lundi 12 septembre 2011

A trop vouloir gagner on finit par tout perdre

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Plusieurs sources ont indiqué samedi à Reuters s'attendre à ce que les notes de crédit de BNP Paribas, Crédit agricole et Société générale soient dégradées dans les prochains jours par Moody's.
L'agence, qui avait placé les trois banques sous surveillance avec perspective négative il y a trois mois, doit achever mi-septembre l'examen de leur note. (Les Echos)



La Société Générale, qui aurait 2,6 milliards de dette grecque, serait donc considérée en danger.

Mais quand Jérôme Kerviel a fait perdre 4,9 milliards à la banque en 2008, sa note auprès des agences de notation a-t-elle été dégradée ? La banque a-t-elle fait faillite ? 
Pourquoi dégrader sa note maintenant ?

A moins que ce ne soit l'effet domino que causerait une faillite de la Grèce qui soit à craindre. Mais dans ce cas, c'est la fin de l'euro, et c'est donc la note globale des états qui sera dégradée. Le taux d'intérêt de leur endettement va exploser, et la spirale de la récession risque de nous frapper tous, comme elle a frappé la Grèce…

Le plus surréaliste dans cette affaire, c'est que ces flux monétaires, cette spéculation pour garantir des placements à forts taux d'intérêt, repose sur l'épargne des citoyens, d'une façon ou d'une autre (ceux qui ont trois sous devant eux sont aussitôt sollicités par leur banquier, Nicolas nous l'expliquait il y a 2 jours).

D'une certaine manière, pour mieux garantir la rémunération de leur capital, les citoyens provoquent donc eux même l'austérité gouvernementale imposée par la finance qui spécule sur les dettes souveraines, une austérité qu'ils vont subir de plein fouet.

Au final, quand les intérêts de la dette sont devenus si forts que le budget des états ne peut plus s'équilibrer, une des solutions classiques pour réduire l'endettement est de dévaluer la monnaie, ce qui diminue aussi la valeur de l'épargne. Voilà comment la recherche du meilleur taux d'intérêt peut mener à perdre son capital, en quelque sorte.

1 commentaire:

BA a dit…

En 2010, combien d'euros ont gagné les banquiers français ?

Frédéric Oudéa (Société Générale) a gagné 4 350 000 euros. C'est un ancien élève de l'ENA.

Baudouin Prot (BNP Paribas) a gagné 2 713 015 euros. C'est un ancien élève de l'ENA.

Laurent Mignon (Natixis) a gagné 2 007 784 euros.

Pierre Mariani (Dexia) a gagné 1 809 411 euros. C'est un ancien élève de l'ENA.

Jean-Paul Chifflet (Crédit Agricole) a gagné 1 805 731 euros.

François Pérol (Banque Populaire - Caisse d'Epargne) a gagné 1 606 000 euros. C'est un ancien élève de l'ENA.

Michel Pébereau (BNP Paribas) a gagné 1 411 284 euros. C'est un ancien élève de l'ENA.

Michel Lucas (Crédit Mutuel) a gagné 1 113 195 euros.

Patrick Werner (La Banque Postale) a gagné 710 712 euros. C'est un ancien élève de l'ENA.

Etienne Pflimlin (Crédit Mutuel) a gagné 630 141 euros. C'est un ancien élève de l'ENA.

Jean-Marie Sander (Crédit Agricole) a gagné 359 031 euros.

http://www.lesechos.fr/diaporamas/voir_diaporama.php?id_diap=DIAP290411932_114660