mardi 27 septembre 2011

Montebourg au Dock des Suds



Arnaud Montebourg sera à Marseille le  

jeudi 29 septembre 2011
à 18 h 30

Les volontaires des Bouches-du-Rhône sont vivement conviés à participer à cette réunion dont la symbolique n'échappera à personne. Leur présence est souhaitée, ainsi que celle de leurs amis et leurs proches.

Arnaud Montebourg compte sur votre présence ! 

ACCES (Google Map)

DOCK DES SUDS, 12 rue Urbain V, 13002 Marseille

Bus
Bus N° 70 (Canebière/Lycée St Exupéry) --- Arrêt Ruffi/Urbain V ou Salengro/Briançon
Bus N° 35 (Métro Vieux Port/ Estaque) --- Arrêt Arenc Mirabeau
Bus N° 89 (Canebière Bourse/Le Canet Jean Jaurès) --- Arrêt métro National
FluoBus n° 535 (Canebière Bourse/Estaque)

Métro
Ligne 2 --- Arrêt National
Tramway
T2 --- Arrêt Euroméditerranée Gantès



 

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lundi 26 septembre 2011

Montebourg n'est pas financé par les mallettes de Bourgi



Arnaud Montebourg sera à Marseille jeudi 29, pour un grand meeting.
Une réunion très symbolique pour celui qui a le premier dénoncé publiquement les pratiques des frères Guérini.

Comme je participe un peu à l'organisation de cet événement, je peux vous dire que ce n'est pas simple ! Et Arnaud Montebourg n'est pas forcément très bien vu à Marseille, par ceux qui ont des responsabilités et qui les doivent au népotisme Guériniste. Et ils sont nombreux, et toujours là.

Bref, l'équipe de Montebourg arrive en bout de course et en fin de caisse… Ce meeting Phocéen va engager des frais, et c'est sur la multitude de petits dons que compte le trésorier de la campagne, John.
Avec quelques militants, on avait bien pensé à demander à un intermédiaire de contacter un dictateur Africain pour nous faire passer un djembé, ou une petite mallette, mais John est aussi intègre qu'Arnaud Montebourg, et il a refusé tout net !

Donc c'est un Appel aux dons qui a été décidé.

Arnaud Montebourg a tweeté ce matin :


"Citoyens, j'ai besoin de vos dons pour mon meeting de Marseille de jeudi 29. Votre aide sera déterminante"puis "Aux mallettes de la Ve République, je préfère le financement populaire par une multitude de petits dons"

Ceux qui ne sont pas encore dans la précarité et qui croient encore qu'on peut faire changer le système peuvent faire un don en cliquant ici : Faites un don à Arnaud Montebourg
Les petites sommes sont bienvenues, vous payez avec votre Carte Bleue comme vous le feriez pour acheter de la musique sur Itunes.

Merci de votre aide.

vendredi 23 septembre 2011

Karachigate, le retour


L'affaire du Karachigate avance et va accompagner la campagne présidentielle.

Le 24 juin 2009, le rôle central de Nicolas Bazire était pointé sur ce blog, (relire Brouillard sur Karachi) il était le premier dans mon casting sur l'affaire :

• Nicolas Bazire "l'exécuteur" :
Sarkozy et Bazire, alors les deux plus proches collaborateurs d’Edouard Balladur et aujourd’hui meilleurs amis du monde (Nicolas Bazire fut le témoin de mariage du président avec Carla Bruni) ont donné leur feu vert à la création par une société d’armement d’une structure planquée à l’étranger (société Heine) permettant la rémunération opaque d’intermédiaires et pouvant servir à la campagne électorale des balladuriens. (Bakchich)

Il est aujourd'hui mis en examen.

Un autre homme m'avait échappé, Thierry Gaubert, qui fut sous Balladur très proche de l’actuel président. Il aurait accompagné Ziad Takieddine pour toucher à Genève des commissions en liquide, sur la vente des sous marins au Pakistan. Il les remettait ensuite à Nicolas Bazire, directeur de campagne de Balladur, selon les déclarations de son ex-épouse.


En 1988 il avait épousé Hélène de Yougoslavie, un mariage célébré par le maire de Neuilly, Nicolas Sarkozy. Lui aussi est mis en examen, la belle Hélène ayant décidé de révéler à la police ce qu’elle savait des activités douteuses de son mari, déjà poursuivi à la fin des années 1990 pour détournement de fonds.

