jeudi 31 mars 2011

Discours d'Arnaud Montebourg, élu président du CG71


Discours d'investiture du Président Arnaud... par Conseilgeneral71


Ajourd'hui 31 mars 2011, l’assemblée départementale de Saône-et-Loire, lors de sa session d'installation, a élu son président. Les 57 conseillers généraux ont voté à bulletins secrets. Arnaud Montebourg (conseiller général du canton de Montret) a été désigné par 39 voix sur 57 (18 bulletins blancs).

"Innovation et audace"

Le temps de s’installer et d’adresser un message chaleureux aux quatre femmes qui, ce jeudi, siégeaient pour la première fois dans l’assemblée départementale, et c’est un discours très offensif qu’Arnaud Montebourg a prononcé.
Il n’a pas manqué de souligner que les candidats de la majorité départementale avait rassemblé 15.000 voix de plus que les candidats de l’opposition. «Ce sont 15.000 voix qui sont comme un message, un encouragement à notre courage et à notre discours de vérité. Ce sont 15.000 voix pour valider le plan de sauvetage que nous avons initié. Les électeurs ont reconnu que l’on affrontait les difficultés en les regardant dans les yeux. Oui notre majorité renforcée est une victoire qui a salué le courage dont nous avons fait preuve face à la crise, face aux difficultés que nous avons affrontées».
Puis Arnaud Montebourg a détaillé les attaques subies. «Contre les services publics, contre la Poste, contre les services et les gardes de nuit, contre la gratuité de la RCEA, contre les aides au maintien à domicile de nos personnes âgées».

Des services publics forts

Arnaud Montebourg dégage quelques défis majeurs : Lutter contre l’affaiblissement démographique, en attirant de nouvelles populations. «Sachons mesurer et apprécier que 10 millions de personnes, vivant en zone urbaine aspirent à venir vivre dans nos départements ruraux».
Pour cela, il estime qu’il convient de pouvoir compter sur des services publics forts, notamment en matière de transport ou d’accès internet. Mais il pense également important d’aborder la question du réinvestissement industriel.
Face aux difficultés du monde agricole, avec 10% des exploitants qui sont au RSA, le Président du Conseil Général de Saône-et-Loire entend aussi miser sur les filières courtes.
De même, dans un autre registre, au nom de la transparence, Arnaud Montebourg prône la mise à disposition de chaque citoyen de toutes les informations relatives à la collectivité, y compris les chiffres, «car la libération des données publiques permettra d’avancer sur le chemin de la confiance».
(Creusot-Infos)





Sauvons la planète !



Sauvons la planète !
Sauvons la planète !

C'est en  regardant une pub quelconque qui incitait à "sauver la planète" que j'ai décidé d'écrire ce billet.
Sauver la planète, dit comme ça, c'est un slogan imparable permettant tous les greenwashings.

Mais en y regardant de près, je me demande s'il n'y a pas une vision complètement faussée des choses derrière ces mots si fédérateurs, si incontestables : "sauvons la planète".

Ainsi, la planète serait "malade", en danger… bigre !

La planète qui nous porte est âgée à peu près de 4,5 milliards d'années. On connaît un peu son histoire, qui est une succession de transformations continuelles, dérives de continents, modifications climatiques, périodes de volcanismes, destruction cyclique des êtres vivants, plus ou moins massive, et renaissance continuelle des formes de vie…

Depuis quelques années, une espèce vivante particulière s'imagine qu'elle a rendu malade la terre : l'humanité, pétrie d'orgueil jusqu'à croire qu'elle peut inquiéter la Terre.
Non la terre n'est pas malade, et nous n'avons pas à la sauver.

Croire que la terre est "malade", c'est extraire l'homme du cycle de la vie, en faire un être à part… un être à part qui a souillé son jardin originel, et qui est maudit pour cela. Un être qui est l'aboutissement de la vie même.

Ça ne vous rappelle rien cette histoire ? La vision écologique "bas de gamme" n'est qu'une psychose issue d'un héritage mystique biblique. La terre n'est pas le jardin d'Eden. Nous ne sommes pas les fils de Dieu, fait à son image, chassés du paradis pour avoir goûté à la concupiscence

La "planète", comme ils disent, nous a créé l'espace d'un instant, comme elle a créé des millions de formes de vie dont la durée équivaut à leurs facultés d'adaptation, de résistance.
Nous ne voulons pas sauver la planète, nous ne voulons que nous sauver nous-même, ce qui est très différent.

Les prédicateurs de l'apocalypse moderne pratiquent un anthropomorphisme assez naïf : la terre serait sensible au bien et au mal, et donc sensible aux créations de l'homme, qui sont le mal (mais oui, nous sommes mauvais, nous avons été chassé du jardin d'Eden).

Les modifications climatiques qui nous angoissent, la terre en a vu d'autres, et de bien pire, des millions d'années avant qu'apparaisse le premier homme.

Laissons la planète en dehors de ça.

Nous voulons nous sauver, c'est bien assez. Nous voudrions retrouver la vie des bon sauvages, ces hommes qui vivent dans la gentille forêt, à la merci du gentil tigre qu'il faut protéger, ou de la gentille meute de loup…

Et bien cela n'est pas possible.

Commençons par ne pas nous bercer d'illusions. La seule chose que nous pouvons faire, c'est  sauvegarder nos gènes. Alors qu'une infime minorité d'hélicologistes veut nous faire croire qu'un retour au jardin d'Eden est possible, une moitié de l'humanité survit à peine. Un enfant meurt de faim toute les 5 secondes, pendant que Yolaine de la Bigne cultive les plantes rares dans son jardin écologique.

Ne sauvons pas la planète, elle n'a pas besoin de nous, mais sauvons-nous nous même. Le climat se modifie, la belle affaire, parlons plutôt de l'humanité qui grossit, grossit, et dont un tiers meurt de faim. Parlons de la gestion intelligente de nos ressources limitées, ayons le courage de comprendre que nous ne retournerons jamais dans cet Eden mythique qui n'existe pas, mais que notre futur sera un nouveau monde, une terre trop petite pour une humanité trop fertile.
Et ça, il faudra bien le regarder en face, et faire des choix, s'adapter, ou mourir.


L'humanité disparaîtra ?
Peut-être, et croyez-vous que la planète cessera de tourner ?

mercredi 30 mars 2011

Tribune laïque

 
 
Le professeur vient de m'envoyer un e-mail sur un sujet très politique :
 
 
Son point de vue  n'étant pas dénué d'intérêt, j'ai décidé de le publier sur le blog.
 
Que les "6 grandes religions de France" s'unissent pour manifester d'une seule voix leur opposition à ce que soit soulevée la question de la laïcité, n'est-il pas révélateur du danger qui menace cette dernière ?
 
