samedi 31 décembre 2011

Les vœux 2012 du Général de Gaulle

mercredi 28 décembre 2011

Mes 12 billets de l'année

C'est le temps des rétrospectives, partout, sur les télévisions et dans la presse.
Et bien voilà ma sélection de 12 billets, un par mois, que j'ai pondus cette année :

JANVIER

Le 5 janvier,  j'écrivais "Contre l'abattage rituel, mangez du cochon"
Ce n'est pas la mort qui est laide pour les animaux de boucherie, mais la vie.


FEVRIER 

Le 17 février, la révolution arabe gagnait le Khemed.
Un article cité par Laureline Karaboudjan sur Slate.


MARS

le 26 mars, je découvrais le traité de Tripoli.
L'article 11 de ce traité est célèbre pour nier l'influence chrétienne et religieuse dans la constitution des USA.


AVRIL

Le 5 avril j'écrivais un conte : L'âne et le mouton en foire.
Un âne qui doute vaut mieux qu’un mouton crédule
l’ignorance est plus belle que l’arrogance ridicule.


MAI


le 8 mai, je regardais une vidéo de Christiane Amanpour :
Les Américains savaient-ils en 2008 où était Ben Laden ?


JUIN

le 10 juin, l'affaire Guérini me faisait pondre un billet titré : Omerta
Le président du PS des Bouches-du-Rhône peut respirer. Il ne sera visiblement pas inquiété.


JUILLET

Le 19 juillet, je me demandais si la Ve République, n'était pas un coup d'état monarchiste
On est en droit de se demander si la Ve République est vraiment le régime idéal…


AOUT

Le 10 août, je rendais hommage à Thomas Jefferson, L'homme de Monticello
"Je place l'économie comme la première et plus importante vertu, et la dette publique comme le plus grand des dangers qui doit être craint" disait-il en 1816.


SEPTEMBRE

Le 14 septembre, je revenais sur l'affaire Guérini : Guérini, Squarcini, Proglio… et les autres
"Ecoutez-moi, Alexandre, quoi qu’il arrive, si je peux vous être de quelque utilité que ce soit dans quelque domaine que ce soit, je suis à vos côtés, hein". (Henri Proglio)


OCTOBRE

Le 14 octobre, je me réjouissait de La victoire des idées et des rêves
Réjouissons-nous, Arnaud Montebourg a manœuvré comme un véritable stratège.


NOVEMBRE

Le 13 novembre, J'emmerdais la journée de la gentillesse
Et si on nous prenait pour des cons ?


DECEMBRE

Le 10 décembre, Montebourg était scandaleusement manipulé par Aubry
C'est pas joli-joli tout ça, camarade première secrétaire. 


----------------------------------------------------------------------------------------------------------

Voilà… c'est une petite sélection subjective des billets de l'année que j'aime bien.
2012 sera une année riche en émotions. On va essayer de continuer ce blog, qui a presque 5 ans… Merci à tous ceux qui ont bien voulu le lire.

jeudi 22 décembre 2011

Maître El Mac


Muse I - 2007


Sapphire - 2007


Tonalli - 2008


Song of songs - 2009


Sleep paralysis - 2009


Prayer -2011

El Mac (Miles MacGregor) est un jeune artiste né en 1980 à Los Angeles, Californie.
Son graphisme singulier est inspiré de la culture environnante mexicaine & chicano de Phoenix et du sud-ouest américain, par un mélange improbable d'art religieux, de pin-ups des années 50, de graffiti, et par un large éventail d'artistes classiques tels que Le Caravage, Mucha, et Vermeer.

Ses plus formidables réalisations sont des murs peints absolument fantastiques.

A découvrir plus complètement sur son blog ou son site.


El Mac & Retna - RVCA Mural (2009) from ELMAC on Vimeo.

mercredi 14 décembre 2011

Cette dinguerie de la démondialisation !



"Ce qu'on voit, c'est que c'est Montebourg qui va faire le candidat socialiste. C'est une folie parce que Montebourg, c'est celui qui défend cette dinguerie de la démondialisation".

