dimanche 22 mai 2011

Henri Rivière, le Shin-Hanga à la française

Comment ne pas penser au Shin-Hanga en regardant l'œuvre de Henri Rivière ?

Né en 1864 et mort en 1951, il aura été le contemporain de Kawase Hasui (voir mon billet précédent), et ses thèmes, instantanés de la vie quotidienne ou de la nature, comme sa technique (bois gravés et lithographie), le rapprochent de cette école picturale japonaise.

Formé en 1880 à l'art graphique chez le peintre d'histoire Émile Bin, il débute comme illustrateur dans différents journaux. En 1882 il est secrétaire de rédaction de l'hebdomadaire "Le Chat noir", puis collabore au cabaret éponyme avec son "Théâtre d'ombres" (de fines découpes en ombres chinoises, là aussi un mode d'expression tout ce qu'il y a de japonais).

Ce parisien a laissé une série fameuse, 36 vues de la Tour Eiffel (Lithographie), inspirée des 36 vues du mont Fuji, de Hokusai. En voici une sélection :

Vue dans la tour


Vue de la rue Beethoven

 Vue du Pont d'Austerlitz

Vue de Notre-Dame

Vue de l'estacade

Mais Rivière, dans ses paysages de Bretagne, démontre que sa technique égale celle des maîtres Japonais :

La vague, étude (Litho)

Vague montante (gravure sur bois)

Vague frappant un rocher (gravure sur bois)

Le port de Douarnenez (litho)

Coucher de soleil (litho)

Le hameau (litho)

Un site est consacré à Henri Rivière, pour y découvrir l'ensemble de son œuvre.

2 commentaires:

mike hammer papatam andropov a dit…

C'est magnifique ! Merci.

dima a dit…

Je ne connaissais pas la gravure sur bois. Jusque là j'avais à l'esprit la sculpture mais ce n'est pas la meme chose. Il y a le travail sur le bois mais aussi l'application du papier sur le bois pour reproduire le dessin. Les vagues sont mes préfèrées.

J'ai une ardoise chez toi alors...