jeudi 30 juin 2011

Quand le Bio nous fait chier…



M. Marian Apfelbaum, professeur de nutrition à la faculté de médecine Xavier Bichat, expliquait il y a 10 ans lors d’une audition devant le Sénat :
"Certains aliments biologiques peuvent être bons pour la santé, mais ce n'est pas démontré. D'ailleurs, la législation en matière d'aliments biologiques (…) n'impose ni critères de qualité, ni critères de sûreté.

Je continue à penser que les aliments biologiques sont en effet un produit de la "connerie", c'est-à-dire de notre goût à être rassurés et de la nécessité, pour certains, d'être sûrs que l'aliment n'a pas été touché par le progrès. C'est évidemment faux ! Toute l'agriculture, depuis le néolithique, est entièrement artificielle. Seules les sociétés de cueillette mangeaient des produits naturels ! (…)"
Son point de vue iconoclaste prend un autre saveur aujourd'hui, alors que des graines germées certifiées bio sont accusées d'avoir semé la mort derrière elles. Comme l’a démontré une étude de l’Université du Minnesota publiée dans le Journal of Food Protection en 2004, le risque de contamination par Escherichia Coli est six fois supérieur en agriculture bio qu’en agriculture traditionnelle (d'après Gil Rivière-Wekstein).

Et si on y songe, le bon vieux fumier n'est jamais que de la merde (avec les bactéries qui vont avec) ; et puis l'absence de conservateurs, d'additifs aux noms étranges (qui ne sont parfois que de simples vitamines, mais il vaut mieux effrayer les consommateurs) dont la fonction sanitaire n'est pas inutile, favorise le développement des agents pathogènes (microbes, moisissures…), amplifié par le stockage des aliments ainsi que leur transport.

Autre sujet d'inquiétude concernant l'agriculture Bio : sa productivité est moindre, alors que la population mondiale augmente sans cesse. La filière est loin d'être une solution d'avenir.
Bien sûr, l'utilisation intensive d'engrais chimiques, de pesticides, prépare la mort de notre environnement, et l'agriculture Bio peut sembler une nécessité… Mais rien ne dit qu'elle est exempt de risques sanitaires majeurs. 

De plus, les soupçons se multiplient sur la possibilité d'une "arnaque" : selon Gil Rivière-Wekstein, auteur de Bio, fausses promesses, vrai marketing :
« il y aurait deux mondes dans l’agriculture, le monde de l’agriculture conventionnelle et des pesticides, mauvais pour la santé et puis de l’autre côté, le monde du « bio », naturel, sans pesticide, tout propre. Et bien c’est faux. L’agriculture biologique utilise de très nombreux pesticides.

La seule différence entre ces produits utilisés en « bio » par rapport à ceux qui sont utilisés par leurs collègues en conventionnel, c’est que dans le premier cas, ils sont naturels, donc leur toxicité est naturelle. Ils tuent naturellement les ravageurs. Alors que dans le cas de l’agriculture conventionnelle, on se permet d’utiliser des produits de synthèse, donc des produits qui fonctionnent avec la même toxicologie mais simplement, qui ont été synthétisés par l’industrie de la chimie » (source)

L’agriculture bio peut être meilleure pour l’environnement dans certains cas, mais elle n’est pas toujours plus respectueuse de l’environnement que certaines pratiques conventionnelles. C’est notamment le cas lorsque l’agriculture bio utilise du cuivre.

Prétendre que l’agriculture biologique, c’est l’idéal d’un point de vue environnemental, ce n’est pas vrai. Il existe des pratiques conventionnelles meilleures pour l’environnement que ne l’est le bio. Il faut tout prendre en considération (source).
Il n'est donc pas simple de concilier objectifs nutritionnels et écologiques, sanitaires et agronomiques...

mercredi 29 juin 2011

Tous pour un, et un pour tous !



Comme dans le roman de Dumas, les 3 mousquetaires du PS sont 4 : Royalos, Porthollande, Aubrymis et Montebourgnan.

Et le cadet de l'histoire, le jeune Montebourgnan, débarqué de sa Saône et Loire natale, pourrait être le héros du quatuor.

Tous sont valeureux, chacun a sa botte secrète. Ensemble ils sont invincibles, et les sbires du cardinal de Sarkolieux n'ont qu'à bien se tenir. Même Marinady de Winter est battue d'avance.

Comme dans le roman de Dumas, nos mousquetaires commencent par se battre entre eux, mais c'est pour mieux s'unir ensuite.

Tous pour un, un pour tous, c'est la morale de ces primaires qui s'engagent.

