lundi 31 janvier 2011

Luc Jalabert, le plus taurin des Camarguais



L’organisateur des corridas arlésiennes est avant tout un homme du terroir, et il a été reconduit au poste de directeur des arènes d'Arles l'année dernière.

Chez les Jalabert, on a la Camargue qui colle aux pieds, comme la boue sur les bottes du grand-père, Alphonse, qui fut gardian du marquis de Baroncelli (fondateur de la Nation Gardiane) dans les années 20. C’est au Mas La Chassagne, au cœur du delta, que s’enracine cette famille d’éleveurs de chevaux et de taureaux.

Luc Jalabert a été un “rejoneador”, un torero à cheval, et il organisait, avec son frère Marc, des spectacles taurins et équestres depuis une vingtaine d’année quand ils reprennent la direction des Arènes d’Arles en 1999. Une délégation de service public qui leur a été renouvelée cet été pour la troisième fois. La SAS Jalabert était pourtant opposée à une autre cavalière de renom, la rejoneadora Nîmoise Marie Sara. Mais ses bons résultats ont renforcé la confiance de la municipalité. « En 10 ans, nous avons fait 15 fois le plein des arènes, plus un billet à vendre » s’explique Luc Jalabert. Et c’est vrai que l’entreprise tourne à plein. Avec un Chiffre d’affaires de 3,4 millions d’euros, une fréquentation soutenue (120 000 spectateurs par an, avec les courses camarguaises), les arènes d’Arles sont un succès. Les Jalabert ont développé “l’espace Toro”, en périphérie de la ville, avec ses corrales où les aficionados vont juger les qualités des bêtes de combat.

La philosophie de Luc Jalabert est d’offrir des corridas dans lesquelles « la race du toro est aussi importante que le nom du torero vedette ». Arles se définit donc plus comme un ville “toriste” (tournée vers le toro) plus que “toreriste”, comme Nîmes (plus préoccupée par le matador). Selon lui, c’est que « la tauromachie arlésienne est plus ancrée, plus rurale, mais aussi plus populaire qu’à Nîmes, où l’aficion est plus urbain et bourgeois ». Mais Luc Jalabert ne dédaigne pas les grands matadors, puisque le torero vedette qui a dominé la tauromachie cet été est lui-même un Jalabert. Jean-Baptiste, dit Juan Bautista, est le fils du directeur des arènes, et il a triomphé à Madrid au mois de juin, en sortant par la grande porte de Las Ventas (privilège dont il a été le seul à bénéficier cette année).

Et puis, Luc Jalabert a le sens du spectacle. Ses corridas “Goyesques”, où le sable des arènes se couvre d’un dessin éphémère ont inspiré des artistes de renom, comme Christian Lacroix (un autre Arlésien célèbre), ou l'an passé, l’artiste de New York Ena Swansea, qui a fait danser des toros sur un sable bleu, le 11 septembre.

Nitin Sawhney - Charu Keshi Rain



Nitin Sawhney est un compositeur et producteur londonien d'origine indienne, né en 1964. Il vit à Rochester (Kent), en Angleterre.
Album London Undersound, octobre 2008.


Installé en Angleterre depuis vingt ans, Nitin Sawhney, est, au fil des albums, devenu une figure de proue de l’underground londonien.

Connu aussi en surface pour ses symphonies et ses bandes originales, il fait de son huitième album la pièce maîtresse de son érudition musicale et de ses mixes souterrains. Nourris par un rapport émotionnel à la capitale britannique, touchée par les attentats que traduit en ouverture le rappeur Natty dans Days Of Fire, ces dix-huit titres et interludes s’appuient sur des rythmiques électro-jazz et son sens aigu de la musique traditionnelle indienne. 

Sawhney offre ainsi à de prestigieux invités, comme Paul Mc Cartney sur My Soul, un écrin exceptionnel. Les rêves de soleil de Roxanne Tatei sur Distant Dreams se font soul, tandis que Tina Grace dénonce l’inhumanité médiatique sur le ténébreux trip hop de Transmission, entre un folklorique et joyeux Daybreak chanté par le pakistanais Fahem Mazhar, et un finish en beauté au son du sitar d’Anoushka Shankar. Eclectique et précieux.

(Rolling Stone, décembre 2008)

dimanche 30 janvier 2011

Karachirac


François Léotard s'exprime sur l'attentat de Karachi.

Lors de la deuxième cohabitation, en 1993, il était ministre d'État, ministre de la Défense dans le gouvernement Édouard Balladur. Il est donc au cœur du dossier.
Selon lui, l'attentat de Karachi en 2002 est directement lié à l'arrêt du versement de commissions décidé par Jacques Chirac et à la vente à l'Inde de sous-marins plus modernes que ceux livrés au Pakistan. Il ouvre ainsi la piste d'une vengeance contre un pays trop favorable à l'Inde.

