samedi 26 février 2011

MAM, tu t'en vas




Intervenant à la télévision et à la radio à 20h dimanche, le chef de l'Etat justifiera les ajustements au sein du gouvernement. Plusieurs scénarios sont évoqués, mais le départ de Michèle Alliot-Marie est acquis, nous apprend le Journal Officiel.

Au revoir, MAM. Les gaullistes te regretteront.

Archéomed, un renouveau productif français

 Présentation du projet par P. Hurdebourcq, JB. Memet, G. Martinet

Le nouveau centre Archéomed, qui vient d'être présenté à Arles, pourrait être un exemple du système économique que veut mettre en place Arnaud Montebourg.

Issu d'un pôle de compétitivité local (Prides Industries Culturelles et Patrimoine) alliant la Chambre de Commerce et d'Industrie Territoriale du Pays d'Arles et la Région PACA, bénéficiant de soutiens publics, mais à l'initiative d'un entrepreneur local (Jean-Bernard Memet, de la société A-Corros), Archéomed est un hôtel d’entreprises et une pépinière dédiés aux métiers du Patrimoine, articulé autour de moyens mutualisés (laboratoires, espace de stockage), un lieu unique où de petites entreprises ou associations, des start-up, vont mettre en commun gestion et techniques.

La raison d’être d’Archéomed est d’autant plus justifiée que si la Région PACA possède une très grande richesse patrimoniale et accueille nombre d’équipes scientifiques spécialisées, il n’existe pas de site d’importance consacré à la restauration et à la conservation de ces patrimoines. De plus, la filière archéologique régionale est particulièrement importante et génère plus de 11000 emplois, mais plus de 60 % de son activité est représentée par de très petites structures. Ces microsociétés sont des clients potentiels, et ont un besoin vital de ce genre de centre technique.

 (image Duketteman)

Le nouveau pôle permettrait de mettre en commun des matériels de pointe, très onéreux, ce qui lui permettrait de devenir un réel centre de ressources pour la Région. Le lieu pour abriter cette nouvelle structure était primordial, et c’est naturellement que le site de l’ancienne usine de riz Lustucru, fermée depuis les inondations du Rhône de 2003, s’est imposé. Propriété de la ville d’Arles, celle-ci a mis la friche industrielle à disposition en tant que partenaire du projet. Construit par les ateliers Eiffel, cette construction métallique est elle-même une partie de notre patrimoine moderne, et c’est en préservant cette dentelle de fer que l’avant-projet de 11000 m2, constitué d’éléments modulaires, a été dévoilé. D’autre part, une telle installation est une manière intelligente de réhabiliter une friche industrielle dont l’histoire a accompagné celle de la ville et de la Camargue.

Le budget total estimé à 5,5 millions d’euros est en cours de finalisation, appuyé par des organismes publics. Le projet, déjà cohérent et légitime, doit arriver à une maturation définitive, tant sur le plan financier qu’architectural. Les études vont donc se poursuivre dans les 2 ans à venir, pour une réalisation début 2013.
Il ne manque que la constitution des micro-entreprises partenaires de ce projet en coopérative pour décrire exactement le modèle que promeut Arnaud Montebourg. Un renouveau productif orienté sur la haute technologie, une mutualisation des moyens, appuyé sur l'alliance d'un financement public et privé sur un terme assez long pour laisser le temps de trouver une rentabilité.

Le centre permet surtout de redynamiser le tissu économique local en améliorant l'efficacité des petites structures, la raison d'être de ce projet. C'est tout l'objectif des Prides : Mutualisation des moyens, aide individuelle et recherche de la performance.

vendredi 25 février 2011

Vers une intervention militaire en Libye ?



Selon François Burgat, directeur de recherche au CNRS spécialiste de la Libye, pour qu'il y ait une opération militaire, il faudrait que les affrontements internes empêchent trop durablement la reprise de la production pétrolière. (Nouvel Obs)

Pour Reuters, l'insurrection, qui contrôle les grands centres urbains de l'Est du pays, fait tache d'huile et s'étend désormais à une grande partie des zones habitées du littoral méditerranéen, de la petite ville de Zouara, à 120 km de la capitale Tripoli, jusqu'à Misrata, à 200 km à l'est de la capitale.
Deux grands terminaux pétroliers cruciaux pour les exportations libyennes, Ras Lanouf et Marsa el Brega, dans le golfe de Syrte, sont en outre tombés aux mains des insurgés, ont rapporté des habitants de Benghazi en contact avec des employés.



«Il faut une intervention immédiate de l'ONU, et si nécessaire une aide de l'OTAN, avec notamment, des forces turques et égyptiennes. Si on ne le fait pas tout de suite, ce sera le carnage dans les trois jours», prévient l'euro-député Vert européen Daniel Cohn-Bendit, dans Le Parisien

Hier, en milieu de journée, L'Union européenne n'excluait pas de mettre sur pied une intervention militaire à des fins humanitaires pour aider à l'évacuation de ses 6000 ressortissants en Libye, selon un haut responsable européen cité par Le Figaro. Bruxelles rechercherait pour cela un appui naval militaire.

Si l'Union Européenne veut conserver ses relations pétrolières avec le nouvel état qui émergera demain, elle a intérêt à faire un geste fort en faveur des insurgés, et devrait réagir très vite en suivant les recommandations de Cohn-Bendit.

jeudi 24 février 2011

Drôle de pastis dans le treize


Le président de la Région Paca, mon ami Michel Vauzelle, vient de mettre les pieds dans le plat. Une attitude étonnante chez ce monsieur si courtois et bien élevé…

Il vient de lancer une pétition pour "annuler les primaires" socialistes.

"Il faut convoquer un congrès extraordinaire. A cette occasion nous désignerons notre candidat comme cela s’est toujours fait au PS", explique le député des Bouches-du-Rhône.