Que le meilleur gagne.

mardi 28 juin 2011

Backstage à Dejazet, j'ai coincé Aquilino Morelle


Primaire PS : Montebourg lance sa campagne par BFMTV

Je suis arrivé à la bourre au théâtre Dejazet… le TGV avait du retard.
En plus à République, je me suis gouré de sortie dans le métro et je suis parti rue du Faubourg du Temple (au lieu de boulevard du Temple).
Le temps de me réorienter, de traverser la place sous une canicule qu'à côté Arles c'est frais et aéré, je suis arrivé en sueur.

A l'entrée du théâtre je tombe sur Sihem Habchi et Roland Castro, que je ne manque pas de saluer bien bas.

@Graoum, qui me retapisse illico, me colle un badge "DreamTeam" sur la chemise, et me montre l'escalier pour rencontrer Montebourg qui fait une conf' de presse, là haut.
Bon, c'était ambiance camera et photographes, et bien engagé déjà… J'avais bien raté le coche, ça sentait le "don't disturb".

Alors, je me suis rabattu sur @Yomansdu33, qui était sous le charme du "poto-mitan" de la campagne, Christiane Taubira. J'y ai été pris moi aussi... (il y a du vaudou dans l'air).

Et j'ai quand même retrouvé @dagrouik, @melcalex, @bravepatrie, @vogelsong, Martin P…

On a écouté Frédérique Bredin (cette ministre Mitterrandienne qui revient en politique pour soutenir Arnaud), Bernard Cassen (du Monde Diplo), toujours d'Attac, la charmante laurianne deniaud (les MJS, votez Montebourg !)… Et surtout Christiane Taubira, décontractée et sans notes sous les yeux, pour un discours sincère et chaleureux. Peut être qu'elle supportait mieux que les autres cette canicule tropicale, qui nous a tous éprouvé (Sihem Habchi a peiné à lire son papier, nous mettrons cela sur le compte de la température).

Voilà, on a attendu trop longtemps Arnaud, a agiter des drapeaux PS et des pancartes "6e République" ;  Montebourg a été comme toujours énergique et charismatique, malgré la chaleur.

Ce meeting, DIDR en parle mieux que moi.
Sur Marianne2 on en parle de manière plus critique… c'est un autre point de vue, partagé par certains de mes compagnons de touite. Moi je ne suis plus très objectif (un coup de vaudou ?).

Alors je vais raconter les coulisses, quand il a fallu plier le matos pour charger la camionnette (après une bière vite avalée, un petit tour auprès des collègues montebourgeois, c'est quand même mieux IRL, et une poignée de main à Arnaud, quand même).

Y avait des trucs qui étaient super lourds, alors j'ai rusé en portant des chaises en plastique, je m'en suis bien tiré.
Mais surtout j'ai pu coincer Aquilino Morelle, qui tapait la discute, sur le trottoir.
Moi je ne connaissais pas encore le nouveau directeur de campagne. Ancien conseiller de Lionel Jospin, ce n'est pas n'importe qui.

Je lui ai demandé comment s'était fait son passage idéologique du quinquennat de Jospin à la 6e République de Montebourg… Une question qui nous a amené à nous demander si Montebourg avait voté pour ou pas pour le quinquennat… J'ai argumenté que cela m'étonnait puisque le retour au septennat était bien au programme de la 6e République.
Aquilino m'a dit qu'il poserait la question à Arnaud… et puis il a conclu dans un éclat de rire, "on a aussi fait des conneries".

Cette critique implicite des années Jospin, et de la calamiteuse campagne de 2002, se retrouve dans un excellent article de janvier 2010, qui en apprend beaucoup sur Aquilino Morelle : "La gauche et la fatigue d'être soi".

J'en extrait ceci, où tout est dit :
L’idée socialiste doit rester vivante, doit être défendue et non évacuée. L’exigence que porte cette idée, cette exigence de transformation réelle des conditions de vie et de propulsion dans l’avenir, est certes très difficile à satisfaire. Nombreux sont ainsi ceux qui se contentent avec soulagement d’un réformisme tiède, insipide, mais « de gauche ». Il y a une « fatigue d’être soi » propre aux socialistes. Mais sans cette exigence, plus rien n’a de sens.

lundi 27 juin 2011

Montebourg rassemble ses troupes


Volontaires de toute la France, unissez-vous ! par idees_reves

Arnaud Montebourg est candidat aux primaires présidentielles de la gauche. Avec lui, des milliers de citoyens volontaires se mettent en mouvement pour écrire eux-même une nouvelle page de notre Histoire.