Mais dans sa tribune publiée sur Rue 89, il simplifie les liens complexes qui unissent trois pays en un triolisme pervers. Le rôle de la France, en particulier de la diplomatie du règne de Jacques Chirac, qui joue un jeu trouble entre l'Inde et le Pakistan.

C'est à cette époque, celle de l'attentat, que l'interlocuteur privilégié (et intéressé) de Balladur, le président Zardari (aussi connu comme M. 10 %), vient de céder la place au général Musharraf, après son coup d'état réussi. Ce dernier est alors en plein nettoyage[1], et les coups bas du clan Chirac (contrats annulés sous influence indienne[2]) n'ont certainement pas mis le Pakistan dans les meilleures disposition avec la France.

La décision par Chirac de stopper les commissions négociées par Balladur avait déjà "grillé" la France auprès du clan Zardari, en 1996 et les ventes de sous-marin à l'Inde l'ont grillé chez Musharraf !

Selon le journal Libération du 3 janvier dernier (cité par Gilles Klein pour @si) :

"L’attentat de Karachi du 8 mai 2002 ayant tué onze salariés de la Direction des constructions navales (DCN) aurait été perpétré avec l’aval des services secrets pakistanais de l’ISI pour sanctionner la décision de la France de vendre des sous-marins à l’Inde, ennemi politique et militaire du Pakistan. Cette piste - déjà avancée - apparaît aujourd’hui d’autant plus plausible à la faveur des confidences inédites recueillies par Libération auprès de deux témoins de premier plan de l’époque".
"Cette piste est également confirmée, sous couvert d’anonymat, par un officier qui a autrefois côtoyé les salariés de la DCN présents au Pakistan, notamment au travers des prestations de la société Deflog. (...) L’officier, avec lequel Libération a échangé plusieurs courriers, assure lui aussi que l’attentat a été commis par un groupuscule contrôlé par l’ISI pour punir la France de sa décision de vendre des sous-marins plus performants à l’Inde."
 Selon Léotard, "il y aurait une étrange inversion dans l'examen des responsabilités à considérer MM. Balladur, Léotard et Sarkozy comme à l'origine de cette tragédie". Nicolas Sarkozy était, lors de la signature du contrat, ministre du Budget dans le gouvernement d'Edouard Balladur.

Il désigne donc Chirac et sa fameuse diplomatie comme responsables de la mort des employés de la DCN, à Karachi.

Comment ne pas lui donner raison ?

Néanmoins, cela ne blanchi pas pour autant Sarkozy du soupçon de magouille financière sur fond de pots de vin, pour créer le trésor de guerre du clan Balladur.
(1) Selon Guillaume Dasquié (Libé 04/2010) Le général Musharraf entendait neutraliser, début 2000, les réseaux militaires et financiers en cheville avec ses adversaires politiques - en particulier le couple Benazir Bhutto-Ali Zardari (une purge sévère s'en est suivie, et l’amiral Mansur ul-Haq, qui depuis son limogeage du ministère de la Défense goûtait une vie paisible à Austin, au Texas, a été interpellé le 17 avril 2001 à la demande d’Islamabad puis extradé. Revenu dans son pays, il a reconnu avoir perçu 7,5 millions de dollars dans le cadre du contrat Agosta et du contrat des missiles SM-39, et les a remboursés).
(2) programme de vente de Mirage 2000 Dassault (initié par Chirac pour 15 milliards de francs, trois fois plus qu'Agosta) qui a aussi été l'objet de négociations en 1996 et de pots de vins (voir les détails rocambolesques du Point 08/96) et qui aurait été annulé suite à des pressions de l'Inde. L'armée Indienne étant équipée de ces même Mirage 2000 a eut un avantage tactique dans la guerre pakistano-indienne de Kargil en 1999, lui permettant une victoire décisive.

A relire :  
L'audition de François Léotard en décembre 2009 devant la commission parlementaire et M. Cazeneuve, son rapporteur.
Les 2 affaires Karachi, sur ce blog, qui explore la piste saoudienne et le contrat sawari 2
Le blog Karachigate, revue de presse sur le sujet par Seb Musset.

samedi 29 janvier 2011

L'Egypte à la croisée des chemins


A 15 jours d'intervalle, l'Egypte reproduit le scénario de la crise Tunisienne.

Hier, Arnaud Montebourg a tweeté : "Un pouvoir qui supprime Internet et utilise la violence contre son peuple se condamne lui-même. Soutenons les Egyptiens"

Oui, soutenons les peuples en révolte. Il ne sont que l'expression de la vraie démocratie, celle d'un peuple que veut prendre son destin en main.

Cette révolution, car c'en est bien une, est en cours et son issue est encore incertaine à l'heure où j'écris ces lignes. Mais le mouvement est organisé, réfléchi.




















Là encore, comme en Tunisie, les nouvelles technologies d'Internet participent à la révolte, pour la coordonner, la canaliser.
les militants peuvent aussi s’adapter face à la cyber-répression. Ils font circuler des tracts par courriels, (comme ceux ci-dessus, à télécharger "The Atlantic") appelant à éviter Twitter et Facebook en raison de la surveillance qui s’y exerce.