"Les états-majors des partis de gauche et écologistes doivent se réunir au plus vite. Il leur faut établir les bases d’un programme commun républicain et les modalités du choix d’un candidat unique de la gauche".

Cher Michel, la dernière fois qu'un congrès socialiste, à Reims, a désigné son leader, le PS a failli exploser… Soupçons de fraude, luttes fratricides entre caciques, Reims a été une belle foire d'empoigne. "La triche est aujourd'hui une pratique banalisée au sein du PS. C'est le cœur même du système", avait déclaré Malek Boutih, proche de Ségolène Royal. Cette dernière avait évoqué la possibilité d'un recours en justice. En réponse, la fédération socialiste du Nord avait menacé d'une plainte en diffamation.

Un mic-mac louche qui a justement motivé l'organisation de primaires ouvertes à tous les citoyens de gauche, et non plus aux seuls encartés du PS, spécialistes des urnes douteuses.

Cette proposition de candidat unique est d'autant plus étonnante que le parti écologique n'est pas non plus à l'abri des rivalités intestines, et que le spectre de Nicolas Hulot y joue le même rôle que le fantôme de DSK chez les partisans de la rose : celui du sauveur suprême porté par des opinions favorables à une image sans relief, sans programme.

Ensuite, on conviendra que le principe d'une pétition ouverte à tous, servant à annuler le vote des seuls militants PS qui voulaient ouvrir leur scrutin à tous, est pour le moins paradoxal.

Et puis, puisqu'il s'agit d'un Front Républicain, qu'en est-il du camarade Mélenchon ? Du facteur de Neuilly ? Faut-il réellement croire qu'à treize mois du premier tour de l'élection présidentielle on peut réunir cette union sacrée qui pourra terrasser le président sortant ? Où est le rassemblement quand dans notre propre ville, Arles, le maire communiste et son premier adjoint socialiste, s'affrontent pour les cantonales ?

Enfin, alors que l'hôtel de la Région est secoué par l'affaire Sylvie Andrieux, que le Conseil Général du 13 est éclaboussé par la mise en examen du frère de son président, alors même que la "future alliée écologiste" Laurence Vichnievsky (leader d'Europe écologie en Paca), se demande si Jean-Noël Guérini doit rester maître du CG13, comment ne pas s'interroger sur ce coup d'éclat de notre président de Région ?

Mais peut-être que la déclaration de Montebourg, en décembre, n'a pas été appréciée chez les éléphants Marseillais, ces animaux fiers et puissants, jaloux de leur indépendance méridionale : « Monsieur Guérini frère, qui est incarcéré, est un socialiste. Le fait que les socialistes aient pu manipuler des marchés, s’enrichir, fréquenter supposément la mafia locale est suffisamment grave pour que, comme socialiste, je sois enclin à soutenir les juges d’instruction pour qu’ils poursuivent ces infractions qui pourraient entacher notre réputation de socialistes »

Peut-être qu'on s'est vexé, quand en juin dernier, il a appelé à "la fin des barons, la fin des notables et la fin des féodaux" lors de sa visite Marseillaise. C'est vrai que c'était un peu cavalier, et que les règles de savoir-vivre des burgondes sont plus frustes que les usages civilisés de Massilia. Mais Arnaud n'est-il pas surnommé le nouveau Saint-Just, plein de fougue et d'éloquence ?

Peut-être aussi parce que son système de primaires « ouvertes et populaires », où tout le monde peut se présenter et où tout le monde peut voter, c’est la mort des traditionnels petits arrangements des fédérations. Et jusqu’à présent ce sont les votes dans ces « fédés » qui désignaient officiellement le candidat du PS à la Présidentielle, et notamment dans les plus importantes, comme celle des Bouches-du-Rhône, par exemple, la 4e de France. Ces urnes pleines ne sont que les préliminaires à de futurs maroquins(1).

Substituer ainsi le vote démocratique et désintéressé aux coteries provençales habituelles, forcément, ça ne plait pas à tout le monde…

Montebourg, de son côté, a des munitions en réserve. Si la guerre doit être déclarée, l'élu de Saône-et-Loire pourrait bien donner des leçons de gestion vertueuse à celui qui s'est inventé le titre de « Président du PS des Bouches-Du-Rhône », Jean-Noël Guérini. Du passé, époque des barons et des féodaux, il faut parfois savoir faire table rase, n'est-ce pas ?

Du coup, en faisant mine d'appeler un rassemblement utopique, c'est cette pétition, ce congrès, qui ressemblent a des couteaux remués dans la plaie de la division, une vilaine blessure Rémoise qui n'a jamais vraiment cicatrisé.

Cher Michel, tout cela ne profite à personne, et surtout pas au peuple de France.

Et quoi qu'il en soit, ce qui a été voté à une large majorité par les militants socialistes (68 %) n'a pas à être défait par quelques apparatchiks, aussi sympathiques soient-ils.

(1) (sans contrepèterie)

mardi 22 février 2011

Un renouveau productif au service du citoyen



Pour refonder une économie solide, et reconstruire une production industrielle nationale (la meilleure façon de résorber le chômage), plusieurs voies sont possibles. L’observation des différents moyens utilisés par les nations étrangères apporte des éclairages et des solutions à ce problème, la nécessité d’un renouveau productif.
C’est la démarche pragmatique d’Arnaud Montebourg, et l’élu local de Saône-et-Loire, qui a été le témoin direct du déclin industriel de nos régions, constate que seule l’innovation et le soutien de la puissance publique peuvent relever le défi d’une nouvelle productivité.