Arnaud Montebourg, Christiane Taubira et toute l’équipe de campagne vous attendent pour ce grand rassemblement, ce soir à 19h30 au Théâtre Dejazet, 41 Boulevard du Temple 75003 Paris, Métro République.

Montebourg, qui dispose des signatures suffisantes pour se présenter à la primaire, devrait dévoiler son équipe de campagne. Sihem Habchi, la présidente de Ni putes ni soumises, va devenir porte-parole du candidat. Géraud Guibert, animateur du pôle écologique du PS, occupera également un rôle de porte-parole. Dans le rôle de conseillers : Thierry Mandon, Frédérique Bredin et Julien Dourgnon, qui fut porte parole de l’UFC Que choisir. Enfin, un des pilier de cette campagne reste la députée de Guyane Christiane Taubira, ancienne candidate à l'élection présidentielle, qui fut une des premières à rejoindre l'équipe.

jeudi 23 juin 2011

Slim-fast remplace Flanby


Le candidat des sondages se maintient !

Selon le dernier sondage, "Slim-fast" (on ne peut plus dire Flanby) bat Sarkozy à plate couture. Il résiste même à Martine Aubry. C'est lui le plus fort (à défaut d'être le meilleur).

De là à affirmer que c'est notre futur président, c'est aller bien vite en besogne, mais aujourd'hui c'est une option  qu'on ne peut écarter.

Ne ne savons pas encore à quelle sauce nous serons cuisiné en 2012, à la sauce Hollandaise peut-être bien… mais la recette est encore inconnue.
Allez François, expose nous ton programme, qu'on puisse te suivre, des fois que tu les gagnes ces primaires.

mercredi 22 juin 2011

la tête de Martine Aubry mise à prix un million d'euros


Martine Aubry a annoncé que les socialistes s'engagent à d'abroger Hadopi, en cas de victoire à la Présidentielle. (A lire sur Rue 89)
La candidature de la Première secrétaire semble se préciser

A Lille, Rachid Nekkaz en est sûr.

L'homme d'affaires et homme politique parisien Rachid Nekkaz a organisé ce mercredi matin une conférence de presse à Lille pour annoncer sa candidature à la primaire socialiste. Le choix de Lille découle de son principal argument de campagne : lutter contre la contribution d'un euro imposée à tous les électeurs qui souhaitent participer à cette primaire.  (La voix du Nord)

Selon France 3, il est prêt à mettre 1 million d'euros de sa poche dans les primaires socialistes ! Pour voter, tous les non-adhérents du PS doivent payer 1 euro : lui veut payer pour tous les Lillois qui le souhaitent, à condition qu'ils votent contre Martine Aubry !

Adepte des coups d'éclat, Nekkaz avait annoncé en juillet 2010 la mise en place d'un fonds de solidarité d'un million d'euros pour financer les amendes dressées à l'encontre des femmes portant la burqa dans la rue. Il avait également acquis 12 hectares de terrain en Auvergne pour « accueillir » les Roms de France. (Nord Eclair)

Le Droit est du côté des Primaires, pas la droite



La droite a peur.

Alors qu'elle se divise chaque jour un peu plus, aujourd'hui c'est la très catholique Christine Boutin qui se lance dans la course présidentielle, le processus des primaires socialistes affole la droite parlementaire.

La droite ? combien de divisions ?

Borloo, Villepin, Boutin… le bloc de droite se fissure, quand les socialistes se rassemblent (les primaires n'ont pas d'autre but, comme nous l'explique leur concepteur, Arnaud Montebourg).

L'UMP n'a pas d'autre solution que de tenter de torpiller l'organisation de ce scrutin socialiste ouvert à tous les Français, en en contestant tant bien que mal la légalité.

Claude Guéant découvre la démocratie, et cela lui fait peur.

Raison de plus pour s'engager dans cette primaire et aller voter.

lundi 20 juin 2011

lundi 27 juin : Meeting de la démondialisation avec Montebourg


Arnaud Montebourg et ses soutiens vous convient au grand rassemblement parisien du 27 juin. Venez nombreux au théâtre Dejazet (M° République) à 19 h 30 pour le premier grand meeting de la campagne !