Quant il s'agit de défendre leur prébende, les cléricaux savent se regrouper. Ils savent, dans ces circonstances, reconnaître leur patrimoine commun qui est l'exploitation de la superstition. Les combattre est donc bien utile, ne serait-ce que pour qu'ils pensent à autre chose qu'à s'entretuer mutuellement.
 
Attribuer au FN le mérite de vouloir défendre la laïcité est une erreur et une faute. Le FN est clérical et sectaire, et on le fait passer pour républicain en prétendant qu'un débat sur la laïcité sert ses intérêts. C'est à lui que les citoyens accordent ainsi l'intelligence et le courage d'aborder le fait religieux dans la société.
 
Il faut au contraire que tous les républicains étouffent le bruit du FN en s'appropriant le discours sur la laïcité, et mènent sans lâcheté ce combat multiséculaire contre l'intrusion de l'obscurantisme dans la vie publique. Les exploitants de la croyance ne font, eux, pas relâche un seul jour. Il ne faut pas laisser ces doctrinaires déguisé en rois d'opérette prétendre avoir la légitimité de diriger la pensée d'autrui.
 
Mais il faut s'en prendre, au nom de la laïcité, à tous les cléricaux qui veulent imposer leur loi et qui prennent des libertés avec celles de la République. Au premier chef, c'est donc aux catholiques qu'il faut s'en prendre. Ça, ça ne plaira sûrement pas au FN, mais qui osera ? Tous ces beaux parleurs de gauche comme de droite ont bien trop peur de déplaire à l'électorat déterminant des vieilles bigotes.

Transparency international appelle le PS à ne pas soutenir Guérini



Madame la Première Secrétaire, 

Le 16 avril 2009, un juge d’instruction a été nommé pour enquêter sur plusieurs affaires qui
mettent en cause le dirigeant d’entreprises Alexandre Guérini, avec la complicité supposée de son frère, Jean-Noël Guérini, Président de la fédération socialiste et du Conseil général des Bouches-du- Rhône. Plusieurs personnes ont été mises en examen dans ce dossier et placées en détention provisoire. L’information judiciaire porterait sur des présomptions d’abus de biens sociaux, de détournements de fonds publics, de corruption active et de blanchiment.

Par ailleurs, au cours des dernières semaines, un rapport d’enquête rédigé par Arnaud
Montebourg et dénonçant des pratiques de clientélisme et un système de pression au sein du Conseil général des Bouches-du-Rhône a été rendu public. Le parti socialiste a alors annoncé la constitution, après les élections cantonales, d’une commission d’enquête appelée à rendre son rapport avant l'été 2011. 

Au regard de ces éléments, Transparence International France appelle le parti socialiste à
mener cette enquête avec la plus grande diligence et à apporter sa pleine coopération à la justice afin de contribuer à faire la lumière sur des allégations aussi graves. 
Notre organisation considère par ailleurs que le parti socialiste, conformément aux engagements de transparence et de renforcement de l’éthique des élus qu’il a pris, s’honorerait en n’apportant pas son soutien à la candidature de Jean-Noël Guérini à la présidence du Conseil général des Bouches-du-Rhône.

Dans le contexte actuel d’appels répétés à une moralisation de la vie publique, la réponse
qu’apportera le parti socialiste à ces mises en cause se doit d’être exemplaire. 
Nous vous serions reconnaissants d’apporter une réponse aussi rapide que possible à la
présente lettre qui sera rendue publique sur notre site Internet. 
Veuillez agréer, Madame la Première Secrétaire, l’expression de nos salutations distinguées.


dimanche 27 mars 2011

Ce blog a 4 ans !


327 000 visites, 254 300 visiteurs, à peu près 1 100 billets… Que dire de plus ?

comme dirait l'autre, ça s'arrose !

samedi 26 mars 2011

Le traité de Tripoli



Il y a 214 ans, John Adams, le deuxième président des Etats-Unis, signait un traité de paix avec le Bey de Tripoli, afin de protéger les navires de la nouvelle nation contre les actions pirates en Méditerranée.

L'article 11 de ce traité est célèbre pour nier l'influence chrétienne et religieuse dans la constitution des USA.
Car le gouvernement des États-Unis d'Amérique n'est pas, dans aucun sens, fondé sur la religion chrétienne, - car le gouvernement des États-Unis d'Amérique n'a en soi aucun caractère d'hostilité contre les lois, religion, ou tranquillité, des Musulmans, - et comme les États-Unis d'Amérique n'ont jamais eu de guerres ou actes d'hostilités contre aucune nations mahométanes, il est déclaré par les parties qu'aucun prétexte résultant des avis religieux ne produira jamais une interruption de l'harmonie existant entre les deux pays.
Alors qu'aujourd'hui la France semble mener "une croisade" contre Tripoli, que son président se réfère sans cesse aux "racines chrétiennes" de son pays, que l'Amérique s'est trouvé comme spécialité de faire  la guerre aux musulmans, il est bon de relire les pensées des pères fondateurs des Etats-Unis d'Amérique : John Adams et Thomas Jefferson.

Jefferson fut le premier défenseur de la laïcité ("building a wall of separation between church and state") et vis à vis de la religion, sa position est sans ambiguïté :
" J'ai toujours considéré qu'il s'agissait d'une affaire entre l'homme et son créateur, dans laquelle personne d'autre, et surtout pas le public, n'avait le droit d'intervenir " ou "In every country and every age, the priest had been hostile to Liberty", ou encore "It does me no injury for my neighbor to say there are twenty gods or no God".
 
L'esprit des père fondateurs est pourtant oublié, et depuis 1956 la devise « In God We Trust » est celle des Etats-Unis d'Amérique… terrible régression…

jeudi 24 mars 2011

Le printemps syrien n'a pas l'odeur du jasmin…



Comme en Libye, la Syrie est contrôlée depuis 40 ans d'une main de fer par le régime baassiste.

Plus de 20.000 personnes ont participé jeudi à des funérailles à Deraa dans le sud de la Syrie, théâtre de protestations sans précédent contre le pouvoir où une centaine de manifestants ont été tués la veille par des tirs de la police, selon des militants des droits de l'Homme.



Un mouvement de contestation sans précédent a débuté le 15 mars en Syrie à la suite d'un appel via une page Facebook intitulée "la révolution syrienne 2011", à des manifestations pour "une Syrie sans tyrannie, sans loi d'urgence ni tribunaux d'exception".

Les Etats-Unis se sont déclarés "alarmés" par "la violence et les arrestations arbitraires", alors que le chef de l'ONU Ban Ki-moon a condamné la violence contre "des manifestants pacifiques".
(AFP)

Des appels a une grande manifestation demain, après la prière du midi dans tout le pays sur les grandes places publiques, ont été lancés.

Après son engagement militaire en Libye, la France a mis en garde jeudi tous les régimes arabes, y compris l'Arabie Saoudite et la Syrie, sur leur obligation, sauf à se démettre, de conduire des réformes pour répondre à la revendication de liberté de leurs peuples.