Pragmatisme économique

La Corée du Sud est un exemple instructif(1) : ce pays, de même taille que la France, a trois fois plus d’ingénieurs qu’elle ! Sa population a un haut niveau d’éducation, et les moyens investis en recherche et développement y sont supérieurs d’un tiers à ceux de la France. Le groupe Coréen Samsung est devenu en 2010 la plus grosse entreprise technologique au monde(2).
De même, aux États-Unis, patrie du libéralisme, les principaux campus technologiques universitaires ont un financement public à plus de 70 %(3). Ces deux nations dominent dans les secteurs innovants et les nouvelles technologies. Partout dans le monde, la base industrielle d’un pays est le résultat de solides partenariats entre argent public et fonds privés au sein desquels l’Etat apporte généralement la part majoritaire des ressources.

Cet investissement massif vers la recherche et les nouvelles technologies est nécessaire pour que la créativité industrielle soit porteuse d’une prospérité retrouvée.
La clé de l’innovation est aujourd’hui détenue par les petites structures, entre 200 et 500 salariés, mais le temps de développement de leurs nouvelles technologies est de plus en plus long. C’est donc sur ce facteur temps qu’Arnaud Montebourg entend jouer, en proposant la création d’un fond d’investissement national appuyé sur l’épargne des Français, une des plus importante au monde, et dont un tiers est en sommeil dans des contrats d’assurance-vie(4).

Tout doit être mis en œuvre pour drainer l’épargne privée vers l’innovation, en permettant de soutenir les nouvelles sociétés sans attendre un retour sur investissement rapide, comme c’est le cas actuellement. Les secteurs innovants ont besoin d’une non-rentabilité à court terme pour se développer, et l’Etat doit se repositionner comme “l’assureur des risques longs”, pour libérer les entreprises de leur dépendance à l’égard des marchés financiers.

Vers une entreprise plus vertueuse

En retour, l’entreprise doit se faire plus “vertueuse”, en indexant ses salaires sur sa productivité. Les sociétés cotées en bourse devraient ainsi faire rentrer à hauteur d’un tiers, des représentants des salariés dans leur conseil d’administration. La rente actionnariale doit cesser de rechercher le plus grand profit au détriment des salariés, et le moment est venu de construire l’alliance des capitaines d’industrie et des salariés, contre les actionnaires et la tutelle du profit indécent(5).

Mais le renouveau productif doit s’accompagner aussi d’une nouvelle façon de consommer, plus citoyenne. De nouveaux comportements émergent, plus respectueux de l’environnement, plus économes en ressources et plus technologiques, qui pourtant ne concernent pas encore l’ensemble de nos concitoyens(6). Notre société nouvelle, analyse Montebourg, doit ressembler au logiciel libre, celui que chaque utilisateur peut enrichir. Dans cette économie de la contribution, il n’y a plus de produit fini, et la consommation n’est plus passive.

Montebourg a évalué le coût de la réindustrialisation de la France à 80 milliards d'euros par an, "soit l'équivalent du grand emprunt" (7).

De cette nouvelle interaction entre le producteur créatif et le consommateur exigeant, émerge alors un nouveau contrat social, où le citoyen a la première place.

D'après le livre d'Arnaud Montebourg "Des Idées et des Rêves"

(1) Sur l'ensemble de 2010, la Corée du Sud a affiché une croissance de 6,1%, contre seulement +0,2% en 2009, lorsque le pays s'efforçait de s'extraire de la crise économique et financière mondiale. (Les Echos)

(2) Le MIT a un budget annuel de 1,7 milliard  de dollars. Les financements proviennent pour plus de la  moitié de contrats de  recherche (plus précisément : 53% revenus de recherche, 17% revenus de produits des capitaux gérés par la fondation, 10% revenus des frais de scolarité, 5% dons, 15% divers). La recherche en particulier est financée à plus de 80% par le gouvernement fédéral. (Manifeste pour un MIT à la française, p. 6, 2004)

(3) Samsung Electronics a atteint l’an dernier le chiffre d’affaires record de 82 milliards d’euros et raflé à Hewlett-Packard le titre de plus grosse entreprise technologique au monde. Porte-drapeau d’une Corée du Sud conquérante, il génère plus de recettes que Microsoft, Apple et Google réunis. (Capital)

(4) Fin 2010, les encours de l’Assurance-vie sont en hausse de 6% et s’établissent à 1 307,8 milliards d’euros. (mon épargne.com)

(5) Un mois après avoir annoncé un résultat 2008 record de 13,92 milliards d'euros, le géant pétrolier Total supprime dans l'Hexagone 306 emplois dans la pétrochimie et 249 postes dans le raffinage. (L’Usine Nouvelle)

(6) Les mutations sociales où l’acte de consommation devient réalisation de soi et les applications nouvelles du Web 2.0 renforcent le pouvoir du consommateur, sa faculté à critiquer l’offre, à la modifier voire à la coproduire, et ses capacités d’engagement et d’autonomie (modèle wiki mais aussi consommation responsable). Ce pouvoir restauré du « consomm’acteur » induit lui-même une réactivité des marques qui utilisent ces nouvelles fonctionnalités du consommateur pour entretenir un lien toujours plus étroit avec lui, et modifie, plus rapidement que par le passé, les biens et les services proposés. (Rapport "Sortie de crise : vers l’émergence de nouveaux modèles de croissance ?", Daniel Cohen)

(7) Arnaud Montebourg, candidat à la primaire socialiste pour la présidentielle, a formulé des "propositions pour la réindustrialisation de la France" lors d'un déplacement mardi 22 février 2011 en Meurthe-et-Moselle, en prônant une forme de "protectionnisme, dirigisme et d'interventionnisme". (Le Parisien)

lundi 21 février 2011

Cadavre exquis



Si l'on jouait au jeu du cadavre exquis, histoire de nous passer un peu notre ennui ?

En collant des petites coupures de presse, les unes après les autres, au hasard, on arrive à composer des histoires… abracadabrantesques !