L’Egypte vient donc de prendre une mesure radicale : “débrancher le pays”, une première par son ampleur. La démission tout à l'heure du gouvernement ne semble pas calmer l'ardeur des opposants. La répression sanglante (des dizaines de morts, des centaines de blessés) ne pourra venir à bout de cette révolte sans avoir l'appui des démocraties occidentales.

Le moment est venu de voir si celles-ci sacrifieront leurs valeurs proclamées sur l'autel de la realpolitik (la position de notre ministre des affaires étrangères est à surveiller de près).

Hosni Moubarak «doit partir», estime l'opposant et prix Nobel de la paix Mohamed el Baradeï, qui s'est exprimé sur France 24 tout à l'heure. «Je descendrai dans la rue aujourd'hui (samedi) avec mes collègues pour contribuer à apporter un changement (...) et pour dire au président Moubarak qu'il doit partir» a-t-il ajouté.

Mohamed el-Baradei dit espérer que de nouvelles manifestations "encore plus larges" aient lieu ce samedi. "La police n'est plus dans la rue, c'est l'armée qui a pris la relève, ajoute-t-il. Traditionnellement, l'armée n'a pas l'habitude d'affronter les Égyptiens. J'espère qu'Hosni Moubarak comprendra le message avant que les choses ne deviennent très graves".

vendredi 28 janvier 2011

L'environnement ne perd pas le Nord


Michel Delebarre, député SRC du Nord
envoyé par LCP. - L'info video en direct.

Le département du Nord est remarquable à plusieurs titres.

La nouveauté est sa marque, que ce soit dans la fusion des 3 communes Saint-Pol-sur-Mer, Fort-Mardyck et Dunkerque, une première, dont Michel Delebarre donne les grandes lignes ci-dessus, ou dans son implication pour la préservation de l'environnement.

En 2006, le Conseil général 59 décide que toutes ses constructions seront systématiquement certifiées HQE.

La Haute Qualité Environnementale des bâtiments est un concept apparu au début des années 90 et qui est représenté par l'association HQE. Il ne s'agit pas d'une réglementation, mais d’une certification volontaire, rigoureuse et multicritères qui laisse néanmoins une marge de manœuvre confortable pour les solutions techniques ou la création architecturale.

Le département du Nord peut ainsi se prévaloir d’accueillir le premier collège totalement certifié HQE, à Wazemmes. Construit en seulement 15 mois il y a 2 ans, il a tout pour bien vieillir, mais aussi pour respecter au mieux l’environnement. "Nous avons concilié à la fois des attentes d’urbanisme, des attentes environnementales et nos attentes architecturales", explique Vanessa Barrois, l’architecte qui a conçu le projet au cabinet Jérôme de Alzua.


Wazemmes se dôte d'un collège HQE (Lille)
envoyé par GrandLilleTv. - L'info video en direct.

Le bâtiment intègre différentes techniques (capteurs solaires pour réchauffer l’eau, récupération des eaux de pluie pour alimenter les sanitaires, système de double flux, toiture végétalisée, éclairage naturel des circulations…) qui réduisent ses coûts énergétiques et son impact sur l’environnement.
Une charte de chantier à "faible nuisance sonore" et "optimisation de la valorisation des déchets de l’activité" a été signée pour la phase travaux.

Avec aujourd’hui 14 opérations de collèges certifiées HQE, le Département du Nord est le premier maître d’ouvrage en France en terme de certification de bâtiments d’enseignement. Le surcoût occasionné par cette certification représente entre 1 de 2 % du budget de la construction, tout en garantissant de sérieuses économies énergétique dans le futur.

Une démonstration qu’il est possible de construire beaucoup mieux sans dépenser beaucoup plus. Les collégiens sont aussi sensibilisés régulièrement au cours de leur scolarité à l’enjeu de la question environnementale, une volonté qui s’étend au personnels d’encadrement avec la sensibilisation de la communauté éducative aux enjeux du développement durable, jusqu’à faire des agents techniques des collèges les ambassadeurs de cette nouvelle philosophie du CG59.

Le département du Nord a aussi élaboré un référentiel "Route durable" en collaboration avec le Centre scientifique et technique du bâtiment, le Laboratoire central des Ponts et Chaussées, le Centre d’études techniques de l’Équipement et la société de certification Certivéa (NF Bâtiments Tertiaires). Le 23 novembre dernier, cette dernière a accordé au Département du Nord le certificat "route durable" pour la phase conception du contournement de Cantin.

Encore une première en France, qui fera l’objet d’un nouvel audit pour sa phase réalisation (livraison prévue au début de l’été), et qui pourrait répondre aux critères de la nouvelle branche HQE-Aménagement (créée en 2010 avec Certivéa et orienté vers la gestion du territoire et les éco-quartiers).