Il y a de fortes chances d'y rencontrer Melclalex et Dagrouik, entres autres…

dimanche 19 juin 2011

Môssieur Méluche


Après plus de deux mois d’un intense et remarquable débat démocratique, les communistes viennent d’arrêter leur choix pour les échéances présidentielle et législatives de 2012.
Près de 50 000 d’entre eux, 48 631 exactement, ont participé à cette consultation, soit plus de 70 % des adhérents à jour de leurs cotisations, condition à remplir au PCF pour participer au scrutin. C’est une mobilisation exceptionnelle qui souligne la valeur des choix effectués.
59,12 % des votants qui se sont exprimés ont choisi l’option qui leur proposait, dans le cadre d’un accord global du Front de gauche portant sur les orientations et les principes d’une campagne commune, le programme partagé acté avec nos partenaires, et un accord sur les candidatures communes aux législatives, de faire de Jean-Luc Mélenchon le candidat du Front de gauche à l’élection présidentielle.

(communiqué du Parti Communiste Français)

samedi 18 juin 2011

La monarchie de juillet sauvera-t-elle le Roi du Maroc ?



En annonçant un référendum pour le 1er juillet, Mohammed VI renonce au pouvoir absolu.

Selon la nouvelle constitution proposée au peuple, le Premier ministre sera issu de la formation arrivée en tête aux élections législatives, et gouvernera le royaume. Le chef du gouvernement pourra aussi dissoudre la chambre basse du parlement après avoir consulté le roi, le président de la chambre et le président du Conseil constitutionnel.
Le projet «constitutionnalise tous les droits de l'homme». Il «garantit la justice sociale et le droit à l'initiative individuelle». Il prévoit une justice «indépendante vis-à-vis des pouvoirs exécutif et législatif» et «la criminalisation de toute interférence». 

Néanmoins, le roi gardera la main sur l'armée.

Je me souviens de la mort de Hassan II en 1999, j'étais à Casablanca… l'ombre du coup d'état militaire planait comme un spectre. Hassan II avait échappé miraculeusement à plusieurs attentats d'origine militaires (1971, 1972) .
Les gens allaient à "Marjane", le supermarché, pour stocker du sucre et des produits de 1re nécessité. Les mines étaient graves.
Dans la soirée, les généraux ont fait allégeance au nouveau Roi, Mohammed VI… Le Maroc était sauvé.

Aujourd'hui, le vent du printemps arabe qui souffle de l'orient commence à réveiller le Royaume. Mohammed VI, avec beaucoup de lucidité, n'attend pas que la situation dégénère et fait d'énormes concessions.
Il ne finira sans doute pas comme Ben Ali, Moubarak, Khadafi ou El Assad.

Pour le roi du Maroc, le nouveau premier ministre sera le fusible qui manque dans les pouvoirs absolus. Mohammed VI est en train de sauver la monarchie, et sans doute le Maroc.

Le Royaume du Maroc peut se féliciter d'avoir vu se succéder 3 hommes d'exception pour guider son destin, Mohammed V, Hassan II et Mohammed VI, qui se révèlera enfin à la hauteur de ses ancêtres, si le changement constitutionnel étouffe la contestation qui monte.

Un nouveau Maroc, un nouveau roi, un nouvel avenir ?

Vive le Roi !

mercredi 15 juin 2011

Daniel Vaillant est stupéfiant !



C'est assez rare, mais mon billet du 9 octobre 2009 n'a pas pris une ride.
L'idée de Daniel Vaillant est mûrement réfléchie. Pour ne pas re-publier tel quel ce billet, j'y rajoute un un addendum.

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La prohibition de l'alcool aux Etats-Unis (1920-1933) fournit une opportunité alléchante pour le crime organisé de mettre sur pied des filières d'importations, des fabriques ou encore un réseau de distribution illégal de boissons alcoolisées aux États-Unis, notamment au travers des speakeasies. À Chicago, les Genna, famille d'origine sicilienne et Al Capone furent à la tête de ces trafics d'alcool, renforçant grandement leur empire criminel grâce aux profits des ventes illégales d'alcool.

F.D. Roosevelt, conscient de l'effet contre-productif de cette loi, abrogea le Volstead Act qui définissait la prohibition, ce qui permit à l’État de lever de nouvelles taxes.

Il apparaît donc que l'enfer est pavé de bonnes intentions.

La question de la prohibition du cannabis revient sur le tapis en France : Daniel Vaillant, élu PS à Paris et ancien ministre de l'Intérieur, suggère de "tenter le pari de la réglementation" du cannabis pour faire baisser sa consommation, aujourd'hui en pleine "explosion".
"On peut imaginer un contrôle des approvisionnements extérieurs et une production en France. Tout se ferait dans la transparence, dans la règle comme pour le tabac et l'alcool. Pas de produits frelatés, pas d'économies souterraines et une vente à des endroits précis et contrôlés, interdite aux mineurs de 16 ans"