 

• Il connaît bien l’avionneur Serge Dassault, en quête d’un repreneur pour l’usine Altis implantée dans sa ville de Corbeil. C’est «un ami de vingt-cinq ans», a précisé à la Tribune Jean-Pierre Bechter, l’ex-employé de Dassault à qui il a succédé à la mairie. En novembre 2009, Bechter annonce qu’il a trouvé un sauveur : Germain Djouhri, qui est surtout le fils d’Alexandre Djouhri, mystérieux intermédiaire international franco-algérien proche de l’Elysée. Mais Djouhri junior passe la main. Et qui Serge Dassault va-t-il chercher pour prendre le relais ? Yazid Sabeg, intime de Djouhri père, qui lui a déjà servi de témoin de moralité - voire de simple chauffeur - dans une précédente affaire à propos de Veolia.

Yan Phillipin, Ranaud Lecadre, Nathalie Raulin, Libération - Sabeg la diversité des casquettes

Germain Djouhri, qui n’a pas 30 ans, sait y faire pour enrichir le carnet d’adresses de son papa : il a épousé la fille d’un proche de Poutine, Serguei Chemezov, récemment décoré de la Légion d’honneur à l’Elysée. Et à Londres, où il réside, il s’est rapproché d’un ancien associé de Messier Partners installé à son compte, Jean-Charles Charki. Un jeune homme brillant qui se trouve être le gendre de Claude Guéant. Comme quoi, on peut être éminence grise de père en fils.

Olivier Drouin, Capital - L’argus des éminences grises du business

• C'est probablement une première : Nicolas Sarkozy a remis, le 9 mars à l'Elysée, la Légion d'honneur à un ancien espion du KGB. Il est vrai que Sergey Chemezov, le directeur général de la méga-holding d'Etat créée en 2007 Rostekhnologuii, est un proche de Vladimir Poutine et l'homme-clé du complexe militaro-industriel russe.(...)

Intelligence online - Sarkozy decore un ami de Poutine


• «Peu après la remise de la décoration, Chemezov, arborant fièrement son insigne rouge, a réuni une trentaine d’invités dans un salon de l’hôtel Bristol. Plusieurs industriels et hommes d’affaires étaient présents : Louis Gallois [EADS], Luc Vigneron [Thalès], Jean-Charles Naouri [Casino], etc. Peu discret, comme à son habitude, l’homme d’affaires proche de l’Elysée Alexandre Djouhri allait de l’un à l’autre, embrassait chaleureusement son ami Yazid Sabeg.»

Renaud Lecadre, Libération - Djouhri, l’agent touble du pouvoir

Germain Djouhri, un jeune financier trentenaire basé à Londres, fils de l'homme d'affaires et intermédiaire Alexandre Djouhri. « Germain a regardé le dossier de manière totalement indépendante de son père, assure Hervé Séveno, président du cabinet d'intelligence économique i2F et proche des Djouhri père et fils. (…)
A Yazid Sabeg de prouver que son plan ne sera pas, lui aussi, un énième espoir déçu.
Son nom circulait pour succéder à Anne Lauvergeon à Areva. Inclassable Yazid Sabeg, homme d'affaires, de conviction et de réseaux.

Vincent Lamigeon, Challenges - La vérité sur l’étrange sauvetage d’Altis

• Elle était, de l'avis de tous, cernée par la colère de Claude Guéant, l'influent secrétaire général de l'Elysée qui avait bataillé pour mener les Français à la victoire aux Emirats, par l'agacement de Nicolas Sarkozy et par l'hostilité d'Henri Proglio arrivé à la tête d'EDF avec la volonté de reprendre en main le nucléaire français. (…) Yazid Sabeg, patron de CS, proche de Sarkozy et de Proglio, est en bonne place sur la liste ? Libération consacre trois pages à Alexandre Djouhri, l'agent trouble du pouvoir, et à ses amis personnels Henri Proglio et Yazid Sabeg. "Les articles sur Djouhri sont rarissimes. Ce n'est pas un hasard", affirme un observateur qui veut y voir l'oeuvre d'Anne Méaux, la papesse des relations presse qui travaille pour Anne Lauvergeon.

Marie-Caroline Lopez, La Tribune - Les secrets de la longévite d’Anne Lauvergeon

• Cette image d'un secteur se comportant comme un service d'espionnage parallèle renvoie à ses liens avec les milieux policiers et militaires. Hervé Séveno, président du Syndicat français de l'intelligence économique, est un ancien de la DNAT (division nationale anti-terroriste au sein de la PJ).

Tefy Andriamanana, Marianne2 - EDF, Renault, l’intelligence économique est-elle polluée par les barbouzes ?

• Sollicité par ses pairs, Hervé Séveno accepte en janvier 2009 la charge de Secrétaire général de la Fédération dont il est ensuite élu Président à l’issue de l’Assemblée générale et du Conseil d’administration du 13 Mai 2009.
Au plan législatif, Hervé Séveno permet à la FéPIE de participer à la construction du projet de Loi d’Orientation Pour la Programmation et la Performance de la Sécurité Intérieure - LOPPSI

Portail de l’IE


… Une dernière coupure de presse nous ramène enfin à l'actualité :


• Et depuis la fin 2007, les Français espèrent signer de gros contrats d’armement en Libye. Les espoirs portent d’abord sur le Rafale de Dassault, dont le dossier a été finalement confié par l’Élysée à l’intermédiaire Alexandre Djouhri, nous explique en septembre 2010 une source française très liée aux ventes d’armes.

Jean Guisnel, cité par OWNI - Libye : échange infirmières contre missiles 

samedi 19 février 2011

Kadhafi, un POL pote…


Kadhafi : intention de contrat
envoyé par Ptite_Mule. - L'info video en direct.

«Compromission de POL [Patrick Ollier, ndlr] Irak, Libye, Syrie»

Cette petite phrase extraite des carnet du général Rondot (mais oui, cette vieille affaire Clearstream,toujours elle), résume-t-elle l'action du compagnon de MAM, POL ?