Ces réflexions sur l’impact environnemental du bâti sont au cœur des discussions pour la définition d’une quinzième cible (la certification HQE nécessite aujourd'hui d'atteinte 14 cibles concernant des critères d’écoconstruction, d'éco-gestion, de Confort et de Santé).
Cette nouvelle cible serait tournée vers la préservation de la biodiversité, un thème qui agite la communauté des architectes, adeptes des murs ou toitures végétalisés.

jeudi 27 janvier 2011

Daniel Schneidermann sur le Grill


Souriez vous êtes informés Daniel Schneidermann
envoyé par franceinter. - L'info internationale vidéo.

Une émission de fond de France Inter (une heure) dans laquelle Daniel Schneidermann parle de son site @rrêt sur Images, de l'interactivité qu'il entretient avec ses lecteurs sur le forum des abonnés. Il est invité par Guillaume Erner dans "Souriez vous êtes informés".

Effectivement ce forum est stimulant, riche en informations complémentaires, rectificatives, sur le contenu des émissions.
Souvent j'y participe et certains de mes commentaires sont à l'origine des billets de ce blog ; comme le précédent billet, issu d'un commentaire faisant suite à l'excellente émission de la semaine dernière sur le Mediator, avec Bruno Toussaint de la revue Prescrire, et Stéphane Horel, la réalisatrice du documentaire (et livre) "Les Médicamenteurs".

Schneidermann lit les forums, il écrit des articles en réaction à leurs contenus, crée ainsi une véritable interactivité avec ses abonnés. Après être passé par la télévision, la presse écrite (Le Monde, Libération), il affirme qu'Internet est le média le plus puissant, selon lui.

Il évoque Edwy Plenel, ses divergences avec lui à l'époque du Monde, de leur cause commune au sein du Spiil (syndicat de la presse indépendante d’information en ligne), de leur vision du journalisme, de l'éthique de la profession.

Les abonnés d'@rrêt sur images, écouteront avec plaisir Daniel revenir sur ces affaires qu'il a traité sur le site (Wikileaks, l'affaire Siné…) ou s'exprimer sur les affaires actuelles (nomination de Demorand à Libé).

Schneidermann est-il un marginal de l'info ?
Il répond qu'Internet est ce qu'il y a de mieux pour produire de l'info de qualité. S'il a perdu un large auditoire en passant de la TV à Internet, il estime avoir gagné des auditeurs motivés et actifs, moins passifs, et il s'en félicite. Reprendra-t-il du service régulier sur un média traditionnel ? Ce n'est pas son ambition, mais une reprise de ses émissions d'@si en partenariat avec une chaine de télévision aurait sa préférence.

Pour finir, l'émission revient sur le livre "Chronique du Sarkozistan", l'occasion d'évoquer la liberté d'expression et l'autocensure nourrie de conflits d'intérêt.

Il conclut "Non, les journalistes Français ne sont pas libres d'écrire ce qu'ils savent, ni ce qu'ils veulent".

Un constat sans complaisance, du grand Schneidermann !

dimanche 23 janvier 2011

Les gens bien portants sont des malades qui s'ignorent



La maladie est considérée comme anormale, pourtant il n'y a rien de plus naturel que d'être malade de temps à autre, en particulier chez nos petits enfants qui doivent affronter régulièrement des poussées de fièvre, au grand désarroi de leurs parents.

Aussi étonnant que cela puisse paraitre, il faut laisser les enfants avoir de la fièvre et tousser. La fièvre (température supérieure ou égale à 38,5°C) est une réaction de défense de l’organisme face à une infection. Selon l’AFSSAPS, la recherche de l’apyrexie (absence de fièvre) n’est pas recommandée, sauf cas très particuliers, car elle est susceptible de prolonger la durée de la pathologie. Prescrire un antipyrétique est donc plus un geste de confort, mais n'est pas un acte thérapeutique à proprement parler.

Laisser l'organisme d'un enfant jouer son rôle en produisant des anticorps (la fièvre a cette utilité) est donc un service à lui rendre. De plus, de nombreuses pathologies infantiles sont dues à des virus (l'antibiothérapie est donc totalement inutile). La sagesse serait d'attendre 2 ou 3 jours avant de consulter. Souvent, aucun traitement n’est nécessaire, l’enfant guérissant seul grâce à la mise en place en moins d’une semaine de ses défenses immunitaires.

Bien entendu, un médecin qui ne fournirait pas une ordonnance chargée (et remboursée) perdrait sa clientèle (il faut relire Knock, ou le revoir dans la magnifique interprétation de Louis Jouvet, ci-dessus). Les patients sont les premiers demandeurs de médicaments, réels ou non, et les médecins ont tout intérêt à leur fournir. Les laboratoires ne font que répondre à cette demande.