Rappelons que la France, non contente d'être l'un des pays les plus répressifs de l'Union européenne en matière de stupéfiants, est également l'un de ceux où l'on fume le plus de cannabis. Ces chiffres font de la France le canard boiteux de la politique européenne, loin derrière les si libéraux Pays-Bas, où les jeunes en particulier fument beaucoup moins de cannabis que les jeunes Français. Les Pays-Bas, régulièrement montrés du doigt parce qu'ils mènent depuis plus de trente ans une politique très libérale en matière de stupéfiants, les niveaux d'expérimentation du cannabis et de la cocaïne sont inférieurs aux autres pays.
(Rue 89)
Des chercheurs ont comparé des groupes de consommateurs réguliers de cannabis dans des villes comparables, aux politiques sur le cannabis opposées –Amsterdam, Pays-Bas (dépénalisé), et San Francisco, USA (pénalisé). Outre une plus forte consommation à San Francisco, les chercheurs ont trouvé de fortes similitudes entre les utilisateurs des deux villes. Il n’y eu « aucune preuve qui soutienne que la pénalisation puisse diminuer la consommation ou que la dépénalisation puisse l’augmenter».
(référence)

La proposition de Daniel Vaillant, vue sous cet angle, n'est pas stupide. Elle pourrait même affaiblir les circuits criminels.

Bien entendu, l'UMP s'est élevé contre cette décision, dénonçant "le laxisme prôné par le Parti socialiste toujours aussi naïf en la matière".

Quand on voit les résultats de la politique de prohibition française, on se demande qui est le plus naïf : celui qui persiste dans une voie qui est un échec, ou celui qui propose d'essayer autre chose, en se basant sur des chiffres incontestables ?

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Addendum: petite réflexion personnelle sur cette question de drogue.

les substances modifiant la conscience existent dans toutes les communautés humaines, de l'alcool à la coca en passant par l'amanite tue-mouche (le mycologue Wasson est une source… stupéfiante) ou le cannabis. Pourquoi ?

L'origine de l'usage de ces substances semblait en général "ritualisé" (par exemple les mystères d'Eleusis), et intégré au bon fonctionnement de la société (encadré par un shaman, un guérisseur…). Le Saint Graal rempli du sang du Christ en est le témoignage symbolique, et le vin est une des bases des liturgies judéo-chrétiennes. Quant au "Saint Esprit" qu'on avale sous forme de pain pour accéder à la révélation, il autorise toute les spéculations sur son origine.
Pourquoi cet usage si commun à toutes les sociétés humaines, partout dans le monde, avec ses plantes spécifiques, pour soigner le corps ou l'esprit, a-t-il été dévoyé pour devenir un fléau mondial ?

L'histoire nous montre que les propriétés addictives de l'opium ont été utilisées par le colonialisme comme une arme (l'opium des Indes a déferlé sur la Chine et l'indochine pour le plus grand profit des colons, notre ami Tintin le raconte très bien). Les Anglais provoquèrent 2 guerres de l'opium.

Là où la préparation était utilisée à bon escient par un "initié", prêtre, sorcier, ou bien apothicaire, l'usage politique en a révélé les caractères addictifs et la promesse d'un fructueux commerce. L'usage de masse avait ses avantages, la boîte de Pandore a été ouverte, et l'addiction a envahi le monde. L'accoutumance à l'opium se développant en Europe, avec ses raffinements comme la morphine, on a dû inventer l'héroïne pour la vendre aux dépendants (un avant goût de la méthadone). Débordés par un phénomène dont elles connaissaient les dangers, les nations proclamèrent la prohibition.

On va même, aujourd'hui, jusqu'à vendre du sulphate de morphine (Moscontin) pour se désintoxiquer de l'héroïne. Ouroboros, le serpent qui se mord la queue est de retour.

L'histoire de la gestion des drogues est édifiante. Et les deux derniers siècles montrent une incompétence rare dans ce domaine.
Est-il stupide de dire que les effets collatéraux de la prohibition sont plus néfastes que l'usage lui-même ? Combien de décès dus aux produits frelatés ou concentrés artificiellement, combien de crimes de sang liés au trafic, que dire de l'énorme flux financier qui échappe à l'impôt et renforce la pègre ?

Pourtant, la science moderne a bien besoin de la connaissance de ces sorciers qui maîtrisaient le secret des plantes (le curare des indiens d'Amazonie n'est-il pas utilisé par la pharmacie moderne ?), pour créer ses médicaments…
Mais la boîte de Pandore ne peut pas se refermer et il ne faut pas compter que la société puisse revenir à cet encadrement cérémoniel des origines.

