samedi 26 mars 2011

Le traité de Tripoli



Il y a 214 ans, John Adams, le deuxième président des Etats-Unis, signait un traité de paix avec le Bey de Tripoli, afin de protéger les navires de la nouvelle nation contre les actions pirates en Méditerranée.

L'article 11 de ce traité est célèbre pour nier l'influence chrétienne et religieuse dans la constitution des USA.
Car le gouvernement des États-Unis d'Amérique n'est pas, dans aucun sens, fondé sur la religion chrétienne, - car le gouvernement des États-Unis d'Amérique n'a en soi aucun caractère d'hostilité contre les lois, religion, ou tranquillité, des Musulmans, - et comme les États-Unis d'Amérique n'ont jamais eu de guerres ou actes d'hostilités contre aucune nations mahométanes, il est déclaré par les parties qu'aucun prétexte résultant des avis religieux ne produira jamais une interruption de l'harmonie existant entre les deux pays.
Alors qu'aujourd'hui la France semble mener "une croisade" contre Tripoli, que son président se réfère sans cesse aux "racines chrétiennes" de son pays, que l'Amérique s'est trouvé comme spécialité de faire  la guerre aux musulmans, il est bon de relire les pensées des pères fondateurs des Etats-Unis d'Amérique : John Adams et Thomas Jefferson.

Jefferson fut le premier défenseur de la laïcité ("building a wall of separation between church and state") et vis à vis de la religion, sa position est sans ambiguïté :
" J'ai toujours considéré qu'il s'agissait d'une affaire entre l'homme et son créateur, dans laquelle personne d'autre, et surtout pas le public, n'avait le droit d'intervenir " ou "In every country and every age, the priest had been hostile to Liberty", ou encore "It does me no injury for my neighbor to say there are twenty gods or no God".
 
L'esprit des père fondateurs est pourtant oublié, et depuis 1956 la devise « In God We Trust » est celle des Etats-Unis d'Amérique… terrible régression…

2 commentaires:

Accent Grave a dit…

Hum...

Je ne crois pas que les USA soient en croisade contre les musulmans. Ils peuvent se battre contre n'importe qui, leur passé le prouve.

Bon nombre d'Américains sont musulmans ou pratiquent diverses religions. Dans ce pays, il est clair que l'on peut pratiquer la religion de son choix.

À mon sens, Jefferson n'arrive pas à la cheville de John Adams, président méconnu, discret.

In "God we Trust". C'est partout, dans tous les pays et ça vaut pour toutes les religions. Quand une constitution est élaborée, des cours de justice sont instaurées et autant pour le décorum comme pour octroyer une grande importante (sic) au système de justice, on parlera de "droit divin", comme pour placer les lois au dessus de tout.

Dans certains pays une partie de la population se dit laïque ou non pratiquante. Ça ne durera pas. L'homme ne peut vivre sans coyance. C'est tout simplement impossible.

Je suis moi-même agnostique mais ça ne m'empêche pas de deviner l'avenir en m'informant sur le passé.

Accent Grave

Durandal a dit…

« La Providence a donné à notre peuple le choix de ses dirigeants. Il est un privilège, un devoir ainsi que dans l’intérêt d’une nation chrétienne de préférer et de choisir des chrétiens comme dirigeants. »

— Jonh Jay, le premier Juge en chef des États-Unis (nommé par George Washington), 28 février 1797

« Notre Constitution a été faite uniquement pour un peuple moral et religieux. »

— Jonh Adams, second Président des États-Unis (1797-1801), 11 octobre 1798

« Les plus grands piliers de tout gouvernement et de la vie sociale sont la vertu, la moralité et la religion. Ceci est l’armure, mon ami, et c’est cela uniquement, qui nous rend invincibles. »

— Patrick Henry, député du Congrès Continental (1774), Commandent de la milice virginienne (1775), Gouverneur de Virginie (1776-1778 et 1784), 8 janvier 1799

« Sans morale, une république ne peut subsister aucune période de temps ; ceux donc qui décrient la religion chrétienne dont la moralité est si sublime et pure [...] sapent les solides fondements moraux, les meilleures sécurités pour la durée des gouvernements libres. »

— Charles Carroll, signataire de la Déclaration d’Indépendance et de la Constitution, député du Congrès Continental (1776), Sénateur du Maryland (1781-1799), 4 novembre 1800

« Les Principes généraux à partir desquels les Pères ont accomplis l’indépendance étaient les seuls principes sur lesquels cette merveilleuse assemblée de jeunes gentilshommes pouvaient s’unir. [...] Et quels étaient ces Principes généraux ? Je réponds : les Principes généraux du christianisme, dans lesquels toutes ces sectes [sic] étaient unies. »

— Jonh Adams, second Président des États-Unis (1797-1801), 28 juin 1813

« N’est-ce-pas la Déclaration d’Indépendance qui a premièrement organisé notre pacte social sur le fondement de la mission terrestre du Rédempteur ? Qui a fixé la pierre angulaire du gouvernement humain sur les premiers préceptes du christianisme ? »

— John Quincy Adams, sixième Président des États-Unis, 4 juillet 1837

« Ce livre [pointant vers la Bible], monsieur, est le roc sur lequel notre république repose. »
— Andrew Jackson, septième Président des États-Unis, 8 juin 1845

Source, cet article qui démystifie la déclaration étrange du Traité de Tripoli :

http://www.wnd.com/news/article.asp?ARTICLE_ID=57666#ixzz1RTYVubhr