Ainsi, il est reconnu qu'il y a une surconsommation effrénée de médicaments en France, souvent prescrits sans raison valable (par personne, les Français consomment 6 fois plus de médicaments que les Pays-Bas : aux Pays-Bas, sur 10 sortant d'une consultation, 6 personnes n'ont pas d'ordonnance avec prescription de médicaments, alors que le taux est de 0,25 sur 10 en France).

Si ceux-ci n'étaient pas systématiquement remboursés, leur consommation baisserait certainement, sans que la santé publique n'en souffre particulièrement. Il serait intéressant de chiffrer le coût de ces abus. Réduire le nombre des remboursements de médicaments en les réservant aux cas vraiment nécessaires serait une mesure salutaire pour tous (ceux qui payent l'Urssaf savent-ils qu'ils financent 2,5 milliards de boîtes de médicaments par an ?).

Bien entendu, ce point de vue peut sembler cynique, mais quand on sait que les Français ont dépensé chaque jour 59,1 millions d'euros en 2010 (!) dans les jeux d'argent (loto, PMU, etc.) on est en droit de penser que la solidarité nécessaire à notre société pourrait s'exercer de façon plus judicieuse, et que pour leur confort, nos compatriotes pourraient mettre de temps à autre la main à la poche, comme ils le font pour jouer.

De plus, en ingérant moins de médicaments ils ne s'en porteraient pas plus mal (128 000 hospitalisations et 8 000 décès annuels du seul fait de mauvaises interactions médicamenteuses), et notre société toute entière en retirerait des avantages. Faut-il revenir sur l'épisode du Médiator, un exemple parmi tant d'autres ?

Si certains veulent recourir à l'homéopathie, grand bien leur fasse, mais exiger son remboursement… n'est-ce pas une revendication abusive ?
L'effet placebo est reconnu scientifiquement comme efficace, mais les études démontrent que plus le placebo est cher, plus il est efficace (on pourrait mettre en parallèle la psychanalyse et le coût de sa consultation, payable en liquide si possible, comme un élément de la thérapie). Les croyants sont convaincus de l'efficacité de l'eau bénite de Lourdes, et cette conviction est le vecteur de son efficacité. Faut-il aussi rembourser les voyages à Lourdes ?

Au final, dans cette gabegie, ce ne sont pas les citoyens qui sont gagnants, ni la médecine, mais seulement l'industrie pharmaceutique.

mercredi 19 janvier 2011

Arnaud Montebourg le méconnu


L'invité de Ruth Elkrief - BFM TV le 18 janvier 2011
envoyé par idees_reves. - L'actualité du moment en vidéo.

On l'oublie, on ne veut pas en parler…

Pourtant Arnaud Montebourg, loin des esclandres médiatiques, porte un réel projet de transformation, de réforme de notre société. Capitalisme, écologie, entreprises, finance, institutions, Montebourg propose, Montebourg analyse…
Rares sont ceux qui analysent ses propositions  pour les critiquer.

On préfère en général gloser sur l'a priori, le "délit de belle gueule", l'image, le style du candidat plutôt que sur sa pensée et ses propositions.

Son projet de réforme d’un capitalisme devenu fou s'articule sur 2 axes, la réforme de l’économie financière et le capitalisme coopératif.
Ses propositions se démarquent du consensus ambiant et des appels vains à une "nécessaire moralisation" du capitalisme : limitation "drastique" de la titrisation, instauration de bonus négatifs pour "responsabiliser" les traders, meilleure surveillance de l’activité des banques par la puissance publique, pénalisation de l’évasion fiscale, création d’agence de notation publiques, ou encore, mise en place d’une taxe globale sur les transactions financières.
Son analyse du capitalisme coopératif l'incite à remettre l'actionnaire au cœur de l'entreprise (chaque employé est propriétaire d'une part de capital), à réguler les écarts de salaires (ainsi que l'expérience le démontre), à lutter contre la délocalisation… une idée réaliste qu'il veut développer par la création d'un fond souverain coopératif capable de prendre des participations dans les entreprises et de piloter la mutation vers l'organisation coopérative.

Ce n'est qu'un des aspects de ce programme riche en propositions concrètes. La réforme institutionnelle et la 6e république en est peut-être la plus importante et la plus nécessaire.

la France a besoin d'une révolution, et celui qui la propose vraiment, mais avec douceur et sans excès verbaux n'est pas considéré à sa juste valeur.

Pas encore.

Une réelle alternance de gauche est possible.

lundi 17 janvier 2011

Jasmin 2.0


Slim Amamou, célèbre blogueur activiste Tunisien, avait été arrêté le 6 janvier. 
Il avait dénoncé l’année dernière une opération de phishing des comptes mails des internautes tunisiens. Il était un des initiateurs de l’opération “Nhar 3la 3ammar” et l’un des organisateur de la manifestation contre la censure le 22 mai 2010 à Tunis.