Citant le Yémen, la Syrie, Bahrein et l'Arabie Saoudite, le chef de la diplomatie française, Alain Juppé, lors d'une rencontre avec des journalistes, a estimé que le mouvement de révoltes arabes s'imposera à terme partout. (Nouvel Obs)

Quel doit être le rôle des pays européens face à ces revendications ? Intervenir est sujet à controverses, ne rien faire aussi…

Alors que la question de l'immigration arabe empoisonne le débat politique français, comment tendre la main à des peuples auxquels on ferme sa porte ?

mercredi 23 mars 2011

Catch me if you can



"Catch me if you can" est un des films de Spielberg que je préfère (et son générique, ci dessus, est un pur chef d'œuvre)…

C'est l'histoire extraordinaire de Frank Abagnale, qui était un champion de l'usurpation d'identité. Usant d'habiles stratagèmes, il multipliait les escroqueries en se faisant passer pour un pilote de ligne, un médecin, un avocat…

samedi 19 mars 2011

la facilité, l’ignorance, l’intolérance et la bêtise



La facilité, l’ignorance, l’intolérance et la bêtise, voilà sur quoi mise le gouvernement pour sauver la dernière séquence du sarkozysme.
C'est Serge Portelli qui le dénonce sur son blog, Chronique de l'humanité ordinaire.

Il assiste comme nous tous à la "fusion de la droite extême". "Même s’il subsiste quelques divergences, l’essentiel est partagé. Leur ennemi commun est le même : l’Etranger. Toutes les peurs, toutes les angoisses - et elles ne sont pas moins nombreuses en 2011 qu'à n’importe quel autre siècle - se coagulent et se focalisent sur la cible la plus facile : l’autre, par sa nationalité, par la couleur de sa peau ou par sa religion".

Le cynisme, la perversité, la propagande et le calcul, sont les instruments de cette stratégie de la dernière chance. Le seul scénario possible pour assurer la réélection de Nicolas Sarkozy, dans un an, c'est de favoriser le Front National, "tenter, dans une ultime manœuvre, de détourner la colère sociale pour la renverser en colère brune, et limiter ainsi la perte d’électeurs déçus de Nicolas Sarkozy ou les orienter vers le vote FN plutôt que vers les candidats de gauche", nous dit Sébastien Crépel, sur l'Humanité. Provoquer un nouveau 21 avril est le seul choix qui s'offre au président.


Chantal Brunel, Brice Hortefeux, Claude Guéant, Josaine Plataret… Une ancienne porte parole de l'Ump, un ancien ministre de l'Intérieur, un ancien secrétaire général de l'Elysée, une ancienne suppléante sur une liste Ump aux cantonales, tous parlent le même langage qui est repris, banalisé, matraqué, suggéré… du Palais de l'Elysée aux petits cantons de l'Ardèche.

Le pouvoir agit en toute conscience, du repli suicidaire sur une illusoire identité nationale, au débat sur l'Islam en France,"il tente de nous enrôler dans un combat de faibles contre de plus faibles encore", analyse Portelli. "Ce pouvoir ne nous ridiculise pas, il nous abaisse, il nous rapetisse. Il ne s’agissait pas d’être grands, mais d’être dignes. Nous ne le serons bientôt plus si nous laissons se développer ce cancer de toute démocratie : la peur et la haine de l’autre".

vendredi 18 mars 2011

Arnaud Montebourg ne parle jamais à la légère



Après son rapport au vitriol dénonçant les "pratiques contestables" de la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône, Arnaud Montebourg s'est vu opposer deux plaintes en diffamation. L'une émanant de la fédération, l'autre de son premier secrétaire Jean-Noël Guérini.

Le député de Saône-et-Loire qui avait dix jours pour apporter les preuves de sa diffamation, a déposé mercredi soir son dossier devant le tribunal de police. Soit 174 pages, 44 pièces, 20 témoignages et un enregistrement qu'il étaiera le 9 mai. (La Provence)

Nous verrons ce que la justice décidera, Guérini, avec sa plainte, a ouvert la boîte de Pandore.

Quand j'ai rencontré Arnaud, je lui avais parlé de la plainte de Florence Woerth à son encontre. Il avait rit, en m'expliquant qu'il était habitué, et qu'il était avocat. Des plaintes en diffamation, c'est son quotidien.

Arnaud Montebourg ne parle jamais à la légère. Même son bon mot sur "le principal défaut de Ségolène Royal" pendant la campagne de 2007 était une vérité qu'on voulait cacher.

Mais on ne cache pas la vérité à Montebourg.

jeudi 17 mars 2011

Josaine s'habille en bleu marine

Connaissez-vous Josaine ?
C'est une charmante suppléante du candidat UMP dans la première circonscription aux élections cantonales dans l’Ardèche, repérée par le blog du Pôle anti-discrimination.

Elle est trop lol et s'éclate sur Facebook !




C'est une jeune sarkozyste, fière de l'être…
Quant à sa philosophie, c'est celle du bon goût et de la bonne humeur…

Découvrons ensemble cette aimable philosophe de l'UMP :



Trop drôle, mdr !
Celle-là, elle a été la chercher sur fdesouche…

Mais en ce qui concerne la fonction publique, elle en a de biens bonnes aussi :



Ou sur les homos, ça fait toujours rire, dans le style Vanneste…


Sa vision de la gauche est très particulière, on dirait presque du Didier Goux ;-)


Et si on y regarde de près, on a l'impression d'être au Front National :


Mais sa meilleure blague, c'est le commentaire qu'elle se fait à elle-même :



Après avoir supprimé son compte Facebook, la candidate UMP s’est excusée dans un bref communiqué: "Je tiens à présenter mes plus vifs regrets concernant cet écrit ou blague sur Facebook qui n’avait pas pour objectif de blesser ou stigmatiser une communauté. Moi-même étant d’origine étrangère de ma mère italienne, il serait malvenu de tenir des propos racistes envers telle ou telle nationalité ou Français issu de l’immigration. Je regrette profondément cette maladresse. Je présente mes plus sincères excuses. "

Quelle blagueuse cette Josaine, et si représentative de l'esprit de l'UMP, tout en finesse, compassion et humanisme… 

Moi je suis sûr que Josaine a une culotte bleu marine, sous ses habits UMP.

mercredi 16 mars 2011

11/09/01 + 10/03/11 = 21/12/12 (on va tous y passer)


11/09/01 + 10/03/11 = 21/12/12

le 11 septembre 2001 c'est la fin du monde américain
le 10 mars 2011 c'est l'apocalypse au Japon
le 21 décembre 2012 c'est la fin du MONDE ENTIER (sauf Bugarach)

La prophétie est exacte :
"Il y aura de nombreuses catastrophes naturelles, tempêtes, inondations, tremblements de terre et super volcan (cela ne se passera pas que le 21 12 2012, mais commencera avant)" C'est vrai !
"La Terre va changer d'axe" C'est vrai !


