mercredi 10 août 2011

L'homme de Monticello



Mon ami Juan rend hommage à Thomas Jefferson, le 3e président des Etats-Unis d'Amérique. Qu'il en soit remercié, Jefferson est une des mes idoles !

Sa vision de la finance semble aujourd'hui visionnaire, et l'esprit du fondateur de la première démocratie du monde (il fut rédacteur de l'acte d'indépendance) semblent aujourd'hui oubliés.

"Je place l'économie comme la première et plus importante vertu, et la dette publique comme le plus grand des dangers qui doit être craint" disait-il en 1816 :
« I, however, place economy among the first and most important virtues, and public debt as the greatest of dangers to be feared. To preserve our independence, we must not let our rulers load us with perpetual debt. If we run into such debts, we must be taxed in our meat and drink, in our necessities and in our comforts, in our labor and in our amusements. If we can prevent the government from wasting the labor of the people, under the pretense of caring for them, they will be happy. » Lettre à William Plumer, 1816
Le plus francophile des Américains (il a été ambassadeur à Paris pendant la Révolution française, et ami de La Fayette) était un privilégié, héritier de riches planteurs de Virginie, et son esprit fut modelé par les philosophies des Lumières… Sa culture et sa curiosité l'élevait au dessus de ses contemporains, et ses passions allaient de la linguistique à l'architecture, en passant par l'œnologie ("…l'habitude des vins légers et de haute saveur est pour moi une condition nécessaire de la vie.").

Premier défenseur de la liberté de la Presse ("our liberty depends on the freedom of the press, and that cannot be limited without being lost.", lettre à James Currie) philosophe agnostique, il était aussi un laïc convaincu : ".. J'ai examiné toutes les superstitions du monde connu, et je ne trouve pas dans notre superstition particulière du christianisme une caractéristique rédemptrice. Elles sont toutes fondée sur des fables et des mythes".



Sa maison de Monticello, en Virginie, fut une de ses passions pour laquelle il dépensa sans compter. Elle fût en partie influencée par l'hôtel de Salm à Paris ("While at Paris, I was violently smitten with the hotel de Salm" lettre à Madame de Tessé).
Elle est aujourd'hui classée au Patrimoine mondial de l'Humanité par l'Unesco.
Son goût de l'architecture était nourri de ses voyages en Europe, et il fut un bâtisseur plein de délicatesse. Ainsi, pour le Capitole de Richmond, Jefferson a pris le parti d'imiter la Maison Carrée de Nîmes.

A la fin de sa vie, il entretint une longue correspondance avec John Adams, son ami et parfois rival, qui fut son prédécesseur comme président.


Les deux grands hommes moururent le même jour, le 4 juillet 1826, à quelques heures d'intervalle.

Jefferson était un homme qui n'était pas sans contradictions, prêchant la rigueur budgétaire pour la nation et accumulant tant de dettes lui‑même que sa fille Martha devait hériter d’une situation financière catastrophique.
Soupçonné de racisme, esclavagiste lui-même, il fait pourtant voter la suppression de la traite en Virginie (1778), puis en 1782, Jefferson fait passer une loi facilitant l’affranchissement personnel des esclaves en Virginie.

La plupart des citations sont issues du site Monticello.org.

1 commentaire:

lejournaldepersonne a dit…

Plus d'A Plus !

Il n'y a plus d'A plus !
Plus rien dans les caisses
la température monte, et la vue baisse
Alors ? je saute ou je ne saute pas ?
si je réfléchis, je ne saute pas...
si je ne saute pas, je cède le pas !
et la roue continue de tourner...

http://www.lejournaldepersonne.com/2011/08/plus-da-plus/