A la tête du groupe des amitiés franco-libyennes de l’Assemblée, qu’il a fondé en 2003, Ollier multiplie les voyages en Libye, les rencontres avec Muammar Kadhafi, et soutient les efforts de la ministre de la Défense, sa compagne, en faveur des marchés d’armement, possibles depuis la fin de l’embargo en 2004.

On voit justement MAM signer des contrats en 2007 lors de la visite de Kadhafi à l'Elysée, dans la petite vidéo ci-dessus. Pendant ce temps, POL assure au JDD que le colonel Kadhafi, «un homme surprenant», a «totalement renoncé» à l’action violente et au terrorisme. «Il n’y a plus rien à lui reprocher aujourd’hui», martèle-t-il. Tout au plus «quelques reliquats de pratiques anciennes comme la torture dans les prisons»… (Karl Laske, Libération)




L’ami tunisien d’Ollier, Aziz Miled, serait peut-être d’accord là dessus. Il s’est associé en 2008 à la chaîne hôtelière libyenne Laico. Nicolas Beau, sur son blog, affirme qu'il apparait clairement que Patrick Ollier était aussi en affaires avec Slim Chiboub, le premier gendre de Ben Ali et l'homme des Libyens à Tunis.

On notera avec amusement que Chiboub est propriétaire en France d'une écurie de chevaux de course basés à Chantilly, qui a été récupérée par France Galop au moment des troubles tunisiens (qu'en pense Eric Woerth ?).
On tourne en rond !

Et voilà que des gauchistes, qui plus est arabes, viennent contrarier les si cordiales relations, si désintéressées, de monsieur Ollier avec monsieur Kadhafi. Aveuglé par une idéologie subversive issue d'Internet (toujours Internet !), voilà que le petit peuple de Libye a des revendications d'insoumission insensées… et c'est des milliards de pétrodollar libyen qui risquent de passer sous le nez du commerce extérieur français.

Il y a des leçons de savoir-faire du maintien de l'ordre qui se perdent, pourrait dire MAM !

Mais Muammar a un certain savoir-faire en la matière, et l'organisation Human Rights Watch (HRW), se basant sur des sources médicales et des témoins, a fait état d'un bilan global de 84 morts, dont 55 à Benghazi mais aussi à Al-Baïda, à Ajdabiya et à Derna.

jeudi 17 février 2011

Monde arabe : La révolte gagne le Khemed



De notre envoyé spécial à Wadesdah

Les forces de sécurité Khemedies ont dispersé dans la nuit de mercredi à jeudi les manifestants qui campaient sur une place du centre de Wadesdah, ont indiqué plusieurs témoins à la Zyldav Press Agency.
"Ils ont attaqué la place où des centaines de personnes passaient la nuit sous des tentes", a affirmé Redwan Tangochâarli, 37 ans.

Des détonations étaient entendues à quelques centaines de mètres de la place dont l'accès a été bloqué, ainsi que les sirènes des ambulances.
Des milliers de manifestants s'étaient rassemblés mardi sur la Place du Sebsi dans le centre de Wadesdah, après la mort de deux jeunes contestataires lors de la dispersion de manifestations anti-gouvernementales dans ce petit royaume du Golfe.



La place a été renommée Tahrir (Libération), comme celle du Caire qui a été l'épicentre du soulèvement ayant provoqué la chute du président Hosni Moubarak.
"Ils sont venus par un pont qui surplombait la place. Il y a plusieurs blessés", a affirmé un autre manifestant qui a pris la fuite, Ali Ghoteï.

Un hélicoptère survolait la place alors que les journalistes ont vu des manifestants quitter le secteur, pourchassés par les forces de sécurité.

La Syldavie avait demandé au Khemed, son proche allié, de "respecter le droit de ses citoyens à manifester de façon pacifique et à faire entendre leurs doléances", alors que des appels ont été lancés pour des manifestations vendredi et samedi, respectivement par l'opposition et des internautes.

La contestation a été déclenchée lundi à l'initiative d'internautes qui ont appelé sur Facebook à des manifestations pour réclamer des réformes politiques et sociales au Khemed, dans la foulée des soulèvements en Tunisie et en Egypte. Sur Facebook, ils appellent a la tenue d’une « journée de la rage » ce jeudi.

Les médias d’état ont ignoré le mouvement de protestation. Avec cynisme, ils ont souligné que des partisans de l'émir étaient descendus dans les rues dans plusieurs villes du pays pour manifester leur soutien à leur souverain.

L'émir Abdallah Ben Kalish Ezab a dénoncé les manœuvres du cheik Bab El Ehr, un "agent sioniste et un mécréant qui cherche à ruiner la paix et la concorde qui font la prospérité du Khemed, si Dieu le veut".

A Klow, l'évolution de la situation est suivie avec attention. Le journal Dze Züntze Klowaswa, dans son édition du mercredi 16 avril, a mis en cause le ministre Syldave des affaires étrangères, Mika lyomäric, soupçonné de bénéficier des largesses du magnat de la grande distribution au Khemed,  Oliveira da Figueira, très proche du pouvoir.

Un article de l'Agence de presse Syldave

mercredi 16 février 2011

Arnaud Montebourg chez Bourdin



Arnaud Montebourg s'exprimait sur l'actualité, interrogé par J.J. Bourdin, le mardi 15 février.
Selon lui, "le bilan des années Sarkozy est accablant".

Quand Reynes joue l'Arlésienne et se fait désirer…

L’unité du Pays d’Arles était en débat au début du mois, la réforme territoriale imposant des regroupements de communes autour des grandes métropoles. Quel est l’avenir de ce territoire faiblement peuplé, mais marqué par une forte identité, face aux grands centres urbain qui l’entourent ?