Libéré jeudi dernier, juste après le discours du président Ben Ali annonçant la levée complète de la censure des sites Internet, il est aujourd'hui le tout nouveau "secrétaire d'Etat à la jeunesse et aux sports" selon un de ses tweets de l'après-midi.
Il ajoute : "La révolution la plus rapide de l'histoire. parce qu'on est connectés, synchronisés. "


Slim Amamou est la partie émergente d'un glacier masqué, un réseau d'anonymes qui combattent pour la liberté. "leur rôle a été déterminant" déclare Slim, sans hésitation.
Ce réseau n'a pas de frontière, et une fois de plus, comme pendant les élections en Iran, les réseaux sociaux et la technologie mobile sont des armes de résistance.

Pendant que la jeunesse arabe résiste et combat pour sa liberté, la jeunesse de France regarde, en courbant la tête, son gouvernement mettre en place des lois de contrôle et de surveillance des réseaux et des ordinateurs,  et proposer de partager son "savoir faire" en répression aux dictatures vacillantes.

Honte à nous, gloire aux Tunisiens !

Partez, madame, s'il vous plaît

 
ALLIOT-MARIE propose d'aider la Tunisie dans la répression
envoyé par SuperBeurkMan. - L'info internationale vidéo.

Comment peut-elle rester ?

Elle, qui a proposé d'aider Ben Ali et son régime de terreur ?
Comment le gouvernement français peut, sans honte, refuser l'asile au dictateur tunisien, quand il lui offrait son aide il y a une semaine ?

 Dans le journal Le Monde, un proche du pouvoir déchu raconte comment cette déclaration a été ressentie dans l'entourage du despote : "Il y a eu un air de fête après les déclarations de Michèle Alliot-Marie lorsqu'elle a proposé d'aider à former des policiers tunisiens (…)"

Michèle Alliot-Marie a joué la mauvaise carte (ou on lui a suggéré de la jouer, peu importe). Elle a perdu, non seulement l'occasion de se taire, mais surtout la légitimité de son poste ministériel.

Peut-on s'excuser d'avoir défendu un dictateur ? Non, il y a des points de vue inexcusables.
La seule excuse possible, c'est la porte. Pour l'honneur de notre pays, de son gouvernement, des citoyens Français. Pour l'honneur du peuple Tunisien.

Partez, madame, s'il vous plaît.

dimanche 16 janvier 2011

Voilà les gars de la Marine !



No comment.

samedi 15 janvier 2011

Arrêt sur images en Tunisie


La chanson à faire circuler en Tunisie
envoyé par asi. - L'info video en direct.

"C'est certainement un beau pays, la Tunisie", chante La Fleur sur le plateau d'@rrêt sur Images (avec spéciale dédicace à Michelle Alliot-Marie).

La Tunisie vient de réussir sa révolution, Ben Ali est en fuite.

Ce soulèvement a eu un prix: des dizaines de morts, pour la plupart tombés sous les balles de la police à la botte de l'ex-autocrate dont toute la carrière s'est effectuée au sein de l'armée et de la sécurité avant qu'il ne devienne Premier ministre et ne dépose en 1987 Habib Bourguiba pour "sénilité". Le tombeur du premier président de la Tunisie avait alors promis un pluralisme qui ne s'est jamais concrétisé.

Cette "Révolution du jasmin", comme l'a surnommée la jeunesse tunisienne qui en a été le moteur, n'a à aucun moment brandi l'étendard de l'islamisme, contre lequel Ben Ali était considéré comme un rempart par des pays occidentaux qui ont, du coup, longtemps fermé les yeux sur ses atteintes aux libertés publiques.

"Nous avons discuté de l'idée d'un gouvernement de coalition et le Premier ministre a accepté notre requête", a déclaré à l'agence Reuters Mustapha Ben Jaffar, du Forum démocratique pour le travail et les libertés (FDTL). "Demain (dimanche), il y aura une autre réunion avec l'objectif de sortir le pays de cette situation et d'obtenir de véritables réformes. Les résultats de ces discussions seront annoncées demain", a-t-il ajouté.
(Le Point, Reuters)


Un gouvernement d'union nationale en Tunisie ? L'autre principal opposant, Ahmed Néjib Chebbi, chef historique du Parti démocratique progressiste (PDP) - a déclaré lui aussi ce samedi être prêts à collaborer avec Mohamed Ghannouchi (le Premier ministre sortant, président par interim) et Ben Jaffar.
(France 24)

Une mort, une naissance

Le 15 janvier marque deux événements d'importance : la mort de Rosa Luxemburg (1919) et la naissance de Wikipédia (2001).

Deux anniversaires pour deux visions révolutionnaires.

Chez Rosa Luxembourg, « sans une liberté illimitée de la presse, sans une liberté absolue de réunion et d'association, la domination des larges masses populaires est inconcevable » et « la liberté, c'est toujours la liberté de celui qui pense autrement » (Eric Zemmour va-t-il citer la révolutionnaire spartakiste pour sa défense ?).



Pour Wikipedia, l'objectif est d’offrir un contenu librement réutilisable, neutre et vérifiable, que chacun peut éditer et améliorer.

