mercredi 20 juin 2012

3 questions à Arnaud Montebourg


Il y a un mois, j'ai rencontré Arnaud Montebourg, et il a bien voulu répondre à quelques-unes de mes questions. 
Extrait :

Le projet de "capitalisme coopératif" que vous avez porté pendant les Primaires de gauche est-il toujours au programme de votre ministère du redressement productif ?
Arnaud Montebourg : Il est toujours dans notre programme, certainement, car nous avons l'intention, avec ce ministère chargé de redresser l'économie française, de nous appuyer sur toutes les idées, toutes les ressources, sans par ailleurs choisir tel secteur plutôt que tel autre, mais d'agir sur toutes les filières et toutes les méthodes d'organisation économique pour réussir ce redressement. Il est donc évident que le secteur important du mutualisme et de la coopération sera pour nous un point d'appui, parce que c'est un domaine qui est très pourvoyeur d'emplois non délocalisables, et qui est de surcroît dans la performance économique. Je me réjouis à ce sujet de la création du ministère de l'économie sociale et solidaire, qui a été délégué à Benoît Hamon, qui nous donne la force politique pour soutenir ce secteur : c'est un signal fort que le Premier ministre et le président de la République ont envoyé de façon assez claire à la population… C’est une voie complémentaire qu’il faudra développer et soutenir.

La future banque publique d'investissement pourra-t-elle accompagner les salariés en difficulté qui souhaitent reprendre leur entreprise en coopérative ?

A. M. : La banque publique d'investissement, que Pierre Moscovici et moi-même allons concevoir et organiser, va s'appuyer sur l'épargne des Français pour la réorienter sur notre territoire, puisque aujourd'hui elle part alimenter la croissance des pays étrangers. C'est pourquoi, dans ce projet, il me paraîtrait intelligent que nous ayons un volet destiné au secteur coopératif, mais cela reste à concevoir et à débattre.

De quelle manière envisagez-vous de pouvoir réorienter cette épargne ?

A. M. : De la manière la plus simple qui soit, nous allons réformer en profondeur tout le système bancaire, conformément d'ailleurs aux engagements que nous avons pris dans la campagne présidentielle. L'épargne française, qui est un atout extraordinaire dans la mondialisation, doit être mieux valorisée. C'est le sens du "livret d'épargne industrie" que nous allons créer, et de la transformation du système bancaire, puisque nous allons séparer l'activité de collecte de l'épargne de celle qui joue sur les marchés avec cette épargne.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Bonjour,
dommage qu'on ne puisse pas partager sur fb , j'aime votre blogue ...

Rimbus a dit…

Merci… bah ya qu'a copier l'adresse dans la barre du navigateur et coller dans FB…