Reynes, Vauzelle, Schiavetti et Chérubini

Dans ce contexte, les maires du Pays d’Arles se sont rassemblés le 4 février à l’Hôtel de ville Arlésien, autour du Président de Région Michel Vauzelle et du maire Hervé Schiavetti, pour définir un plan cohérent de regroupement avant de le présenter au Préfet de Région, qui tranchera dans les mois à venir.

L’enjeu est de taille : le “Pays d’Arles” sera-t-il démantelé au profit des métropoles voisines (Nîmes, Avignon, Marseille…) ? C’est tout l’objet de ce débat entre les 3 groupes en présence : la Communauté d’Agglomération Arles-Crau-Camargue-Montagnette, la communauté de Communauté de communes de la vallée des Baux et Alpilles et la Communauté de communes Rhône-Alpilles-Durance.

Les 2 députés concernés ont défendu des points de vue opposés. Si Vauzelle, député sudiste d’Arles, souhaite une unité rapide du territoire, pour rassembler les 150 000 habitants concernés et les services qu’il abrite (hôpital, tribunal, CCI…), Bernard Reynes, député-maire nordiste de Châteaurenard a plaidé pour deux communautés, nord et sud, comme préalable à un regroupement unique futur.

L’édile du nord semble bien isolé, Hervé Chérubini, le maire socialiste de Saint-Rémy de Provence (représentant la vallée des Baux et Alpilles) s’étant déclaré clairement pour l’unité rapide. Néanmoins, chacun a bien marqué son attachement à l’existence d’un Pays d’Arles, face au pôle d’attraction que représente Avignon. Si la Communauté de communes Rhône-Alpilles-Durance de Reynes refuse de rentrer dans le giron Avignonnais, le Pays d’Arles est sauvé.

Comme le résume Hervé Chérubini, “Bernard Reynes n’est pas contre le mariage arlésien, mais il veut passer d’abord par des fiançailles”.

Quoi qu'en disent les 2 députés, les clivages politiques ne sont pas absents dans les pudeurs de l'Ump Reynes, et chacun a bien conscience de 2 facteurs d'importance : Avignon est un puissant fief Ump du Vaucluse, département qu'a administré en son temps (2004 à 2007) le préfet de Région Hugues Parant, celui là même qui doit décider des futurs regroupements de communes.

Quant au petit maire des Saintes-Maries de la mer, isolé sur sa plage et ramant à contre-courant, il ne peut que jeter de l'huile sur le feu en dénonçant une manœuvre politicienne de "propagande socialiste", dans un communiqué plein d'aigreur où il ne manque pas, comme à son habitude, d'épingler le journal La Provence.

L'unité du Pays d'Arles n'est pas encore faite…

vendredi 11 février 2011

Montebourg par l'exemple : Coopaname



Le capitalisme coopératif, c’est le retour du travail fier.

 Arnaud Montebourg propose de refonder notre système économique. Une des solutions qu'il propose est le "capitalisme coopératif". Il ne s'agit pas d'être dans l'incantation, ni "du passé de faire table rase", mais pour le candidat socialiste de s'appuyer sur l'observation de ce qui fonctionne.

L'exemple de Coopaname est une bonne démonstration du capitalisme coopératif.

La coopérative ouvrière de production anonyme Coopaname rassemble 370 activités économiques différentes, au sein de six établissements. Mais elle est aussi un incubateur de projets collectifs qui s'associe à d'autres Coopératives d'Activités et d'Emploi (comme Garrigue, société de capital risque solidaire)

Née à Paris en 2004, elle est aujourd’hui la plus importante coopérative d’activité et d’emploi de France. Elle regroupe pas moins de 400 « salariés-entrepreneurs » qui ont décidé de se réunir au sein d’une organisation originale et novatrice afin de développer leur activité dans un univers associant la coopération et l’autonomie.

Comment ça marche ?

Le fonctionnement de Coopaname est simple. Toute personne désireuse de créer sa propre activité peut rejoindre la coopérative, accompagnée par un tuteur qui la supporte dans la validation de son projet. 
Dès lors que l’activité prend une forme régulière, le créateur obtient un CDI et devient salarié-entrepreneur. Il agit ainsi pour son propre compte, mais 10% de ses recettes sont réservées à la coopérative pour son fonctionnement et son projet commun. 
En échange, cette dernière lui permet de se libèrer de la contrainte administrative ; elle porte la responsabilité juridique de leurs actes professionnels, leur assure une sécurité financière grâce à une couverture mutualisée de la trésorerie ; organise des formations professionnelles ; sécurise les salaires et renforce la protection sociale de tous. « La réussite de chacun garantit un collectif fort ». 

L’activité de Coopaname elle-même est principalement d’accompagner les nouveaux arrivants dans la création et le développement de leur activité et de sécuriser leur parcours professionnel. Pour ce faire, la coopérative peut compter sur le financement de nombreux partenaires publics, principalement au titre du développement économique du territoire ou de l'aide au retour à l'emploi.

Le but de l’entreprise n’est pas de dégager un profit maximum mais d’augmenter les salaires et de garantir la protection sociale dans un cadre où travailler ne se conjugue pas avec précarité.

Utopique et irréaliste diront certains…

la réussite de Coopaname prouve le contraire et montre qu’un tel type d’organisation est économiquement viable et favorise le retour à l’emploi dans l’épanouissement.
Une alternative au statut d'auto-entrepreneur isolé.

A approfondir sur le site de Coopaname

jeudi 10 février 2011

Bel ami

29 septembre - 10 février

Tu me manques déjà.

vendredi 4 février 2011

Rejoignez la campagne d'Arnaud Montebourg aux primaires


Rejoignez la campagne d'Arnaud Montebourg aux primaires
envoyé par idees_reves. - L'info video en direct.

Rejoignez le mouvement !

Comment fonctionne le mouvement "Des idées et des rêves" ?