Jean-François Copé, secrétaire général de l'UMP, octobre 2011

Le processus de démondialisation, faut-il le rappeler, se fonde entre autre sur "un nouvel élan donné à des efforts de relocalisation géographique aussi complète que possible de la fabrication des produits", si on se réfère à la fiche Wikipedia, très complète, sur le sujet.

 « Je préfère qu’on achète une voiture de marque étrangère produite en France plutôt qu’une voiture de marque française produite à l’étranger et vendue en France », a dit M. Sarkozy, hier, en visite à à l’usine de skis Rossignol de Sallanches, en Haute-Savoie.
Si je ne m'abuse, il s'agit là d'une relocalisation géographique aussi complète que possible de la fabrication des produits que nous propose, avec bon sens, le président-candidat de l'UMP.

Cela ne choquera pas les observateurs du petit théâtre de la politique Française. Nicolas Sarkozy a pour spécialité de tout dire, particulièrement le contraire de ce qu'il disait hier.

Il convient d'apprécier les pensées du président-candidat à l'aune de ces actes, pour décoder, perdues dans ses déclarations contradictoires, quelles sont ses réelles convictions.

Par exemple, quand l'état se propose de fournir 10 000 tablettes numériques à 1 € par jour pour les étudiants, c'est les fournisseurs Apple (R&D américaine, fabrication totalement Chinoise) et Samsung (R&D et fabrication en partie Coréenne) qui sont retenus et pas les marques françaises Archos (R&D France) ou Qooq qui a décidé de relocaliser sa production en Saône-et-Loire (le département de Montebourg).

 Plus fort encore : pendant qu'on supprime des emplois dans les usines Peugeot dans le Doubs, la Poste achète sa nouvelle flotte de scooters à Taïwan... Une commande de 3000 deux-roues faites en juillet dernier. Et selon le Parisien et Aujourd'hui en France, l'information reste en travers de la gorge des salariés du dernier fabricant français de deux-roues motorisés. Traditionnellement, les facteurs français roulaient en scooters Peugeot. (France-Info)

Les électeurs apprécieront ce que pense vraiment le président-candidat de ce slogan "Made in France"…

La démondialisation peut être facilement dévoyée au service d'un populisme opportuniste, dans ce cas, elle est peut-être bien une dinguerie, nous rappelle Vogelsong.

mardi 13 décembre 2011

Interdire tout ou partie des ventes à découvert

Le mécanisme des ventes à découvert manipule le risque avec désinvolture. En la matière, il s’agit de vendre de manière différée des titres que l’on ne possède pas. Dans l’intervalle de temps, le vendeur doit se procurer les actions en question, en espérant que leur prix aura baissé. Alors il aura fait une plus-value.

A l’inverse, si son calcul est faux et que le prix monte, il est perdant et l’acheteur considère avoir fait une bonne affaire. Autant dire que le pari est plus que risqué et que le fait de ne pas posséder ce que l’on vent pose problème. C’est là un symbole de l’économie de casino qu’il faut faire tomber. 

Pourquoi parier à la baisse du cours d'une société serait-il plus dommageable à l'économie que le parier à la hausse avec son risque de bulle spéculative ? Cette asymétrie de traitement ne protège pas l'investisseur, elle l'induirait même en erreur plaident les défenseurs de cette pratique.

En théorie, effectivement, il y a une symétrie, une complémentarité, entre la vente et le l'achat, entre la baisse et la hausse de valeurs, principe sur lequel se fonde l'économie.

Au final, le jeu serait équilibré (selon le théorème du prix Nobel d'économie J.F. Nash dans lequel l'équilibre entre plusieurs joueurs, connaissant leurs stratégies réciproques, est devenu stable du fait qu'aucun ne modifie sa stratégie sans affaiblir sa position personnelle).

On pourrait aussi penser à la ruche de Mandeville… où le vice et la vertu sont également nécessaires à la bonne marche de la société, et la recherche de profit individuel égoïste n'étant pas incompatible avec le bien général… Une fable cynique, qui n'est pas sans rappeler la "main invisible" d'Adam Smith (l'idée que des actions guidées par notre seul intérêt personnel peuvent contribuer à la richesse et au bien-être commun). Ainsi, la symétrie entre l'égoïsme et l'altruisme serait la condition de la prospérité.