Où en sommes nous aujourd'hui ? la France est le premier consommateur de psychotropes "légaux", petites pilules vendues en masse aux travailleurs pressés comme des citrons, enfermés qu'il sont dans cette autre addiction dont on ne parle jamais : la consommation.
La drogue est déjà légalisée sous le contrôle du médecin. (on a vu apparaître le MDMA, dans les années 80, sous blister pharmaceutique, importé des USA).

Les laboratoires pharmaceutiques pourraient donc reprendre le flambeau de la pègre, et nous concocter des pilules du bonheur qui nous fassent rire… Ce serait plus amusant que le Médiator, et ça serait remboursé par la sécurité sociale (si déficit il doit y avoir, qu'on rigole, au moins). Il y a même un chimiste de renom qui est spécialisé dans les psychotropes récréatifs, plus ou moins speeds, plus ou moins hallucinogènes. Il assemble des petites molécules, et crée de nouvelles substances… C'est comme ça qu'il a inventé le MDMA, connu sous le nom d'ecstasy.  Il s'appelle Sasha Shulgin.

Dit comme cela, ça semble surréaliste… c'est pourtant ce qui est en train de se passer. L'humanité se passe difficilement de drogue.

Primaires du PS : avec débat ou sans débat ?


Les Deschiens, y'en a marre par carnut

Le constat est partagé par tous les candidats, qui l'on répété, répété : y en a marre !

Néanmoins entre ceux qui veulent arrondir les angles, ceux qui veulent faire cavalier seul, les positions ne sont pas les mêmes.

Organisation des débats entre les différents candidats à la primaire socialiste, campagne de communication et université d'été de La Rochelle sont les thèmes qui ont été abordés par le conseil politique du PS qui s'est réuni mardi, selon plusieurs participants.

Pour le député des Landes Henri Emmanuelli, il se dégage une « majorité » pour « éviter » un grand oral contradictoire. « Les gens ont envie de participer à la primaire mais en même temps, ils ne supportent pas l'idée qu'on puisse se disputer », a-t-il fait valoir.


Si les primaires empêchent les candidats de débattre, projet contre projet, c'est bien à l'avantage de ceux qui n'ont rien à dire, ou si peu…

Attentat de Karachi : n'oublions pas !


Les familles des victimes de l'attentat de Karachi ne lâcheront pas l'affaire.

L'ancien juge antiterroriste Jean-Louis Bruguière, qui a quitté la magistrature en 2007, est accusé par l'avocat des familles des victimes de l'attentat de Karachi, Me Olivier Morice, de ne pas avoir coté au dossier d'instruction des pièces essentielles, notamment le rapport rédigé suite à l'autopsie de l'homme soupçonné d'avoir fait sauter un bus de la direction des constructions navales le 8 mai 2002. (Le Monde)

Ce rapport d'autopsie remet en cause la thèse d'un attentat suicide du type Al Qaïda.
Une thèse qu'a toujours défendue le juge Bruguière, ainsi que l'état français.

Selon les investigations plus poussées du successeur de Brugière, le juge Trévidic, la piste d'un attentat piloté par l'armée, ou le renseignement Pakistanais, ne serait plus à exclure. Les conclusions du rapport "Nautilus" (qui avait lancé l'affaire) paraissent dès lors vraisemblables.

N'oublions pas non plus que de nombreuses autres pièces ont été écartées du dossier par Bruguière, comme les photographies de Randall Bennett, le chef du service de sécurité diplomatique américain au Pakistan, détruites par injonction de Justice. (Libération)

La piste de l'attentat islamiste arrangeait beaucoup de monde. Mais de plus en plus d'indices écartent cette hypothèse, alors que d'autres convergent vers une implication militaire pakistanaise. Et l'épisode récent de l'assassinat de Ben Laden nous rappelle de quelle duplicité sont capables les militaires du Pakistan.

mardi 14 juin 2011

@jegoun, je ne partage pas ton avis



Jegoun, sur le blog "Partageons mon avis" me fait l'honneur d'un billet.
Un billet matinal qui vaut mieux qu'un billet du soir, le houblon fermenté n'ayant pas encore altéré ses facultés intellectuelles.

C'est un vieux débat entre Jegoun et moi, que je résumerai comme cela :
Pour lui, la plus grande masse des électeurs ne connait pas les programmes, n'est pas politisée et c'est "l'image" du candidat qui fera pencher la balance dans son camp. En se fondant sur ce constat, il soutient Hollande.
Non, non, il ne tient pas compte des sondages pour évaluer son candidat, dit-il. Jegoun aurait-il une boule de cristal ? A moins qu'il n'ait effectué un double sondage dans sa circonscription, à la Comète et à l'Aéro, en face… C'est possible…

Je reconnais parfaitement le droit à ce vieux Jegoun, comme Jacques Chirac, de soutenir François Hollande. Il est sympa Hollande.