Porté par une association loi 1901, le Mouvement « Des idées et des rêves » est un réseau de volontaires, membres ou pas d'un parti politique, venant de tous horizons et se reconnaissant dans la candidature et les propositions d'Arnaud Montebourg.

Pas de section, de comité local, de cellule, de groupe, de politburo avec des chefs, des sous-chefs, des mandataires, des commissaires politiques... à l'horizon. Pas de motion, de congrès, de tendance, de courant ou de jeux de pouvoir.

« Des idées et des rêves » est un réseau participatif et collaboratif souple entièrement tourné vers la population française qui pourra voter lors des primaires.
En soutenant la candidature et les propositions d'Arnaud Montebourg, « Des idées et des rêves » fera vivre le débat public à l'occasion des primaires ouvertes et populaires.
L'objectif est de permettre un échange ouvert et constructif avec l'ensemble de la société française car c'est la société entière qu'il faut mobiliser pour enrichir le projet présidentiel, gagner en 2012 et bâtir la nouvelle France que nous appelons de nos vœux.

Devenez volontaire !

Pour soutenir Arnaud Montebourg et rejoindre le mouvement « Des idées et des rêves » qui porte sa candidature, devenez volontaire ! Il vous suffit d'aller sur www.desideesetdesreves.fr et de vous inscrire en cliquant sur « je rejoins les volontaires ».

Pour échanger, s'organiser et faire campagne, les volontaires disposent du site www.desideesetdesreves.fr qui comprend un espace participatif et collaboratif.

jeudi 3 février 2011

Pour que tout reste comme avant, il faut que tout change

De l'audace, de l'audace, toujours de l'audace, et la France est sauvée !

A la suite du discours de Danton, à la Convention Nationale, un sursaut national conduisit à la victoire de Valmy, le 20 septembre 1792, puis à la proclamation de la République Française.

L'audace a bien manqué, hier, au forum républicain sur les institutions du PS.
L'art du consensus qui avait marqué l'époque du premier secrétaire Hollande se poursuit.

Est-ce le mythe du "sauveur suprême" qui a poussé le Parti Socialiste à voter pour les propositions de Manuel Valls en matière de réforme institutionnelle ? En clair, cette défense du présidentialisme aurait-elle pour but de complaire au directeur du FMI qui devrait se déclarer, selon les rumeurs persistantes, comme candidat aux primaires socialistes ?



"Pour que tout reste comme avant, il faut que tout change" disait Tancredi Falconeri, dans "Il Gattopardo". Mieux vaut un roi Piémontais à un roi Napolitain, plutôt qu'une vraie République… Tout est dit.

Cette maxime semble faire son chemin à gauche. C'est ce que peut donner l'impression de ce replâtrage de la Ve République. En apparence on change plein de choses, mais on ne touche pas à l'essentiel, notre monarchie républicaine.

Voici les 10 mesures censées changer nos institutions :
1. Interdire aux parlementaires de cumuler leurs mandats avec un exécutif local.
2. Interdire aux ministres tout cumul de fonctions et prévenir les conflits d’intérêts.
3. Renforcer le droit de tirage relatif à la création des commissions d’enquête.
4. Inverser la règle des 3/5èmes pour les nominations faites par le président de la République
5. Modifier les règles de nomination du Conseil constitutionnel.
6. Nommer les présidents de l’audiovisuel public par un Conseil du pluralisme.
7. Renforcer les règles anti-concentration dans le domaine des médias.
8. Compter séparément les bulletins blancs.
9. Ouvrir le droit de vote aux élections locales aux résidents étrangers.
10. Associer des Jurys de citoyens aux travaux du CESE.
Que d'audace !

"Ce texte est donc une formidable régression du Parti socialiste vis-à-vis des réflexions qui ont jalonné les dix années écoulées" vient de déclarer Paul Alliès sur Médiapart.
Hier il nous rappelait les paroles de Pierre Mendès-France :
"la question institutionnelle est partie de la question sociale".

Arnaud Montebourg va beaucoup plus loin, et s'il propose une sixième République, c'est bien pour changer en profondeur notre pays et le faire enfin entrer dans le 21e siècle. C'est ce qu'il a déclaré hier, à 20 Minutes :
"Depuis quinze ans, je défends avec constance et patience la naissance d'une 6e République qui ne serait rien d'autre que la République des gens et non plus celle d'oligarchies minoritaires qui accaparent le pouvoir au profit d'intérêts particuliers. Si la gauche engagent de grandes reformes, elle ne pourra les ouvrir qu'en accord avec la population et non plus contre elle. La 6e République réalise cette réconciliation entre reforme et adhésion populaire".

Ses propositions sont audacieuses.

… Et c'est bien d'audace dont nous avons besoin.

mercredi 2 février 2011

Montebourg, réalisme et solidarité


Arnaud Montebourg
envoyé par Santesocial. - Regardez les dernières vidéos d'actu.

Arnaud Montebourg a élaboré ses propositions selon son expérience de terrain : celle d'un gestionnaire aux commandes d'un département. Comme il le dit lui même, la Saône-et-Loire est son laboratoire, où il met en place, explore, invente, des solutions pour sortir un territoire de la faillite.

Ses propositions ne sont pas des vues de l'esprit, mais le fruit d'une expérience concrète tournée vers les citoyens. La vision politique de Montebourg est née dans le réel plus que dans une théorie ou un dogme, de ses débuts comme avocat aux décisions d'un président de Conseil Général. Si il s'ouvre aux propositions d'où qu'elles viennent, sans préjugé ou clivage, c'est pour construire un réalisme de rassemblement. Loin des postures outrancières de certains, c'est un Montebourg raisonné et mûr qui se présente à l'investiture pour une candidature de gauche à la présidentielle.