Pourtant, pour que cette symétrie existe, et que le jeu du pari sur la hausse ou la baisse d'une action soit effectivement à somme nulle, il faudrait qu'il soit aussi facile pour une société commerciale de gagner de l'argent que d'en perdre, ce qui n'est évidemment pas le cas.

On pourra aussi prendre en compte la psychologie humaine, qui préfère parler des trains qui n'arrivent pas à l'heure que de de ceux qui sont ponctuels, pour comprendre que l'aspect négatif est souvent privilégié, et qu'allié à la cupidité, le pari à la baisse devient une faiblesse humaine pouvant ruiner un système économique.

On notera que Jean-Louis Borloo n'est pas loin d'Arnaud Montebourg sur le sujet de la finance. Le réalisme semble être plus fort que l'idéologie.

samedi 10 décembre 2011

Montebourg scandaleusement manipulé par Aubry


Si Montebourg a dit que les PS était un nid à emmerde (page 2 du Canard cette semaine), c'est qu'il s'y connait.

Alors qu'il venait de défendre avec brio la candidature de François Hollande à la télé, deux fois de suite, à Mots Croisés puis à Des Paroles et des Actes, face à Bayrou, voilà qu'une étrange lettre fait le tour des rédactions et le met en cause.

Une lettre pourtant confidentielle, à l'attention de Martine Aubry, où Montebourg la met en garde contre la corruption dans le Pas-de-Calais, en lui conseillant de ne pas recommencer les hésitations commises dans l'affaire des Bouches-du-Rhône.

Et voici Montebourg mis en accusation : Martine Aubry lui reproche en public, à la convention du PS, de se faire valoir, d'être déloyal avec ses camarades socialistes, il est menacé par Jack Lang, insulté par Guy Delcourt.

Pourtant, cette affaire de corruption du Pas-de-Calais avait démarré avant la divulgation de cette lettre : Après de premières fuites dans Le Figaro et Le Point, révélant l'avancée de l'enquête judiciaire, c'est un long article des Inrockuptibles, cette semaine, où Montebourg n'est nullement cité, qui met le feu au poudres.

Après enquête, il apparaît que Montebourg est en réalité la cible d'une manipulation de Martine Aubry : Lorsque l'on regarde de près la chronologie de la polémique, on s'aperçoit que la lettre confidentielle d'Arnaud Montebourg a été rendue publique après son démarrage (article des Inrocks), le lendemain précisément.

L'alerte de Montebourg n'est donc en rien à l'origine de la polémique. Il ne faisait que son travail de rénovation du PS, mission dont il est chargé, et voulait justement prévenir le parti de ne pas se laisser surprendre par l'action judiciaire, de ne pas être à la traine de l'instruction, comme cela c'est produit à Marseille. Il avait bien conscience qu'exposer ces turpitudes en public n'était pas opportun dans la campagne.

Quel intérêt pour lui de forcer le trait d'une posture qu'on lui reproche déjà, celle du chevalier blanc ? Et puis sa mise en garde a porté ses fruits, certaines investitures pour les législatives ont été gelées, une commission d'enquête créée, preuve du sérieux de ses propos.

Cette lettre semble avoir été utilisée comme contre-feu par Aubry et c'est son entourage qui l'aurait donné à la presse dans ce but. Voilà la conclusion logique de cette triste affaire.

Aubry voudrait savonner la planche de Hollande en mouillant Arnaud, et détourner l'attention du fond du problème, le merdier dans le Nord, qu'elle ne s'y prendrait pas autrement.

Une vieille rancœur née de sa défaite à la Primaire aurait-elle motivé cette machination politicienne ? Chacun se fera son opinion…


C'est pas joli-joli tout ça, camarade première secrétaire.

vendredi 9 décembre 2011

Black Jack is back


Jack Lang par le collectif "Les Grandes Gueules" dans "Ces Animaux Qui Nous Gouvernent"
© Dervish International France,


Jacques Rampal, pour illustrer cette sublime caricature des "Grandes Gueules" écrivait en 1984 à propos de celui qu'il comparait avec ses compères dessinateurs à un lévrier afghan :
"(...) Doté d'un sens de la hiérarchie très développé, il accepte facilement, comme tous les siens, la domination d'un maître, auquel il se dévoue corps et âme (...)"