Bon sang mais c'est bien sûr ! On est foutu, je crois qu'il faut annuler les primaires socialistes, ça ne sert plus à rien. Il est encore temps de devenir religieux… et de prier.

Hulot président ! Hulot président !



Selon Moscovici, il faut des "primaires de rassemblement".
L'idée de nombreuses personnes, une idée pleine de bon sens, est que la division des forces de gauche peut provoquer sa défaite aux élections présidentielles.

Selon ce principe, il faut que le candidat le mieux placé dans l'opinion soit le champion des forces de gauche. Il n'y a qu'un objectif, battre Sarkozy.
Michel Vauzelle est catégorique : "Il faut donc avoir le courage d'annuler les primaires et de faire ainsi le geste qui devrait permettre au Parti Socialiste de tendre au plus vite la main aux autres partis de gauche et écologistes."

« Avec les Verts, nous devons forcément nous retrouver, indique Pierre Moscovici. Ils sont les partenaires privilégiés d’une gauche qui sera amenée à occuper les responsabilités. »

Si il faut se rapprocher des écologistes, comme le suggèrent ces ténors socialistes, et si le candidat le mieux placé dans l'opinion doit être investi comme adversaire contre le président sortant, alors il faut désigner Nicolas Hulot.

En effet, l'hélicologiste est repassé, en mars, en tête du tableau de bord des personnalités politiques Ifop pour Paris Match, devant Dominique Strauss-Kahn.

C'est logique.

Une autre vision des choses, considérée comme irréaliste pour certains, serait de confronter des programmes politiques, de comparer les idées, sans s'émouvoir des popularités des personnalités. C'est tout le sens des Primaires ouvertes à tous.

On notera que les 2 champions du classement, le socialiste et l'écologiste, adoptent la même stratégie : laisser planer le doute sur leur décision de se présenter au suffrage suprême, ainsi que sur le contenu de leur programme éventuel.

Mais peu importe les principes, les programmes, semblent penser beaucoup de nos concitoyens… Comme si le rejet de la politique de Nicolas Sarkozy était plus fort que tout, et que peu importe qui le remplacera, pourvu qu'il prenne la place.

Il faut peut-être voir plus loin.

lundi 14 mars 2011

Une partie du Pôle écologique PS s'engage avec Montebourg


Montebourg - l'écologie par Rimbus

Primaires socialistes : 
prise de position des animateurs du pôle écologique du Parti Socialiste


Le pôle écologique défend, depuis sa création, l’objectif d’un socialisme résolument écologique.

Le moment venu, lorsque tous les candidats aux primaires seront déclarés, il évaluera publiquement leurs propositions sur le fond en fonction d’une grille d’analyse fondée sur ce qu’il considère être ses principaux marqueurs allant dans ce sens. Ceux-ci sont notamment les suivants :

1) La volonté de renouvellement véritable et profond, pour que la gauche redevienne sans hésitation le camp de la transformation écologique et sociale, et qu’elle soit porteuse d’une nouvelle étape majeure d’extension de la démocratie ;

2) La reconnaissance du caractère structurant de la double crise de dérèglementation financière et d’épuisement des ressources non renouvelables qui implique la mise en place de règles et donc le retour du politique ;

3) La définition d’une ligne politique claire répondant aux deux urgences sociales et écologiques par la recherche d'une transformation radicale de notre mode de développement, refusant de faire de l’écologie un simple chapitre du programme;

4) La reconnaissance de l’impasse que constitue le modèle actuel de croissance et de la nécessité d’une conversion écologique de l’économie. Ceci suppose notamment la reconnaissance du principe de précaution comme un des vecteurs d’une nouvelle politique de recherche et d’innovation ;

5) La priorité donnée à la diminution de la consommation d’énergie et au développement des énergies renouvelables, aboutissant à une réduction progressive de la part des autres sources d’énergie;

6) La définition d’une fiscalité écologique cohérente, sur la base notamment d’une TVA éco modulable et d’une contribution climat-énergie applicable aux ménages et aux entreprises et montant en puissance dans le temps.

S’agissant des candidats qui se sont d’ores et déjà déclarés, le pôle écologique prend acte et se félicite des convergences entre les six points énumérés ci-dessus et les analyses et les propositions défendues dans son livre par Arnaud Montebourg.

Si certains d’entre nous souhaitent attendre que tous les candidats soient connus avant de prendre formellement position, d’autres ont d’ores et déjà décidé, en particulier sur la base de ce constat de convergences, de s’engager dans la campagne d'Arnaud Montebourg :

Christophe Caresche, député de Paris, Pascal Deguilhem, député de Dordogne, Geneviève Gaillard, députée des deux-Sèvres, Géraud Guibert, élu municipal au Mans, porte-parole du pôle écologique, Jean Launay, député du Lot, Philippe Plisson, député de Gironde, Philippe Tourtelier, député d’Ile-et-Vilaine.

dimanche 13 mars 2011

Henri Guaino, le cynisme du vautour


L'accident nucléaire au Japon pourrait favoriser l'industrie française dont la sécurité est une marque de fabrique, a déclaré dimanche Henri Guaino, conseiller spécial du président Nicolas Sarkozy. (Reuters)

Prié de dire si les événements au Japon auraient un impact négatif sur cette filière, il a répondu : "Je ne crois pas."

"Je dirai même le contraire puisque précisément la France s'est surtout manifestée par son souci de la sécurité", a-t-il ajouté lors de l'émission Le Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro.

"Donc, je crois que ça devrait plutôt favoriser notre industrie nucléaire par rapport aux industries d'autres pays où la sécurité est passée au peu plus au second plan."

Que rajouter devant tant de lucidité ?
Ces gens là nous gouvernent, et d'une certaine manière, leur parole nous représente.

Le jour où une centrale nucléaire de conception française aura à affronter un séisme majeur suivi d'un tsunami, nous reparlerons de sa sécurité.

Merci monsieur Guaino, tous les Arlésiens ont honte de vous savoir natif de notre ville.


Ainsi va le sarkozysme… tout à l'heure, dans mon billet précédent,  j'étais fier d'être Français, maintenant j'ai un peu honte. Mon euphorie a été bien courte, la réalité sordide du cynisme de l'Elysée réapparaît bien vite.

Je soutiens Nicolas Sarkozy




Je soutiens Sarkozy, et même plus, BHL.
Et oui… je n'en reviens pas moi-même.

Il s'agit bien entendu de la décision de reconnaître le Conseil national de transition (CNT) comme "représentant légitime du peuple libyen" et d'envoyer un ambassadeur à Benghazi. Mais aussi de frapper militairement Kadhafi, qui est en train de remporter des succès sur le terrain, avec la reconquête de Ras Lanouf.