Plus incroyable, cet extrait de conversation téléphonique, une écoute policière du 19 juillet d'une conversation entre la fille de Gaubert, Nastasia, et un ami, David C. (Le Monde)

- Nastasia : "En fait, ils ont trouvé un compte aux Bahamas, et euh... mon père l'avait mis au nom de ma mère."

- David : "Oui, oui."

- N. : "Donc voilà. Il a dit à ma mère : si tu craques euh..., toute la famille saute, on saute tous (...) Il lui a dit euh... vraiment, on est dans la merde."

- D. : "Putain."

- N. : "Ouais. Et euh... personne pour l'aider parce que euh... Copé est trop dans la merde. Hortefeux est trop dans la merde. Et si euh... Sarko ne... ne passe pas au deuxième tour, euh... lui aussi est (inaudible) dans la merde et personne ne l'aide. Il a dit... Mon père, il a dit à ma mère : personne m'aidera. Parce que tout le monde est dans la merde (...). Sarko, il veut même pas l'aider. Enfin là, ça va encore, mais si... si Sarko il passe pas en 2012 euh..., vraiment, ils sont tous dans la merde."

- D. : "Ah là je crois que si Sarko il passe pas, ils sont morts."

- N. : "Ah ouais. Tous."


Est-ce que cela donne envie d'en reprendre pour 5 ans ?


A lire sur les blogs, sur le même sujet :

Melclalex
Birenbaum
Isabelle
Juan
Nicolas
Yann


jeudi 22 septembre 2011

Ségolène Royal à Arles


Ségolène Royal à Arles (21/09/2011) par Rimbus

Ségolène Royal était à Arles, dans le cadre de la campagne des primaires citoyennes, le 21 septembre 2011.

Dans la salle des fêtes de la maison de la vie associative, Ségolène Royal a prononcé un discours très proche de celui d'Arnaud Montebourg : critique des banques et du système financier, défense du tissu industriel, fonds d'investissement pour les PME, coopératives… ne manquait que la 6e République perdue dans la défaite de 2007… on se demande pourquoi.

Dans l'extrait ci-dessus, elle dénonce les sondages et tacle Balladur "qui revient dans l'actualité"… avec la mise en examen de Nicolas Bazire dans le dossier de l'attentat de Karachi.

Auparavant, elle a rencontré des représentants de Fralib, l'entreprise de Gémenos qui fabrique le Thé de l'éléphant, et qui est menacée de délocalisation en Pologne.
La possibilité d'une reprise en coopérative ouvrière, en suivant l'expérience de Ceralep (j'en avais parlé en avril) est une des solutions qu'ils ont évoqué.



Arnaud Montebourg leur rendra visite dans leur usine, dans une semaine, le 29 septembre, avant son meeting à Marseille.

lundi 19 septembre 2011

Montebourg et Mélenchon sur la même ligne


A la fête de l'Huma, Arnaud Montebourg a été le plus acclamé des candidats PS qui ont eu l'intelligence de venir à la rencontre de Méluche.

Et c'est un peu normal, les programmes de Jean-Luc Mélenchon et d'Arnaud Montebourg se ressemblent dans leurs grandes lignes.

Sortir de la sociale-démocratie, une ligne politique qui a montré son échec, rompre avec la dictature de la finance, remettre le citoyen à sa juste place dans la société, réformer les institutions…

Autant de thèmes sur lesquels les deux candidats se rejoignent… et marquent leur différences avec les autres candidatures de la Primaire citoyenne.

samedi 17 septembre 2011

L'étau judiciaire se resserre sur Jean-Noël Guérini


Ancien directeur général de Treize Développement, une société d'économie mixte (SEM) spécialisée dans l'immobilier et dépendant du conseil général des Bouches-du-Rhône, Jean-Marc Nabitz a été mis en examen par le juge Duchaine dans le cadre d'une information judiciaire ouverte pour "corruption passive, association de malfaiteurs et blanchiment en bande organisée". (1)

Il aurait auparavant exercé des responsabilités dans une filiale de la Générale des Eaux (aujourd'hui Veolia) et a eu des activités en Afrique. Il a ensuite rejoint le Conseil général des Bouches-du-Rhône où il était l'un des collaborateurs les plus proches de Jean-Noël Guérini. (2)

En mai dernier, une perquisition avait été conduite par les gendarmes dans les locaux de Treize Développement, et des documents concernant trois marchés publics remportés auprès de la SEM par une entreprise de maçonnerie, ABT, dont deux co-dirigeants ont été mis en examen, auraient été saisis.