Chacun a ses détracteurs, et comme l'explique Jean-Noel Lafargue, contributeur et ancien administrateur de Wikipedia, « la liberté de faire et de dire, la prise en mains par le nombre de son propre destin et même de sa manière de s’informer et d’apprendre sont bien les choses qui inspirent le plus de méfiance ».

« Ceux qui ne bougent pas ne sentent pas leurs chaînes » disait encore Rosa Luxemburg, et c'est une incitation à parfaire l'encyclopédie libre, écrire sur ce qui est méconnu, corriger les imperfections, dans le respect d'autrui, avec neutralité (autant que cela puisse paraître), pour aider le plus grand nombre. Wikipédia est participatif, participez !


Umberto Eco explique : « Quand j’écris, je vais sur Wikipédia trente à quarante fois par jour, parce que c’est bien pratique. Quand on écrit, il arrive de ne pas se souvenir si tel ou tel est né au VIe siècle ou au VIIe siècle, ou combien de "n" il y a dans Goldmann... Autrefois pour ce genre de chose on perdait beaucoup de temps ».

vendredi 14 janvier 2011

Nous mériterons le ridicule dont nous serons accablé


Le camarade Méluche, qui m'est sympathique sans que je partage forcément ses avis, joue un jeu étrange…
Alors que l'union de l'extrême gauche, de plus en plus fragile, ne semble plus qu'une illusion, Mélenchon affirmait hier dans le JDD : Si le Front de gauche ne parvient pas à se rassembler, alors "nous mériterons le ridicule dont nous serons accablé".



Entre les écologistes, les socialistes, et le Front de gauche, le cocktail est stratifié comme un Irish coffee. C'est toute la gauche française qui est menacée d'un ridicule mérité…
A trop vouloir virer à babord, le bateau risque de chavirer.
Il ne faut pas insulter l'avenir, et pendant que Mélenchon préfère tirer à boulets rouges sur l'aile droite du PS et DSK, le FN qui est en congrès voit sa côte grimper dans l'opinion.

Il faut réellement qu'un autre état d'esprit s'instaure dans la famille de gauche, à moins que certains ne se sentent si bien en opposants, qu'ils souhaitent le rester 5 ans encore.

Un amère constat que je partage avec Stef et Melclalex

jeudi 13 janvier 2011

de Salem à Zemmour



Merveilleux petit film !

La mémoire de l'Internet nous rappelle que notre morale, nos idéaux, ne sont que des illusions mouvantes et réversibles...

Et puis Salem, c'est aussi les procès en sorcellerie, c'est le souvenir des accusateurs qui brûlèrent des innocents sur l'autel de la vertu et du Bien.

Les spectateurs ne manqueront pas de savourer l'allégorie du filtre qui restitue un air frais au bon goût de menthol, un bon filtre qui efface tout ce qui est mauvais.

Bref, plutôt que de parler du cas Zemmour et de son procès, je préfère vous faire partager ce merveilleux petit film, pour que nous pensions tous aux procès en sorcellerie, à la subjectivité de nos valeurs morales, à l'atroce prétention des puritains gardiens de la Morale, gardiens du Bien et du Mal, gardiens de prisons...

mardi 11 janvier 2011

Hommage à Antoine Robineau

 

Ce matin au bord de ma croisée

S'est posé un pigeon.

Et comme je lui confiais les secrets de mon cœur... 

 

Il est parti vers toi, le pigeon voyageur.

Mais je sais que demain, l'oiseau va revenir

Et suivant ta réponse, me rendre le sourire

Hôoo... ange de douceur, étends sur ma souffrance

le charme caressant de ta douce présence,

J'ai recueilli pour toi les sanglots de la nuit...

... Dis moi oui...

 

(M. Audiard, 1974)

mercredi 5 janvier 2011

Contre l'abattage rituel, mangez du cochon !


Ce message lu sur le site de la fondation Brigitte Bardot ne me laisse pas indifférent :

"Face à la généralisation, en France, de l’abattage rituel (Halal et Casher) et l’immobilisme des pouvoirs publics, huit organisations de protection animale lancent la première campagne nationale d’information sur la cruauté de ce type d’abattage et la tromperie des consommateurs.
(…)
Les animaux non étourdis sont égorgés à vif, en pleine conscience, ils éprouvent des souffrances inacceptables."


En ce qui me concerne, le côté rituel de la chose m'indiffère. J'ai assez dit que je ne croyais pas en Dieu. Par contre, en tant qu'aficionado, je ne suis pas très sensible à la manière de tuer. La mise à mort dans une corrida est parfois cruelle. Mais je sais que l'animal a vécu librement et sans contrainte, et qu'on doit bien tous y passer un jour.
Aussi, il me semble que c'est bien faire des histoires, et qu'encore une fois on s'attache à un détail alors que le vrai scandale est ailleurs.
Ce n'est pas la mort qui est laide pour les animaux de boucherie, mais la vie.

