vendredi 7 octobre 2011

Crise financière… Stop ou encore ?




Crise financière, crise de la dette, crise de l’Europe : mes solutions


Depuis des années, je demande aux gouvernements européens de se décider à taxer les transactions financières pour rembourser la dette créée par la crise. La reconquête de l’indépendance financière de l’Europe est la seule condition crédible et viable pour sortir raisonnablement de la crise.

Depuis des années, je milite pour l’interdiction de transactions à destination et en provenance des paradis financiers et fiscaux qui sapent les finances et le pouvoir des Etats.

Depuis presqu'un an, je propose avec constance un démantèlement des agences de notation, devenues des dangers publics, complices des marchés dans la crise économique et financière, tant il n'est plus à démontrer qu'elles portent des appréciations erronées et trompeuses et qu’elles pataugent dans le conflit d’intérêt.

Depuis plusieurs mois, je propose le rachat par la banque centrale européenne des dettes générées par la crise, la mutualisation de celles-ci et leur gestion par une agence européenne de la dette car chaque pays européen ne peut rien isolément contre la spéculation. Cette agence serait en charge de racheter une partie de la dette des Etats et d’émettre des obligations européennes (euro bonds) garanties de manière solidaire. Un tel dispositif allégerait le coût de l’endettement et consoliderait le rôle de l’euro comme monnaie de réserve. La France et l’Allemagne pourraient en initier le mouvement, sur une base bilatérale, avant d’en élargir la proposition à d’autres Etats de la zone.

Depuis plusieurs mois, je propose un plan de désendettement européen en mettant à contribution obligatoire les banques qui devront abandonner partie de leurs créances, car il est hors de question de faire payer la facture de la crise financière aux classes moyennes et populaires d'Europe. Une décote obligatoire et générale de 30 % des obligations d’Etats grecques serait pourtant facilement absorbable par les banques. La mise sous tutelle de certaines banques serait une seconde étape.

Depuis toujours, je dis que l’austérité n’est pas la solution et qu’elle entretient la crise au lieu de la combattre. Le respect d’un déficit de 3 % en 2013, en France, signifierait une levée d’impôts de 30 milliards d’euros dans la loi de finance à l’automne 2012. A la fois intenable socialement, elle serait de surcroît contre productive car de l’avis de beaucoup d’économistes, il convient de soutenir et non d’étouffer la reprise de la croissance et des recettes fiscales associées.

Arnaud Montebourg

Extrait du site arnaudmontebourg2012.fr

3 commentaires:

lejournaldepersonne a dit…

Je sans frontières

De moi, je ne m'en sors pas.
Je vibre... mais je ne suis pas libre...
Dans un monde où on parle de libre circulation des capitaux, des marchandises, des services et des hommes...
On vous ment gentiment en vous disant que le nomadisme est revenu à la mode...
néocapitalisme est le nom de code de ce mensonge planétaire... où l'argent fait office d'identité...
je suis dollar, tu es yen, il est euro... tous voisins de zéro!
Identité provisoire... illusoire... dérisoire... y en a marre...

http://www.lejournaldepersonne.com/2011/10/je-sans-frontieres/

Joe Liqueur a dit…

Il serait utile, à mon avis, que le citoyen Montebourg précise ce qu'il compte faire si jamais le gouvernement allemand (par exemple) ne voulait pas suivre.

Tous ces candidats "de gauche" qui ne veulent ni sortir de l'UE ni même désobéir à l'UE ont un comportement bien étrange. En fait, ils parlent un peu comme s'ils étaient candidats au poste de chef d'Etat des Etats-Unis d'Europe. Or ils sont candidats au poste de chef d'Etat français, et quant à l'Etat fédéral européen, il n'existe pas et ne pourrait exister que si la bagatelle de 26 autres Etats et 26 autres peuples se mettaient subitement d'accord pour le créer.

Comme le M'PEP l'a longuement démontré, l'objet principal des traités européens signés à Lisbonne consiste à interdire toute politique socialiste ; à mettre le socialisme hors-la-loi, littéralement. Je ne peux donc pas comprendre, décidément, comment des candidats "socialistes" ou même "de gauche" peuvent ne pas inclure dans leurs propositions la sortie de l'Union européenne.

Je crois qu'il faut être clair : le traité de Lisbonne est un traité international à vocation constitutionnelle, par lequel les parties contractantes s'engagent à mettre en œuvre une politique économique ultralibérale, à l'exclusion de toute autre.

Donc je pose la question : à quoi joue Montebourg ? Valls est finalement le moins malhonnête. Cela dit, s'il voulait être honnête jusqu'au bout, il ferait campagne non pour lui-même, mais pour Bayrou…

Rolling a dit…

Je suis plutôt pro Montebourg, mais j'aimerais quand même savoir comment il compte s'y prendre pour interdir les transactions à destination et en provenance des paradis financiers et fiscaux ???