Ces deux dirigeants, Damien Amoretti et Patrick Boudemaghe, sont soupçonnés d'avoir blanchi de l'argent via des surfacturations dans le cadre de marchés publics. (1)

Entre 2005 et 2008 la quasi intégralité du chiffre d’affaire de la société ABT, d’un montant de plus de 20 millions d'euros est constituée de travaux réalisés dans le cadre de marchés publics obtenus avec des collectivités territoriales des Bouches-du-Rhône. (3)
Patrick Boudemaghe est soupçonné de se servir d'une multitude de sociétés écrans pour détourner des fonds vers des paradis fiscaux.

D'étranges mouvements de fonds ont été interceptés par la justice Helvète sur un compte Suisse appartenant a Nabitz.

Le juge Duchaine travaille donc à démêler ces fils qui semblent se diriger chaque jour un peu plus vers le président du Conseil Général des Bouches-du-Rhône.

(1) (AFP)
(2) (La Provence)
(3) (Marsactu)

vendredi 16 septembre 2011

Montebourg au débat des primaires


Le Grand Oral d'Arnaud Montebourg par idees_reves


Au cours du débat du 15 septembre entre les candidats à la Primaire citoyenne, Arnaud Montebourg a défendu son projet.

mercredi 14 septembre 2011

Guérini, Squarcini, Proglio… et les autres

Maintenant que les deux frères Guérini, Alexandre et Jean-Noël, font l'objet d'une mise en examen, il n'est pas inutile de faire une petite revue de presse pour comprendre les ramifications de ces affaires troubles des Bouches du Rhône. Tentons la mise en perspective.


• Henri Proglio

En lisant le JDD de décembre 2010, on découvre que Henri Proglio a des rapports étroits avec Alexandre, et que l'ombre de Jean-Noël est présente. On croit deviner, en lisant cet extrait d'une transcription d'une écoute téléphonique policière, l'estime que portent les deux frères au président de la Région, Michel Vauzelle.

Alexandre Guérini.: Du Vauzelle dans l’âme…
Henri Proglio : Du pur Vauzelle.
A.G.: On le connaît par coeur.  
H.P.: Bon, je lui ai dit, si vous voulez venir visiter notre campus, c’est quand même le plus beau de France, pour au moins vous faire une idée de ce que c’est. Il m’a dit oui, ce serait avec plaisir, mais j’ai pas le temps. Il a pas le temps.
A.G.: Hahahaha, le con, hahahahaha!
H.P.: Putain mais c’est… Alexandre, faut se les faire, hein!
A.G.: Le con!
H.P.: Ouais, donc je l’ai vu à l’Assemblée nationale pour ça.
A.G.: Ouais, ouais, mais je le savais que vous l’aviez vu, parce que Franck Dumontel, qui était son ancien directeur de cabinet, qui est un mec extraordinairement intelligent et très efficace, qui est actuellement le directeur de cabinet de Caselli [le président de la communauté urbaine de Marseille], que Jean-Noël [Guérini, le président du conseil général des Bouches-du-Rhône] a mis pour être son directeur de cabinet, en vérité, c’est lui, le patron, heu, c’est Franck, qui est le vrai patron de la communauté urbaine de Marseille, et qui est notre, heu, notre ami intime, quoi…
H.P.: Hum, hum.

On sent une véritable complicité entre les deux hommes, comme le laisse entendre le passage suivant :

A.G.: Ouais, ouais. Dites-moi, je vais vous écrire un mot ce weekend, comme ça vous le recevrez chez vous, et je vous expliquerai tout ce que, heu, tout ce que j’ai eu là comme petits soucis, là, et…
H.P.: Ecoutez-moi, Alexandre, quoi qu’il arrive, si je peux vous être de quelque utilité que ce soit dans quelque domaine que ce soit, je suis à vos côtés, hein.
A.G.: C’est gentil, mais simplement que vous soyez informé, parce que c’est bien d’avoir toutes les infos et de savoir…
H.P.: Bien sûr […] sinon on est le roi des cons.

Les deux hommes se connaissent depuis vingt ans et Guérini doit une grande partie de sa fortune à la revente, en 2001, d’une de ses sociétés au groupe Veolia, nous précise Mathieu Deslandes, le journaliste du Journal du Dimanche.





