mercredi 19 octobre 2011

Sarkozy : les affaires reprennent !





La députée-maire UMP de Puteaux, Joëlle Ceccaldi-Raynaud, a été entendue en août comme témoin assisté par un juge de Nanterre dans une enquête sur des soupçons de malversations financières, a-t-on appris mardi auprès de son avocat, confirmant une information du Canard Enchaîné. (AFP)

Madame la députée-maire a la particularité d'avoir été Suppléante de Nicolas Sarkozy dans la sixième circonscription des Hauts-de-Seine (Puteaux/Neuilly-sur-Seine).
Difficile de ne pas considérer qu'elle est une proche du président de la République, auquel elle a succédé comme édile de Puteaux.

Elle a aussi succédé au jeune Jean Sarkozy, après sa tentative maladroite, pour être candidate à la présidence de l'Epad, qu'elle a remportée. Pourrait-on aller jusqu'à dire qu'elle est "du premier cercle" sarkozyste ?

Deux dirigeants d'Enerpart, Bernard Forterre et Jean Bonnefont, avaient également été mis en examen dans ce dossier pour "abus de biens sociaux", quelques semaines avant… Bernard Forterre, faut-il le rappeler, est un ce ceux qui ont mis le pied à l'étrier à A. Djouhri (celui des "mallettes de la République"), en l'introduisant chez Vivendi, il y a 20 ans (d'après Bakchich).

L'enquête concernerait les malversations financières liées à l'attribution du marché du chauffage de La Défense. Il en ressort que Joëlle Ceccaldi-Raynaud a effectivement ouvert un compte au Luxembourg en 1996 sur lequel ont transité d'importantes sommes via des paradis fiscaux.

En 2005, le compte contenait plus de 4 millions d'euros.
Mais en avril 2009, le compte est brusquement fermé et l'argent est "transféré vers une destination inconnue".  Cet argent proviendrait "d'un héritage de grand-mère", en provenance de Suisse, déclare sa défense.

Dans la tradition des grandes tragédies des Hauts-de-Seine, il fallait un drame familial, comme chez les Bettencourt. Ici, c'est le père, Charles Ceccaldi-Raynaud, lui même ancien sénateur-maire UMP de Puteaux, déjà été mis en examen en 2007 pour "favoritisme, recel d'abus de biens sociaux et corruption passive", et qui a pour Joëlle les sentiments que la fille de mamie Zinzin a pour sa mère.

Décidé à torpiller la défense de sa fille, il a démenti au juge, déclaration de succession à l'appui, ces propos. Selon lui, sa fille n'a pas touché un tel héritage. L'origine de cet argent resterait donc mystérieuse.

Alors, les amis, elle est pas belle la vie en Sarkoland ?

A lire, sur ce sujet, le blog Monputeaux.com

3 commentaires:

dima a dit…

"L'origine de cet argent resterait donc mystérieuse.
L'enquête judiciaire en reste là pour l'instant... car le juge Pallain a été muté le mois dernier du tribunal de Nanterre à... Tahiti !
"

Ah le veinard !...

Cécile a dit…

;o)

Le Prétorien a dit…

Vous avez la mémoire courte : Urba Graco, les lycées d'Ile-de-France, l'affaire Elf, le suicide de Grossouvre, les turpitudes de Cresson quand elle était commissaire européen, j'en passe et des bien pires. Les affaires de la gauche ne se sont pas limitées aux années Miterrand, quel que soit le "droit d'inventaire" revendiqué par les uns ou les autres.

Tous les partis qui sont ou ont été au pouvoir sans exception sont concernés par les affaires. Cela est manifeste dans les affaires de marchés publics : tous les partis ont touché des pots de vin, tous. Seuls les écolos rt bien sur la Droite Nationale sont réglos, à ma connaissance. Tellement réglos que leurs députés européens reversent une partie de leur rémunération au parti.