(smiley, bordel !)

David Burlot a dit…

J'aime bien la photo. Manque un slogan. Mais je cherche encore, peut-être pour 2017

Rimbus a dit…

Nicolas, il ne faut jurer de rien, l'important c'est que ses idées soient retenues.

David : "J'accuse !" ça le ferait bien… 2017 ? j'espère que ce sera 2019 (la 6e république prévoit le retour au septennat)

Didier Goux a dit…

C'est beau, cette admiration candide. Très frais, en tout cas.

Rimbus a dit…

N'est-ce pas, Didier ? Votre passage est toujours un plaisir ;-)

Marius a dit…

Une des nombreuses interventions de l’inénarrable député socialiste Arnaud Montebourg qui estime qu’en matière de sécurité, Nicolas Sarkozy « est, comme d’autres, à ranger aux rayons des incapables en la matière ». OK, ça nous en sommes bien conscients !

Mais quand M. Montebourg estime que les mesurettes à grand spectacle du chef de l’état, je cite : « transforment les étrangers en boucs émissaires alors que la question de l’insécurité n’est pas liée à une quelconque origine, mais au problème persistant de l’absence de police sur le terrain, du fait notamment de la suppression de ses effectifs », on a envie de demander à M. Montebourg s’il prend les français pour des…. cons et s’il connait les populations qui composent majoritairement le milieu carcéral.

Ce n’est pas parce que M. Montebourg a des origines « arabes » qu’il doit défendre l’indéfendable, et , à vouloir trop souvent prendre les gens pour des billes, on finit par s’identifier à eux. Entre socialistes, ce n’est pas gênant; mais, quand le discours d’un homme politique consiste à ratisser au-delà de son propre clan, ça devient risible.