mercredi 17 août 2011

Un pacte d'austérité à défaut d'un pacte de solidarité



La rencontre Merkel-Sarkozy n'aura été qu'un coup d'épée dans l'eau, mais on nous avait prévenu avant…

Obliger les états de l'eurozone a inscrire dans leur constitution une règle d'or en faveur de l'équilibre budgétaire n'est qu'un vœu pieu. Le pacte de stabilité du traité de Maastricht a été foulé aux pieds à la première difficulté, alors qu'attendre de cette "règle d'or" ?
Un pays comme la Grèce, qui est en récession de -5 % peut toujours faire voter cette règle, cela n'aura aucun effet sur sa situation. Ceux qui lui prêtent des fonds ont les arguments qu'il faut pour dicter sa conduite à ce mauvais élève.

On est passé du pacte de stabilité au pacte d'austérité… à défaut d'un pacte de solidarité.

Le principe des eurobonds était bien un pacte de solidarité, où tous les états d'Europe se soutenaient les uns les autres. Un message fort pour la construction de l'Union, qui aurait bien mérité son nom. "Union et solidarité" aurait été une belle devise pour une Europe fédérale.
Au lieu de cela, démonstration a été faite que dans cette Europe qui se construit, c'est le plus fort qui dicte sa loi. Et face à Angela Merkel, Sarkozy ne pèse pas beaucoup plus lourd que Sylvio Berlusconi. Dura lex, sed lex.

Seul point positif de cette réunion, la taxe "Robin des bois" sur les flux financiers semble sur les rails… encore faut-il définir sa mise en place et son utilisation. (voir la vidéo ci-dessus)

Ce coup d'épée dans l'eau laisse pour le moment les spéculateurs tranquilles… ils peuvent continuer à parier sur les difficultés des pays qui se sont laissés piéger au jeu de la vie à crédit dont ils sont les promoteurs.

A lire :
Sur La Tribune, l'édito de Jacques Rosselin.
La réaction d'Arnaud Montebourg sur son blog
Le dernier billet de Juan, sur le blog Sarkofrance

1 commentaire:

Cécile a dit…

Oui pourquoi cette taxe Tobin n'a jamais (enfin) réussi à émerger...