On peut ironiser sur le paradoxe du président, qui avait reçu Kadhafi avec faste, et soutient aujourd'hui ses opposants. On peut railler son opportunisme, son emballement diplomatique, l'humiliation faite à son nouveau ministre, Alain Juppé. On peut critiquer le manque de concertation avec les partenaires européens etc.


Les journaux allemands ne s'en privent pas… Le plus virulent semble être le Financial Times Deutschland. Pour le quotidien, "le coureur égaré français", soit Sarkozy, "doit avoir des complexes à compenser", et de poursuivre, "les Allemands sont encore ceux qui agissent le plus raisonnablement" en privilégiant le multilatéralisme. Ainsi, c'est la "crédibilité de l'Union qui est en cause quand le chef du deuxième pays membre le plus important part dans une crise de démence diplomatique".

C'est vrai, on peut voir les choses comme cela.


Mais ce qui est vrai aussi, c'est que les révolutionnaires Libyens, qui se font massacrer, ont besoin de soutien diplomatique, d'aide humanitaire et militaire.


Quelles que soient les raisons de Nicolas Sarkozy, au lieu de discuter longuement, il a décidé d'agir vite (et en même temps si tard, si on compte les morts qui s'accumulent de jour en jour). De plus, ses positions sont rejointes par la Ligue arabe qui a également affirmé son soutien à des contacts avec le Conseil national de transition, et à la mise en place d'une zone d'exclusion aérienne (c'est à dire des frappes militaires).




Le drapeau Français flotte aujourd'hui sur Benghazi, et la France a donné le geste fort que j'appelais de mes vœux il y a 2 semaines.

Merci M. Sarkozy, je suis fier d'être Français, et que mon pays soutienne la révolution Libyenne. Pour une fois, je suis content de Sarkozy, je crois que c'est la première fois.

samedi 12 mars 2011

Sondages d'un autre âge et nécessité d'une Primaire de gauche



Sur la foi d'un sondage, réalisé un an avant l'élection présidentielle, j'entends un peu partout, dans la rue, sur les blogs ou leurs commentaires, dans les médias, dans mes emails… j'entends le même discours ou presque :

Seul Dominique Strauss-Kahn peut faire gagner la gauche, il faut qu'il soit son candidat.
L'avis général est que sur la foi de ce sondage (forcément infaillible), on doit annuler les Primaires socialistes, ouvertes à tous. Forcément, des citoyens gauchistes risqueraient de ne pas choisir le directeur du FMI, un organisme qui impose des contraintes antisociales aux pays en difficulté, comme la Grèce.

Et donc, dans la logique de ces gens là, n'ayant pas d'autre sauveur à gauche, pas d'autre possibilité de vaincre la droite, il ne faut pas faire confiance au peuple. Il faut que les éléphants du PS imposent leur candidat, DSK… c'est mieux.

On nous a déjà fait le coup en 2007, sur la foi du sondage ci-dessus. On a vu le résultat.

Les primaires existent aux USA, en Grèce, en Italie et d'autres pays encore. C'est en se basant sur ces expériences que Ferrand et Montebourg ont proposé cette solution, validée par la direction du parti et la très grande majorité des militants.
La nouveauté peut effrayer, c'est normal, mais le courage politique exige qu'on termine ce qu'on a entrepris, et non pas de jeter l'éponge au premier doute, en s'effrayant au moindre sondage.

Les arguments avancés par les détracteurs des Primaires montrent qu'ils n'ont pas bien compris leur fonctionnement.
On pourra se référer au site de Montebourg, qui détaille leur principe.

Le socialiste Olivier Ferrand, de Terra Nova, concepteur des primaires avec Arnaud Montebourg, s'est exprimé cette semaine pour répondre aux critiques les plus habituelles :



Sur une primaire socialo-socialiste :
Même si on reste dans une primaire socialo-socialiste, elle a son intérêt. Le candidat PS aura alors une dynamique électorale. Ce n’est pas la même chose d’être élu par 3.000 personnes que par plusieurs millions. L’exemple italien avec Romano Prodi l’a montré. Cela entraînera aussi une dynamique militante. Des sympathisants vont venir gonfler les rangs des militants et ainsi multiplier les forces sur le terrain. Enfin, la primaire est une répétition générale qui permet de rôder les équipes, le candidat, les discours… (Nouvel Obs)
Sur la primaire comme outil de rassemblement
Prenez l’exemple de la dernière primaire démocrate. La primaire Obama-Clinton a été très dure. Alors que 67% des partisans d’Hillary Clinton affirmaient qu’ils ne reporteraient pas leur voix sur Barack Obama, ils ont pourtant voté pour lui. Tout est mis en place pour réunir derrière le candidat. Si ces procédures avaient existé en 2006, le PS aurait été rassemblé derrière Ségolène Royal. La primaire est la réponse à la montée du Front national. (Nouvel Obs)
Sur l'union de la gauche :
Il faut au moins que le PRG et les chevènementistes (le MRC), qui étaient membres de la commission de préparation des primaires, participent. Du côté d'Europe Écologie-les Verts, Daniel Cohn-Bendit plaide depuis le début pour participer. Il est minoritaire en interne, mais la montée en puissance de Marine Le Pen nécessite pour les écolos de réévaluer leur décision. Jean-Luc Mélenchon, pour le Front de gauche, ne voudra peut-être pas en être. Mais enfin... Si Christiane Taubira n'avait pas été candidate en 2002, Lionel Jospin était au second tour. Ne recommençons pas. (Le Point)
Sur la pétition de Michel Vauzelle
Michel Vauzelle dit que les primaires vont créer la pagaille, mais la pagaille, elle existe maintenant ! Nous vivons depuis 2002 dans une compétition permanente, sauvage, dérégulée de leadership non tranché ! Cela n'est pas forcément lié aux hommes, mais à l'absence de procédure. Il faut qu'une compétition soit régulée, maîtrisée, avec des règles comme celles de la charte éthique. Par ailleurs, dans le genre de situation que nous connaissons aujourd'hui, le fait de s'adresser à tous les citoyens rend beaucoup plus compliqués les petits arrangements d'arrière-boutique. (Le Point)

Bien qu'il soit classé comme partisan de DSK, il ne considère la légitimité de la candidature de l'homme du FMI qu'à condition qu'elle passe par le choix républicain des citoyens, et non des seuls militants socialistes.

Et si effectivement DSK est plébiscité par le peuple de gauche, et qu'il remporte la Primaire, alors il bénéficiera du soutiens de tous, sans contestation. En effet, lors du vote, en signant la liste d'émargement, le votant s'engage à soutenir le candidat vainqueur des primaires.