Plus de 20 ans après, l'animal a toujours la même servilité, et l'appât des ors de la république est toujours irrésistible à son besoin de briller dans les salons mondains. Semblable au chien de compagnie, il sait reconnaître son nouveau maître, et mange dans sa main la queue basse avec la même soumission complaisante qu'il montrait naguère à son ancien propriétaire. N'a-t-il pas été la voix manquante pour faire passer la réforme constitutionnelle en 2008 ?

Dès 2002, à propos de la fermeture du centre de Sangatte, il qualifiait déjà celui dont il avait senti avec son flair politique qu'il était de la race des dominateurs, le ministre de l'intérieur Sarkozy : « un professionnel qui a agi humainement, efficacement, dans un esprit républicain ». Il avait déjà compris toutes les règles de la flagornerie.

En 2007, alors que le petit maître se hisse au sommet du pouvoir, ses jappements de joie se font plus pressants :
« Sarkozy a fait un excellent travail, et a été un très bon ouvrier de la relance européenne » (à propos du traité simplifié), puis concernant la visite à Paris du molosse syrien Al Assad à Paris, il déclare en juin 2008 : « Je suis en désaccord total avec certains dirigeants socialistes qui se complaisent dans une attitude politicienne. Je ne comprends pas l’attitude de ceux aujourd’hui qui font la fine bouche. » 

 Absolument dévoué à son maître, ce charmant canidé montre volontiers les crocs contre ceux qui le menacent : « Minimiser le rôle de Nicolas Sarkozy dans la libération d’Ingrid Betancourt relève d’une rare mesquinerie et d’un manque d’élégance morale. » Mais ce gracieux canidé ne manque pas, lui d'élégance morale quand il déclare en janvier 2008 : « Je suis peut-être le seul vrai opposant à Nicolas Sarkozy ».On se référera à l'excellent article de Bakchich : Depuis des mois, Jack Lang servait la soupe à Sarkozy.

Avec l'âge, le gracile quadrupède devient aigri et méchant. Furieux que Montebourg le cite dans son courrier à Martine Aubry sur la corruption dans le département du Pas-de-Calais, il décide de lui faire un procès en diffamation. Et comme ces vieux chiens hargneux qui vous poursuivent en aboyant, faute de pouvoir encore mordre, il lui promet une correction : «Si je le rencontrais dans les heures qui viennent, il recevrait une bonne paire de gifles.»

Devant de telles menaces, nul doute qu'Arnaud Montebourg doit trembler et n'oser sortir de sa maison de Louhans. Je lui conseille de faire un rappel de vaccin contre la rage, avec ces vieux cadors on ne sait jamais.

Eric Lalès est mort 2 fois



Nicolas Sarkozy est allé rendre hommage au policier mort en service, à Vitrolles. Il annonce avoir été à l'hôpital pour partager "ses derniers instants de vie". Puis il annonce avec douleur le décès du policier, qu'on vient d'apprendre.

Peut-on, dans un moment aussi dramatique, arranger la réalité, pour qu'elle soit conforme à un plan de communication ?

C'est ce que dénonce Olivier Bonnet, journaliste indépendant, qui a interrogé Marc Louboutin, ancien policier devenu journaliste et écrivain…
Selon Louboutin, le policier était mort, au sens clinique du terme, quand le président a décidé de sa visite à Marseille, 20 heures auparavant.
Voici ce qu'il déclare :
« Tu veux savoir si, pour des raisons de communication politique, Sarkozy a décidé de l’heure de la mort d’un homme ? Eric Lalès était dans un état désespéré depuis hier après-midi. Après une discussion avec les médecins, sa femme a demandé à ce qu’on le débranche. Il était en état de mort clinique, de mort cérébrale. L’annonce de sa mort est tombée en même temps que celle de la visite de Sarkozy : tu imagines que ça tombait mal… Les réseaux sociaux de policiers ont pleuré sa mort hier soir à partir de 23h. Comment se fait-il que le président de la République puisse « partager les derniers instants » de ce policier 20 heures plus tard ? Les politiques ont demandé à ce que la nouvelle ne soit pas annoncée. Sarkozy n’a pas vu Eric Lalès vivant. » A l’hôpital, un membre du personnel, qui craint pour sa place, confirme anonymement.
Une version suivie par Bénédicte Desforges, flic elle aussi, qui rend un hommage à son collègue en concluant :
"c’était un impossible combat, et la vie a fini par l’abandonner dix jours après.
Deux fois à quelques heures d’intervalle...