Mais je ne partage pas son avis :
"Je ne choisis pas en fonction des sondages : je choisis la personne qui me parait avoir le moins de chances d’être éliminée. Et c’est pour ça qu’au fond, le projet n’a pas spécialement beaucoup d’importance vis-à-vis du résultat de l’élection". 
C'est vrai que je n'ai pas vraiment compris quel était le projet spécifique de Hollande, sa particularité…



Pour moi, par contre, le projet à toute son importance. Peu m'importe le regard des autres, je soutiens un candidat sur son programme avant tout, si il s'accorde avec mes convictions.

Ce que Jegoun n'a pas compris, c'est que les primaires étaient l'occasion de défendre ses convictions… le vote démocratique, après le débat entre les différents candidats, désignera le champion. Pourquoi s'engager maintenant derrière le moins disant ? Les primaires sont-elles un concours de beauté ou l'affrontement d'idées audacieuses ?

Jegoun oublie la mobilisation citoyenne pour le rejet du referendum européen de 2005. Les électeurs ne sont pas des moutons sans cervelle, et il savent réfléchir quand on leur donne de la matière pour le faire.

Il y a un temps pour chaque chose. Le rassemblement de la gauche derrière le vainqueur des primaires se fera de toute façon.

D'ici là, soyons audacieux !

Mise à jour : ma petite phrase d'introduction est une plaisanterie, en réalité la bière n'affecte aucunement les capacités intellectuelles de @jegoun, qu'il a très développées, malgré ce que certains de ses billets peuvent laisser croire :-)  < c'est un smiley, ça veut dire qu'on est des potes et que je l'aime bien quand même.

dimanche 12 juin 2011

Un message d'Arnaud Montebourg

 
 
Bonjour,

Je suis, comme vous le savez, candidat aux primaires de la gauche, pour l'élection présidentielle de 2012. Cette candidature exige de nombreux efforts. Et, parmi ces efforts, un effort financier. 

Pour financer cette campagne de façon parfaitement transparente, je dois recueillir les dons de tous les citoyens qui soutiennent mon action.

Si vous souhaitez nous aider, donnez ce que vous pouvez : 5, 10 euros ou plus. Il s'agit d'un acte militant. Il n'y a pas de "petit don". Toutes vos contributions comptent et peuvent, accumulées, rendre possible mon élection!
 
Pour faire un don, c'est facile : il suffit de remplir le formulaire en ligne sur http://www.desideesetdesreves.fr/don/create

A quoi servira votre don? A organiser un réunion publique, un déplacement sur le terrain, à améliorer notre site internet, bref, à couvrir toutes les dépenses quotidiennes de ma campagne.
 
Si vous souhaitez contribuer à financer ma campagne, cliquez dès maintenant sur le formulaire (paiement sécurisé).

Vous pouvez également choisir le don par chèque en téléchargeant formulaire de don, en l'imprimant, puis en nous l'envoyant avec un chèque par voie postale.

Je compte sur vous. Pensez également à transférer ce message à vos amis et collègues susceptibles de rejoindre nos Idées et nos Rêves!

Fidèlement à vous,

Arnaud Montebourg

vendredi 10 juin 2011

Omerta


"Le président du PS des Bouches-du-Rhône peut respirer. Il ne sera visiblement pas inquiété.

Le PS est visiblement en train d'enterrer le dossier Guérini. La commission d'enquête sur la fédération PS des Bouches-du-Rhône, dirigée par l'ex ministre de la défense Alain Richard, avait pourtant déniché des irrégularités étonnantes".

C'est ainsi que commence l'article paru sur le site d'Europe 1 tout à l'heure, avant de poursuivre :

"Un membre de la commission d'enquête résume : On ne sait pas comment rédiger ce rapport. On ne peut pas mettre le feu au parti, surtout à la veille d'une présidentielle."

Lorsque le rapport Montebourg sur la fédé13 est sorti dans la presse, on était à la veille des cantonales : les éléphants ont crié au scandale, et Montebourg le trublion a été mis en difficulté au Bureau National. Pour "sauver" les élections, il ne fallait pas en parler, et aujourd'hui la même volonté d'étouffer l'affaire semble évidente. Et il y aura toujours une élection à venir, après la présidentielle, les législatives, combien de temps faudra-t-il se taire encore ?