Bernard Squarcini

Bernard Squarcini, patron de la police secrète française, directeur de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), est cité par Alexandre Guérini dans des SMS comme étant une source d'informations sur son affaire judiciaire en cours. "Evidemment, je connais Jean-Noël Guérini" reconnaît celui qu'on surnomme le Squale, tout en niant ces accusations. (Le Parisien)

En décembre 2010, le journaliste José d'Arrigo avait déclaré à l'émission "C'est dans l'air" :  Que Jean-Noël Guérini embauche les deux enfants de Bernard Squarcini, numéro 1 de la police française, vous croyez qu’il le fait par hasard ? Ou pour éviter que la police ne s’intéresse à ses affaires ou à celles de monsieur Barresi ? »
A ma connaissance, personne n'a cherché à vérifier cette déclaration. Certains sujets sont trop brûlants peut-être.

En février 2004, Bernard Squarcini avait été nommé préfet délégué pour la sécurité et la défense auprès du préfet de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Cet homme qui a fait ses classes auprès d'Yves Bertrand connait bien la région.

Mais il est difficile d'établir un lien objectif entre Jean-Noël Guérini et Squarcini, à part peut être qu'ils partagent les services du même avocat : Patrick Maisonneuve.

Il faut dire que la fonction du compère Corse n'incite pas beaucoup à fouiller dans ce coin là, et si certains journaux évoquent le Squale comme informateur, c'est avec beaucoup de précautions. On comprend.



Christian Frémont

Pour Pierre boucaud, de Marsactu, le directeur de Cabinet de Nicolas Sarkozy est au cœur du dossier. En effet, jusqu’à aujourd’hui, le seul lien direct entre les activités industrielles d’Alexandre et les responsabilité d’élu local de Jean-Noël concerne la décharge du Mentaure à La Ciotat.

C’est le conseil général qui avait d’abord acheté ce terrain, puis l’avait revendu à la communauté d’agglo d’Aubagne, afin de permettre la création d’une plus grande décharge publique, qui se trouve être exploitée, comme par hasard, par la SMA Environnement (la société d'Alexandre Guérini).

La où ça se corse (sic) c'est qu'Alexandre Guérini a toujours expliqué que si son frère avait fait racheter ce terrain par le CG13 pour le revendre, cela avait été fait sur ordre du préfet de l'époque, un certain…  Christian Frémont, juste avant qu'il ne rejoigne l'Elysée.


Si on y  regarde de près, ces personnages sont tous des proches de Nicolas Sarkozy. La théorie du complot de l'Elysée avancée par Guérini pour justifier sa mise en examen, ne semble pas très réaliste.
Il n'y manque qu'Alexandre Djouhri, grand ami de Proglio et de Squarcini.

lundi 12 septembre 2011

A trop vouloir gagner on finit par tout perdre

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Plusieurs sources ont indiqué samedi à Reuters s'attendre à ce que les notes de crédit de BNP Paribas, Crédit agricole et Société générale soient dégradées dans les prochains jours par Moody's.
L'agence, qui avait placé les trois banques sous surveillance avec perspective négative il y a trois mois, doit achever mi-septembre l'examen de leur note. (Les Echos)



La Société Générale, qui aurait 2,6 milliards de dette grecque, serait donc considérée en danger.

Mais quand Jérôme Kerviel a fait perdre 4,9 milliards à la banque en 2008, sa note auprès des agences de notation a-t-elle été dégradée ? La banque a-t-elle fait faillite ? 
Pourquoi dégrader sa note maintenant ?

A moins que ce ne soit l'effet domino que causerait une faillite de la Grèce qui soit à craindre. Mais dans ce cas, c'est la fin de l'euro, et c'est donc la note globale des états qui sera dégradée. Le taux d'intérêt de leur endettement va exploser, et la spirale de la récession risque de nous frapper tous, comme elle a frappé la Grèce…

Le plus surréaliste dans cette affaire, c'est que ces flux monétaires, cette spéculation pour garantir des placements à forts taux d'intérêt, repose sur l'épargne des citoyens, d'une façon ou d'une autre (ceux qui ont trois sous devant eux sont aussitôt sollicités par leur banquier, Nicolas nous l'expliquait il y a 2 jours).

D'une certaine manière, pour mieux garantir la rémunération de leur capital, les citoyens provoquent donc eux même l'austérité gouvernementale imposée par la finance qui spécule sur les dettes souveraines, une austérité qu'ils vont subir de plein fouet.