Et la seconde fois, on a entendu un bruit terrible sous la terre, partout en France.

C’était le bruit que font les flics morts quand ils se retournent dans leur tombe."
Bien sûr ce n'est qu'un détail, un petit arrangement avec la réalité, qui ne change pas grand chose au fond du problème : l'augmentation de la violence dans l'affrontement entre délinquants et représentants de l'ordre.

"Mais quel cynisme effroyable chez ces politiques en campagne… Comme si le drame n'était pas si important qu'on puisse l'arranger au mieux de son intérêt, de son image… Annoncer l'horrible vérité n'était pas assez beau pour le candidat… il fallait fabriquer une histoire, l'héroïque héros qui meurt dans les bras du président, qui attendait cette visite avant de partir, comme pour recevoir une extrême-onction". Voilà ce qu'on pourrait supposer à la lecture de ces points de vue…

Merci à Juan, Nicolas, CC, qui ont relayé cette triste affaire.

Mise à jour, 17 h (une partie du texte ci-dessus a été modifiée, la Préfecture menaçant de poursuivre ceux qui donneraient crédit aux allégations de Bonnet, Louboutin et Desforges) :

Le site @rrêt sur images donne le témoignage d'un journaliste de La Marseillaise :
Interrogé par @si, Philippe Pujol, journaliste à La Marseillaise, raconte les rumeurs qui couraient, depuis plusieurs jours, parmi les policiers : "La semaine dernière, le vendredi, près d'un millier de policiers ont manifesté devant la préfecture et ça a pas mal parlé. Une bonne vingtaine de policiers de Marseille, Aix-en-Provence et Paris m'ont dit qu'il était en état de mort cérébrale, qu'il n'y avait plus d'espoir. J'ai considéré qu'ils le maintiennent en vie pour la famille, et que le policier allait décéder pendant le week-end. Le lundi, je demande à plusieurs policiers qui ne se connaissent pas entre eux où il en est. On me répond qu'on attend la venue de Sarkozy pour le débrancher. Attention, «débrancher», c'est entre guillemets, c'est du jargon, ça veut dire qu'on arrêtera l'acharnement thérapeutique. Je ne le crois pas, je décide de rien écrire. Le mardi, des policiers me répètent pourtant la même version. Et quand j'ai appris la nouvelle de sa mort jeudi, j'ai trouvé le timing impressionnant . Depuis, j'ai eu un flic des RG qui faisait la sécurité pour Sarkozy qui m'a dit que le policier était mort la nuit précédente".
Par contre, le professeur Claude Martin en charge du service anesthésie/réanimation de l'hôpital Nord de Marseille donne la chronologie des dernières heures du défunt, qui contredit les affirmations ci-dessus : 
"Le mercredi soir, M. Lales a fait l'objet d'un scanner cérébral, et nous avons constaté que les lésions du cerveau s'étaient agravées et qu'une partie de son cerveau était détruit. Les espoirs de récupération n'existaient pas. Se posait alors la question des soins actifs. M. Lales a été déclaré à ce moment là «patient en fin de vie», mais il n'est pas du tout en situation de mort cérébrale dont le terme exact est «mort encéphalique». Je suis formel là-dessus, M. Lales respirait tout seul. Quand un patient est en fin de vie, il faut discuter avec son entourage pour avoir l'accord de la famille pour arrêter les soins actifs. Nous les avons arrêté le mercredi soir. Jeudi matin, j'arrive vers 8 heures, il est encore vivant, mais on sait qu'il va décéder dans les heures qui viennent. A 10 heures, quand Nicolas Sarkozy arrive, je lui dis que le patient est en train de mourir. Le président a passé quelques minutes à proximité du box. M. Lales était toujours en vie quand Nicolas Sarkozy est parti. Et il s'est arrêté de respirer environ 50 minutes après le départ de Nicolas Sarkozy. On a dû signer l'acte de décès aux alentours de 11 heures. Il est donc vrai que Nicolas Sarkozy a assisté à ses derniers instants. Pouvoir imaginer une seconde qu'on aurait pu jouer avec la mort ce patient, c'est totalement ridicule. Pour sa femme, c'est très important que la vérité soit rétablie".