Fort heureusement, certains ont compris ces enjeux.

vendredi 11 mars 2011

La complaisance se cultive avec des chèques…


Docteur Dominique Dupagne par franceinter

"on a largement dépassé le stade de la complaisance (avec Servier) depuis longtemps…"

Et cette complaisance se cultive avec des chèques, selon le docteur Dupagne. Ce médecin blogueur attire chaque mois plus d'un million de lecteurs sur atoute.org… Une performance qui remet les petits blogueurs comme moi, et même les plus influents de mes amis à leur place.

Il plaide pour une nouvelle organisation de la médecine, avec une "médecine 2.0", plus communautaire et transparente. Participant aux "Assises du Médicament", il s'étonne que la transparence soit interdite, la revue Prescrire ayant demandé à filmer les débats, ce qui lui a été interdit. Le secret imposé aux participants sur le contenu des débats lui étant insupportable, il décide donc de se retirer de ces réunions.

"Faute d’enregistrement, la porte est donc ouverte aux “petits arrangements entre amis”, au cynisme qui ne laissera aucune trace" dit-il sur son blog.

jeudi 10 mars 2011

Aubry, Guérini, petits arrangements entre amis…


Guérini - Aubry: un accord secret? (Marseille) par LCM

Quel crédit porter à ces allégations stupéfiantes ? Et quelles conclusions en tirer ?

Si le Parti Socialiste tourne le dos à Montebourg et à son rapport, à ses idées (la 6e république pourtant au programme de 2007), à ses engagements (l'annulation programmée des primaires, pourtant demandées par 67 % des militants), que devons-nous penser de sa première secrétaire ?

… Je cherche le mot exact, collusion ? complicité ?

mercredi 9 mars 2011

News of Marseille, l'information à la Guérini


« Nous ne ferons pas la course à l’information car c’est cette course qui, à notre avis, a tué le métier de journaliste. "Etre le premier à informer" ne sera pas notre credo et nous tacherons d’être plutôt « les plus (im)pertinents »

Le journal News of Marseille est un webzine qui se tient à sa ligne éditoriale !
Après Rue 89, @rrêt sur Images, Médiapart et autre Slate, un nouvel acteur de qualité vient renforcer la galaxie de l'information sur Internet, 100 % phocéen.

News of Marseille, créé en janvier, n’est autre que le premier pas dans l’information de la galaxie SMA d’Alexandre Guérini, via la société SMA Médias, créée en novembre 2010 et confiée très rapidement à Gilles Pascal et Jeannie Peretti, compagne d’Alexandre Guérini, quand le juge Duchaine a commencé à devenir trop curieux.
 
C'est ce que nous apprend Marsactu, un vrai journal d'information, lui.

News of Marseille fait bien plus que de ne pas être le premier à informer, il semble se spécialiser sur un segment très recherché : être le dernier à informer.

En effet, si on tape Montebourg dans le champ de recherche, on ne trouve rien. Guérini nous renvoie vers le portrait d'un jeune socialiste du MJS. Pas un mot sur l'affaire Guérini dans le dossier politique… un moyen habile de sauver le métier de journaliste, ET le journaliste (un mauvais coup est si vite attrapé…).

Quant à l'éditorial du jour, il est consacré à Facebook et des pizzas gagnées au Vesuvio (Demandez Pipo de la part de la rédaction de News Of Marseille).

Que d'impertinence ! Une revue de prestige à ajouter à ses flux RSS sans attendre !

mardi 8 mars 2011

Journée de la Femme (politique) : de Marine à Martine

Vive les femmes !

Réjouissons-nous de constater que les femmes politiques sont au centre des préoccupations d'aujourd'hui.



Marine, qui fait l'événement dans 2 sondages du Parisien, démontre qu'une femme peut gérer aussi bien un parti politique qu'un homme, mais faut-il s'en réjouir ?



Martine, qui fait l'événement de la lettre d'Arnaud Montebourg, démontre qu'une femme peut aussi mal gérer un parti politique qu'un homme, mais faut-il s'en réjouir ?

Vive les femmes en politique ! Elles sont égales aux hommes… mais faut-il s'en réjouir ?

lundi 7 mars 2011

Lettre d'Arnaud Montebourg à Martine Aubry




Paris, le 6 mars 2011

Madame Martine Aubry
Première Secrétaire du Parti Socialiste
10, rue de Solférino
75007 PARIS

Madame la Première Secrétaire, ma chère Martine,


J'ai préféré garder jusqu'à présent le silence après la publication malheureuse et inappropriée du rapport que je t'avais exclusivement et confidentiellement destiné au mois de décembre, afin de ne pas ajouter au risque de confusion.

Mais la façon dont les dirigeants qui t'entourent et toi même s'emploient à discréditer mon travail sans condamner d'invraisemblables comportements au sein de la Fédération des Bouches du Rhône me paraît autant désolante que blessante. Cette publication a en outre péniblement interféré dans la campagne pour les élections cantonales que je mène en Saône et Loire comme dans d'autres départements.

Ce rapport était ma dernière transmission dans le cadre de mon travail de Secrétaire National à la Rénovation que tu m’avais confié, avant de partir en campagne pour ma candidature dans les primaires de la gauche.

Ce document est né d'une visite à Marseille le 5 juin 2010 afin de présenter aux militants marseillais le programme de rénovation du parti que nous avons adopté ensemble, contenant outre l'organisation des primaires, la fin du cumul des mandats pour nos parlementaires et l'instauration d'une autorité éthique -c'est l'ironie de la situation- au sein du Parti Socialiste. A l'occasion de cette visite de terrain, de nombreux élus et militants marseillais se sont ouverts à moi de faits les plus condamnables et effrayants qu'ils m'ont relatés dans le détail au sujet de cette Fédération et m'ont littéralement supplié de m'en emparer, de t'en avertir, et d'agir au nom de l'honneur du socialisme.

J'ai jugé en conscience, au regard des responsabilités que tu m'avais confiées pour rénover et transformer le parti, au regard de l'exigence et de la rigueur que j'attache toujours à l'exercice de celles-ci, dans le souci de protection des militants et élus des Bouches du Rhône sincères et honnêtes, exposés aux méthodes abusives et dangereuses qui m'étaient rapportées, qu'il était de mon devoir de le faire dans l'intérêt de la gauche et de sa réputation morale.

Tu comprendras sûrement que la Rénovation du Parti socialiste ne peut pas être à mes yeux une série de discours creux et sans suite concrète, mais au contraire des actes courageux qui feront entrer le socialisme français dans une nouvelle ère dont nous avons tous besoin.

J'ai donc engagé un processus d'enquête approfondie, qui a duré plusieurs mois, pendant lequel j'ai vu et revu des élus, des militants et des témoins qui ont tous confirmé la situation que j'ai décrite dans le rapport. Je puis donc confirmer que chacune des affirmations contenues dans ce rapport ont été méthodiquement et précisément vérifiées et que des éléments de preuves précis et concordants de ce que j'ai décrit dans mon rapport de décembre sont disponibles.