Au final, quand les intérêts de la dette sont devenus si forts que le budget des états ne peut plus s'équilibrer, une des solutions classiques pour réduire l'endettement est de dévaluer la monnaie, ce qui diminue aussi la valeur de l'épargne. Voilà comment la recherche du meilleur taux d'intérêt peut mener à perdre son capital, en quelque sorte.

dimanche 11 septembre 2011

Rémi Delatte ou les sales méthodes de l'UMP


Mon ami Martin Vidberg a eu une mésaventure ce week-end. Il la raconte sur son blog "l'Actu en Patates" (et je lui emprunte son illustration, comme un témoignage de première main).
Ainsi, sous la seule raison qu'un jeu s'appelle "Casse toi pov'con" il est censuré par la ville.




Le député-maire UMP de Saint-Appolinaire, Rémi Delatte, nous démontre quelles sont les méthodes de sa formation politique, et de sa mairie. La pression sur les journalistes, le chantage aux subventions, voilà les armes des "démocrates" UMP.

J'invite mes lecteurs à mettre un message de soutien sur l'excellent blog de Martin Vidberg, et s'ils le souhaitent à écrire à la mairie de Saint-Appolinaire  contact@ville-st-apollinaire.fr  pour se plaindre de ces manières d'agir indignes d'une démocratie.

Merci à David Burlot de partager mon indignation.

Proverbe du dimanche



Quand'è tù credi d'essa à cavaddu un sè mancu à pedi 

Ce proverbe corse peut se traduire par : Si tu crois être parvenu au sommet, attention, tu peux retomber aussitôt.

Pour s'amuser on peut comparer ces 2 articles :
"Est-ce que mon frère a eu un seul marché avec le Conseil général ?" (La Provence, septembre 2011)
"Dans les secrets des frères Guérini" (JDD, février 2011)

vendredi 9 septembre 2011

Guérini et Montebourg, 2 visions de la France


Montebourg veut destituer Guerini par BFMTV

C'était prévu et chacun s'y est préparé. Le président du Conseil Général des Bouches-du-Rhône et le juge Duchaine se sont longuement rencontrés hier, et Jean-Noël Guérini a été notifié de sa mise en examen. Ce dernier a annoncé qu'il se mettait en congé du PS et déléguait "temporairement" une part de ses prérogatives de président du Conseil général des Bouches-du-Rhône.


Gu&e



Marie-Arlette Carlotti (Conseillère Générale des 1er et 4e arrondissement) demande elle aussi la démission du président du CG13, pour clarifier une situation qui est intenable.


Marie-Arlette Carlotti réagi à la mise en examen... par marsactu

La plupart des commentateurs ne manquent pas de dire qu'un système ne se construit pas sur un seul homme, et même s’il démissionne, le système qu’il a instauré et anime jusqu’à présent pourrait bien continuer à prospérer en son absence.

Que n'aurait-on dit si Arnaud Montebourg n'avait pas alerté le PS avant que le juge Duchaine ne se prononce sur la mise en examen de Guérini ?
Certains prétendent ne rien savoir de cette affaire, faisant ainsi la démonstration d'un aveuglement inquiétant sur ce qui se passe dans les fédérations de leur parti, et au pire, on pourrait les soupçonner d'une indulgence complice envers des dérives inacceptables pour un grand parti démocratique.


La fin des pratiques contestables qu'a dénoncé Montebourg à Marseille préfigure la fin de pratiques contestables dans l'ensemble de notre pays, c'est le commencement de la nouvelle France. Avec Montebourg, c'est la fin des non-dit et des tolérances, la fin des compromissions.

mercredi 7 septembre 2011

Pour Aquilino Morelle, la mondialisation est une mystification



Aquilino Morelle (ancienne plume de Jospin, directeur de la campagne d'Arnaud Montebourg) s'exprime dans une tribune du Monde titrée :  La démondialisation inquiète les partisans d'un libéralisme aux abois.

 En résumé, je dirai que Morelle nous retrace l'histoire du libéralisme, avec cette habitude propre aux partisans de Montebourg, celle d'aller à l'origine du problème pour y remédier, sans se contenter d'appliquer des rustines pour en contrer les effets pervers.