Pour finir, un commentaire de Calvero, sur le Lab d'Europe 1, semble résumer la polémique avec une réflexion de bon sens  :
Mais vivant ou mort, quel est l'intérêt d'aller voir un homme dans le coma, hormis la médiatisation de l'émotion et d'un fait-divers ?

jeudi 8 décembre 2011

Un embourgeoisé en concubinage avec Marine Le Pen

 Guy Delcourt

Le principal défaut d'Arnaud Montebourg, c'est qu'il est intègre.

Il est difficile de faire de la politique pour un honnête homme, semble-t-il.

Pour avoir dénoncé des soupçons de corruption concernant Jean-Pierre Kucheida, député-maire de Liévin, qui aurait participé au financement occulte du PS via l'Epinorpa et la Soginorpa, deux sociétés gérant les anciens logements miniers, Montebourg se fait étriller par son "camarade" le député-maire PS de Lens, Guy Delcourt :

"Que cherche Arnaud Montebourg, cet embourgeoisé, qui se dit soit disant de gauche. Il sait qu'avec de telles déclarations à l'emporte-pièce, il se concubine avec Marine Le Pen", la présidente du FN et conseillère régionale du Nord/Pas-de-Calais, affirme le député. (AFP)

Consciente de la mauvaise image que cet esclandre donne de son parti, la première secrétaire, qui est aussi maire de Lille, a décidé d'employer les grands moyens pour traiter cette affaire, ceux préconisés par Georges Clémenceau : elle va créer une commission.

François Lamy, bras droit de la première secrétaire, avait tout d'abord déclaré : "La méthode d'Arnaud revient à mettre la poussière sous le tapis alors que nous n'avons aucune information émanant de la justice sur des affaires supposées". Le PS, fidèle à sa ligne de respect de la présomption d'innocence, était donc resté sourd à la demande de Montebourg.

Cependant, le 2 décembre, on apprenait qu'une enquête préliminaire portant sur le financement du Parti socialiste du Pas-de-Calais avait été confiée, début 2011, à la PJ de Lille.
Il a donc bien fallu réagir. (L'Express)


Il ne fait aucun doute que M. Kucheida subira le même sort que Jean-Noël Guérini. Il en tremble déjà.


mercredi 7 décembre 2011

Le Traité de Maastricht en couleur…


Olivier Delamarche - La sortie de la Grèce est... par MinuitMoinsUne

Point de vue de Olivier Delamarche sur l'épouvantail Merkozy :

En résumé, tout ça n'est que de la poudre aux yeux, et reprenant ce que martèle Montebourg depuis des mois, il explique que la règle d'or n'est jamais que ce qui a été prévu par le traité de Maastricht (limitation du déficit à 3 %, sinon sanctions etc.), et qui n'a jamais été appliqué…

On consultera le blog de Melclalex pour s'en convaincre, seuls 2 pays de la Baltique respectent les critères de Maastricht.

Pourquoi cette nouvelle règle serait plus efficace ?

Delamarche souligne à raison qu'il est vraiment inutile d'infliger une sanction financière a un état déjà en difficulté financière… c'est juste un moyen de lui enfoncer un peu plus la tête sous l'eau. Pour lui, Merkozy nous prépare à un éclatement de la zone euro, et toute ces déclarations ne sont qu'une "grande bouffonnerie"…

Pour lui, le monde est dans la trêve de Noël, mais dès la fin de la fête, l'europe explosera…

Bonne fêtes de fin d'année à tous, profitons en bien ;-)

mardi 6 décembre 2011

Montebourg et les agences de notation


Bourdin 2012 : Arnaud Montebourg


Benoît Hamon rejoint une nouvelle fois Arnaud Montebourg en dénonçant le rôle néfaste des agences de notation (ce soir, sur Public Senat).

