jeudi 15 mars 2012

François Hollande le Marseillais


J'étais au Dôme, hier soir, à Marseille.

Il y avait longtemps que je n'avais pas goûté à la fièvre du peuple socialiste.

La Provence et Marseille se sont enflammées… Bien sûr, il y avait les stars, ceux des médias et du show-business, ceux du PS, pour chauffer la salle. Mais il y avait surtout ce peuple méridional avec sa chaleur et sa faconde, et le dôme en a tremblé. On a annoncé 8000 à l'intérieur et 4000 dehors.

J'ai repéré quelques Arlésiens, échangé des sms avec mes collègues de Rose-Réséda 13 mais à 17 h 30 la salle était déjà bondée et pris par la foule, dans la fosse,  j'ai fait mon meeting tout seul, avec mes pensées et mes impressions…

J'ai eu un moment d'émotion, quand une courte vidéo s'est référée à l'histoire du socialisme français, et qu'il y avait Blum. Moi j'aime bien Blum.
J'ai vibré en voyant François Mitterrand, et l'alternance de 1981, tant attendue, et si nécessaire, est revenu dans l'esprit des plus anciens.

Mais j'ai aussi j'ai apprécié Aurélie Filipetti et Marie-Arlette Carlotti dans le rôle d'animatrices de ce grand spectacle socialiste, avec ses drapeaux et ses trompettes, ses MJS enthousiastes et ses vieux militants de toujours.

Vauzelle, Ayrault, Valls, ont précédé Hollande :


En sortant du Dôme,  l'air était humide et la fraîcheur de la nuit favorisait le dégrisement. L'Hôtel du département, juste derrière la grande coupole, faisait se souvenir de la face sombre du socialisme, qu'il faudra bien nettoyer. Je ne savais pas alors que le sénateur Guérini perdrait son immunité parlementaire le lendemain.

Dans le métro, comme je rentrais, j'ai regardé ces militants qui se dispersaient, leur petit drapeau roulé sous le bras, en songeant à des jours meilleurs.

Ce matin, la brume est tombée sur Marseille. Je n'ai pas vraiment apprécié le trajet de Pointe-Rouge au vieux port, avec les nouveaux bateaux-bus de la RTM et Véolia. Les iles du Frioul étaient dans le brouillard, et on distinguait à peine la Bonne-mère.

En arrivant en Camargue, l'air s'est éclairci et le soleil s'est un peu montré. Demain nous aurons des jours meilleurs.

Lien vers le site TousHollande.fr

3 commentaires:

Didier Goux a dit…

Rafraîchissez-moi la mémoire : Blum c'est bien ce président du Conseil qui a refusé d'aider les Républicains espagnols contre les armées rebelles de Franco, pour ne pas faire de peine à ses amis anglais ? On parle bien du même ?

dima a dit…

Moulin, préfet alors, a été chargé par Blum de preter main forte aux républicains espagnols (Cf. l'Histoire). Bien sur, de façon officieuse plutot qu'en le criant sur tous les toits...

Anonyme a dit…

La révolution française 2.0 avec françois Hollande ?
La France connait une situation qui n'est pas sans rapeller ce qu’à connu Louis XVI quand il essayait désespérément de réformer le vieux royaume vermoulu.