Il explique dans ce film (avril 2010) qu'il doit agir avec pragmatisme et concrètement, sans négliger son rôle politique premier : être au service des plus faibles et des plus démunis.
C'est avec le tempérament d'un homme d'action qu'il a décidé de créer une hausse d'impôt "dont le produit sera affecté aux personnes âgées et handicapées".

Il prend la défense du service public, en faisant remarquer que les compagnies d'assurances sont des sociétés privées dont le but est d'engranger les meilleurs bénéfices possibles.
Il est possible de ne pas aggraver les déficits, explique-t-il, au lieu de faire des cadeaux fiscaux inconsidérés.

Les taïkonautes veillent sur nous



Le “peuple chinois” veut faire un usage pacifique de l’espace déclarait le premier ministe Wen Jiabao dans China Daily, il y a plus de deux ans.

C'est une chance, parce que l'invasion Chinoise sera spatiale, donc planétaire ! Et notre satellite lunaire n'est déjà plus un mystère pour le pays du soleil levant.

La Chine a lancé avec succès en octobre, le jour de sa fête nationale, sa deuxième sonde lunaire, Chang'e-2, étape d'un ambitieux programme destiné à s'affirmer comme puissance spatiale et à envoyer des hommes sur la Lune vers 2020. Occupée à photographier sous tous ses cratères, elle est actuellement en orbite autour de notre bonne vieille Lune.

La mission Chang'e 3, prévue en 2012 ou 2013, comprendra l'atterrissage sur la Lune d'un robot chargé d'analyser des échantillons lunaires. Le programme d'exploration et de sondage lunaire Chang'e est un programme spatial chinois mené par la China National Space Administration (CNSA), l'agence spatiale chinoise, ayant pour but l'observation et l'étude de la Lune ainsi que l'envoi d'hommes sur son sol. Il a débuté en 2007 et doit s'achever aux environs de 2030.


Mais les ambitions chinoises dépassent notre planète et son orbite : la Chine a enfin manifesté son intérêt pour la conquête de Mars en envoyant l'an dernier un volontaire à Moscou pour une mission de simulation de 520 jours, et étudier les effets possible d'un voyage humain vers la planète rouge.

Même si le projet a 2 ans de retard, la première sonde chinoise vers la planète Mars devrait être lancée en octobre, en collaboration avec la Russie.

Pour mener à bien son programme ambitieux de conquête spatiale, la Chine a annoncé la mise en place d'un réseau moderne de stations d'observation de l'espace lointain afin de soutenir ses prochaines missions spatiales vers la Lune et Mars. Ce réseau sera doté de deux stations d'observation en Chine, ainsi que de trois stations de contrôle en Amérique du Sud.

Les Chinois ne se contentent pas de fabriquer notre camelote à vil prix. Ils ont aussi des activités qui concernent le sommet de notre technologie humaine.
Nous devrions être très attentifs à leur réussite et à leurs ambitions.

Sources : Le Point, (1/10/2010), 20 minutes (2/01/2011), bulletins-electroniques.com (28/01/2011)

mardi 1 février 2011

Arles : féria de Pâques 2011


GRANDES FIGURAS ET GANADERIAS PRESTIGIEUSES  

Une nouvelle fois, à l’occasion de cette nouvelle temporada, vont se cotoyer à Arles grandes figuras et ganaderias prestigieuses afin de répondre aux souhaits des aficions multiples qui remplissent l’amphithéâtre.
 
En 2011, El Juli, incontestable numéro un mondial, viendra deux fois de même que Juan Bautista, triomphateur de la temporada passée. Viendront aussi l’artiste incomparable Morante en septembre, et José Mari Manzanares pour Pâques.

La nouveauté sera la présence d’El Fandi, leader du classement depuis trois ans, banderillero d’anthologie et compétiteur inlassable. Seront également présents Juan Mora, grande révélation de l’automne madrilène et Victor Puerto que Madrid a relancé aussi, deux vétérans qui sont à l’orée d’une nouvelle étape flamboyante, ainsi que Matias Tejela, triomphateur en 2010 à Arles.

D’autres toreros ont mérité leur inclusion dans la feria pascale en raison de leurs triomphes : le mexicain Israel Tellez, magnifique lors de la feria du Riz, Miguel Abellan, auteur d’une des meilleures faenas à Madrid l’an passé.

Fidèle à son engagement auprès des professionnels français, l’empresa offrira en outre à l’arlésien Tomasito une alternative de luxe. Et puis, après deux années d’absence, El Fundi fera son retour face à la mythique ganaderia de Miura pour écrire un nouvel épisode de la légende. Il sera accompagné par deux jeunes toreros à l’avenir prometteur : l’arlésien Mehdi Savalli et Alberto Aguilar.

Enfin, lors de la novillada piquée, un nouvel espoir arlésien fera ses débuts, Juan Leal. Et bien sûr, pour la traditionnelle corrida de rejones du lundi, entre Pablo Hermoso de Mendoza et Diego Ventura le choc est garanti.
 
Avec les toros de Miura, ceux de Fuente Ymbro et du Scamandre apporteront la touche torista de cette feria, tandis que Nuñez del Cuvillo, sacré meilleure ganaderia européenne l’an passé et Garcigrande qui triompha en 2010 seront présents. Les novillos de Patrick Laugier et de Tierra d’Oc complèteront une programmation qui fait la part belle aux ganaderos français.

Enfin, 2011 étant l’année du Mexique en France, l’espace Toro et le village des arènes seront le théâtre d’animations spécifiques autour de la culture de ce pays. Un matador et deux novilleros mexicains participeront en outre à la feria, tandis que deux élèves de l’Ècole taurine d’Arles se présenteront au Mexique.
 
Si les rêves qui ont présidé à l’élaboration de cette programmation se matérialisent dans l’arène, c’est une feria qui fera date que nous vous invitons à partager dans cet esprit de convivialité qui est le parfait reflet de notre culture.

(communiqué des Arènes d'Arles)