Ces éléments probants concernent la violation caractérisée des statuts du Parti par le Président du Conseil Général de ce Département, la colonisation par des employés du Conseil Général des postes sensibles de la Fédération, le boycott des élections régionales par la Fédération, la distribution de subventions comme outil de pression, les brimades arbitraires sur les élus et citoyens indociles, les menaces physiques sur des hauts fonctionnaires du Conseil Général, et l'intimidation permanente sur certains élus socialistes pour qu'ils se conforment aux intérêts politiques ou financiers de la famille Guérini.

Est-il possible que les socialistes que nous sommes puissions demander des comptes aux abus de pouvoir du sarkozysme, exiger qu'il soit mis fin à la corruption du régime et du pouvoir actuels, notamment dans le soutien, mêlé à l'affairisme, aux dictatures déchues des pays arabes, si nous tolérons en notre sein des comportements aussi condamnables que repoussants ? Le socialisme qui reconstruira la République, après ces années de décomposition, défend une haute idée de la démocratie et doit affirmer ses propres valeurs, y compris contre ceux qui s'en réclameraient tout en les dégradant par leurs actes.

Comme parlementaire et comme juriste, comme homme d'honneur ou comme socialiste engagé depuis trente années, pouvais-je accepter de me taire devant ces faits évidents et inacceptables qu'on m'implorait d'attester en haut lieu pour enfin tenter les faire cesser ?

Abraham Lincoln, l'un des Présidents fondateurs de la grande démocratie américaine avait prononcé cette phrase qui a toujours guidé mon action : "C'est en gardant le silence alors qu'ils devraient protester, que les hommes deviennent des lâches." Je n'ai pas voulu être ce lâche en fermant les yeux sur les agissements de certains socialistes des Bouches du Rhône. Et je ne souhaite pas que le parti dont je suis l'un des leaders soit fait de ce triste bois là.

Tes collaborateurs zélés ont depuis le mois de décembre commis l'erreur dans cette grave affaire de nous emmener sur le terrain de la loi du silence. Ta haute responsabilité comme Première secrétaire chargée de protéger la réputation du socialisme français est au contraire de conduire une stratégie de délivrance à l'encontre des tables secrètes de ce genre de loi. Tu en as la charge morale vis à vis de l'avenir de nos idées, et tu en as pris l'engagement vis à vis de moi lorsque tu m'as proposé la mission -ni apparente, ni fictive- de rénover nos pratiques et notre mouvement politique.

J'ai retrouvé la lettre que je t'avais destinée par courriel la veille de ma déclaration de candidature aux primaires et qui t'annonçait mon rapport sur les Bouches du Rhône. Je t'y écrivais le 19 novembre 2010 : " Ma chère Martine, je veux te remettre les clés de l'organisation des primaires dont je deviens dès demain l'un des acteurs, en te priant de considérer mon dernier rapport de mission à Washington ainsi que la Charte Ethique qui l'accompagne comme véritablement indispensables à notre réussite collective quel que soit notre candidat. J'aurais voulu te transmettre un autre rapport inachevé que je te communiquerai dans la quinzaine. Il s'agit de mes constatations comme Secrétaire à la Rénovation sur les pratiques politiques de nos camarades socialistes dans les Bouches-du -Rhône. Au mois de septembre, j'avais indiqué à François Lamy que j'avais l'intention de te faire rapport sur ce qu'en toute objectivité aucun Secrétaire National à la Rénovation digne de ce nom ne peut taire dès qu'il en a connaissance. François Lamy m'avait demandé de ne pas déposer ce rapport sur ton bureau. Je le ferai néanmoins, car cela t'aidera à prendre les bonnes décisions vis à vis de la fédération des Bouches-du-Rhône qui à mes yeux mérite malheureusement un sort semblable à celle de l'Hérault. " Ce rapport te fut porté confidentiellement le 8 décembre.

Je regrette qu'on ait cherché à m'empêcher de produire ce rapport avant même son achèvement, je regrette qu'il ait été prétendu avoir été égaré alors que ma lettre annonçait sans ambages son contenu et ses conclusions, et que lorsqu'il fut enfin et effectivement lu, on s'employa à le combattre. Est-il encore possible d'éviter de constater, non sans une certaine désillusion, que tu parais avoir choisi fâcheusement de détourner le regard ?

Pourtant, refuser de porter comme un fardeau le poids des pratiques des Bouches du Rhône nous évitera un handicap persistant pendant l'élection présidentielle qui approche.

Dans la grande offensive que prépare le Front National, dans laquelle vont se jouer le sort et la survie de la République, crois tu opportun de nous envoyer nous battre sur des béquilles, en maintenant notre solidarité avec des pratiques qui nous déshonorent tous ? Il me paraît de l'intérêt supérieur et commun de tous les socialistes de remédier à cette situation comme nous l'avons fait dans l'Hérault. C'est notre intérêt politique, quel que soit le chemin qu'empruntera la justice, car notre responsabilité de socialistes est de faire cesser les pratiques sulfureuses de la direction de cette Fédération, sans attendre que d'autres le disent à notre place puisqu'il s'agit de pratiques internes au Parti Socialiste dont le juge n'est pas saisi.

Il y a aussi, selon moi, nécessité à faire cesser les violations évidentes de nos statuts selon lesquels on ne peut pas diriger à la fois la Fédération et un Conseil Général. À quoi servirait-il qu'on ait instauré dans le programme de la rénovation une autorité éthique destinée à faire respecter les statuts pour laisser un élu en accointance avec la direction les violer avec allégresse ? Ce serait envoyer un message d'autorisation généralisée de piétinement de nos règles communes.

Je maintiens donc les conclusions de mon rapport tendant à la mise sous tutelle de la Fédération des Bouches du Rhône. Tu viens d'ordonner une commission d'enquête à la demande de Jean‑Noël Guérini. Elle vient bien tard, mais je lui destinerai mes informations si elle est composée de personnalités indépendantes, insensibles aux intérêts politiques en jeu dans ce dossier. Dans l'attente, je crois indispensable de décider un moratoire de toute prise nouvelle de responsabilités de l'intéressé, notamment à l'issue des élections cantonales, ce que demandent déjà publiquement nos alliés sur place.

Dans une période d'extrême défiance à l'encontre de l'action politique, notre responsabilité n'est à mon sens, ni de différer, ni de minimiser, ni de dissimuler. Elle est au contraire d'affronter la vérité, de la dire et de trancher les nœuds gordiens qui nous entravent depuis des années. Mettre nos actes en conformité avec le désir de probité la plus élémentaire et les attentes du peuple français à l'égard d'un grand parti de gouvernement comme le nôtre supportera-t-il longtemps la soumission à quelques intérêts locaux déliquescents ou l'obéissance à une médiocre frilosité dans une période où il faudra redoubler de courage ?