Au lieu de pointer du doigt les juifs et les musulmans, on ferait mieux de regarder comment on traite les cochons de chez nous, la vie (si on peut appeler ça une vie) qu'on leur fait mener.
Peu importe la mort qu'on inflige à ces pauvres bêtes, elle est une réelle délivrance.

Jugez plutôt ce qu'est une vie de cochon d'aujourd'hui, cette pauvre bête dont on fait des délices bien catholiques :



Porcs-cochons-élevage-industriel
envoyé par Education-PMAF. - Regardez des vidéos d'animaux mignons.

Mais allons plus loin dans la charité chrétienne, ceci n'était qu'une "mise en bouche" :


élevage intensif (attention images violentes)
envoyé par Timotios. - Regardez des vidéos d'animaux drôles.

Voilà le vrai scandale.

Moi je préfère le cochon de campagne, celui élevé à la ferme, qu'on tue une fois l'an après l'avoir engraissé avec amour, et il avait sa bonne vie de cochon, nourrit de bonnes épluchures, élevé au grand air, sans contraintes et sans cruauté.

On le trucidait sans ménagement, et on ne laissait rien perdre. On l'égorgeait peut-être, mais son sang était meilleur pour préparer le boudin.
Il y a 30 ans, j'avais vu le cochon se faire égorger, dans une ferme, et se faire transformer en saucisses, saucissons, andouillettes, lard et jambons (et les pieds de cochon, délice sans nom).

Mes yeux d'enfant n'avaient pas été choqués de ce spectacle ancestral, magistral, et le brave cochon qui finissait ainsi sa vie tranquille, je lui rendais hommage au festin du soir.
A la campagne on avait l'habitude de tuer les bestiaux, les petits lapins ou les poulet dodus, les brochets, les sandres et parfois les vipères… Les hommes allaient chasser le lièvre ou le perdreau, le sanglier et le chevreuil.

C'était le bon temps.

Le temps d'avant les technocrates et les gestionnaires, le temps des charcutiers des villages qui ne connaissaient pas la grande distribution et ses viandes sous emballage en plastique.

Le temps d'avant, où on respectait la vie, et aussi la mort.


Jurons et charcuterie
envoyé par klamoux. - Futurs lauréats du Sundance.

Bon appétit les amis, moi je file au pays des cochons élevés en batterie, l'Armorique, où j'espère me délecter des plaisirs de la chair avec quelque druidesse de ma connaissance.

A la semaine prochaine.

mardi 4 janvier 2011

La vérité sur le temps de travail en France


Plutôt que d'écouter les sottises de Manuel Valls, ou celle de François Baroin, il faut consulter les statistiques de l'OCDE pour savoir quel est le temps de travail hebdomadaire moyen en France.
Il était de 38 heures en 2009, comme depuis 7 ans.
En Allemagne par contre, le temps de travail est plus ou moins de 36 heures, sur la même période. Les Hollandais ne font même pas 31 heures hebdomadaires !

En terme de productivité, l'heure de travail en France est supérieure à l'Allemagne, alors que le PIB par habitant est inférieur.
Ce n'est donc pas la faute des travailleurs si l'économie française est moins performante que sa voisine, ce doit donc être celle des chefs d'entreprise, et de la politique économique, qui peinent à résorber le chômage (en 2009, 9,5 % pour la France contre 7,5 pour l'Allemagne).


«Les pays qui ont le plus réduit le chômage sont ceux qui ont augmenté le temps de travail», disait Nicolas Sarkozy en juillet. Les chiffres nous montrent exactement l'inverse.

«Les 35 heures ont détruit la compétitivité» continuait Nicolas Sarkozy en pensant que les citoyens sont incapable de vérifier les données par eux-même :
La compétitivité française s'est au contraire améliorée de 1997 à 2002. Pendant toutes ces années  la France avait un excédent extérieur compris entre 20 et 30 milliards d'euros. Depuis 2003 (retour aux 38 heures), le solde extérieur n'a cessé de fondre, pour se transformer en un déficit croissant à partir de 2005, atteignant plus de 40 milliards en 2009.  (Médiapart)

lundi 3 janvier 2011

Stéphane Hessel : "Il nous faut un autre président en France"


Stéphane Hessel
envoyé par franceinter. - Regardez les dernières vidéos d'actu.

C'était mon cadeau de Noël : "INDIGNEZ VOUS !"
Stéphane Hessel marque la nouvelle année avec cette résolution nécessaire.

Ne nous laissons plus faire ! L'indifférence est la pire des attitudes nous dit Hessel.

"Aux jeunes, je dis : regardez autour de vous, vous y trouverez les thèmes qui justifient votre indignation - le traitement fait aux immigrés, aux sans-papiers, aux Roms. Vous trouverez des situations concrètes qui vous amènent à donner cours à une action citoyenne forte. Cherchez et vous trouverez".