Nous sommes pieds et poings liés, à la merci de financiers indépendants, dont on ne sait rien, ni de leur patrimoine, ni de leurs affaires, et ces braves gens peuvent faire gagner des dizaines de milliards d'euros aux usuriers et spéculateurs, sur la seule appréciation qu'ils ont des nations.

Réfléchissons deux minutes : un pays comme la France, avec son patrimoine sans équivalent, qui est une des premières destinations touristique, avec un PIB important, un système fiscal efficace, ce pays aussi riche, pourrait-il être insolvable, et faire défaut sur sa dette ?

A quoi correspondent ces notes qui déterminent les taux d'intérêts en réalité ?

La France risque-t-elle plus de faire défaut dans un mois qu'hier ? Le risque pour les prêteurs est-il plus grand ? Non, bien entendu.
Tout cela n'est qu'une excuse pour spéculer. Et le pays pris dans cette spirale des taux d'intérêts variables voit irrémédiablement le montant de ses échéances de remboursement augmenter, ce qui déséquilibre encore plus son budget, le contraignant à s'endetter plus, jusqu'à voir sa note dégradée encore, ce qui ravit les créanciers dont le profit va augmenter…

C'est exactement le mécanisme de la crise des subprimes qui se reproduit.

Quant à la règle d'or, elle revient à dire à un industriel en difficulté qu'il faut qu'il stoppe net ses campagnes de promotion publicitaire, et qu'il vende une ou deux machines outils, avec les salariés qui vont avec, pour redevenir compétitif. Et surtout ne pas recourir à l'emprunt pour boucler son budget et amorcer sa relance, mais au contraire réduire sa production.

Un truc de cinglé en somme.

PS : le blog La rénovitude nous démontre avec beaucoup de style qu'on peut se passer du AAA et même du A. C'est à lire.

lundi 5 décembre 2011

Nicolas Sarkozy ist deutschfeindlich


Sarkozy greift Deutschland an par rachelmini

Germanophobes les socialistes ?

François Fillon se permet de demander à François Hollande de tenir ses troupes, sous prétexte que JM Le Guen compare la soumission de Sarkozy face à la politique de la droite Allemande de Merkel de "nouveau Munich" et que Montebourg a comparé la Première chancellière à Bismarck.

On consultera les blogs de Seb Musset et de Melclalex pour voir que Yves Théard comparait déjà Merkel et Bismarck il y a 18 mois, et que cette association n'est en rien germanophobe en elle-même puisque l'éditorialiste du Figaro Thréard poussait sa germanophilie un peu loin, en disant que Bismarck était un brave pacifiste… et en disant que c'était bien normal que l'Allemagne ai des tentations hégémoniques, les pauvres qui ont perdu la guerre et ont dû subir un plan Marshall imposé par les USA.

Sans doute François Fillon oublie-t-il les discours du candidat Sarkozy, en mars 2007, qui n'hésitait pas à atteindre le Point Godwin en soulignant que la France, elle, n'avait pas inventé la solution finale ou commis de génocide, et qu'elle n'avait de leçons à recevoir de personne.

C'est l'hôpital qui se moque de la charité !

vendredi 2 décembre 2011

Merkozy, chimère idéale…




Viviane Reding a déclaré à Bild : "Merkozy est sans aucun doute un puissant moteur pour surmonter la crise. Mais un moteur puissant ne signifie pas que l'avion vole dans la bonne direction."

Ce que veut Merkozy, c'est la mise sous surveillance allemande, sous une forme ou sous une autre, des budgets de l'Etat français, en échange du consentement allemand à l'épongeage d'une partie de la dette européenne par la création de monnaie explique Daniel Schneidermann sur @rrêt sur Images.

Les Allemands ont l'habitude de la rigueur. Il en fallait pour intégrer l'Est du pays, la partie honteuse. Selon une étude du très sérieux et réputé « Deutsches Institut für Wirtschaftsforschung » (L’Institut allemand de recherche économique),  le salaire moyen des Allemands aurait baissé de 4,2% au cours de la dernière décennie, nous explique le journaliste David Böckling, de  Spiegel online » (cité par Marianne). Les salaires les plus faibles chutent de 20 % complète le journal l'Expansion.

Les Allemands ont intégré les jobs à 1 € de l'heure, une indemnité pour défrayer les bénéficiaires de l'aide sociale auxquels on demande de travailler gratuitement… Comme ce qu'on nous prépare en France.