"La question a été inscrite à l'ordre du jour du bureau national, le 28 juin prochain, soit le jour même de l'ouverture du dépôt des candidatures à la primaire. Autant dire que les socialistes, ce jour-là, auront la tête ailleurs. Ce qui ressemble beaucoup à un enterrement politique de première classe", conclut l'article.

Etrange stratégie de la part de la première secrétaire du PS, qui par ses silences et son désintérêt laisse les turpitudes marseillaises entre les mains du juge Duchaine (qui vient de mettre en examen le Directeur de Cabinet de Jean-Noël Guérini, et dont les dossiers s'accumulent) et de l'opposition.

Pour Montebourg, qui répondait hier à Nice-Matin, il s’agit de défendre l’honneur collectif des socialistes : "un parti qui construit la République, défend l’État de droit et lutte contre la corruption ne peut pas être pris en contradiction avec des pratiques individuelles. J’ai demandé la mise sous tutelle de la fédération et au PS de se désolidariser des pratiques de Jean-Noël Guérini. Dans cette affaire. Il n’est pas question de porter le feuilleton des frères Guérini dans la période électorale et j’ai dit à Martine Aubry mon intransigeance sur ce sujet".

La droite devrait largement profiter de cette omerta pour jeter l'opprobre sur le Parti Socialiste dans son ensemble en dévoilant les pratiques douteuses de ses cadres.

En complément, il n'est pas inutile de relire l'enquête de Marsactu sur les amis sarkozystes de Jean-Noël Guérini : Proglio, Squarcini et Frémont…

jeudi 9 juin 2011

Rosselin appelé à La Tribune



Jacques Rosselin est l'ami des blogueurs.
Il aime les lire, monter (et boire) des coups avec eux, comme cet appel à l'Unité 2012…

Mais Jacques est avant tout un homme de presse, et un homme pressé.

Il avait eu l'idée géniale de compiler la presse du monde entier en fondant Courrier International, une idée qu'il a décliné avec le journal Vendredi, reprise sur papier des meilleurs billets de blogs. Avec son complice Pierre Bergé, il a travaillé à la conquête du Monde.

Quand il n'achète pas des télévisions, ou des journaux, il boit des coups de rouge avec les blogueurs. Même que je lui ai posé un lapin, l'an dernier à Paris, place de la Croix Rouge, face à la rue du Dragon. C'est là où j'ai appris les bases de mon savoir-faire, il y a plus de 25 ans (je suis un vieux). Grâce à cet enseignement graphique germanopratin, je suis devenu son portraitiste attitré.

Rosselin vient d'être appelé pour diriger la rédaction de la Tribune.

Ça s'arrose !

jeudi 2 juin 2011

Parler ou ne rien dire



Mieux vaut ne rien dire… (mise à jour du 8 juillet 2011)

mercredi 1 juin 2011

Ferry tales et Lang de pute



Dernière réplique du séisme Strauss-Khanien : Luc Ferry entretient la rumeur sans avoir l'air d'y toucher.

Invité sur Canal+ lundi soir, il explique :



"Les journalistes ne peuvent pas dire les choses qu'ils savent. Et je pourrais vous donner beaucoup d'exemples que vous connaissez comme moi parce que vous tombez sous le coup de la diffamation !"… Ben voyons !

Il donne ensuite un exemple : un "ancien ministre qui s'est fait pincer à Marrakech dans une partouze avec des petits garçons (…) Probablement nous savons tous ici de qui il s'agit. (…) L'affaire m'a été racontée par les plus hautes autorités de l'Etat : le Premier ministre" 

Duhamel, avec beaucoup d'à-propos, demande si celui-ci n'est pas "mauvaise langue"… Tu parles !

Selon les rédacteurs d'@rrêt sur Images, le présumé anonyme visé par Luc Ferry serait Jack Lang. Ils ne manquent pas de souligner que cette rumeur a été amorcée ce week-end par le Figaro Magazine, avec les mêmes termes voilés du prude anonymat.

La source serait un article de l'Express (merveilleusement intitulé "Secrets et ragots") de 2005, qui démonte les campagnes de désinformation et de propagation de rumeurs sur la supposée pédophilie de l'ancien ministre de François Mitterrand. Selon le journal, la source de la rumeur seraient les adversaires de Lang au PS, les Jospinistes, qui l'auraient lancé en 1995, au moment de l'investiture pour la présidentielle, pour être reprise ensuite par la droite en 2002.

Une chose est sûre, c'est que derrière le masque du philosophe au dessus de la mêlée, Ferry se conduit en disciple de Machiavel ; la campagne présidentielle est bien lancée, et on sait sur quel terrain elle va se jouer : celui de la bassesse et de la trivialité.