lundi 16 mai 2011

La prémonition et les antécédents de DSK

 
Selon des journalistes de Libération, Lors d'un entretien «off» le 28 avril (à lire en zone abonnés), DSK lui-même avait estimé qu'il était possible qu'on tente de le piéger. Il s'était alors mis à imaginer «une femme [qu’il aurait] violée dans un parking et à qui on promettrait 500.000 ou un million d’euros pour inventer une telle histoire…».

L'histoire incroyable de Dominique Strauss-Kahn autorise toutes les interprétations, les intérêts que représentent le patron du FMI sont énormes.

Concernant cette déclaration prémonitoire (est-elle enregistrée ?), elle s'ajoute à la thèse du complot. Si DSK y a pensé, pourquoi pas d'autres, on attaque toujours au défaut de la cuirasse.

Par contre, la déclaration de Anne Mansouret, vice-présidente socialiste du conseil général de l'Eure, et blogueuse sur le site Rue89, qui confirme les accusations de sa fille Tristane Banon contre DSK (tentative de viol, ou avances trop pressantes, difficile à dire), pourrait faire penser que la mésaventure du Sofitel de New York n'est pas une exception. J'en ai parlé une fois avec DSK. Il a dit «je sais pas ce qui m'a pris, j'ai pété un plomb» précise Mansouret.

Entre ces deux versions, le complot et le dérapage, difficile de choisir.


Ce mélange de sexe et de politique crée un climat délétère qui ne présage rien de bon pour l'avenir politique de notre pays. Vivement la 6e république, que nous échappions à cette personnification à outrance du pouvoir. L'homme est faible, quel qu'il soit.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Bonne chronique, impartial, contrairement à de nombreux médias. Cela dit, une information est assez intéressante concernant l'intervention d'Anne Mansouret : elle s'est récemment présentée aux primaires socialistes...