Si les adeptes du libéralisme mondial jouent aujourd'hui la carte de TINA (There is no alternative), Aquilino explique que ce libéralisme est avant tout un projet idéologique pensé, voulu et mis en œuvre avec opiniâtreté par des intellectuels et des responsables politiques, de gauche qui plus est. Jacques Delors, Pascal Lamy (Commission européenne) et Michel Camdessus (au FMI) ont été les premiers à convaincre la gauche Mitterrandienne, dès les années 80, à travailler pour libéraliser la finance, ce qui a été parfaitement mis en place puisqu'elle triomphe aujourd'hui.

"Un triomphe rendu possible non par la démission des hommes politiques de gauche, comme on le croit encore trop souvent, mais par leur consentement.
Financière, la mondialisation, au gré des accords successifs de libre-échange imposés aux peuples à leur insu par cette élite agissante de la gauche libérale, est devenue aussi la mise en concurrence des économies, des salaires, des fiscalités, des protections sociales, des peuples, des hommes, de leurs vies. Quel aveuglement idéologique que d'avoir accepté l'entrée de la Chine au sein de l'OMC en 2001 sans aucune contrepartie !"

"Les idées, la connaissance, l'art, l'hospitalité, les voyages : ce sont là des choses qui, par nature, doivent être internationales. Mais produisons les marchandises chez nous chaque fois que c'est possible : ce sont cette raison et ce sens des réalités humaines soulignés par Keynes que les partisans de la mondialisation ont voulu nous faire perdre. C'est le retour à cette sagesse qui est au cœur du projet de démondialisation.

Morelle dénonce le mythe de la "mondialisation heureuse", alors que le fossé entre plus riches et plus pauvres ne cesse de s'accroitre. Rarement une mystification aussi cynique aura été tentée.

Cette mondialisation, d'essence financière, vise à remplacer la politique par le commerce, et d'une certaine manière, en se rangeant derrière le slogan TINA, en acceptant les politiques d'austérité, les différents partis politiques ont fait perdre espoir au Peuple, de plus en plus abstentionniste, ou de plus en plus extrémiste et nationaliste (phénomène commun aux Etats-Unis, avec le Tea-Party ou Européens avec le succès des partis d'extrême droite).

Où est l'espoir, quand chacun déclare qu'il n'y a pas d'autre alternative que de se plier au diktat " du triomphe de la cupidité " dénoncé par le Prix Nobel d'économie Joseph Stiglitz ?

Il conclu : "Soit nous conduisons une stratégie de protectionnisme raisonné, européen, social et écologique, soit les peuples céderont aux sirènes perverses des droites extrêmes. La démondialisation s'oppose ainsi autant au délire de l'ouverture infinie des marchés détruisant les protections sociales, les industries et les modes de vie, qu'au repli nationaliste et haineux de Marine Le Pen."


A lire sur le blog "A perdre la raison" de melclalex, le livre d'Arnaud Montebourg en pdf : Votez pour la démondialisation.

lundi 5 septembre 2011

Anosognosie




dimanche 4 septembre 2011

Pour les primaires, le kiosque joue la Marseillaise



Le kiosque de la primaire, un lieu d'information où les sympathisants de gauche pourront venir tous les samedis jusqu'à la désignation du candidat socialiste pour 2012 (les 9 et 16 octobre) poser des questions simples (où, quand, comment voter ?), a été inauguré samedi, Place Léon Blum, à Marseille. Les habitants de la cité Phocéenne pourront y rencontrer des représentants de chaque candidat, et discuter avec eux.

En présence de Jean-David Ciot (nouveau patron de la fédération), de Jean-Pierre Mignard (membre de la haute autorité en charge du bon déroulement du scrutin de la primaire), de Patrick Mennucci (maire de l'arrondissement), ce nouvel espace citoyen était aussi la démonstration que les socialistes savaient se rassembler autour d'une juste cause.

Paul Goossens, qui représentait Arnaud Montebourg, a été agréablement surpris par l'accueil que lui ont fait les Phocéens, et il a reçu de nombreux témoignages de soutien à l'action d'Arnaud Montebourg de la part des citoyens présents. Patrick Mennucci, qui soutient François Hollande, est aussi dans les meilleures dispositions à son égard.


