mardi 28 juin 2011

Backstage à Dejazet, j'ai coincé Aquilino Morelle


Primaire PS : Montebourg lance sa campagne par BFMTV

Je suis arrivé à la bourre au théâtre Dejazet… le TGV avait du retard.
En plus à République, je me suis gouré de sortie dans le métro et je suis parti rue du Faubourg du Temple (au lieu de boulevard du Temple).
Le temps de me réorienter, de traverser la place sous une canicule qu'à côté Arles c'est frais et aéré, je suis arrivé en sueur.

A l'entrée du théâtre je tombe sur Sihem Habchi et Roland Castro, que je ne manque pas de saluer bien bas.

@Graoum, qui me retapisse illico, me colle un badge "DreamTeam" sur la chemise, et me montre l'escalier pour rencontrer Montebourg qui fait une conf' de presse, là haut.
Bon, c'était ambiance camera et photographes, et bien engagé déjà… J'avais bien raté le coche, ça sentait le "don't disturb".

Alors, je me suis rabattu sur @Yomansdu33, qui était sous le charme du "poto-mitan" de la campagne, Christiane Taubira. J'y ai été pris moi aussi... (il y a du vaudou dans l'air).

Et j'ai quand même retrouvé @dagrouik, @melcalex, @bravepatrie, @vogelsong, Martin P…

On a écouté Frédérique Bredin (cette ministre Mitterrandienne qui revient en politique pour soutenir Arnaud), Bernard Cassen (du Monde Diplo), toujours d'Attac, la charmante laurianne deniaud (les MJS, votez Montebourg !)… Et surtout Christiane Taubira, décontractée et sans notes sous les yeux, pour un discours sincère et chaleureux. Peut être qu'elle supportait mieux que les autres cette canicule tropicale, qui nous a tous éprouvé (Sihem Habchi a peiné à lire son papier, nous mettrons cela sur le compte de la température).

Voilà, on a attendu trop longtemps Arnaud, a agiter des drapeaux PS et des pancartes "6e République" ;  Montebourg a été comme toujours énergique et charismatique, malgré la chaleur.

Ce meeting, DIDR en parle mieux que moi.
Sur Marianne2 on en parle de manière plus critique… c'est un autre point de vue, partagé par certains de mes compagnons de touite. Moi je ne suis plus très objectif (un coup de vaudou ?).

Alors je vais raconter les coulisses, quand il a fallu plier le matos pour charger la camionnette (après une bière vite avalée, un petit tour auprès des collègues montebourgeois, c'est quand même mieux IRL, et une poignée de main à Arnaud, quand même).

Y avait des trucs qui étaient super lourds, alors j'ai rusé en portant des chaises en plastique, je m'en suis bien tiré.
Mais surtout j'ai pu coincer Aquilino Morelle, qui tapait la discute, sur le trottoir.
Moi je ne connaissais pas encore le nouveau directeur de campagne. Ancien conseiller de Lionel Jospin, ce n'est pas n'importe qui.

Je lui ai demandé comment s'était fait son passage idéologique du quinquennat de Jospin à la 6e République de Montebourg… Une question qui nous a amené à nous demander si Montebourg avait voté pour ou pas pour le quinquennat… J'ai argumenté que cela m'étonnait puisque le retour au septennat était bien au programme de la 6e République.
Aquilino m'a dit qu'il poserait la question à Arnaud… et puis il a conclu dans un éclat de rire, "on a aussi fait des conneries".

Cette critique implicite des années Jospin, et de la calamiteuse campagne de 2002, se retrouve dans un excellent article de janvier 2010, qui en apprend beaucoup sur Aquilino Morelle : "La gauche et la fatigue d'être soi".

J'en extrait ceci, où tout est dit :
L’idée socialiste doit rester vivante, doit être défendue et non évacuée. L’exigence que porte cette idée, cette exigence de transformation réelle des conditions de vie et de propulsion dans l’avenir, est certes très difficile à satisfaire. Nombreux sont ainsi ceux qui se contentent avec soulagement d’un réformisme tiède, insipide, mais « de gauche ». Il y a une « fatigue d’être soi » propre aux socialistes. Mais sans cette exigence, plus rien n’a de sens.

2 commentaires:

Graoum a dit…

http://www.assemblee-nationale.fr/11/scrutins/jo0250.asp#TopOfPage

n'a pas pris part au vote...

Rimbus a dit…

Merci Graoum, c'est bien ce qu'il me semblait. Si tu croises Aquilino, tu peux lui signaler ;-)