Le secret de l'Allemagne ? La politique d'austérité radicale imposée par Schröder dès 2003, pendant que Chirac creusait l'endettement. En Allemagne, les indemnités chômage sont fortement réduites (le chômeur reçoit 80 % de son salaire pendant un an puis l'équivalent du RSA, soit un peu plus de 350 euros). Les licenciements sont facilités, les salaires sont bloqués. La fonction publique est réduite, en particulier dans les collectivités locales (sur 20 ans diminution de 30 % en Allemagne et augmentation de 40 % en France), les frais médicaux sont plafonnés et les dépassements sont à la charge du patient. (voir Le Point)

Au fond, l'Allemagne a réussit tout ce que l'UMP n'arrive pas à faire. Appauvrir sa population, pour remplir son trésor.

C'est là que Merkozy devient une chimère idéale. Ce que Nicolas ne peut pas faire, il va le faire imposer par Angela, en chantant la comptine de Tina Thatcher : There is no alternative.

Cette alliance de circonstance entre la carpe Allemande et le lapin Français, célébrée dans le temple de la droite rigoureuse ne souffre aucune critique. Montebourg s'y est essayé, fidèle qu'il est aux idées qu'il a porté depuis un an.

Mal lui en a pris. La chimère Merkozy est une idole sacrée à laquelle nous devrons tous sacrifier, et les plus faibles, pour trouver sa grâce, devront faire plus de sacrifices encore.

Nous sommes prévenus.

jeudi 1 décembre 2011

Quand Standard & Poor's raconte n'importe quoi


Sur le plateau de "Ce soir ou jamais", mardi soir, le chef économiste "Europe" de l'agence Standard & Poor's, Jean-Michel Six, a affirmé à Emmanuel Todd que si la France faisait défaut sur sa dette, elle lèserait les pays émergents, que Six qualifie de "pays pauvres", qui détiennent selon lui 40 % de cette dette.

Argument tout à fait humaniste, puisqu'après avoir pillé les richesses de ces pays lors de colonisation, nous les ruinerions à notre profit, explique-t-il, du ton péremptoire de l'initié désigné comme apte à noter les Etats.

Sur le plateau, personne ne relève l'argument qui semble imparable.

En réalité, puisque notre dette est détenue à 65 % par des "non-résidents", monsieur Six veut-il dire que 40 % de ces 65 % de non-résidents sont des pays émergents ?

Pourtant, il y a 6 mois, le journal Le Monde publiait un article de Cécile Prudhomme sur cette question en citant Patrick Artus, responsable de la recherche chez Natixis :
Difficile toutefois de tirer des conclusions sur la provenance des capitaux car on ne connaît pas toujours la vraie nature des investisseurs finaux :
« Un investisseur saoudien, qui détient de la dette française car il a investi dans un fonds d’investissement à Londres, est comptabilisé comme un investisseur britannique, souligne M. Artus. D’ailleurs, les trois plus gros détenteurs de la dette française sont le Luxembourg, les îles Caïmans et le Royaume-Uni.»
Un détail relevé à l'époque par JM Aphatie dans le Grand Journal de Canal + :


Qui a raison ? Monsieur Six ou monsieur Artus ?

Le plus fort, c'est qu'il est en réalité interdit de connaître les créanciers de la France :
Les textes actuellement en vigueur (notamment art. L. 228-2 du code de commerce, décret d'application n° 2002-803 du 3 mai 2002 publié au Journal officiel du 5 mai 2002, art. L. 212-4 du code monétaire et financier relatif à la nominativité obligatoire) n'autorisent les conservateurs d'instruments financiers (Euroclear France pour les titres d'État français) à communiquer aux émetteurs la liste de leurs détenteurs finaux qu'aux seuls émetteurs d'actions, de bons de souscription d'actions ou d'instruments de taux donnant immédiatement ou à terme accès au capital. (réf.)

Voilà comment on prend les citoyens pour des imbéciles, en leur racontant toutes les sornettes possibles et imaginables… 

On a vraiment envie, parfois, de reprendre les mots de Mélenchon et de crier : "Qu'ils s'en aillent tous !"