L'enjeu pour nous tous, socialistes, est de faire surgir dans la population les forces nouvelles qui transformeront avec nous la France. Mais qui veut changer la France doit changer d'abord soi-même, en inventant les pratiques d'un nouveau Parti, débarrassé des oripeaux d'années de compromissions ou d'habitudes détestables. Je décide quant à moi de croire viscéralement -avec tous ceux qui aiment et défendent la beauté exemplaire de la République- dans un mot : honneur.

Ton bien dévoué et fidèle Secrétaire National à la Rénovation.


Arnaud Montebourg

dimanche 6 mars 2011

Marine Le Pen, Nicolas Dublog, dernières chances de Nicolas Sarkozy



Donné perdant, dans les enquêtes d'opinion, face à un candidat socialiste, Nicolas Sarkozy n'a plus qu'une chance de remporter à coup sûr l'élection présidentielle de 2012 : rééditer le coup fameux de Chirac en 2002.

Et Marine Le Pen semble tourner une page du Front National. Une candidate idéale pour passer le premier tour haut la main. Justement, le nouveau sondage du Parisien la place au sommet du podium. Un sondage certes très contestable, mais qui confirme une ascension remarquée déjà dans le sondage Ifop du 17 février.

Les thématiques présidentielles portant sur l'identité nationale, maintenant sur les religions, chrétienne contre musulmane, ne visent peut-être pas à débaucher des électeurs frontistes, mais au contraire à réveiller leur ardeur, a les renforcer dans leur conviction… et à faire gagner des points à Marine (elle le remarque elle-même). Renforcer le FN reviendrait à éliminer la gauche, plus divisée que jamais, et à garantir l'élection du président UMP.

Mais le spectre des candidatures Villepin ou Borloo risque de grignoter encore un électorat qui s'étiole et le coude à coude avec le PS pourrait bien tourner à l'avantage de celui-ci… Si toutefois ce dernier retrouve la raison… 

Que penser, dans ce contexte, de la candidature de Nicolas Dublog, qui ajoute à la division de la gauche, et pourrait bien la faire disqualifier, comme en 2002 ?
Nicolas Dublog, pourrait bien être une création de l'UMP, un épouvantail pour achever la gauche, comme une gangrène qui s'installe à une extrémité pour tout emporter. Son entrée prochaine dans les questionnaires des instituts de sondage devrait nous éclairer sur cette candidature surprise, et reconnaissons le, suspecte.

La campagne présidentielle est commencée.

vendredi 4 mars 2011

Que penser du rapport Montebourg ?



"C'est un texte, mensonger, calomnieux et diffamatoire" nous déclare un connaisseur

Dernier jour pour les restos du cœur

J'ai fait comme Dada et Melclalex pour parler de cette dernière journée en faveur des Restos du cœur.




Olivier Berthe, Président des Restos du Coeur
envoyé par LesRestosduCoeur2009. - L'info video en direct.

 La grande collecte nationale des Restos du Coeur se termine samedi 5 mars dans les hypermarchés et supermarchés français... Alors donnez ce que vous pouvez, ça tombe bien, vous allez peut-être faire des courses samedi…

Les Restos du Cœur ont besoin de tous les dons pour faire face à l’augmentation considérable du nombre de personnes accueillies ces dernières années (+5% supplémentaire d’inscrits cette année).

L’an passé, les dons de cette collecte récoltés dans plus de 4000 magasins ont permis aux Restos de servir 5,1 millions de repas.

Les Restos comptent sur la générosité de tous pour les aider à faire face à une situation de plus en plus difficile.
Si vous souhaitez rejoindre ses équipes de bénévoles pour la collecte nationale, merci de contacter les Restos du Cœur de votre département : http://restosducoeur.org/francemap

La campagne d’hiver des Restos prendra fin le 19 mars 2011.
Mais une distribution alimentaire partielle est assurée tout l’été, tout comme l’ensemble des autres activités de l’association (repas chauds, aide au gens de la rue, logement, insertion par l’emploi, activités culturelles et sportives, etc.)
Merci de votre aide.

jeudi 3 mars 2011

Montebourg et Alliès en Tunisie, pour sortir du présidentialisme



Après Paul Alliès, Président de la Convention pour la 6e République (C6R), qui a fait le déplacement à Tunis, le 26 février dernier, c'est Arnaud Montebourg, premier promoteur de cette nouvelle constitution, qui discutera des moyens "d'installer la révolution dans le droit constitutionnel tunisien".

Selon Alliès, "la délibération sur la réforme politique n'a pas encore trouvé son cadre populaire." Mais ne fait-on pas le même constat en France ?

La mise en place de la 2e République Tunisienne est un processus complexe qui demande du temps. Il faut organiser l'élection d'une assemblée Constituante et la présidentielle en même temps ; former un nouveau gouvernement après le 15 mars (date limite du pouvoir du gouvernement provisoire en place) pour préparer une Constituante ; proposer à référendum un projet de constitution rédigé par le Comité chargé des questions constitutionnelles (présidée par Yadh Ben Achour).

C'est auprès de ce comité que les deux défenseurs de la Sixième République interviendront pour apporter leur expérience et leurs réflexions sur la Ve République et ses dérives. Pour la Tunisie, comme pour la France, le passage à un parlementarisme majoritaire organisé autour de la responsabilité d’un Premier ministre semble en être une voie opportune.

Toute l'horreur d'un présidentialisme sans contrôle est apparu sous le règne de Ben Ali. Une oligarchie toute puissante, un absolutisme du pouvoir, un parlement soumis… Si les vices furent exacerbés jusqu'à devenir une violente dictature policière en Tunisie, une république bananière corrompue, ils sont en germe dans la Constitution française.

La Constitution Tunisienne a en effet été calquée par Bourguiba sur celle de la Ve République française. "Voilà où la Ve République peut nous mener, au ben-alisme, à la concentration de tous les pouvoirs", assure Arnaud Montebourg.

Les deux Français pourront rencontrer Nicolas Beau, le fameux journaliste du Canard, puis de Bakchich, qui s'est installé à Tunis. "On sent que les élites politiques tunisiennes sont prêtes pour ce régime parlementaire qu'elles revendiquent" disait-il hier sur son blog, et c'est de bon augure.

Sortir de ce carcan constitutionnel est un défi que semblent pouvoir relever ces Tunisiens qui pourraient bien devenir, pour nous en France, exemplaires.

mercredi 2 mars 2011

Serge



La nostalgie, camarade…



Annie a retrouvé Serge…




Grand bonhomme…

Respect.

mardi 1 mars 2011

La légende de Sapporo



Un chef-d'œuvre déniché sur le blog de Paulo Coehlo (à visionner en full screen, svp).

Remettez-nous ça, patron !