La visite d'Arnaud Montebourg, le 29 septembre, sur les terres du maire du 1er secteur, ne sera pas en pays ennemi, loin de là. La possible chute du président du CG13, pris dans les filets judiciaires du juge Duchaine, va certainement changer la donne dans le département, et les premiers à avoir contesté les méthodes de Jean-Noël Guérini se serrent les coudes tout en rêvant d'un avenir plus rose.

vendredi 2 septembre 2011

Bakchich, le retour


Bakchich revient !
Les barbouzes et les officines vont avoir du travail, c'est bon pour la croissance.
Une très bonne nouvelle pour cette rentrée agitée.

jeudi 1 septembre 2011

Arfi je vais le massacrer, l'enculer, le défoncer…


Fabrice Arfi, talentueux journaliste de Médiapart, a déposé plainte contre Pierre Sellier, dont la société d'intelligence économique, Salamandre, évolue dans les cercles du pouvoir sarkozyste et qui a travaillé pour le marchand d'armes Ziad Takieddine. D'anciens responsables de la DGSE, de la DST et de la Police judiciaire ont travaillé pour Salamandre, ce qui laisse deviner l'activité de cette officine.

Suite à d'étranges SMS de P. Sellier envoyés à F. Arfi (avant la parution de son enquête sur l'intermédiaire en vente d'armes Ziad Takieddine, chose étrange) ce dernier fait appeler Sellier par son confrère Karl Laske, pour en savoir plus (conversation enregistrée, fort heureusement).

Voici la réponse de Pierre Sellier : « Mediapart n'est pas un journal, c'est une merde. (...) Ecoute-moi. Je suis un tueur. Je suis un tueur du service Action, tu le sais cela. Arfi, je vais le dézinguer. Lui raser la barbe et toutes ses couilles. Edwy Plenel, la moustache. Je lui rase la moustache. Je l'encule. Je suis cent fois plus intelligent que toi. J'ai rien contre toi, tu écris ce que tu veux. Tu peux me diffamer. Je m'en tape. Toi, Karl Laske, j'ai rien contre toi. Par contre, Arfi, je vais le massacrer, l'enculer. Je vais le défoncer. Enculé, enculé. 
Tu comprends ? Je vais le tuer. Service Action. Trois balles dans la tête. Enculé ».

En conséquence, Fabrice à Arfi a déposé plainte hier pour menace de mort.

Voilà dans quelle ambiance, avec quelles pressions, travaillent les journalistes qui font de l'investigation. Et ce n'est pas nouveau, Guillaume Dasquié avait été placé en garde à vue en 2007, pour le seul motif qu'il faisait bien son travail.

"Dans beaucoup de pays, le gouvernement français n'est plus considéré comme respectueux de la liberté d'information", affirmait Reporter Sans Frontière il y a un an, en ajoutant : "la majorité présidentielle a eu des mots très menaçants, parfois insultants, envers certains médias". Depuis, on délègue aux officines, c'est plus discret.
Quand ce n'est pas la Justice qui intervient, c'est les barbouzes qui s'en chargent.

Pour conclure, on peut méditer sur cette déclaration de Thomas Jefferson, le 3e président des Etats-Unis : "Si je devais choisir entre d’un côté, pas de gouvernement et une presse libre et de l’autre côté, un gouvernement et l’absence de presse libre, je choisirais sans hésiter la première proposition".

Je ne voterai pas aux primaires


Je ne voterai pas aux primaires, parce que je ne veux pas choisir celui qui affrontera le candidat de droite en 2012.

Je ne voterai pas aux primaires parce que les idées ne m'intéressent pas, je préfère les peoples qu'on voit dans les magazines des salles d'attentes, chez le dentiste ou le coiffeur.

Je ne voterai pas aux primaires parce que la politique ne sert à rien, et que je trouve que tout est parfait dans notre beau pays… alors pourquoi y changer quelque chose ?

Je ne voterai pas aux primaires puisque je suis de droite.

Je ne voterai pas aux primaires parce que je préfère manger au menu qu'à la carte.

Je ne voterai pas aux primaires, parce que je trouve louche qu'on laisse aux gens la possibilité d'influer sur leur futur. De toute façon, la démocratie c'est un système dangereux, moi j'aime bien avoir un chef qui décide pour moi, je n'aime pas réfléchir.

Je ne voterai pas aux primaires parce que c'est nouveau, et que moi je n'aime pas la nouveauté.

Je ne voterai pas aux primaires, parce que tout le monde peut y voter, moyennant 1 euro, et que je ne suis pas tout le monde (en plus je suis radin).

Je ne voterai pas aux primaires, je préfère subir que choisir.